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mardi 25 avril 2017

2017 « Le coup d’Etat par Piga »N°4361 11e année



L’auteur parle d’un coup d’Etat, expression qui ne me parait pas convenir, il faudrait plutôt  écrire « Prise du pouvoir » par Bruxelles, la BCE, les milieux financiers internationaux ayant leurs sièges à New York et Berlin.
L’article de Piga est excellent. A lire.
L’heure est effectivement grave : celles et ceux qui donneront leurs voix à Emmanuel Macron ne pourront se laver les mains des conséquences d’un tel choix.
Votez Marine Le Pen ou votez blanc ou abstenez-vous mais ne votez pas Emmanuel Macron

« AVERTISSEMENT :
Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez-vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurrence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont-ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.
Propos liminaires.
Une fois de plus, cet article est long. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez-le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie
L’heure est grave.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2017

lundi 24 avril 2017

Le Pen Macron : la messe est dite, fête à La Rotonde ? N°4360 11e année



Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont dans un mouchoir. Jean-Luc Mélenchon a réalisé un score remarquable frôlant François Fillon plombé par les affaires qui lui coutèrent le boulevard qu’il avait au soir de la primaire.
Les sondages indiquent que l’ancien ministre de François Hollande l’emporterait avec 62-64% des suffrages ce qui le placerait déjà à vingt points du score de Jacques Chirac en 2002. Si Emmanuel Macron peut compter sur un bon report de voix du PS et d’une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas appelé à faire barrage à Marine Le Pen, la clé de son succès se situe à droite du côté du report des voix des Républicains : si les juppéistes, minoritaires, se rallieront, en revanche l’interrogation reste sur les fillonistes très remontés envers les médias et éloignés des fatras d’En marche. Eux seuls avec les abstentionnistes détiennent l’issue du vote le 7 mai.
D’autre part, il se murmure qu’Emmanuel Macron déclinerait tout débat avec Marine Le Pen, se référant à l’attitude de Jacques Chirac. Mais Emmanuel Macron n’est pas un président sortant, il est un simple candidat. Son refus serait regardé comme une lâcheté : la France de 2017 n’est plus celle de 2002. Emmanuel Macron est un zeppelin condamné à toujours voler pour donner l’illusion d’un contenu, s’il se pose il éclate. Il est certain qu’Emmanuel Macron mauvais orateur, peu habile à la télévision aurait beaucoup à craindre d’échanger contre Marine Le Pen complétement rompue aux joutes télévisuelles.
Emmanuel Macron est sur son nuage : n’a-t-il point fait la fête à La Rotonde où attendaient selon Cohn Bendit 50 magnum de champagne : c’est son Fouquet’s ! Il danse déjà lui qui a eu à son service tout l’appareil d’Etat, tous les patrons de groupes de presse, tous les milliardaires, tous les chefs de gouvernement jusqu’à Barack Obama pour tresser ses louanges mais ce sont majoritairement les sans-dents qui votent. Gare à la roche tarpéienne !


Jean Vinatier
Seriatim 2017


jeudi 20 avril 2017

L’Union européenne, la Reine et le Sultan N°4359 11e année



Alors que le premier tour de la campagne présidentielle se termine, le dossier européen revient sur le devant de la scène. D’abord en Angleterre quand le Premier ministre Teresa May  annonce des élections législatives anticipées le 8 juin prochain (la France sera en pleine campagne électorale) afin de disposer d’une large majorité pour mener à bien la sortie du royaume de l’Union européenne. Londres se met donc en rang de bataille et nul doute que les carrés britanniques tiendront aussi bien qu’à Waterloo. Ensuite en Turquie, quand le Président Erdogan obtient l’approbation des  Turcs pour le renforcement de ses pouvoirs et annonce dans la foulée une possible seconde consultation sur l’adhésion ou pas à l’Union européenne. Détail qui a son importance, les Turcs vivant en Europe ont très largement approuvé la consultation ce qui fournit et fournira à Erdogan des atouts non négligeables lors de prochaines négociations avec Bruxelles et Berlin. L’Allemagne, enfin, qui ne néglige pas les élections de septembre et affronte la délicate question de la présence des migrants et surtout de l’autorisation accordée par la chancellerie de faire venir leurs familles sans passer par un processus administratif : l’éventualité d’une ruée migratoire n’est plus à écarter sur fond des guerres en Syrie et de la duplicité turque.
Quant à la France bien malin est celui qui pourrait dire comment se prononceront les électeurs. Un petit fait, lors du dernier office dominical le curé de Notre-Dame des Anges d’Angles en Vendée à, en chaire, prévenu ses ouailles contre la tentation de choisir un candidat uniquement sur son aspect physique et son langage fleuri. L’avertissement lancé par ce prêtre d’une humble commune est en réalité bien sérieuse. Il suffit d’écouter autour de soi et indépendamment des âges, des conditions sociales, des quartiers pour relever le mélange d’inquiétudes diverses et du lâche soulagement à donner son bulletin à un Saint-Jean Bouche d’Or qui hypnotise les publics par les seuls éléments de langage.
Dans ce climat que nos médias affectent de ne pas croire trop néfaste, l’Union européenne est, en réalité une citadelle assiégée : à l’Est par les Turcs, à l’Ouest par les Britanniques lesquels entendent bien en se séparant du continent de tout faire pour que Bruxelles ne se renforce pas. En son centre, enfin, où les citoyens ne savent plus s’ils doivent le rester ou bien laisser la place à d’autres : la question identitaire jamais abordée dans la campagne électorale française (pas davantage en Allemagne) s’avance pourtant avec la légèreté du pachyderme. Quant aux églises chrétiennes (catholique et protestante principalement) hormis de nous dire d’ouvrir toutes nos portes et de nous défaire, l’éparpillement des âmes est en action.
Un royaume chrétien, le Royaume-Uni, quitte l’Union européenne, une république Turque de plus en plus musulmane voudrait y entrer selon ses vues. Entre la Reine et le Sultan, l’Union européenne, elle-même sous la férule de Berlin qui ne pense qu’à…l’Allemagne, est une bâtisse ouverte aux quatre vents sans clef de voute.

