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jeudi 11 juillet 2019

Paris : « En vert et contre tous par Christiane Chavane » N°4628 13e année


Christiane Chavane est dans l’entourage de Serge Federbusch candidat à la mairie de Paris, fondateur du site Aimerparis :
Actuellement Serge Federbusch est le seul candidat original pour succéder à la maire-Macron, Anne Hidalgo…..
Juste un petit mot avant de vous laisser lire l’article : la désignation de Benjamin Griveaux par LREM est tout sauf une surprise. Son rival, le mathématicien Cédric Villani a le choix entre se soumettre à la décision de la commission ou bien  prendre ses armes et bagages et poursuivre son chemin ce qui foutrait un sacré bordel.

« Fort de son succès improbable aux élections Européennes et notamment à Paris, le parti EELV place ses pions et accroit son chantage sur les futurs élus aux municipales. Les naïfs qui s’imaginaient avoir voté « ni LREM ni RN » ont donné une tribune au pire sous-marin de Macron que l’on pouvait imaginer. Un bon indice de la complicité entre les « anticapitalistes-no-borders » et le pouvoir Macronien est la façon dont Isabelle Saporta – la petite idiote avec son insupportable voix de gamine mal élevée – a dû démissionner de RTL en vitesse au lendemain des Européennes de peur qu’on ne jase sur le fait qu’elle est la « compagne » de monsieur Jadot. Or cette petite oie décérébrée pondait chaque jour une chronique bio-écolo-compatible tout droit sortie du discours EELV. RTL n’est pas une chaîne publique, mais comme tous les grands médias, elle est aux ordres de l’Elysée et en attente de subventions.

Le drame dans tout ça, c’est que les Verts sévissent déjà suffisamment à Paris. Il semble que ça ne suffise pas. Tous les candidats de gauche, de Hidalgo à Griveaux en passant par Ganzler font de la surenchère verte. Quant à la droite traditionnelle, on ne l’entend pas. Or, l’écologie bien comprise n’a rien à voir avec les élucubrations de EELV, bien au contraire. Les ennemis du progrès et de la liberté ne sauveront ni Paris ni la planète, mais peuvent largement pourrir la vie de tout le monde.
L’environnement est un problème trop sérieux pour être confié à des ignares politisés. L’écologie est un équilibre délicat. Nous vivons et faisons partie de la nature, nos actions, lorsqu’elles visent artificiellement à faire croire qu’on s’intéresse à la planète, ont un impact sur cet équilibre. Les politiciens – et EELV n’échappe pas à la règle – aiment faire des choses qui se voient, alors que les actions utiles sont souvent invisibles : si vous buvez de l’eau potable, c’est que quelqu’un l’a acheminée et traitée, mais ça ne se voit pas. C’est aussi que quelqu’un entretient les canalisations, mais ça ne se voit pas. Par contre vous voyez les nouvelles fontaines à brumisateur, en pleine chaleur estivale, vous trouvez ça bien, vous ne voyez pas le gaspillage d’eau alors même que le gouvernement crée une taxe sur l’eau pour en limiter la consommation (ça ne sert à rien, mais il ne sait que taxer).

AIMER PARIS ne rentrera pas dans le jeu absurde de ces gens qui veulent nous ramener au Moyen-Age. Nous sommes des gens sérieux, et nous sommes aussi des gens attachés aux libertés individuelles pour lesquelles nos ancêtres se sont battus. Nous avons un grand respect pour la nature et voulons une politique environnementale intelligente, au service de tous les citoyens. A Paris, ça commence par la propreté et l’hygiène, la destruction des bidonvilles et l’éradication des rats que les écologistes protègent. On ne peut se plaindre que les moineaux disparaissent et laisser proliférer des prédateurs de ce genre. Mais ce n’est pas tout, évidemment. »

La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2019


mardi 2 juillet 2019

« La démocratie sans « demos » par Colliot-Thélène » N°4626 13e année


Norbert Lenoir pour La Vie des idées propose une critique de l’ouvrage de Catherine Colliot-Thélène, paru en 2011

« Peuple et démocratie

Il n’est pas de grand livre de philosophie et notamment de philosophie politique qui ne s’accompagne d’une entreprise de désillusion. Ce livre salutaire de Catherine Colliot-Thélène souhaite nous déprendre de deux définitions consacrées de la démocratie : celle qui l’identifie au gouvernement du peuple et celle qui la fait reposer sur un peuple à l’identité définie et stable. Pour l’auteur, ces deux illusions ne possèdent pas le même statut philosophique ni historique. L’intérêt de cette critique est de nous « libérer de l’utopie d’un démos unitaire » (p. 196) et de proposer une détermination de la citoyenneté correspondant à la mondialisation, qui a pour effet de multiplier les pouvoirs avec lesquels les citoyens entrent en relation.

