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lundi 22 janvier 2024

De la déclaration Balfour au Livre blanc de 1939 : le mandat britannique sur la Palestine par Dominique Vidal N°5733 18e année

 Janvier 2017 

« De la déclaration Balfour au Livre blanc de 1939 : le mandat britannique sur la Palestine Rencontre avec : Dominique Vidal, journaliste et historien, ancien rédacteur en chef adjoint du Monde Diplomatique. Auteur de nombreux ouvrages portant notamment sur le conflit israélo-palestinien, dont Palestine : le jeu des puissants (dir., Sindbad, 2014). » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

samedi 7 octobre 2023

Territoires palestiniens par Anne-Lucie Chaigne-Oudin N°5708 7e année

La fondatrice et directrice de l’excellent  site Les clés du Moyen-Orient propose un dossier historique autour des territoires palestiniens


De la fin du mandat britannique à la première guerre israélo-arabe
Les territoires palestiniens jusqu’à la guerre de 1973
Les Palestiniens pendant la guerre du Liban (1975-1982)
Le repositionnement d’Arafat à la suite de l’opération Paix en Galilée
La première intifada et la création de l’Etat palestinien
Le processus de paix à la suite de la guerre du Golfe
Le refus des accords d’Oslo
La mise en place de l’Autorité palestinienne
La poursuite des négociations de paix à la suite de Wye Plantation
La seconde intifada
Dégradation des relations israélo-palestiniennes et mise en place de la « feuille de route »
Israël et le Hamas
La victoire électorale du Hamas et les relations inter-palestiniennes
Difficultés entre le Fatah et le Hamas et entre Israël et le Hamas
L’opération israélienne « plomb durci » contre le Hamas
Reprise des relations inter-palestiniennes ?

De la fin du mandat britannique à la première guerre israélo-arabe

Le plan de l’ONU du 29 novembre 1947 partage la Palestine mandataire en deux Etats constitués de territoires discontinus, l’un juif et l’autre arabe. L’Etat arabe est composé de la Galilée occidentale avec un accès à la mer à Acre, de la Cisjordanie (sauf Jérusalem) et de la Bande de Gaza. Des violences éclatent entre Juifs et Arabes dès l’annonce du plan, les Arabes refusant le partage de leur terre. En 1948, des troupes arabes commandées par le neveu du mufti de Jérusalem, Abdel Kader al-Husseini, et des troupes de volontaires dépendant de la Ligne des Etats arabes combattent les forces sionistes, qui s’imposent sur le terrain, entrainant le départ des populations civiles arabes vers le Liban et vers l’Egypte, en particulier à la suite du massacre des populations du village de Deir Yassin le 9 avril 1948. Dans le même temps, les Britanniques quittent progressivement la Palestine, pour mettre fin à leur mandat le 15 mai 1948. La veille, Ben Gourion a proclamé la création de l’Etat d’Israël. La première guerre israélo-arabe est immédiatement déclenchée le 15 mai, jour de la fin du mandat britannique et les combats se terminent en janvier 1949. A l’issue de la guerre, les territoires composant la partie arabe passent sous domination étrangère : la bande de Gaza est administrée par l’Egypte et la Cisjordanie est annexée par la Jordanie, la Galilée occidentale et une partie du Néguev sont intégrés à l’Etat juif.

Sur le plan politique, un gouvernement palestinien est organisé à Gaza, avec l’autorisation de l’Egypte. Le 23 septembre 1948, le mufti de Jérusalem, Hajj Amin al-Husseini, organise un gouvernement, dont Ahmad Hilmi Pacha devient président du Conseil. Le 30 septembre, la chambre palestinienne réunie à Gaza élit Hajj Amin al-Husseini président. Ce nouveau gouvernement n’est légitime et reconnu qu’à Gaza et ses pouvoirs sont limités. Il est cependant reconnu par les Etats de la Ligue arabe (qui a, dès le 12 juin 1946, une représentation palestinienne), excepté par la Jordanie. Le 24 avril 1950, le parlement jordanien vote l’annexion de la Cisjordanie. Cette décision suscite le mécontentement des nationalistes palestiniens, car elle met fin à l’entité politique de la Palestine.

A l’issue de la guerre israélo-arabe, une question cruciale se pose : celle des réfugiés. Le départ des Arabes se fait en deux étapes. La première commence dès la fin 1947, c’est-à-dire dès l’annonce du plan de partage de l’ONU. Les populations arabes habitant sur la partie israélienne du plan de partage fuient devant les combats. Cette population est estimée à environ 300 000. Pendant le premier conflit israélo-arabe, les Arabes habitant la partie palestinienne de la Galilée occidentale fuient également devant l’armée israélienne, ainsi que ceux habitant la partie du Néguev jouxtant l’Egypte. Ces derniers se réfugient dans la Bande de Gaza. Au total, les Arabes réfugiés pendant ce premier conflit sont estimés à 700 000 et se réfugient au Liban, en Syrie, en Cisjordanie, en Jordanie et dans la bande de Gaza.

