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vendredi 30 avril 2010

Chine : sélection d’articles parus dans Seriatim depuis 2007 N°686 3e année

Demain débutera l’exposition universelle située à Shanghai : durant six mois la Chine montrera sa volonté d’annoncer l’empire-monde de demain ; elle utilisera cette manifestation comme un outil diplomatique médiatique d’autant plus que c’est la première fois depuis 1851, date de la première exposition universelle à Londres, que la Chine l’accueille et l’organise.
Vous trouverez ci-dessous des articles que j’ai écrits dans
Seriatim. Il est toujours utile de faire une sorte d’inventaire. En écrivant au fil des jours sur différents sujets, on ne se rend pas toujours compte des répétitions et des thèmes oubliés, c’est le cas, notamment, pour la Chine. Cependant, Seriatim étant, aujourd’hui, une chronique du temps présent, demain, peut-être se métamorphosera-t-il en média, on peut encore lui pardonner des omissions et des redondances. Cette sélection permettra, je l’espère, de donner un aperçu du chemin déjà parcouru par Seriatim.


Textes historiques

N° 181 -12 avril 2008 : Paul Valéry
http://www.seriatimonline.com/2008/04/le-chinois-paul-valry-je-connais-ton.html

N° 288 -17 septembre 2008 : Giuseppe Ferrari
http://www.seriatimonline.com/2008/09/giuseppe-ferrari-la-chine-et-leurope.html

N°553 –10 octobre 2009 : Henry Kissinger
http://www.seriatimonline.com/2009/10/kissinger-chine-et-japon-semancipent.html

Chine

N°164 19 mars 2008 :Tibet
http://www.seriatimonline.com/2008/03/pays-des-neiges-du-grand-ouest-chinois.html

N° 431 2 avril 2009 : Chine à l’abordage du FMI
http://www.seriatimonline.com/2009/04/chine-labordage-du-fmi.html

N°497 7 juillet 2009 : Xinjiang
http://www.seriatimonline.com/2009/07/turkestan-oriental-ou-le-xinjiang-entre.html


Chine et l’Asie

N°5 9 août 2007 : Harmonie des deux Corées : China first
http://www.seriatimonline.com/2007/08/harmonie-des-deux-corechina-first.html

N°38- 24 septembre 2007 Entre la Chine et l’Inde, le Myanmar
http://www.seriatimonline.com/2007/09/entre-chine-et-inde-le-myanmar.html

N°119 17 janvier 2008 Bouthan et Népal dans le grand jeu sino-indien
http://www.seriatimonline.com/2008/01/bhoutan-et-npal-dans-le-grand-jeu-sino.html

N°207 19 mai 2008 : Chien et Myanmar : ondulations
http://www.seriatimonline.com/2008/05/chine-et-myanmar-ondulations.html

N°457 14 mai 2009 Sri Lanka
http://www.seriatimonline.com/2009/05/sri-lanka-lile-ne-sera-pas-un-second.html

N°473 29 mai 2009 : Corée du Nord : « Quand les baleines chahutent, les crevettes trinquent »
http://www.seriatimonline.com/2009/05/coree-du-nord-quand-les-baleines_29.html

N°546 9 octobre 2009 Inde : sécuriser sa Rhur
http://www.seriatimonline.com/2009/10/inde-securiser-sa-rhur-dans-le-corridor.html

N°599 22 décembre 2009 : Népal un autre Afghanistan
http://www.seriatimonline.com/2009/12/nepal-un-autre-afghanistan-n599-3e.html

N°633 15 février 2010 : Afghanistan : Zone tampon sino-américaine
http://www.seriatimonline.com/2010/02/afghanistan-zone-tampon-sino-americaine.html

Chine/Etats-Unis

N° 351 3 décembre 2008 Chine/Etats-Unis : nous nous tenons par la barbichette
http://www.seriatimonline.com/2008/12/chineetats-unis-nous-nous-tenons-par-la.html

N° 498 17 juillet 2009 De wall Street à Shanghai le chant du cygne ?
http://www.seriatimonline.com/2009/07/de-wall-street-shanghai-le-chant-du.html

N°506 30 juillet 2009 : Chine/Etats-Unis : deux anses pour un vase ?
http://www.seriatimonline.com/2009/07/chineetats-unis-deux-anses-pour-un-vase.html

N°570 17 novembre 2009 : Obama et la terre du milieu
http://www.seriatimonline.com/2009/11/obama-et-la-terre-du-milieu-n570-3e.html

N°624 2 février 2010 : Obama défie la Chine
http://www.seriatimonline.com/2010/02/obama-defie-la-chine-n624-3e-annee.html

Chine/Russie

N°551 15 octobre 2009 : Sibérie sino-russe et asiatique
http://www.seriatimonline.com/2009/10/siberie-sino-russe-et-asiatiquen551-3e.html

