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samedi 23 janvier 2021

Haute-Savoie 1944 Les circonstances d'une Justice .LA MILICE N°5086 15e année

Intéressant documentaire. 
Si l’on parle des miliciens et de leur rôle affreux, on oublie les GMR ou Groupes Mobiles de Réserve qui furent plus détestés encore que les premiers. Le combat des Glières opposa les résistants aux GMR et aux miliciens….  
Jean Vinatier 
Seriatim 2021

 

France-Algérie : mieux vaut un bon match qu’une commission N°5085 15e année

Une réconciliation comme un mariage suppose que l’on soit deux ! Est-ce le cas ? Le travail de Benjamin Stora est censé avoir son parallèle de l’autre côté de la Méditerranée. Or, l’historien français remet son résultat au seul Président de la République. En plus de cette solitude, l’intitulé, Mémoire et Vérité, pose plus de barrières que de passerelles. Une vérité ici ne l’est pas de l’autre côté de la Méditerranée, de même que la mémoire.

Depuis qu’Emmanuel Macron s’est époumoné à dire nos crimes et à nier la culture française, le travail délicat demandé à Benjamin Stora ne pouvait aller que sur des chemins plus qu’escarpés. Certes, avançons-nous une liste de « chose simples à faire »  mais il ne s’agit pas de faire de la communication et moins encore de remettre à la présidence algérienne l’ensemble des archives allant de 1830 à 1962…..quant à présenter des excuses, certes écartées donc évoquées, cela ne nous serait  même pas pardonnés à Alger.

La France doit assumer son histoire de même que l’Algérie, la sienne. Il ne sert à rien de se flageller.  La seule arme intelligente est celle du temps, de laisser partir celles et ceux qui eurent à connaître de la guerre d’indépendance de l’Algérie. La grande erreur, en plus de nous stigmatiser, est de croire que par une réconciliation d’écume, on dominerait des questions aussi vastes que celles des migrations, de l’islam, des séparatismes, des événements géopolitiques. Comment la France, entrée dans les doutes et les titubations, pourrait-elle aborder cent trente-deux années historiques ? Comment l’Algérie, encore fragile et tenue d’une main de fer par une coalition de généraux, passant d’un président malade à un autre, serait-elle en capacité tout d’un coup de dire « oui, nous sommes prêts » ? En réalité personne ne l’est.

Benjamin Stora a trop d’âge pour n’avoir pas compris que le travail de son équipe ne quitterait pas les bords de Seine et qu’il servirait à séduire lors de la prochaine campagne présidentielle.

C’est ainsi que loin d’avancer, on recule, que loin de s’élever, on reste dans les tourbières.

Au vu de l’état des choses, contentons-nous que les compétitions sportives entre nos deux pays se déroulent bien, que nos étudiants et professeurs grandissent et ainsi de suite. C’est plus modeste à défaut d'être plus sûr!

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

 

 

 

L’Afrique au temps du monde par Julien Loiseau N°5084 15e année

Julien Loiseau - L'Afrique au temps du monde. Réflexions sur la longue durée de l'histoire africaine. Historien médiéviste spécialiste de l’Islam, Julien Loiseau est aujourd’hui un des plus fins historiens du Moyen-Âge de l’Afrique, d’une partie au moins : celle dans laquelle l’Empire Islamique a étendu ses bras et ses routes commerciales. Ces travaux l’ont amené à s’intéresser au Moyen-âge tout autour du Sahara. Une occasion rare d’entendre une des voix fortes sur l’Histoire du Continent. 

Julien Loiseau est l’auteur d’un ouvrage remarqué en 2014 : Les mamelouks XIIIe-XIVe siècle. Une expérience du pouvoir dans l’islam médiéval

https://www.leconflit.com/2017/10/les-mamelouks-xiiie-xive-siecle.une-experience-du-pouvoir-dans-l-islam-medieval-de-julien-loiseau.html

  Jean Vinatier 

Seriatim 2021

 

L'ESCLAVE, LA SORCIÈRE ET LE CAPITALISME PATRIARCAL« LA GRANDE H. » par SILVIA FEDERICI N°5083 15e année

« [….] Le nouveau livre de Silvia Federici, « Le Capitalisme patriarcal » (La Fabrique, 2019), poursuit l’histoire de la fonction de « reproduction » – reproduction de la vie au sens large, qui inclut la sexualité, l’éducation des enfants, les travaux domestiques, le soin des malades – pour la période des XIXe-XXe siècle. En insistant tout particulièrement sur un changement majeur engagé à partir des années 1870 environ : avec les lois sociales, les femmes et les enfants sont exclus des usines (où la première révolution industrielle les avait exploités avec une intensité maximale comme les hommes) et l’augmentation des salaires masculins complète un dispositif par lequel les détenteurs du capital assurent une meilleure reproduction de la force de travail. Ce nouveau compromis salarial place les femmes, chargées d’un travail de reproduction invisible mais crucial, dans la dépendance des maris salariés. Lesquels sont comme des relais de l’État capitaliste à l’intérieur de la sphère domestique. [….] » Jean Vinatier 

Seriatim 2021

 

jeudi 21 janvier 2021

Biden : Obama saison 3, épisode 1 N°5082 15e année

 

Une capitale fédérale en camp retranché, des rues vides, pas de peuple, des soldats dont un grand nombre eurent le dos tourné au cortège présidentiel. Certes la pandémie et la journée du 6 janvier ont bouleversé le programme initial mais, tout de même : le monde de demain ? Des chars, des drones, des soldats certifiés conformes, un peuple absent. Lady Gaga et une jeune poétesse deux voix de la morne plaine, une cohorte d’anciens présidents, Obama, Clinton, Busch, c’était bien cheap ! Heureusement les médias s’extasièrent sur les tenues de Mme Biden, de la vice-présidente, deux femmes banales bien éloignées de l’élégance, de la classe de Mélanie Trump en tenue Chanel …..Rappelons que durant quatre ans, elle fut ostracisée par la presse féminine : trop belle sans doute !

