Info

Nouvelle adresse Seriatim
http://www.seriatim.fr

lundi 5 septembre 2016

Trotski, juillet 1924 : Etats-Unis, Europe, social-démocratie N°4225 10e année


Trotski, le 28 juillet 1924, lors de l'assemblée des vétérinaires de Moscoulut un rapport sur les perspectives du développement mondial. Sur bien des points dans sa lecture du monde d'alors Léon Trotski eut des intuitions et des prévisions tout à fait intéressantes.

Pour la petite histoire et souligner la curiosité de l’homme politique, lors de son exil espagnol, Léon Trotski fit des compliments sur sa lecture des 5 volumes du « Tableau actuel de la monarchie (espagnole)» écrit par le futur baron de Bourgoing en 1789, diplomate à plusieurs reprises dans ce royaume.

« [….]
Le plan des Etats-Unis : mettre l'Europe à la portion congrue
Que veut le capital américain ? A quoi tend-il ? Il cherche, dit-on, la stabilité. Il veut rétablir le marché européen dans son intérêt, il veut rendre à l'Europe sa capacité d'achat. De quelle façon ? Dans quelles limites ? En effet, le capital américain ne peut vouloir se faire de l'Europe un concurrent. Il ne peut admettre que l'Angleterre et, à plus forte raison, l'Allemagne et la France, recouvrent leurs marchés mondiaux, parce que lui-même est à l'étroit, parce qu'il exporte des produits et s'exporte lui-même. Il vise à la maîtrise du monde, il veut instaurer la suprématie de l'Amérique sur notre planète. Que doit-il faire à l'égard de l'Europe ? Il doit, dit-on, la pacifier. Comment ? Sous son hégémonie. Qu'est-ce que cela signifie Qu'il doit permettre à l'Europe de se relever, mais dans des limites bien déterminées, lui accorder des secteurs déterminés, restreints, du marché mondial. Le capital américain commande maintenant aux diplomates. Il se prépare à commander également aux banques et aux trusts européens, à toute la bourgeoisie européenne. C'est ce à quoi il tend. Il assignera aux financiers et aux industriels européens des secteurs déterminés du marché. Il réglera leur activité. En un mot, il veut réduire l'Europe capitaliste à la portion congrue, autrement dit, lui indiquer combien de tonnes, de litres ou de kilogrammes de telle ou telle matière elle a le droit d'acheter et de vendre. Déjà, dans les thèses pour le 3e Congrès de l'I.C., nous écrivions que l'Europe est balkanisée. Cette balkanisation se poursuit maintenant. Les Etats des Balkans ont toujours eu des protecteurs dans la personne de la Russie tsariste ou de l'Autriche-Hongrie, qui leur imposaient le changement de leur politique, de leurs gouvernants ou même de leurs dynasties (Serbie). Maintenant, l'Europe se trouve dans une situation analogue à l'égard des Etats-Unis et en partie de la Grande-Bretagne. Au fur et à mesure que se développeront leurs antagonismes, les gouvernements européens iront chercher aide et protection à Washington et à Londres ; le changement des partis et des gouvernements sera déterminé en dernière analyse par la volonté du capital américain, qui indiquera à l'Europe combien elle doit boire et manger... Le rationnement, nous le savons par expérience, n'est pas toujours très agréable. Or, la ration strictement limitée qu'établiront les Américains pour les peuples d'Europe s'appliquera également aux classes dominantes non seulement d'Allemagne et de France, mais aussi, finalement, de Grande-Bretagne. L'Angleterre doit envisager cette éventualité. Mais maintenant l'Amérique, dit-on, marche avec l'Angleterre ; il s'est formé un bloc anglo-saxon, il existe un capital anglo-saxon, une politique anglo-saxonne ; l'antagonisme essentiel du monde est celui qui divise l'Amérique et le Japon. Parler ainsi, c'est montrer son incompréhension de la situation. L'antagonisme capital du monde est l'antagonisme anglo-américain. C'est ce que montrera de plus en plus nettement l'avenir.