Chine/France/Europe

N°344 27 novembre 2008 : Chine/France un coup d’éventaild e trop ?
http://www.seriatimonline.com/2008/11/chinefrance-un-coup-dventail-de-trop.html

N°510 7 août 2009 Moldavie : débarquement chinois
http://www.seriatimonline.com/2009/08/moldavie-debarquement-chinois-n510-2e.html

N°590 9 décembre 2009 : Grèce : la Chine en sauveur ?
http://www.seriatimonline.com/2009/12/grece-la-chine-en-sauveur-n590-3e-annee.html


Jean Vinatier

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Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto Rico), Gabon, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Kenya, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Mongolie, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Pérou, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM & Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Venezuela, Vietnam, Yémen

jeudi 29 avril 2010

Marcy Kaptur : «protéger les contribuables des crimes financiers » N°685 3e année

Marcy Kaptur est la plus ancienne députée à la Chambre des Représentants : elle représente l’Ohio depuis 1983.
Cette femme politique vient d’écrire une lettre tout à fait exemplaire au ministre de la Justice alors que l’audition des têtes dirigeantes de Goldman Sachs se poursuit devant la commission du Sénat présidée par le sénateur du Michigan, Car Levin.
Le site
Solidarité et Progrès en propose des extraits reproduits ci-dessous. Si vous voulez lire la lettre dans sa totalité en anglais voici le lien :
http://www.huffingtonpost.com/2010/04/20/goldman-sachs-not-too-big_n_544043.html

« (…) de telles manipulations ont mené au quasi-effondrement du système financier américain et coûtent des centaines de milliards de dollars aux contribuables. Au vu du dossier déposé par la SEC, il semble qu’une violation sans précédent de la loi ait eu lieu. La montagne de preuves qui continue de s’accumuler révèle qu’il ne s’agit pas d’un cas exceptionnel ou isolé. « Il faut garantir que les actes criminels fassent vigoureusement l’objet de poursuites et que les responsables seront punis.
« Le ministère de la Justice a le pouvoir d’entamer des poursuites contre les responsables de fraudes financières. Nous vous demandons de vous assurer que le ministère suive de près ce cas, et d’autres, afin que des enquêtes approfondies soient menées et que les criminels impliqués soient poursuivis pour ces actes et d’autres violations financières. Si un suivi de cette affaire n’est pas déjà en cours, nous vous demandons respectueusement de vous assurer que tous les pouvoirs du ministère soient mis en œuvre pour ouvrir immédiatement une enquête. Le peuple américain exige et mérite que justice soit faite, alors que le contribuable à dû renflouer Wall Street, avec pour seul résultat de voir s’accroître le chômage et les saisies de logement.
« Comme vous le savez, la résolution H.R. 3995 (…) vous autorise à embaucher plus de procureurs, autorise le FBI à engager 1000 agents supplémentaires ainsi que des experts légaux, et permet à la SEC de recruter plus d’enquêteurs afin de poursuivre les procédures judiciaires et débarrasser notre système financier des criminels.
« Nous, membres du Congrès, sommes prêts à vous soutenir pour protéger les contribuables des crimes financiers. Nous vous demandons de vous saisir de cette affaire, ainsi que des autres, de rendre justice au peuple américain, de mettre les criminels en prison et de rétablir l’intégrité au sein de notre système financier.
Marcia Kaptur »

« Protéger les contribuables des crimes financiers » c’est-à-dire les citoyens et au-delà la souveraineté des nations. N’est-il pas immoral que tous ces gens de finance véritables voyous ne sentent pas peser sur eux la crainte de la prison, la menace de la saisie de leurs biens ?


Jean Vinatier

Source :


http://www.huffingtonpost.com/2010/04/20/goldman-sachs-not-too-big_n_544043.html


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mercredi 28 avril 2010

Chateaubriand : « N’étant que simple citoyen »- N°684 3e année

Tandis que le couple présidentiel succombe aux sérénades de cabaret du gouvernement chinois lui donnant un faux sentiment de puissance et de reconnaissance, tournons-nous vers nos grands et indépassables auteurs : le vicomte de Chateaubriand est l’un des plus illustres : se lasse-t-on de relire les Mémoires d’Outre-tombe ?
La relecture de la préface de son ouvrage, long, détaillé et malheureusement trop caché, De la monarchie selon la Charte (1816) n’est pas inutile aujourd’hui tant tout se défait, se délite ne suscitant que des colères limitées.

