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dimanche 23 février 2020

« Le retour des frontières par Michel Foucher » N°4829 14e année

« Michel Foucher (géographe et diplomate) présente une réflexion éclairante sur le concept de frontières, à l’occasion d’une conférence organisée par Diploweb le 5 octobre 2016 en partenariat avec GEM. Signalons que Michel Foucher vient de publier un remarquable numéro de la Documentation photographique : "Les frontières", CNRS éditions 2020. C’est à cette occasion, et en soutien aux enseignants de spécialité #HGGSP que Diploweb.com met en ligne cette vidéo accompagnée d’un résumé. La nouvelle publication de Michel Foucher est présentée en pied de page. »  

Source : https://www.diploweb.com/Video-M-Foucher-Le-retour-des-frontieres.html 

Jean Vinatier 
Seriatim 2020

« Coronavirus : le grand scandale financier planétaire par Pierre-Yves Gauthier » N°4828 14e année

18 février 2020: Jean Vinatier 
Seriatim 2020

vendredi 21 février 2020

Saskia Sassen : « Expulsions » N°4827 14e année

Court entretien avec la sociologue américano-néerlandaise qui proposa la première la notion de « ville-mondiale » (global city).
 Son dernier ouvrage : Expulsions. Brutalité et complexité dans l'économie globale [« Expulsions: Brutality and Complexity in the Global Economy »], Paris, Éditions Gallimard, coll. « NRF Essais », 2016, 384 p. Jean Vinatier 
Seriatim 2020

« Comment Paris est-elle devenue Paris ? par Frédéric Munier » N°4826 14e année

Jean Vinatier
Seriatim 2020

Palais des Tuileries en 1870 N°4825 14e année

Le palais des Tuileries sera dynamité en mai 1871 pendant la Semaine sanglante qui terminera la Commune au profit de la République installée, alors, à Versailles. C’est Charles Garnier qui proposera l’arasement du palais, ce que les députés votèrent en 1882. C’est à la même époque que la IIIe République fit dessertir par Bapts tous les joyaux de la Couronne de France : il fallait « déroyaliser » la France. Jean Vinatier 
Seriatim 2020

mercredi 19 février 2020

Histoire du château de Choisy-le-Roi N°4824 14e année

Reconstitution en 3D du domaine royal. Les intérieurs du château de Choisy-le-Roi Jean Vinatier 
Seriatim 2020

Rachida Dati : la niaque ! N°4823 14e année


La maire du VIIe arrondissement est-elle en passe de créer la surprise lors des élections municipales à Paris ? Pour la première fois, elle devance de 2 points Anne Hidalgo quand les concurrents (Buzyn, Beillard, Simonnet) piétinent ou chutent comme Cédric Villani.
Rachida Dati mène une excellente campagne bien centrée (à tort, je n’y croyais pas) sur les valeurs de son camp avant d’entreprendre dans un second temps en direction des parties adverses. Réussira-t-elle à percer dans l’Est parisien et surtout à conjurer le coup de pied de l’âne de Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement, l’arrondissement grand pourvoyeur de conseillers de Paris ?
Le bilan calamiteux d’Anne Hidalgo plaide pour les dires de Rachida Dati qui tâche d’en être l’opposée et cette dernière sait même tacler les Verts, présentés par beaucoup (dont moi) comme des faiseurs de rois : aujourd’hui ils ne le sont plus vraiment.
Gardons une prudence tout simplement parce que l’élection est d’arrondissement, que LREM se remet en ordre de bataille derrière Agnés B, qu’Anne Hidalgo, toute aussi volontaire que Rachida Dati, n’a pas dit son dernier mot et qu’elle dispose de tout l’appareil de l’Hôtel de Ville.
La clôture des listes étant le 27 février, n’excluons pas un coup de théâtre : Villani et Buzyn se réunissant ou bien Villani et les Verts ou Hidalgo et les Verts. Certains écriront que dans ces possibilités nulle alliance n’apparaît pour Rachida Dati : et si pour nombre d’électeurs parisiens ces combinaisons étaient suffisamment écœurantes et lassantes pour que sa dynamique s’en trouve mécaniquement renforcée ?
A suivre….