L'impérialisme américain et la social-démocratie européenne

Mais avant d'aborder cette question importante, examinons quel est le rôle que réserve le capital américain aux radicaux et aux menchéviks européens, à la social-démocratie dans cette Europe qui va être réduite à la portion congrue.
La social-démocratie est chargée de préparer cette nouvelle situation, c'est-à-dire d'aider politiquement le capital américain à rationner l'Europe. Que fait en effet en ce moment la social-démocratie allemande et française, que font les socialistes de toute l'Europe ? Ils s'éduquent et s'efforcent d'éduquer les masses ouvrières dans la religion de l'américanisme ; autrement dit, ils font de l'américanisme, du rôle du capital américain en Europe, une nouvelle religion politique. Ils s'efforcent de persuader les masses laborieuses que, sans le capital américain, essentiellement pacificateur, sans les emprunts de l'Amérique, l'Europe ne pourra tenir le coup. Ils font opposition à leur bourgeoisie, comme les social-patriotes allemands, non pas du point de vue de la révolution prolétarienne, non pas même pour obtenir des réformes, mais pour montrer que cette bourgeoisie est intolérable, égoïste, chauvine et incapable de s'entendre avec le capital américain pacifiste, humanitaire, démocratique. C'est là la question fondamentale de la vie politique de l'Europe et particulièrement de l'Allemagne. En d'autres termes, la social-démocratie européenne devient actuellement l'agence politique du capital américain. Est-ce là un fait inattendu ? Non, car la social-démocratie, qui était l'agence de le bourgeoisie, devait fatalement, dans sa dégénérescence politique, devenir l'agence de la bourgeoisie la plus forte, la plus puissante, de la bourgeoisie de toutes les bourgeoisies, c'est-à-dire de la bourgeoisie américaine. Comme le capital américain assume la tâche d'unifier, de pacifier l'Europe, de lui apprendre à résoudre les questions des réparations et autres et qu'il tient les cordons de la bourse, la dépendance de la social-démocratie à l'égard de la bourgeoisie allemande en Allemagne, de la bourgeoisie française en France, devient de plus en plus une dépendance à l'égard du maître de ces bourgeoisies. Le capital américain est maintenant le patron de l'Europe. Et il est naturel que la social-démocratie tombe politiquement sous la dépendance du patron de ses patrons. C'est là le fait essentiel pour l'intelligence de la situation actuelle et de la politique de la IIe Internationale. Ne pas s'en rendre compte, c'est ne pouvoir comprendre les événements d'aujourd'hui et de demain, c'est ne voir que la surface des choses et se satisfaire de phrases générales.
La social-démocratie prépare le terrain au capital américain, se fait son héraut, parle de son rôle salutaire, lui fraye la voie, l'accompagne de ses vœux, le glorifie. Ce n'est pas là un travail de peu d'importance. Auparavant, l'impérialisme se faisait frayer la voie par des missionnaires, que les sauvages ordinairement fusillaient, parfois même dévoraient. Pour venger leur mort, on expédiait alors des troupes, puis des marchands et des administrateurs. Pour coloniser l'Europe, pour en faire son dominion, le capital américain n'a pas besoin d'y expédier des missionnaires. Sur place, il y a déjà un parti dont la tâche est de prêcher aux peuples l'évangile de Wilson, l'évangile de Coolidge, l'Ecriture Sainte des Bourses de New-York et de Chicago. C'est en cela que consiste la mission actuelle du menchévisme européen. Mais, service pour service ! Les menchéviks retirent de leur dévouement de nombreux avantages. Ainsi, tout dernièrement, pendant les périodes de guerre civile aiguë, la social-démocratie allemande a dû assumer la défense armée de sa bourgeoisie, de cette même bourgeoisie qui marchait la main dans la main avec les fascistes. Noske, en effet, est une figure symbolique de la politique d'après-guerre de la social-démocratie allemande. Aujourd'hui, cette dernière a un rôle tout autre : elle peut se permettre le luxe de faire de l'opposition. Elle critique sa bourgeoisie et, par là, met une certaine distance entre elle et les partis du capital. Comment la critique-t-elle ? Tu es égoïste, intéressée, stupide, malfaisante, lui dit-elle ; mais, par delà l'Atlantique, il y a une bourgeoisie riche et puissante, humanitaire, réformiste, pacifiste, qui de nouveau vient à nous, qui veut nous donner 800 millions de marks pour restaurer notre monnaie et tu te dresses sur tes ergots, tu oses te rebiffer contre elle quand tu as plongé notre patrie dans la misère. Nous te démasquerons impitoyablement devant les masses populaires allemandes. Et cela, elle le dit d'un ton presque révolutionnaire, en défendant la bourgeoisie américaine.