« Si n'étant que simple citoyen, je me suis cru obligé dans quelques circonstances graves d'élever la voix et de parler à ma patrie, que dois-je donc faire aujourd'hui? Pair et ministre d'Etat, n'ai-je pas des devoirs bien plus rigoureux à remplir, et mes efforts pour mon roi ne doivent-ils pas être en raison des honneurs dont il m'a comblé ?
Comme pair de France, je dois dire la vérité à la France, et je la dirai.
Comme ministre d’Etat, je dois dire la vérité au roi, et je la dirai.
Si le conseil dont j'ai l'honneur d'être membre, était quelquefois assemblé, on pourrait me dire : « Parlez dans le conseil ; mais ce conseil ne s'assemble pas: il faut donc que je trouve le moyen de faire entendre mes humbles remontrances, et de remplir mes fonctions de ministre.
Si j'avais besoin de prouver par des exemples que les hommes en place ont le droit d'écrire sur les matières d'Etat, ces exemples ne me manqueraient pas: j'en trouverais plusieurs en France, et l'Angleterre m'en fournirait une longue suite. Depuis Bolingbroke jusqu'à Burke, je pourrais citer un grand nombre de lords, de membres de la chambre des communes, de membres du conseil privé, qui ont écrit sur la politique, en opposition directe avec le système ministériel adopté dans leur pays.
Eh quoi ! si la France me semble menacée de nouveaux malheurs ; si la légitimité me paraît en péril, il faudra que je me taise parce que je suis pair et ministre d'Etat ! Mon devoir au contraire est de signaler l'écueil, de tirer le canon de détresse, et d'appeler tout le monde au secours. C'est par cette raison que pour la première fois de ma vie je signe mes titres, afin d'annoncer mes devoirs et d'ajouter, si je puis, à cet ouvrage le poids de mon rang politique.
Ces devoirs sont d'autant plus impérieux, que la liberté individuelle et la liberté de la presse sont suspendues. Qui oserait, qui pourrait parler? Puisque la qualité de Pair de France me donne, en vertu de la Charte, une sorte d'inviolabilité, je dois en profiter, pour rendre à l'opinion publique une partie de sa puissance. Cette opinion me dit: « Vous avez fait des lois qui m'entravent ; prenez donc la parole pour moi, puisque vous me l'avez ôtée. »
Enfin, le public m'a prêté quelquefois une oreille bienveillante: j'ai quelque chance d'être écouté. Si donc en écrivant 'je peux faire un peu de bien, nia conscience m'ordonne d'écrire. Quand on remplit de pareils devoirs on est résigné à tout.
Cette Préface se bornerait ici si je n'avais quelques explications à donner.
Le mot de royaliste, dans cet ouvrage, est pris dans lin sens très-étendu : il embrasse tous les royalistes, quelque soit la nuance de leurs opinions, pourvu que ces opinions ne soient pas dictées par les intérêts moraux et révolutionnaires.
Par gouvernement représentatif, j'entends la monarchie telle qu'elle existe aujourd'hui en France, en Angleterre et dans les Pays-Bas, soit qu'on veuille ou qu'on ne Veuille pas convenir de la justesse rigoureuse de l'expression.
Quand je parle des fautes, des systèmes, des ordonnances, des projets de loi d'un ministère, je ne fais la part ni du bien ni du mal à chacun des ministres qui composaient ou qui composent ce ministère. Le principe est qu'une mesure ministérielle est l'ouvrage de tous les ministres. Ainsi j'ai blâmé fortement des ministères dans lesquels même j'avais des amis, sans égard à mes affections particulières. Quant aux ministres que j'ai cru devoir faire ressortir de cette loi générale, et que j'ai désignés, ils se reconnaîtront.

François-René de Chateaubriand »
Jean Vinatier
Source
:

De la monarchie selon la Charte, Bruxelles, Auguste Wahlen, 1816

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mardi 27 avril 2010

Belgique grippée = Europe alitée N°683 3e année

« Les Flamands et les Francophones ne sont plus un couple mais des copropriétaires fatigués, condamnés à s'entendre. » Le commentaire de Célestin Damblon à l’article du Monde intitulé, « En Belgique le scénario du pire se profile », serait une remarque presque sage au regard de toutes les hypothèses qui déferlent dans les médias au lendemain de la démission du Premier ministre,Yves Leterme, acceptée par le roi.
La Grèce peut-elle faire faillite ? La Belgique peut-elle disparaître ?
A la première question, la réponse est négative, un pays n’étant pas une entreprise, à la seconde, répondre par oui ou non est plus explosif.
La Belgique est née de la volonté des puissances européennes fidèles à l’esprit du congrès de Vienne (1814-1815) et de la politique britannique d’éviter, après la révolution belge de 1830, toute présence française à Anvers soit par l’annexion soit par le choix d’un prince de Bourbon-Orléans comme souverain. S’il y a un Etat qui doit son existence à l’Europe, c’est bien la Belgique tout comme aujourd’hui le Kosovo. Les traités qui régissent l’Union européenne interdisent toute modification de frontière et par conséquent toute atteinte à l’intégrité des Etats. Rapportons aussi que Bruxelles est d’une certaine manière la capitale de l’Union à l’instar de Gand sous Charles Quint : qu’on le veuille ou non la Belgique est l’épicentre du continent comme l’étaient, jusqu’au traité d’Aix-La-Chapelle (1748), les puissances italiennes ou « italiques » selon la belle expression de Théodore de Chavigny, grand-oncle de Vergennes.
Certains diront que si la Belgique a pu surgir dans le cerveau des diplomates du XIXe siècle, pourquoi leurs « descendants » ne feraient pas le contraire en approuvant une république flamande catholique sans sympathie pour les Néerlandais et une Wallonie partagée entre l’indépendance et une réunion à la France ? Sans doute, oublie-t-on, qu’en dépit des disputes et des haines entre les deux entités, la Belgique est pour une large majorité la base de leur identité avec au sommet un roi arbitre. Souvenons-nous de l’unité belge lors de la mort de Baudoin Ier en juillet 1993 : les journalistes pensaient que le pays ferait preuve d’une peine de convenance alors qu’il n’en fut rien ! Albert II, s’il ne dépasse pas en affection son frère, reste une puissance morale que les politiques ne contestent pas sauf les plus enragés.
Il n’en reste pas moins, que la crise gouvernementale et les élections législatives de juin interviennent dans un moment où l’Union navigue en pleine tempête avec l’endettement de plusieurs Etats et un traité institutionnel de Lisbonne imposé dans le mépris des peuples. Si, au 1er juillet, la Belgique reste ingouvernable comment pourra-t-elle exercer la présidence de l’Union pendant 6 mois ? Fera-t-on « sauter » sa présidence ?
Au vu du désordre européen pour venir en aide à la Grèce, ne peut-on pas craindre que certains lobbies n’accélèrent la mise en place d’une assemblée transatlantique ? Le projet est dans les cartons. Ne pense-t-on pas que l’avenir de l’euro serait également menacé ? A quoi servirait une telle assemblée si le dollar n’y régnait pas en maître ? Est-ce vraiment un hasard si le FMI, où les Etats-Unis détiennent 17% des voix, est encouragé à « sauver » les Hellènes à la place des pays de la zone euro?
Quand la Belgique a la grippe, l’Europe s’alite.

Jean Vinatier

Sources :

http://www.lemonde.fr/reactions/9/9bc7d7a8/celestin-damblon/
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/04/27/en-belgique-le-scenario-du-pire-se-profile_1343092_3214.html

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Philippe Randa : « Grand bruit médiatique et long feu judiciaire » N°682 3e année

Ci-dessous une chronique bien enlevée de Philippe Randa (en réalité Philippe-André Duquesne) fils d’écrivain belge et auteur lui-même de nombreux romans :

