La suppression des comptes de Donald
Trump sur Facebook et Twitter a soulevé peu de critiques. L’éviction par Apple
de Parler, un équivalent de Twitter, n’a pas davantage ému les populations….
En pleine affaire Julian Assange,
emprisonné pour avoir porté aux publics du monde les manœuvres et combinaisons
de la politique étrangère américaine, voilà que les GFAM décident arbitrairement
de supprimer les comptes du Président des Etats-Unis violant, au passage le 1er
amendement de la constitution.
C’est dans un climat agité, passionné,
de règlements de compte comme dans un western que les GAFAM décident de
franchir un pas, un pas politique. En effet, en supprimant les compte de Donald
Trump, ils adressent également un message à Joe Biden : tant que vous
serez avec nous, vous parlerez, quand vous nous contrarierez, nous vous
supprimerons.
En un sens la présidence Biden a déjà
une bride autour du cou à moins de se décider à faire voter dans l’urgence
une loi anti-cartel ou bien à poursuivre le projet de Donald Trump de garantir
la liberté d’expression sur les réseaux.
Cette audace GAFAM s’ajoute à leurs projets
de création monétaire, de tribunaux singuliers, d’un droit à part…bref d’une
émancipation de l’Etat sous couvert d’appuis constants aux progressismes, aux
minorités et aux discours pédants sur le monde.
La journée du 6 janvier est sans doute
importante dans sa symbolique : l’entrée d’une fraction populaire dans le
Capitole qui diffère, cependant de celle des indépendantistes portoricains en
1954 et sans rapport, évidemment, avec l’incendie de Washington par les Anglais
en 1814 lors de la guerre qui les opposa aux Américains qui désiraient
conquérir l’actuel Canada.
Il y a eu cette journée d’épiphanie et
ce que l’on tente d’en faire. Il est entendu que sans les maladresses
langagières de Donald Trump, certainement, la foule présente ne se serait pas
enhardie à affoler les élus du congrès mais, delà à évoquer un coup d’Etat, une
sédition, c’est tout à fait erroné. Si coup d’état il y avait eu lieu bien des
députés et sénateurs ne seraient plus de ce monde et les villes entreraient en
ébullition. Nous avons eu une sorte de moment « Picaros » (Tintin et
les picaros) sans général Tapioca. Cependant, stricto sensu, un degré a été
franchi dans les tensions internes américaines que les fureurs démocrates et
leurs appuis, loin de jouer l’apaisement, grandissent.
Le déchainement haineux de Michelle
Obama, de Nancy Pelosi, cette dernière outrepassant ses fonctions en entrant en
relation directe avec le CEMA pour exiger le non-accès aux codes nucléaires à
Donald Trump fait qu’elle était, elle, dans une logique de sédition. Les licenciements
décidés par des chefs d’entreprise à l’encontre de leurs salariés présents le 6
janvier, les consignes données par des démocrates d’interdire d’emploi l’entourage
de Donald Trump, la menace par le journal Forbes d’établir une liste noire d’entreprises
proches du Président sans oublier les GAFAM et, désormais, la volonté des
démocrates de destitution avant le 20 janvier sans oublier les millions de
suppressions de comptes dits « complotistes » sont les actes, non pas de démocrates mais de
totalitaires. Sans y prendre garde celles et ceux qui s’engouffrent dans cette
logique OK Corral rendront détestables les causes des minorités lesquelles
seront identifiées comme parties prenantes de ces coups de hache contre les
libertés démocratiques.
Ainsi, la journée du 6 janvier sert-elle
à la fois de catalyseur de la haine contre un homme régulièrement élu et qui a
fait une campagne normale en dépit de la pandémie et de franchissement de
pouvoir par les GAFAM affaiblissant considérablement la fonction présidentielle.
En ce sens, un tournant public dans la vie politique américaine a eu lieu dont
les contrecoups seront importants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Le bas les masques des GAFAM détruit leurs
discours propagés autour de la liberté, du respect d’autrui, des différences…etc
pour des choix arbitraires qui méprisent le système démocratique du pays qui
leur a permis d’arriver à ce niveau de puissance financière et affichent une
feuille de route glaçante pour le monde.
Jean Vinatier
Seriatim
2021