Il en est de même en France. Evidemment, comme la situation politique y est plus favorable et que le franc n'est pas encore trop déprécié, la social-démocratie y joue son rôle en sourdine, mais en réalité elle fait exactement la même chose que la social-démocratie allemande. Le parti de Léon Blum, Renaudel, Jean Longuet porte entièrement la responsabilité de la paix de Versailles et de l'occupation de la Ruhr. En effet, il est incontestable que le gouvernement Herriot, soutenu par les socialistes, est pour le maintien de l'occupation de la Ruhr. Mais, à présent, les socialistes français ont la possibilité de dire à leur allié Herriot : " Les Américains exigent que vous évacuiez la Ruhr à certaines conditions ; faites-le ; maintenant, nous aussi, nous l'exigeons ". Ils l'exigent non pas pour manifester la volonté et la force du prolétariat français, mais pour subordonner la bourgeoisie française à la bourgeoisie américaine. N'oubliez pas en outre que la bourgeoisie française doit trois milliards 700 millions de dollars à la bourgeoisie américaine. C'est là une somme importante. L'Amérique peut, quand elle le voudra, faire dégringoler le franc. Certes, elle ne le fera pas ; elle est venue en Europe pour y instaurer l'ordre et non pas pour accumuler des ruines. Elle ne le fera pas ; mais elle pourra le faire, si elle le veut. Tout dépend d'elle. C'est pourquoi, devant cette dette énorme, les arguments de Renaudel, Blum et consorts paraissent assez convaincants à la bourgeoisie française.
En même temps, la social-démocratie en Allemagne, en France et ailleurs, obtient la possibilité de s'opposer à sa bourgeoisie, de mener sur des questions concrètes une politique "d'opposition" et, par là même, de gagner la confiance d'une certaine partie de la classe ouvrière.
Bien plus, les partis menchéviks des différents pays de l'Europe ont maintenant certaines possibilités d' " actions " communes. Maintenant déjà, la social-démocratie européenne représente une organisation assez unie. C'est là en quelque sorte un fait nouveau. En effet, depuis dix ans, depuis le début de la guerre impérialiste, elle n'avait pu intervenir en bloc. Maintenant, elle le peut et les menchéviks interviennent pour soutenir en chœur l'Amérique, son programme, ses revendications, son pacifisme, sa grande mission. Aussi la IIe Internationale, ce demi-cadavre, se galvanise-t-il quelque peu. De même que l'Internationale d'Amsterdam, elle se restaure. Certes, elle ne sera pas ce qu'elle était avant la guerre. Elle n'aura plus sa force d'autrefois ; il est impossible de ressusciter le passé et de rayer de l'histoire l'Internationale Communiste. Il est impossible d'effacer la guerre impérialiste, qui a été un coup terrible pour la IIe Internationale. Néanmoins, cette dernière s'efforce de se remonter, de se remettre debout, de marcher avec les béquilles américaines. Pendant la guerre impérialiste, les social-démocraties allemande et française étaient ouvertement liées à leurs bourgeoisies respectives. Pouvait-il y avoir une Internationale quand les différents partis se combattaient, s'accusaient, se vilipendaient les uns les autres ? Il n'y avait aucune possibilité de revêtir le masque de l'internationalisme. Au moment de la conclusion de la paix, il en était de même. Versailles ne fut que la fixation des résultats de la guerre impérialiste dans les documents diplomatiques. Y avait-il place alors pour la solidarité ? Certes non ! Dans la période d'occupation de la Ruhr, il en était de même. Mais maintenant, le capital américain vient en Europe et déclare : Peuples, voilà un plan de réparations ; messieurs les mencheviks, voilà un programme. Et ce programme, la social-démocratie l'accepte comme base de son activité. Ce nouveau programme unifie les social-démocraties, française, allemande, anglaise, hollandaise, suisse. En effet, chaque petit-bourgeois suisse espère que sa patrie pourra vendre plus de montres quand les Américains auront rétabli l'ordre et la paix en Europe. Et toute la petite bourgeoisie, qui s'exprime par la social-démocratie, retrouve son unité spirituelle dans le programme de l'américanisme. En d'autres termes, la IIe Internationale a maintenant un programme d'unification : celui que le général Dawes lui a apporté de Washington.
De nouveau, le même paradoxe quand le capitalisme américain intervient pour une œuvre de rapine, il a l'entière possibilité de le faire en se faisant passer pour un réorganisateur, un pacificateur, un réalisateur des aspirations humanitaires, tout en créant pour la social-démocratie une plate-forme incomparablement plus avantageuse que la plate-forme nationale qu'adoptait hier cette dernière. La bourgeoisie nationale est là, tout le monde peut la voir, tandis que le capital américain est éloigné, il est difficile de connaître ses affaires, qui ne sont pas toujours des plus propres ; mais en Europe, il intervient en qualité de pacificateur ; sa puissance colossale, sans précédent dans l'histoire, sa richesse surtout, en imposent aux petits-bourgeois, aux social-démocrates. Je vous dirai en passant que durant cette dernière année j'ai été obligé, par mes fonctions, d'avoir des entretiens avec quelques sénateurs américains des partis républicains et démocrates. Extérieurement, ce sont des provinciaux. Je ne suis pas sûr qu'ils connaissent la géographie de l'Europe, je croirais plutôt que non, mais quand ils parlent politique, ils s'expriment ainsi : "J'ai dit à Poincaré", " J'ait fait remarquer à Curzon " " J'ai expliqué à Mussolini ". En Europe, ils se sentent comme en pays conquis. Un fabricant enrichi de lait condensé, de conserves ou autres produits, parle sur un ton protecteur des politiciens bourgeois les plus influents de l'Europe. Il prévoit qu'il sera bientôt le maître, il se sent déjà le maître. Et c'est pourquoi les calculs de la bourgeoisie anglaise, qui espère conserver son rôle dirigeant, seront déjoués. »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2016