« Cette semaine, pensant probablement se rendre populaire grâce aux Belphégors qui défraient l’actualité – jusqu’à quand ? –, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, bombe le torse et réclame haut et fort des sanctions contre un citoyen de fraîche nationalité française. Et quelle sanction ! La perte de cette dernière, ni plus ni moins. L’effet d’annonce est parfait. Comme d’habitude en Sarkozie. Le citoyen de gauche braille aussitôt au racisme – c’est un réflexe – et le citoyen de droite en frémit de bonheur à l’idée qu’enfin ! on va en virer un ! La bêtise sectaire de gauche rejoint ainsi le lâche soulagement de droite.Gageons qu’une fois de plus, toute cette affaire qui fait grand bruit médiatique aujourd’hui fera long feu judiciaire demain. Comme d’hab’ ! Tout d’abord la contravention de la concubine de Lies Hebbadj – victime de pandores en mal de leur quota quotidien de contraventions – ne tiendra jamais devant un tribunal, aussi soumis soit-il au garde des sceaux. Conduire en état de niqab serait dangereux ? Ah bon ! À cause de la visibilité ? Faudrait-il encore prouver que les casques des pilotes de courses en offrent davantage…Ensuite, la mise en cause de son concubin pour polygamie. Le parquet de Nantes enquête ! Inutile, puisque l’intéressé reconnaît lui-même être le père des enfants de quatre femmes. Rappelons tout de même qu’actuellement deux mariages sur trois finissent en divorce – un sur deux en Île-de-France – et que les familles recomposées sont légions dans notre pays.
Tous polygames, alors ?
L’intéressé s’est d’ailleurs immédiatement défendu comme on pouvait s’y attendre : “À ce que je sache, a-t-il déclaré, les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l’islam. Peut-être par le christianisme, mais pas en France”.
On pourrait ajouter que les exemples jalonnent notre histoire nationale, des favorites des Rois de France aux “connaissances” – parfois fatales avant de prendre l’escalier – de nos Présidents de la république… Et que si les aventures extra-conjugales d’un Valery Giscard d’Estaing ou d’un Jacques Chirac sont connues de tous, reconnaissons qu’au moins qu’ils ne les ont jamais reconnues, contrairement à un François Mitterrand qui ne fit pas mystère de sa double-vie sentimentale et de sa fille Mazarine dans les derniers temps de son second septennat…
Quant à notre actuel président Nicolas Sarkozy, amoureux de sa Cécilia en juin, divorcé en automne, remarié au printemps avec Carla – “du sérieux”, comme il dit –, n’est-il pas le père d’enfants de deux précédents mariages ?L’accusation de polygamie ne tiendra pas davantage au tribunal que la dangerosité de la conduite de sa concubine.
Quant aux “interrogations sur la régularité des aides sociales dont bénéficieraient plusieurs personnes de sexe féminin qui seraient en relation avec lui”, qu’en termes choisis ces choses sont dites : mais qui est responsable des lois ouvrant grand ces véritables tonneaux des Danaïdes sociales à tous ceux qui ne demandent qu’à en profiter… et qui est responsable des abus ?
Le gouvernement est complice des arnaques aux allocations sociales!, rapporte Le Cri du contribuable. Un rapport parlementaire et une note confidentielle de la préfecture de police de Paris le prouvent. La fraude aux allocations sociales est mal connue et régulièrement sous-estimée par les administrations sociales, peu portées à avouer leur négligence dans ce domaine et la faible motivation de leur personnel. Les syndicats incitent ce personnel à ne pas faire son travail de contrôle, afin de ne pas se livrer au “flicage des pauvres”.(1)
Alors, le matamore Hortefeux peut bien menacer tant qu’il veut Lies Hebbadj de lui faire retirer sa nationalité… Car lui – au vu de ce qui lui est actuellement reproché – n’a commis aucun délit au regard de la loi française, alors que dans le même temps voleurs et criminels ne sont plus exposés à une telle sanction depuis qu’un certain Nicolas Sarkozy a fait abolir la double peine.
N’a-t-il pas écrit dans son livre La République, les religions, l'espérance(2) : “La réforme de la double peine a procédé de la même conviction : à chaque délit, à chaque crime, il doit y avoir une réponse pénale ferme. Mais celle-ci ne peut varier selon que l’on est, sur sa carte d’identité, français ou non. Lorsqu’il a passé toute son enfance en France ou qu’il y a fondé une famille, le second n’a pas à subir une seconde sanction en étant expulsé dans son pays de nationalité et coupé de sa famille”.
S’il y en a bien un qui a “fondé une famille” et même plusieurs, c’est bien monsieur Hebbadj !Le comble serait qu’il ait voté pour Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle… Allez savoir…
Philippe Randa
Notes:
(2) Éditions du Cerf, 2004, 172 pages, 23 euros. »


Jean Vinatier


Sources :
http://www.philipperanda.com/cc/article01/EkZkFVZEkVmdFbBMZO.shtml
http://www.francephi.com


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lundi 26 avril 2010

La Turquie face aux « patries perdues » des Arméniens, Assyriens et Pontiques - N°681 3e année