Jean Vinatier
Seriatim 2020

lundi 17 février 2020

Thierry Breton « La guerre des données industrielles débute maintenant et l'Europe sera son principal champ de bataille » N°4822 14e année


Entretien mené par Derek Perrotte (Correspondant à Bruxelle)  pour Les Echos :


« Vous présentez mercredi la stratégie européenne sur les données. Quel en est l'objectif ?

Nous présentons notre stratégie globale sur les données qui, en particulier, comprendra un livre blanc sur l'intelligence artificielle (IA). Il est certes essentiel de mieux encadrer les applications IA spécifiques qui touchent notamment aux personnes en préservant nos valeurs européennes. Mais, pour maîtriser l'ensemble de la chaîne, il est indispensable d'adjoindre à cette réflexion une véritable politique européenne des données.
Il s'agit d'un sujet majeur qui va bien au-delà de l'intelligence artificielle, laquelle, tout importante qu'elle soit, n'est qu'une application puissante de l'utilisation des données. En matière économique, les données qui vont continuer à transformer en profondeur nos sociétés et notre façon de produire, consommer et vivre, seront à la base de notre compétitivité et définiront notre politique industrielle future.

Jusqu'ici, la guerre des données a été dominée par les Etats-Unis…

Les grandes plateformes basées sur l'exploitation des données personnelles se sont développées aux Etats-Unis puis en Chine. Pourquoi ? Parce qu'elles y ont bénéficié d'un vaste marché intérieur des données, étendu par la suite aux données personnelles des Européens, parfois collectées de manière discutable. Nous avons fini par réagir via le règlement général sur la protection des données (RGPD). L'Europe, plus fragmentée, n'a pu bénéficier de cet effet d'échelle. Mais nous entrons dans une nouvelle phase, avec l'essor d'un nouveau type de données, non plus personnelles mais industrielles. Cette révolution va rebattre les cartes.
Avec l'Internet des objets (plus de 500 milliards d'objets connectés prévus pour 2030), c'est un nombre gigantesque d'informations industrielles qui va émerger. Les réseaux 5G, ainsi que les capacités à intervenir au plus près de la création des données (« edge computing »), vont révolutionner des pans entiers de notre capacité à produire, à consommer, à se mouvoir, à interagir. Le nombre de données émises par l'activité humaine va être multiplié par deux tous les dix-huit mois. Pour moi, l'Europe doit être le premier continent à tirer le plein bénéfice de cette vague. C'est l'un des enjeux les plus essentiels de la décennie qui vient.

Quels sont ses avantages dans cette nouvelle guerre des données qui se prépare ?

Contrairement aux discours fatalistes, je répète que nous ne sommes pas en retard, au contraire ! Cette guerre des données industrielles débute maintenant et l'Europe sera son principal champ de bataille. Nous sommes en effet la première base industrielle du monde, la plus moderne et la plus avancée en termes d'intégration et d'automatisation des données dans les processus de production. Avec la mondialisation, les Etats-Unis ont perdu de leur savoir-faire industriel en l'externalisant. La Chine progresse, certes.
Mais tous les regards se penchent désormais vers l'Union européenne pour capter ces nouveaux flux de données industrielles, à très forte valeur ajoutée. A nous de nous organiser pour qu'ils bénéficient en priorité aux entreprises et à l'industrie européennes. Une chose est sûre, les nouvelles plateformes à construire pour permettre l'exploitation de ces données au plus près de leur lieu de production sont d'une nature toute différente de celles sur lesquelles se sont appuyés les Gafam et autres BATX pour les données personnelles.
Les exigences de sécurité, de temps de latence, de robustesse sont sans aucune commune mesure. Et c'est là que l'industrie européenne a une avance compte tenu de sa prééminence technico-industrielle. Mon objectif est de capitaliser immédiatement sur cet avantage. Dans le domaine des grandes plateformes industrielles à venir, les gagnants d'hier ne seront pas forcément ceux de demain.

Comment s'en assurer ?

D'abord, en poursuivant et en accélérant les travaux déjà réalisés permettant la fluidité d'un marché intérieur des données, y compris industrielles. Cela peut se faire par la réglementation mais aussi par la gouvernance, j'y reviendrai. Il ne s'agit nullement d'une démarche protectionniste. L'Europe est un continent ouvert et le restera. Mais, comme nous l'avons fait pour la 5G, nous établirons des règles claires et strictes que chacun, s'il souhaite venir en Europe, devra respecter, en particulier en matière d'accès et de partage des données industrielles ou publiques.
Concernant l'émergence des plateformes industrielles, nous travaillons autour de « projets européens d'intérêt commun » associant grandes entreprises et PME pour bâtir les plateformes critiques de gestion des données. C'est sur elles que reposeront, filières par filières, les couches logicielles successives supportant in fine les applications d'intelligence artificielle sectorielles ou spécifiques. Par exemple dans la santé ou les transports connectés, les usines virtualisées, la ville intelligente, etc.