vendredi 29 juillet 2016

« La République s’assombrit par Jean-Pierre Alonzo » N°4224 10e année

Crédits photo: JPNEWPHOTOGRAPHER



Jean Vinatier
Seriatim 2016

« Ces cygnes noirs sur l’Occident par Hélène Nouaille » N°4223 10e année



« Que faut-il donc attendre de 2016 ? écrivions-nous le 6 janvier dernier. Pas d’illusions, dans un monde en charivari, juste la suite de 2015 – avec ses difficultés prévisibles et ses volées de cygnes noirs (1). Et les cygnes noirs sont là, ils volent en escadrilles. Ils ne viennent pas de nulle part. Et ils sont, mais pas seulement, en France, même si le monde entier est interpelé par les vies fauchées un soir de fête à Nice – conséquence inattendue mais logique de lacs, d’entrelacements de forces nouées au cœur d’un monde musulman en fusion. Forces qui pénètrent une Europe affaiblie par l’échec encore inavoué par ses dirigeants d’une utopie européiste, née après l’hécatombe de deux guerres qui ont ensanglanté le monde – Forces qui génèrent aussi des tensions au sein même de l’empire imprudent qui a contribué à les attiser, les Etats-Unis d’Amérique en utilisant, en Afghanistan d’abord contre les Soviétiques (ben Laden) puis en Irak après 2003 (opposition chiites-sunnites), certains de leurs éléments pour servir d’appui à leur politique – un jeu qui, selon le général Flynn, l’ancien patron de la Defense Intelligence Agency (DIA) américaine (2012-2014), s’est poursuivi en Syrie : laisser monter en puissance, en l’armant, l’opposition au président Bachar el Assad, serait une « décision délibérée » de l’administration américaine, affirmait-il en août dernier en s’appuyant sur un rapport déclassifié de l’agence datant de 2012 (2). 