A cette froideur, succéderont, dès ce jour, les fontaines de la félicité pour chaque acte, chaque geste, chaque intention, de la mandature Biden/Harris…On ne comptera plus les titres plus laudateurs, une course à l’échalote. Il y aurait comme une sorte de mai 1981 quand, selon Jack Lang, la France passait des « ténèbres à la lumière » avant que Paul Quiles ne demande le nom des têtes qui devaient tomber. De ce côté-là, la purge ne ralentit pas. La chasse aux sorcières corne l’hallali, une musique du monde globaliste, pour bien souligner ce qu’est, selon lui, la liberté d’expression : la suppression de millions de comptes Facebook et Twitters : le dark web affichera complet!. En 2016, Donald Trump a-t-il fait cela ?

Dès sa prestation Joe Biden a signé une série de décrets défaisant le travail de son prédécesseur et ö alléluia avertit de son grand retour aux accords de Paris sur le climat…qui n’ont pas fait un pas depuis leur signature et ce n’est pas la faute de Donald Trump.

Pendant ce temps, Janet Yellen, s’exprimait en visioconférence en faveur du plan de relance à 1900 milliards qui ne devrait être qu’un premier tir. Quand elle présidait la FED, elle appuya en permanence sur le bouton impression, son successeur ne varia pas et continuera. Avec une telle masse d’argent, un débit perpétuel d’impression, comment diable une entreprise pourrait-elle mettre la clef sous la porte ? Comment un chômeur devrait le rester ? Comment les activités ne reprendraient-elles pas ? Le hic est que cette masse part de la banque centrale vers les banques et ensuite arrivant au sol, au niveau des hommes, le torrent n’est plus qu’un ru…. Notons que la chanson est la même, il faut sauver les banques, pas nous….. !

L’Union européenne retrouve un ami, un bon maitre et lui adresse tout de suite, un document sur les nouvelles relations transatlantiques avec le secret espoir que le 46e POTUS brise le Brexit, ce qu’il ne fera évidemment pas. Les nouvelles relations transatlantiques seraient que l’Union européenne prît ses distances avec les Etats-Unis, brisât les tables otaniennes ce qui ne fera pas : donc du spectacle et des incantations….D’une façon générale, on sent un soulagement, une habitude de chien assis fixant Maître Potus !

Irénique ou belliqueux ?  La mandature de Biden se parant de tous les Obama, on craindrait une reprise des conflits, des coups d’Etat (ainsi Biden a rappelé que pour lui le vrai président du Venezuela était Juan Gaido !). Même pendant la guerre froide, jamais les américains n’affrontèrent directement les soviétiques et naturellement les Etats-Unis ne se lanceront pas dans une guerre directe contre la Russie, la Chine, l’Iran étant un dossier plus à part. Je pense que les sanctions seront un moyen politique de coercition, une façon de mener une guerre asymétrique que le public ne verra pas sauf lors de « sommets des démocraties »

Je termine ce court texte en précisant qu’il ne faudrait pas y voir un regret de l’ère Trump. J’ai rappelé à plusieurs reprises que la séparation entre Trump et Biden était très ténue. Les Etats-Unis se partagent, pour l’écrire grossièrement, en deux camps, l’un accepterait une relative dilution identitaire américaine dans un monde global quand le second s’y refuserait avec pour les deux un point sur lequel aucun ne badine : que les Etats-Unis restassent la première puissance mondiale.

De cette faible différence, les européens auraient pu quand Donald Trump disait pis que pendre de l’OTAN, le prendre au mot et s’en émanciper. Emmanuel Macron ne disait-il pas que cette organisation était en état de « mort cérébrale » ? donc rien, hormis deux jouets pour qu’ils s’ébaubissent.

Enfin, le mandat de Joe Biden ou de Kamala Harris aura son terme en 2024 quand la Chine aura rompu les amarres avec l’Internet américain pour son propre monde du Milieu, les routes de la soie depuis une Asie, qui sans être sinisée, se dotera plus encore de structures qui ipso facto seront des barrages aux ambitions américaines…Que les Etats-Unis le veuillent ou non, plus aucune puissance ne pourra accéder à la prépotence, c’est vers un équilibre entre grandes puissances ou grands ensembles que nous nous dirigeons.

Que seraient alors les Etats-Unis si en 2024 la présidence Biden/Harris actait les limites messianiques, après la fin du moment « patriote » de Trump en 2020 ? Là, tous les barils auraient leur mèche allumée…. ?

 

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021