Info

Nouvelle adresse Seriatim
@seriatimfr
jeanvin22@gmail.com



Affichage des articles dont le libellé est Amérique centrale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Amérique centrale. Afficher tous les articles

vendredi 10 novembre 2023

Les BRICS au Moyen-Orient: vers un nouvel ordre régional? Par Joan Deas N°5724 17e année

20 septembre 2023

 « Joan Deas, directrice exécutive de l’iReMMO. Chercheure associée à la Chaire Raoul-Dandurand en Études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal, à l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire (UQAM) et au Réseau Genesys de l’Université catholique de Louvain. Ses recherches se spécialisent sur les positions diplomatiques de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud dans le processus de résolution du conflit israélo-palestinien. Elle est l’autrice de l’article « Do Brics countries want to shape a new world order? » (Les pays des Brics veulent-ils façonner un nouvel ordre mondial?), paru dans la Revue internationale et stratégique, n°130, 2023. Modération: Carole André-Dessornes, géopolitologue, chercheure associée à la FRS, spécialiste des rapports de force en Méditerranée Moyen-Orient, autrice du livre Guerres silencieuses. Embargos et blocus au Moyen-Orient de 1948 à nos jours (Geuthner, 2022). » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

dimanche 9 janvier 2022

Quand les Indiens du Mexique savaient le latin : le long chemin de l’histoire globale par Serge Gruzinski N°5785 16e année

 Une remarquable intervention à méditer. J'ai connu un fils ou petit fils de François Chevalier, lui aussi dans les humanités...J'ai apprécié la pique envers l'EHESS qui n'a pas tué loin de là l'EPHE, toujours maison-mère

Conférence de Serge Gruzinski (prom. 1973), directeur de recherche émérite au CNRS. 

En revenant sur ses années d’études et de recherche, Serge Gruzinski montrera en quoi la préparation reçue entre les murs de l’École et à ses abords lui a progressivement conduit à choisir d’autres espaces, le Mexique, l’Amérique latine, et à se dégager d’une histoire trop eurocentrée pour découvrir, au-delà des mers, le legs en terre indienne de l’Europe médiévale et latine. Il en profitera pour rappeler la mémoire d’un confrère qui l’a précédé dans ce voyage, François Chevalier. 

Jean Vinatier 

Seriatim 2022

 

vendredi 5 mars 2021

Call for a Full and Unrestricted International Forensic Investigation into the Origins of COVID-19 N°5614 15e année

 

March 4, 2021

1.    Introduction

 Finding the origins of SARS-CoV-2 is critically important to both better addressing the current pandemic and reducing the risks of future ones. Unfortunately, well over a year after the initial outbreak the origins of the pandemic remain unknown.

As scientists, social scientists, and science communicators who have been independently and collectively looking into the origins of the COVID-19 pandemic, we believe it essential that all hypotheses about the origins of the pandemic be thoroughly examined and full access to all necessary resources be provided without regard to political or other sensitivities.

La suite ci-dessous :

https://errorstatistics.files.wordpress.com/2021/03/covid-open-letter-final-030421-1.pdf

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

vendredi 20 octobre 2017

« Seule la souveraineté est progressiste par Bruno Guigue » N°4422 11e année



« Mais la dette est aussi l’odieuse martingale dont se repaissent les marchés financiers. Prélèvement parasitaire sur des économies fragiles, elle enrichit les riches des pays développés au détriment des pauvres des pays en voie de développement. “La dette (…) dominée par l’impérialisme est une reconquête savamment organisée pour que l’Afrique, sa croissance, son développement obéisse à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer les fonds chez nous avec l’obligation de rembourser.”
Décidément, c’en était trop. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est tombé sous les balles des conjurés au grand bénéfice de la “Françafrique” et de ses juteuses affaires. Mais le courageux capitaine de cette révolution étouffée avait dit l’essentiel : un pays ne se développe que s’il est souverain et cette souveraineté est incompatible avec la soumission au capital mondialisé. Voisine du Burkina Faso, la Côte d’Ivoire en sait quelque chose : colonie spécialisée dans la monoculture d’exportation du cacao depuis les années 20, elle a été ruinée par la chute des cours et entraînée dans la spirale infernale de la dette.
Le marché du chocolat pèse 100 milliards de dollars et il est contrôlé par trois multinationales (une suisse, une étatsunienne et une indonésienne). Avec la libéralisation du marché exigée par les institutions financières internationales, ces multinationales dictent leurs conditions à l’ensemble de la filière. En 1999, le FMI et la Banque mondiale exigent la suppression du prix garanti au producteur. Le prix payé aux petits planteurs étant divisé par deux, ils emploient pour survivre des centaines de milliers d’enfants-esclaves. Appauvri par la chute des cours liée à la surproduction, le pays est également contraint de diminuer les taxes sur les entreprises. Privé de ressources, esclave de la dette et jouet des marchés, le pays est à genoux.
La Côte d’Ivoire est un cas d’école. Un petit pays à l’économie extravertie (le cacao représente 20% du PIB et 50% des recettes d’exportation) a été littéralement torpillé par des étrangers qui ne visent qu’à maximiser leurs profits avec la complicité des institutions financières et la collaboration de dirigeants corrompus. Thomas Sankara l’avait compris : s’il est asservi aux marchés, l’indépendance d’un pays en développement est une pure fiction. Faute de rompre les amarres avec la mondialisation capitaliste, il se condamne à la dépendance et à la pauvreté. Dans un livre prophétique paru en 1985, Samir Amin nommait ce processus de rupture “la déconnexion du système mondial”.
Lorsqu’on analyse l’histoire du développement, un fait saute aux yeux : les pays les mieux lotis sont ceux qui ont pleinement conquis leur souveraineté nationale. La République populaire de Chine et les nouveaux pays développés d’Asie orientale, par exemple, ont mené des politiques économiques volontaristes et promu une industrialisation accélérée. Ces politiques reposaient – et reposent encore largement – sur deux piliers : la direction unifiée des efforts publics et privés sous la houlette d’un Etat fort et l’adoption à peu près systématique d’un protectionnisme sélectif.
Un tel constat devrait suffire à balayer les illusions nourries par l’idéologie libérale. Loin de reposer sur le libre jeu des forces du marché, le développement de nombreux pays résulta au XXème siècle d’une combinaison des initiatives dont l’Etat fixait souverainement les règles. Nulle part, on ne vit sortir le développement du chapeau de magicien des économistes libéraux. Partout, il fut l’effet d’une politique nationale et souveraine. Protectionnisme, nationalisations, relance par la demande, éducation pour tous : la liste est longue des hérésies grâce auxquelles ces pays ont conjuré – à des degrés divers et au prix de contradictions multiples – les affres du sous-développement.
N’en déplaise aux économistes de salon, l’histoire enseigne le contraire de ce que prétend la théorie : pour sortir de la pauvreté, mieux vaut la poigne d’un Etat souverain que la main invisible du marché. C’est ainsi que l’entendent les Vénézuéliens qui tentent depuis 1998 de restituer au peuple le bénéfice de la manne pétrolière privatisé par l’oligarchie réactionnaire. C’est ce qu’entendaient faire Mohamed Mossadegh en Iran (1953), Patrice Lumumba au Congo (1961) et Salvador Allende au Chili (1973) avant que la CIA ne les fasse disparaître de la scène. C’est ce que Thomas Sankara réclamait pour une Afrique tombée dans l’esclavage de la dette au lendemain même de la décolonisation.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2017