Regardons une image large du paysage : ce monde occidental amoindri, privé d’une partie de sa vitalité dès avant les perturbations de 2008 par ses propres pratiques en matière financière et économique se retrouve donc impliqué dans les déchirures de la communauté musulmane (l’oumma), où chiites et sunnites s’affrontent pour des raisons religieuses immémoriales et géopolitiques très concrètes – rivalités de puissances ordinaires. 

Regardons les faits et d’abord l’Union européenne, qui n’est pas l’ensemble de l’Europe. Elle ne parvient plus à maîtriser les crises qui la secouent et l’écartèlent. Le choc fulgurant est bien sûr celui du Brexit, le choix, par l’un de ses membres éminents, de quitter cet arrangement juridique pour reprendre le contrôle politique de ses affaires et le fil de sa propre histoire. S’il ouvre une longue période d’incertitudes, il conforte aussi les doutes exprimés ailleurs sur la finalité de l’aventure. Parlons clair. Qui veut encore d’une fédération imposant la disparition des nations dans un ensemble de 28 Etats, parlant 24 langues différentes, chacun assis sur une histoire propre, un imaginaire du monde dissemblable pour hier et pour demain ? Où est l’élément fédérateur une fois la promesse de prospérité, de sécurité, envolée ? Lequel des dirigeants se pose la question ? Le contexte est de plus brouillé, nul ne l’ignore, par une immigration continue de masses venues de pays en guerre ou en déshérence économique (Afrique, Proche-Orient, Asie centrale), immigration que l’UE, qui n’a jamais voulu se donner de frontières, ne parvient pas à gérer. L’annonce d’un coup d’Etat manqué en Turquie pendant la nuit du 15 au 16 juillet, quelle que soit son origine que nous ne connaissons pas à cette heure, met de plus à mal l’accord, léonin, laborieusement passé par la chancelière allemande pour endiguer un flot de migrants qu’elle avait invités il y a quelques mois. Afflux qui provoque un malaise en Allemagne (et au-delà), après la nuit barbare de Cologne en début d’année. Comment sera accueilli par la population l’agression à la hache perpétrée dans un train par un Afghan ce 18 juillet (3), attentat revendiqué par l’organisation de l’Etat islamique ? 
La suite ci-dessous:


Jean Vinatier
Seriatim 2016

“The new Byzantine Alliance par John Helmer” N°4222 10e année



« Nous empruntons à John Helmer, sur le site de John Helmer Dance with the Bears, à Moscou, une analyse particulièrement ambitieuse de la perspective des nouveaux rapports entre Moscou et Ankara à la suite du putsch avorté d’Ankara. Composé à partir de sources russes essentiellement, le texte offre une perspective particulièrement large et une interprétation des événements de très grande ampleur géopolitique.
On trouve notamment des appréciations sur John Helmer dans notre texte du 5 juin 2016 : « Helmer est un citoyen américain vivant depuis très longtemps à Moscou, à la fois dans le monde des affaires mais aussi dans celui de la communication, soit comme correspondant, soit comme éditeur indépendant. Il est en général considéré comme une source disons “originale”, à l’image d’un Israël Shamir, avec des contacts inédits dans divers milieux de direction, en Russie et avec des connexions US. Il fait en général clairement partie des commentateurs US de type “dissident” par rapport au Système, sinon clairement antiSystème (selon les sujets). »
Le texte original, sur le Dance with the Bears, a été publié le 26 juillet 2016 sous le titre complet de The new Byzantine Alliance — The Kremlin and the Porte Revolutionize the Centre of the Old World.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2016