Avril 2010 : des Turcs d’Istanbul voudraient que leur pays reconnaisse le génocide arménien intervenu en 1915 : c’est une première ou presque. La nation turque oserait-elle faire un voyage rétrospectif dans sa mémoire ?
Dans les années qui précédent le début de la Première guerre mondiale, l’empire ottoman baigne dans une atmosphère ultra-nationaliste qui se renforce au fur et à mesure des défaites militaires : devant la Bulgarie, pertes, de Rhodes, de la Tripolitaine où sert le futur Atatürk en 1912. Pour les Jeunes-Turcs, arrivés au pouvoir en 1913, que fallait-il faire : « ottomaniser » l’empire ou éclore le panturquisme ? Au début, ce parti, symbolisé par les trois pachas, Talaat, Enver et Djemal, pense fonder un empire fédéral où tous les peuples auraient leur place mais les revers de l’armée ottomane en 1915 et les querelles internes les conduiront à se trouver des boucs émissaires.
Les populations chrétiennes seront les plus visées : quelles sont-elles ? D’abord tous les Grecs d’Orient ( de Cappadoce, de Thrace orientale, du Pont-Euxin ou Pontique) ensuite les Assyriens qui regroupent des peuples comme les Araméens, les Chaldéens et des chrétiens minoritaires tels les nestoriens et bien évidemment les Arméniens dont certains furent les traducteurs officiels du Sultan, de la Sublime Porte.
En avril 1915 les déplacements des Arméniens et des Assyriens devancèrent ceux des Grecs du Pontios. On évalue à plus de 2 millions de morts les déportations de tous ces peuples jusqu’à la fin de l’Empire Ottoman (1922) et les débuts de la République en 1923.
Dans un article paru en 2003, Michel Bruneau et Kyriakos Papoulidis, géographe et historien, n’hésitent pas à parler d’un
« Auschwitz en mouvement » pour caractériser l’ensemble de cette période.¹
Longtemps occultés et contestés par les autorités turques qui opposeront les massacres opérés par les Grecs et les Arméniens contre les Turcs et les Kurdes, ces faits historiques reviennent périodiquement à la surface telle une ombre maléfique. Dernièrement, sous l’influence du riche lobby arménien, la commission du sénat américain a condamné Ankara obligeant le Président Obama à calmer la colère du Premier ministre Erdogan.
La Turquie du Président Gul aimerait prendre une place incontournable à la fois en Asie, vis-à-vis de l’Union européenne et même rejoindre les pays du B.R.I.C. Les efforts déployés par le ministre des Affaires Etrangères, Ahmet Davotoglu dont le rêve serait, dit-on, de placer l’ensemble des 850 millions de turcophones sous l’égide d’Ankara amènent, inévitablement la Turquie à regarder en face les événements des années 1915-1923.
L’excellence de sa situation géographique place la Turquie au centre des enjeux énergétiques. Elle remet en cause l’alliance (peu ancienne) avec Israël tandis qu’à l’intérieur le pouvoir a marqué des points contre les mouvements d’extrême droite et a évité que les généraux ne fomentent un énième coup d’Etat. Cependant, elle se montre toujours aussi intransigeante avec les Kurdes et les Arméniens anatoliens ; elle ne parvient toujours pas à conclure une véritable paix avec la république arménienne et, Ankara se voit toujours dénier la possibilité d’entrer dans l’Union européenne.
Qu’est-ce qui fait que les Turcs refusent de courber l’échine ? En 1920, le traité de Sèvres consacrant le dépècement de l’Empire Ottoman a nourri la peur de se voir réduits à la portion congrue coincés entre un Etat kurde, une république grecque du Pont ou pire une confédération ponto-arménienne allant de la mer Noire jusqu’à Erevan ? D’où le succès fulgurant d’Atatürk : En 1923, le traité de Lausanne actait la victoire du nouveau leader turc sur tous les ennemis susnommés !
Dans les capitales européennes, on ne semble pas saisir la complexité de cette Anatolie turque préférant la regarder comme une terre d’islam, forcément obscurantiste et arriérée
En fait la Turquie n’a pas tranché, elle est toujours mal à l’aise face aux « patries perdues » : d’un côté, elle revendique un nationalisme turc exclusif (elle ne se hâte guère de sauver les archives d’avant 1922 et d’encourager à réapprendre l’ottoman ou le turco-persan), de l’autre, elle renouerait pour une forme d’empire. Les dynasties marchandes mises en place sous Atatürk ne sont-elles pas fières d’unir leurs enfants à des grands noms de l’ère ottomane, de financer les universités, les bibliothèques quand elles ne les créent pas ?
La Turquie s’acceptera-t-elle composée de peuples divers au sein d’une nation-monde turcophone ? S’il y a un message que les peuples des « patries perdues » lui laissent, c’est celui de l’encourager à faire son aggiornamento.


Jean Vinatier

Sources:

1-Michel Bruneau et Kyriakos Papoulidis « La mémoire des « patries inoubliables » », Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2/2003 (no 78), p. 35-57.

Toynbee (Arnold J.) The Western question in Greece and Turkey, Constable and Company, Londres, 1922