Faut-il obliger certains acteurs privés ou publics à partager leurs données au nom de l'intérêt général ?

A nous de donner aux acteurs privés le cadre, les outils et l'accompagnement pour qu'ils y trouvent un intérêt à le faire dans leur domaine. Les données publiques, elles, sont du ressort des Etats. Nous les inciterons à mieux et plus amplement partager ces données qui constituent un bien public - notamment vers le terreau d'innovation que constituent les petites entreprises ou les start-up.

L'Europe s'interroge sur la reconnaissance faciale de masse. Faut-il l'interdire ?

Il n'y a tout d'abord pas un vide juridique en la matière puisque la législation européenne, notamment le RGPD, s'applique d'ores et déjà. En d'autres termes, l'autorisation de ces technologies est dès à présent l'exception et non pas la règle. Faut-il agir au-delà du cadre actuel ?
La réponse ne peut pas être binaire. Dans certains cas, certains lieux et certaines situations, il est logique de l'interdire au nom de la vie privée. Dans d'autres cas, par exemple dans un aéroport, elle peut se justifier pour des raisons sécuritaires et constituer un réel progrès. L'Europe dispose d'un socle de valeur unique qui fait sa spécificité et sa force. Il faut transposer ce socle dans l'univers informationnel. Nous allons nous donner quelque mois pour bien étudier, anticiper et segmenter ce sujet et ses usages.

Vous recevez ce lundi Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. Quel message allez-vous lui faire passer ?

Les grandes plateformes ne peuvent pas continuer à vivre en disant « nous sommes un simple réseau de télécommunications ». Ce monde-là a vécu. Chacun doit prendre ses responsabilités quant aux propos et contenus qui s'échangent en ligne. Cela s'est fait jusqu'à présent sur la base de codes de conduite et d'approches volontaires des grands acteurs.
Vu l'ampleur prise par certaines dérives et les risques pour la démocratie, il faut une approche plus contraignante et spécifique. Nous allons la bâtir sans acrimonie mais avec responsabilité. Cela fera l'objet du « Digital Services Act » que nous préparons pour la fin de l'année.»


Source :

Jean Vinatier
Seriatim 2020


“Constitutional tensions flare Between Trump and the States by Wayne Madsen” N°4821 14e année


L’analyse de l’article en français : La déconstruction rampante des USA

Wayne Madsen est un journaliste et essayiste américain de gauche.
Article original :

Not since the civil rights movement of the 1950s and 60s have tensions been so high between a U.S. administration and the states of the federal republic. During the civil rights era, it was the federal government that was playing the role of protector of the U.S. Constitution in pressuring segregationist states like Arkansas, Mississippi, and Alabama to comply with federal civil rights law. Today, the shoe is on the other foot. A racist and xenophobic U.S. administration has actually commenced imposing travel and other sanctions on states like New York and California, merely because they are upholding U.S. and international human rights law, particularly that dealing with asylum for foreign refugees.

A major rift has opened up between the Trump White House and the Governor of New York, Andrew Cuomo, over Trump’s decision to prohibit residents of New York from participating in Trusted Traveler Programs, including Global Entry, Free and Secure Trade for Commercial Vehicles (FAST), NEXUS, and SENTRI, which speed Americans through immigration controls at airports and land borders with Canada and Mexico. At issue is New York’s Green Light Law and more than a dozen other states’ policies that permit undocumented immigrants to obtain driver’s licenses. Acting deputy secretary of Homeland Security Ken Cuccinelli, a racist and xenophobe Republican Party hack from Virginia, banned New York and other states from participation in Global Entry because the states barred U.S. immigration officials of accessing state motor vehicle databases to determine the identities of undocumented immigrants.

Banning New Yorkers from participation in Global Entry will have a drastic effect on New York truck drivers who regularly cross the U.S.-Canadian border. A leaked Department of Homeland Security memo stated that the Trump administration is intent on “punishing” states that refuse federal access to their driver’s databases and offer “sanctuary” to undocumented immigrants fearful of arrest and detention by federal law enforcement authorities.