Les territoires palestiniens jusqu’à la guerre de 1973 »

La suite ci-dessous :

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Territoires-palestiniens.html

 

Jean Vinatier

Seriatim 2023

 

 

La guerre d’octobre 1973 met le monde au bord du gouffre nucléaire par Henry Laurens N°5707 17e année

 « En faisant franchir aux troupes égyptiennes le canal de Suez, le 6 octobre 1973, et en déclenchant avec l’aide de la Syrie un nouveau conflit contre Israël, Anouar El-Sadate cherchait à mettre fin au statu quo né de la défaite arabe de juin 1967. Avec, comme arrière-pensée, l’idée d’impliquer les États-Unis et de lever la dépendance du Caire à l’égard de Moscou. Un pari en partie réussi mais qui provoqua une alerte nucléaire.

 

Le conflit israélo-arabe, autrement dit les guerres entre Israël et les États arabes, est constitué d’épisodes courts très violents de une à plusieurs semaines, suivis de longues périodes de latence avec éventuellement des affrontements à basse intensité. Le début des années 1960 voit la renaissance du mouvement national dans le cadre de ce qui a été appelé la « guerre froide arabe » opposant États dits « progressistes » et États dits « conservateurs ». Le dossier palestinien y est à la fois un instrument de consensus et un objet de surenchère. Le sommet arabe du Caire de janvier 1964, le premier de ce genre, fixe comme mot d’ordre la « libération de la Palestine ».

C’est le début d’un processus complexe d’imprudences et d’erreurs de calcul de la part de tous les acteurs régionaux qui conduira à la guerre de 1967 (5-10 juin). Le sommet arabe de Khartoum (29 août-1er septembre 1967) fixe le nouveau mot d’ordre : « liquider les séquelles de l’agression », c’est-à-dire récupérer les territoires occupés en juin 1967 par Israël — la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, mais aussi le Golan syrien et le Sinaï égyptien. La Jordanie et l’Égypte se montrent prêtes à accepter une solution politique qui passe par une non-belligérance et non une reconnaissance d’Israël et par une mise de côté, sans le dire, du dossier palestinien. Mais la révolution palestinienne, avec l’installation des fedayin en Jordanie puis l’élection de Yasser Arafat à la tête de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en février 1969 va remettre la Palestine sur l’échiquier diplomatique. La contradiction entre les objectifs des États et la libération de la Palestine conduit aux terribles affrontements de septembre 1970 en Jordanie, appelés Septembre noir1.

L’héritage de Nasser

Le président égyptien Gamal Abdel Nasser décédé le 28 septembre 1970 laisse à son successeur Anouar El-Sadate toute une série d’options. Il y a celle d’une solution esquissée à Khartoum, mais les Israéliens veulent un traité de paix et des annexions territoriales alors que les Américains ne sont pas prêts, contrairement à ce qu’ils ont fait en 1957, à les forcer à évacuer leurs troupes2. Il y a l’option militaire « reprendre par la force ce qui a été pris par la force », c’est-à-dire opérer un réarmement avec l’aide soviétique. Plus de 20 000 « conseillers » soviétiques sont présents en Égypte, dont une partie en position de combat, en particulier dans l’aviation et dans la défense antiaérienne. Mais Moscou ne veut pas d’une nouvelle guerre arabe avec Israël considérée comme perdue d’avance. En revanche, la présence soviétique donne au Caire un motif de marchandage avec les États-Unis.

En effet, c’est une préoccupation majeure pour l’administration de Richard Nixon. Deux écoles de pensée s’opposent à Washington. Celle du département d’État, qui pense qu’une application complète de la résolution 2423 entraînerait une réduction considérable de la présence soviétique dans la région, et celle d’Henry Kissinger, conseiller à la sécurité nationale, qui considère que plus la situation de « ni paix ni guerre » durera, plus les Arabes se rendront compte que seuls les États-Unis ont les moyens de régler le conflit. »

La suite ci-dessous :

https://orientxxi.info/magazine/la-guerre-d-octobre-1973-met-le-monde-au-bord-du-gouffre-nucleaire,6717

 

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2023

 

vendredi 9 juin 2023

Moyen-Orient: la fin des alliances? Bertrand Badie/Dominique Vidal N°5695 17e année

 

5 avril 2023 

« Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, professeur émérite à Sciences Po Paris et chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI Sciences Po). Auteur notamment de Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales (Odile Jacobs, 2019) L’Hégémonie contestée (Odile Jacob, 2019) et Inter-socialités. Le monde n’est plus géopolitique (Éditions du CNRS, 2020), Les puissances mondialisées (Odile Jacob, 2021), Vivre deux cultures, comment peut-on naître franco-persan? (Odile Jacobs, 2022). Son dernier livre est Le monde ne sera plus comme avant (avec Dominique Vidal, Les Liens qui libèrent, 2022). Modération: Dominique Vidal, journaliste et historien. » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023