http://www.archive.gr/news.ph p?readmore=181

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jeudi 22 avril 2010

Thaïlande : un royaume qui doute ? N°680 3e année

Le royaume thaï connaît des convulsions très fortes : un vieux roi hospitalisé depuis le mois de septembre 2009, une vie politique agitée, violente qui oppose d’un côté les chemises rouges, partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shimawatra regroupant les couches sociales les moins favorisées face aux chemises jaunes, soutenues par les familles nobles et la haute bourgeoisie. A ces groupes s’ajoutent, maintenant des chemises, roses (ex-jaunes), et noires, aile dure des jaunes. Le royaume entre-t-il dans une spirale dangereuse ou bien assistons-nous à une énième crise politique dont le pays est sujet depuis les années 1930 qui avaient vu s’effondrer la monarchie absolue sous l’action des généraux ?
Il convient de ne pas négliger un face-à-face religieux entre les bouddhistes (les 4/5e des Thaïs) et les musulmans sunnites patani qui représentent modo grosso 10% de la population qui s’affirment comme les sino-thaïs (10% de la population) de plus en plus dans Bangkok.
Citons Michel Gilquin, spécialiste des sociétés musulmanes et chercheur au Centre d'Etudes en Sciences Sociales et Humaines Jacques Berque de Rabat
: « Longtemps, l'islam thaïlandais a été perçu principalement comme un phénomène local du grand sud où les fidèles du Prophète étaient d'ethnie malaise. Aujourd'hui, les transformations sociologiques ne permettent plus de l'envisager sous la seule dimension d'un particularisme ethnico-confessionnel : à Bangkok, entre 1/2 et un million de musulmans sont établis et dans certaines banlieues, les mosquées sont désormais plus visibles que les wats bouddhistes ! »¹
Nous sommes devant une situation nouvelle : d’abord par la personnalité de Thaksin Shimawatra désireux de reconquérir le pouvoir et, dit-on, d’abolir la monarchie ; ensuite par l’agitation musulmane dans tout le sud thaïlandais composé de quatre territoires malais jusqu’en 1909 (Kala, Patani, Narathiwat, Satun) date à laquelle les Anglais imposèrent le partage du royaume de Patani alors qu’ils « construisaient » une Malaisie, aujourd’hui, une fédération plus que fragile.
Enfin, se greffe la question de l’armée : pilier de la vie politique thaïlandaise, elle se contentait d’arbitrer les conflits intervenants entre les partis politiques quitte à faire pencher la balance : ainsi en décembre 2008, les militaires appuyèrent-ils les chemises jaunes contre les chemises rouges. Mais aujourd’hui, l’apparition de chemises noires au comportement plus radical (ne sont-ils pas les responsables des 25 morts du 10 avril dernier ?) ne confortent-ils pas ceux qui appréhendent une guerre civile ?
Âgé de 82 ans, le roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) continue à recevoir l’amour de ses sujets, le prince héritier Wachiralongkorn, lui, ne recueille la sympathie de personne à l’inverse de sa sœur la francophile Sirindhorn Thepha Rattana Suda : sera-t-elle la prochaine reine ?
Sur fond de revendications sociales affirmées par les chemises rouges, d’une armée moins unie et la montée en puissance de la minorité musulmane (notamment au sein de l’état-major), qu’il faut resituer dans le contexte sud-asiatique pourrait rendre plus incertain le lendemain thaïlandais.


Jean Vinatier

Médias français en Thaïlande :
http://www.gavroche-thailande.com/
http://www.echo-isan.com/journal/categorie/transports

In Seriatim
http://www.seriatimonline.com/2008/12/edito-thalande-retour-la-case-dpart.html

Source:
1-Gilquin (Michel): Musulmans de Thaïlande, L’Harmatan, Paris, 2002

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mercredi 21 avril 2010

Burqa : une loi pour 367 femmes voilées N°679 3e année

La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a comptabilisé le nombre exact de burqas: 367. A priori, on ne risque pas la déferlante ! Les banlieues présentées comme les laboratoires maléfiques de tous nos maux du jour et du futur ne seraient donc pas non plus l’industrie d’une « serial burqa ». Cependant, la présidente de Ni putes, ni soumises, Sihem Habchi, disait cet après-midi sur France-Info que « le monde entier avait les yeux sur la France » !
Notre pays donnerait-il le tempo à des lois faites pour combattre une minorité ou micro-communauté promouvant une tenue vestimentaire (laide) qui n’est pas, rappelons-le, un habit spécialement religieux ? Est-ce l’intérêt général ? François Fillon a répété que le gouvernement prenait le risque de difficultés juridiques pour donner jour à cette loi fustigeant d’avance le Conseil constitutionnel s’il rendait un avis négatif en cas de saisine !
Est-ce à dire que la présidence sarkozienne s’affole depuis les élections régionales pour en arriver à agir par le coup de force et ramener les électeurs du Front national et remobiliser les UMPistes ?Pour l’opinion publique, la burqa égalant la mosquée, l’Elysée compte bien engranger quelques points positifs tout en envoyant un signal d’avertissement aux Français musulmans.
Effectivement la future loi s’inscrit bien dans une reconquête, sur fond de peur, des Français autour de la sécurité et allons plus loin, de la sécurité identitaire. Nicolas Sarkozy a quasiment scénarisé l’installation du nouveau directeur de cabinet du préfet de police de Paris Jean-Louis Fiamenghi qui succède à Christian Lambert, nommé lui en Seine-Saint-Denis. Quelques jours auparavant, le Chef de l’Etat promettait depuis Tremblay une guerre sans faiblesse contrez l’insécurité. Un combat assez difficile puisque l’actuel pouvoir diminue le nombre de fonctionnaires de police et que jusqu’à présent il n’a guère brillé par les résultats. Croit-il convaincre les Français ?
Agiter la burqa, c’est mettre le voile (mais oui) sur les Français pour qu’ils ne s’angoissent pas de tous les problèmes sociaux et économiques à venir : les tensions sociales n’iront-elles pas en grandissant avec des risques accrus de dérapage ? Focaliser nos concitoyens sur ce point, c’est aussi éviter qu’ils s’indignent , en plus du coût de la grippe H1N1, des 20 milliards d’euros gagnés par les banques comme l’écrit Serge Halimi dans
Le monde diplomatique : « Il y a dix-huit mois en effet, au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles. Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. »
Dans cette France « burqaphobe » pense-t-on que la police arrêtera les femmes voilées des émirs asiatiques et des millionnaires africains sur les Champs-Élysées ? Non. La plus belle avenue du monde jouit d’une sorte d’extraterritorialité : personne ne se choque que le café Zaman, un after désormais célèbre depuis que les Bleus et la pulpeuse Zahia D. sont sur la sellette, soit un mot turc (« le temps ») mais que n’entendrait-on pas si l’établissement se situait dans le 9-3 !
Cette loi, contrairement, à ce qui est parfois dit, constituera une victoire pour les intégristes lesquels ont précisément « les yeux sur la France » Que fallait-il faire me rétorquera-t-on ? C’est très simple, les maires, en prenant un arrêté municipal, interdiraient toute burqa dans leur ville : Après tout ne réussissent-ils pas avec succès à prohiber les vacanciers qui se promènent à moitié nus pendant la période estivale?
Burqa, mosquée, insécurité avec à l’arrière plan la religion musulmane tout se mêle et s’emmêle dans la pelote gouvernementale laquelle pourrait bien devenir une vraie bombe. Croyez bien que ceux qui « ont les yeux sur la France» voient mieux qu’avant, nos faiblesses et nos fébrilités.
Il est inquiétant de voir que l’impéritie du pouvoir et des élus, députés, sénateurs pour beaucoup également maires, dédaigne la sagesse, refuse d’user de moyens légaux déjà entre leurs mains pour des objectifs strictement politiciens. Ne perdront-ils pas sur les deux tableaux ?
Quant aux femmes et à la laïcité, ne sont-elles pas embarquées dans un navire qui tangue de Charybde en Scylla ?
Pendant ce temps, la FNAC de Nice attribue un prix de la photo catégorie politique incorrecte, à une œuvre montrant un jeune homme se torchant le cul avec le drapeau français. Une autre loi est certainement en gestation…….
Tout se délite !