Jean Vinatier
Seriatim 2017

jeudi 13 avril 2017

Jean-Luc et Marine sont heureux de vous annoncer…. N°4358 11e année



A une dizaine de jours du premier tour de l’élection présidentielle, les signaux sont plusieurs. D’un côté, nous avons les médias et les instituts de sondage qui ne cessent de juxtaposer Marine Le Pen et Emmanuel Macron, François Fillon occupant toujours la troisième place presque à égalité avec Jean-Luc Mélenchon, de l’autre, l’Elysée laisse entendre que François Hollande votera Macron (ôh surprise !) ce dernier estimant que cette échéance électorale « sentait mauvais » , c’est-à-dire en traduction, que rien ne se déroulerait comme prévu ! Et effectivement la probabilité d’un 22 avril de grande puissance n’est plus exclure, il est même assez probable. La machine a déraillé quand les bombes lancées contre François Fillon n’aboutirent pas à son retrait ; le second déraillement, c’est Emmanuel Macron lui-même, l’homme à la double alliance disant oui à tout à chacun ne fait pas la synthèse, les gens n’adhèrent pas à sa personne, son électorat potentiel restant toujours volatile; le troisième déraillement c’est la percée de Jean-Luc Mélenchon qui fédère sur sa personne, désormais, un grand pan des socialistes (Benoît Hamon est donc dépouillé sur sa droite et sur sa gauche) et s’estime, maintenant, en mesure de venir sur les plates-bandes de Marine Le Pen. Feu de paille ou grand incendie ? En tout cas avec Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen c’est le retour du discours politique, sans omettre les apports de Dupont-Aignan et Asselineau très courtisés par les médias, les deux devant prendre des électeurs à Marine Le Pen et à François Fillon et donc garantir l’ascension du zeppelin Macron. Mais voilà, le train présidentiel n’est plus sur les rails, il est en roue libre c’est presque à Dieu va ! Naturellement, les « économistes et autres prix Nobel sans oublier les grands banquiers » vitupèrent contre les programmes économiques de Le Pen et Mélenchon : comme pour le Brexit et Donald Trump avec le résultat que l’on sait ! Or la population se moque des programmes économiques auxquels elle n’entend pas grand-chose, par contre, elle écoute et reçoit cinq sur cinq la trame politique d’un candidat. Toute l’actualité donne raison à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon, les deux en viennent presque à dire la même chose avec des mots, des intonations opposés,  la trame de fond étant commune : le peuple. N’est-il pas juste qu’une élection présidentielle laisse toute sa place à la politique ? A l’histoire ?  A l’avenir ? François Fillon aurait pu tenir ce rôle si les affaires n’avaient à ce point révélé un bien triste sire sur le plan personnel, un mélange d’addiction pour l’argent et de pingrerie. Or on choisit autant le programme que celui qui le porte. François Fillon peut compter sur son socle mais pas au-delà !
Quant à Macron le germanique, il a beau sourire, avoir des quasi orgasmes sur scène, il multiplie maladresse sur maladresse quand il ne commet pas d’impair sur l’histoire de France, nie notre culture, notre nation : « je ne serais plus en politique d’ici vingt-ans » « je suis un guerrier » ! Il avoue qu’il est de passage, en mission et s’affiche matamore. Le Français est peut-être républicain, il aime pourtant les règnes et les transmissions, c’est-à-dire le temps long. Macron est un oiseau migrateur sans racine, ni attache.
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se combattront-ils pour la première place ? A moins qu’ils ne convolent en justes noces  ce qui, avouons-le serait un fameux bouquet final ! Mais les deux ont déjà le lit pris et de toute façon le dernier mot en reviendra aux électeurs, eux seuls feront ou pas cette échéance électorale un coup de tonnerre ou un coup pour rien.

Jean Vinatier
Seriatim 2017

samedi 8 avril 2017

« La Belle Province des collabos par Eric Jennings » N°4357 11e année



Eric Jennings pour La Vie des idées propose la recension de l’ouvrage de Marc Bergère, Vichy au Canada. L’exil québécois de collaborateurs français, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, 328 p., 20 €.

« Vichy et le Québec : le sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre et suscité plusieurs polémiques, dira-t-on. La force et l’originalité de l’excellent ouvrage de Marc Bergère tiennent à une double focalisation portant à la fois sur l’exil de collaborateurs français au Canada et à la mémoire de ce phénomène. Issu d’un travail d’habilitation à diriger des recherches, ce livre est le fruit d’impressionnantes recherches menées des deux côtés de l’Atlantique. Sa palette méthodologique n’est pas moins remarquable : le livre traite de dimensions diplomatiques, culturelles, intellectuelles, politiques et sociales.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2017