Cuomo offered Trump and compromise, stating that New York could offer federal agencies limited access to New York driver’s records in the Department of Motor Vehicles database. That was insufficient for the increasingly authoritarian Trump. Trump tweeted a response to Cuomo’s offer on February 13, just prior to a scheduled meeting between the New York governor and impeached president at the White House. The tweet stated: “New York must stop all of its unnecessary lawsuits & harrassment [sic], start cleaning itself up, and lowering taxes. Build relationships, but don’t bring Fredo!”.
Trump’s reference to Fredo, an Italian Mafia character in “The Godfather,” is a bigoted anti-Italian nickname for Chris Cuomo, the governor’s brother and an anchor on CNN. The Cuomos’ father was New York Democratic Governor Mario Cuomo, a major political force in the Democratic Party in the 1980s and 90s.

In an open display of extortion, Trump demanded that New York, through its Attorney General, Letitia James, drop all lawsuits against him in both his role as president and as a principal of the fraudulent Trump Foundation and Trump University. The extortion, which is how Governor Cuomo referred to it, is a clear attempt to run roughshod over a state’s independent judicial and law enforcement authority as enshrined in the separation of powers clauses in the U.S. Constitution. The Trump-Cuomo meeting on February 13 yielded no agreement or compromise by Trump.
New York Attorney General James had a pointed response to Trump’s extortion tweet. She tweeted back, “When you stop violating the rights and liberties of all New Yorkers, we will stand down. Until then, we have a duty and responsibility to defend the Constitution and the rule of law. BTW [By the way], I file the lawsuits, not the Governor.”

Trump’s war with New York is not limited to that state. There have been federal threats made to California over everything from environmental protections to that state’s sanctuary policies. The Republican Party was once fond of championing states’ rights. However, as the Trump administration adopts more fascistic policies, states’ rights has been replaced with the diminution of the authority of state, county, municipal, tribal, and territorial governments and its transfer to the central government.

Trump has been nothing but vicious with California. During Trump’s 2020 State of the Union speech to Congress, he singled out California for “costing taxpayers vast and unaffordable amounts of money” and also criticized the state’s sanctuary law protecting undocumented immigrants. While cutting massive amounts from the federal budget for firefighting and housing support for the homeless, Trump has lambasted Newsom and California for the state’s handling of homelessness and wildfires. Trump treats California, New York, and the Commonwealth of Puerto Rico as foreign nations with whom his government is at war.

States that have been ostracized and alienated by Trump have set forth their own policies, even those affecting U.S. foreign relations. After Trump withdrew the U.S. from the Paris climate agreement, twenty-four states and Puerto Rico joined the U.S. Climate Action Alliance. The state governors vowed to commit to the Paris accord’s original carbon emission reduction goals, regardless of Trump pulling out of the agreement while scoffing at climate change as a “Chinese hoax.” To the chagrin of Trump, the alliance includes three Republican governors who oppose Trump: Larry Hogan of Maryland, Charlie Baker of Massachusetts, and Phil Scott of Vermont.

Even municipalities have bolted from the anti-Palestinian and pro-Zionist policies of the Trump administration regarding Palestine. Despite the Trump administration severing all diplomatic links with Palestine, including expelling the Palestinian diplomatic mission in Washington and freezing all aid to the Palestinian Authority, U.S. municipalities have maintained “sister cities” relationships with Palestinian towns and cities. These include Joplin, Missouri; Burlington, Vermont; Sacramento, California; and Orlando, Florida with Bethlehem; Boulder, Colorado with Nablus; Muscatine, Iowa with Ramallah; Camden, New Jersey with Gaza City; and Olympia, Washington and Madison, Wisconsin with Rafah.
While Trump has imposed draconian trade tariffs on China, Canada, Mexico, the European Union, and other nations, U.S. states have opened their own trade offices and missions in capitals around the world, thus bypassing the increasingly feeble U.S. Commerce Secretary Wilbur Ross and Trump’s senior trade adviser, Peter Navarro. Twenty-seven U.S. states have trade missions in China, all of which act relatively independent of the U.S. Departments of Commerce and State. The United Kingdom may have exited from the European Union, but that has not deterred U.S. states from opening trade missions to the EU in Brussels. These include Alaska, Ohio, Oregon, and Tennessee. North Dakota maintains its only trade office abroad in Ukraine, wile Maryland’s only trade office is in Nigeria. Florida, Iowa, Pennsylvania, Washington state, Maryland, Hawaii, and Missouri have trade missions in both China and Taiwan. If Trump continues to attack individual states, particularly those with Democratic governors, trade missions can easily be turned into de facto diplomatic offices that can challenge in various world capitals particular destructive Trump policies emanating from Washington.