La démocratie et le mythe de l’autogouvernement

La première illusion, en cultivant la définition de la démocratie comme le pouvoir du peuple, crée le mythe de l’autogouvernement selon lequel le peuple s’émanciperait enfin du règne de la domination et de la sphère oppressive du pouvoir. Pour l’auteur cette illusion est bien un mythe qui n’a jamais correspondu à la réalité de la démocratie. Loin d’être un régime dans lequel le peuple en personne gouverne, la démocratie n’est qu’un certain aménagement de l’asymétrie entre gouvernants et gouvernés, asymétrie propre à tout pouvoir. La démocratie n’est donc pas un régime qui aurait le don exceptionnel d’échapper au pouvoir et à la domination. La démocratie conçue comme autogouvernement n’a jamais existé. Elle ne doit pas être non plus un idéal politique, celui d’une société enfin transparente à elle-même et vidée de tout rapport de pouvoir, vers lequel il faudrait tendre. Notre expérience concrète de la démocratie, loin de confirmer la définition de la démocratie comme autogouvernement, l’invalide : nous, le peuple, nous ne gouvernons pas, nous consentons à déléguer notre pouvoir à des représentants. C’est pour cette raison que l’auteur écrit : « c’est une vérité d’évidence que la participation du citoyen à l’élaboration des lois, par le biais indirect ordinaire de l’élection de ses représentants, pèse de peu de poids dans la détermination du contenu de ces lois ». (p. 8)
Derrière ce concept d’autogouvernement, C. Colliot-Thèlène critique donc cette illusion qui consiste à croire que la démocratie est un type tout à fait exceptionnel de régime politique car il serait le seul capable de dissoudre définitivement le pouvoir dans une participation pleine des citoyens aux décisions législatives.
Pour penser la nature de la démocratie, il faut bien plutôt s’interroger sur les relations que les individus peuvent entretenir avec le pouvoir. La démocratie n’est pas une société où le pouvoir serait enfin absent, mais la création d’une certaine logique de pouvoir dans laquelle les individus ne seraient pas seulement pris dans une dynamique du face à face et de la soumission mais des parties prenantes d’une puissance collective de revendication.

Le peuple, sujet de la démocratie ? »
La suite ci-dessous :

Recensé : C. Colliot-Thélène, La Démocratie sans « Demos », PUF, 2011, 256 pages, 27 euros.


Jean Vinatier
Seriatim 2019

BCE : Tapie rouge pour Lagarde N°4625 13e année



Adidas mène à tout à condition d’en sortir…ainsi Christine Lagarde sera –t-elle passée du ministère de l’Economie où elle apposa sa signature au bas de l’arrangement Tapie, au FMI suite au scandale Strauss-Kahn puis ce jour à la BCE. Entre temps, elle réussit à éviter les gouttes du film judiciaire Adidas, s’offrant même le luxe de dédaigner une convocation judiciaire.
Au-delà, de ce commentaire, Emmanuel Macron est tout à fait satisfait d’avoir amené la chancelière allemande à renoncer pour son candidat à la BCE. Si la ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Eyen succédant à Jean-Claude Junker sauve la face, ces tractations éclairent, néanmoins, l’affaiblissement allemand et la montée en puissance du groupe de Visegrad (Europe Centrale et Orientale) qui fit échec au candidat néerlandais du « duo franco-allemand.
Du côté français, Emmanuel Macron dispose des éléments de langage à destination de son socle électoral auquel il pourra ajouter celles et ceux rassurés par une BCE sous une direction française laquelle efface donc son échec relatif aux européennes, lui permettant, aussi,  de se prétendre garant et protecteur de l’euro, une monnaie cessant, officiellement, de passer sous les fourches caudines rhénanes. Notons également qu’avec la présidence du conseil européen à l’ancien ministre belge, Charles Michel, c’est un francophone de plus aux postes clefs en sus de Mmes Von der Eyen et Lagarde : cela n’empêchera pas ces trois personnages mondialistes de se pavaner autant qu’ils le pourront en anglais.
Pendant qu’à Bruxelles, on s’écharpait sur les fonctions en devenir, à  Strasbourg, jour de l’entrée du nouveau parlement, les députés anglais du Brexit party tournèrent le dos pendant l’hymne européen. C’est un message fort envoyé à l’Union et un rappel que le Brexit se réalisera.
Apparemment la France et l’Allemagne seraient en mesure de se répartir les postes décisifs bien que les dissensions au sein de l’Union se renforcent. Les mauvais chiffres des économies, allemande, française, italienne, les tensions sociales persistantes, l’absence de vision géopolitique, le refus de se voir comme une puissance politique indépendante, l’incapacité à admettre les problématiques des flux migratoires regardées à Bruxelles, Berlin et Paris comme de simples variables d’ajustement, font que tous ces faits qui n’en excluent pas d’autres, sont naturellement explosifs.


Jean Vinatier
Seriatim 2019

« Les empires médiévaux : puissance, conquêtes et démesures » N°4624 13e année