Pushback against Trump’s renewed embargo on Cuba has seen pushback from some states, which once sent trade delegations to Cuba and participated in the Havana International Trade Fair. Bolting from Trump’s embargo, Virginia Agriculture Secretary Bettina Ring thumbed her nose at the anti-Cuban interests in the White House and led a state trade delegation to the 2019 fair in Cuba. Other states may follow suit in advancing sister cities and other relationships with Palestine and Cuba, regardless of the bluster and chest-beating from the Trump White House.

The last “war between the states” was between the federal government in Washington, DC and the states remaining in the United States on one side and the pro-slavery Confederate states in the South. If Trump continues his war against certain states that policy may develop into a war between the most populous states and Trump’s Washington, with a lot of state sympathizers within the federal government and military. That is a recipe for disaster for Mr. Trump and his loyalists.
Wayne Madsen »


Jean Vinatier
Seriatim 2020

dimanche 16 février 2020

Du grivois à la Buz(e)yn ou l’Agnès B du président ? N°4820


Emmanuel Macro ne s’embarrasse ni de logique ni de rang : on fait un candidat comme on lance une fille d’opéra.
Agnès Buzyn jusqu’à présent une ministre de la Santé qui déclarait ne pas pouvoir conduire un liste dans le XVe  arrondissement faute de temps, vient d’en trouver un immense pour ravir le fauteuil d’Anne Hidalgo….
La chute d’un Benjamin Griveaux haï et moqué mais surtout le bras droit d’Emmanuel Macron, bien plus que Richard Ferrand, autre aimable paillasson à tête de comptable véreux parfait dans un Chabrol, a contraint l’Elysée à agir dans l’urgence au point que LREM démarcha Cédric Villani qui déclina la manœuvre faute, sans doute, d’obtenir de plates excuses. Alors faute de grivois, on appela la merlette aussi, autrefois, une armure protectrice de la tête du combattant.
Cette bataille pour Paris qui se livre entre gens de gauche par Verts interposés eux-mêmes bien identiques sociologiquement à la maire de Paris et à LREM, entrouverait-t-elle une voie plus grande pour Rachida Dati ? Cette dernière contrainte d’en appeler à Nicolas Sarkozy afin de  complaire à un électorat droite assez idiot, sait aussi avoir le soutien de François Baroin pour séduire au centre et centre gauche sensibles à Jacques Chirac. Il n’empêche Nicolas et Rachida ont de sacrées casseroles aux fesses.
L’entrée sur la scène du théâtre d’Agnès Buzyn, dont la lettre de noblesse fut un temps d’être la belle-fille de Simone Veil mais surtout de venir d’un milieu comme on dit très convenable rassurerait, selon BFMTV, une bourgeoisie parisienne qui n’existe plus : voilà belle lurette que les ploucs opulents ou bobos ont pris cette place. Disons, qu’elle pose bien entre Anne Hidalgo et Rachida Dati et n’a aucun mal à les dépasser par une politesse et des manières.
Des manières qui ne l’empêchèrent pas d’essayer de reconduire, Yves Levy, son second époux, à la tête de l’INSERM mais la bronca étant trop forte, sa collègue, la Garde des Sceaux, l’ineffable Belloubet, le casa au Conseil d’Etat bien que parfaitement ignorant du droit public.
Des manières qui ne suffirent pas pour contenter les personnels de l’APHP dont les démissions au niveau des chefs de service atteignirent un niveau considérable : mécontentant des infirmières aux grands patrons, elle ne pouvait aller plus loin dans l’unanimité. Elle sera une cible de choix pour ces derniers dès qu’elle arpentera les rues de Paris.
D’un côté, Anne H, Agnès B, Danielle S., Rachida D., de l’autre Cédric V., David B., Serge F, Marcel C. : à suivre……



Jean Vinatier
Seriatim 2020