Jean Vinatier

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mardi 20 avril 2010

Paul Graig Roberts et le mythe des délocalisations N°678 3e année

Dans un article publié dans Information clearing house et traduit par le média belge Contreinfo.com, l’ancien sous-secrétaire d’Etat au Trésor de Ronald Reagan, Paul Graig Roberts, livre ses réflexions sur le livre des frères Ron et Anil Hira : Outsourcing America (Délocaliser l’Amérique).
Peu d’ouvrages, semble-t-il, abordent de plein front la problématique posée par les externalisations ou délocalisations des emplois. C’est en quelque sorte, la face cachée du capitalisme financier qui privilégie l’actionnaire au détriment du salarié. Pour l’heure, les conséquences ont des répercutions dramatiques : elle sape les familles, les collectivités, l'économie en général, et, plus inquiétant encore, détruit le pouvoir d'achat, le moteur de la croissance moderne.
La situation sociale dramatique dans laquelle se trouvent les Etats-Unis (et la plupart des pays de l’Union européenne) débouchera-t-elle dans le champ politique ? Paul Graig Roberts est un républicain du courant paléo-conservateur dont les membres militent pour le protectionnisme, l’isolationnisme, le fédéralisme, affirment une défiance envers la sécurité sociale et ce au nom de la singularité de l’identité américaine. Ils sont les adversaires déclarés des néo-conservateurs, ultra-libéraux et bellicistes lesquels ont dominé Washington pendant l’ère Bush.
A travers la critique de l’ouvrage des frères Hira, on perçoit bien les multiples tensions et interrogations qui assaillent les Etats-Unis. Elles surprendront et dérouteront (peut-être) les lecteurs européens habitués à des simplifications excessives de la vie politique au sein de cette « hyper-puissance ». Nous avons un autre léger aperçu avec le mouvement Tea party qui prétend concentrer l’ensemble des colères citoyennes de ce pays, regroupant autour de lui des Américains issus des classes moyennes.
La question de la délocalisation est désormais ouverte, gageons qu’elle atteindra les côtes européennes dans un laps de temps très court. Dés à présent, elle entraîne une foule de questions et de réflexions.

Critique de l’ouvrage des frères Hira :

« Les délocalisations sont-elles bénéfiques ou bien néfastes pour l’Amérique ? Pour convaincre les Américains des bénéfices des délocalisations, des entreprises spécialisées dans ce domaine sponsorisent des « études » trompeuses et partiales.
Seule une petite poignée de personnes a étudié objectivement à la question. Celle-ci, tout comme le grand nombre d’américains qui ont vu leurs carrières détruites par les délocalisations ont une vision différente de l’impact de cette pratique. Jusqu’ici, il n’y a pas eu de véritable débat sur la question, mais une simple condamnation des sceptiques, qui sont qualifiés de « protectionnistes ».
Un ouvrage important vient de paraître : « Outsourcing America » (Délocaliser l’Amérique), publié par l’American Management Association. Les auteurs Ron et Anil Hira deux frères, sont experts en la matière. L’un est un professeur à l’Institut de technologie de Rochester, et l’autre est professeur à l’Université Simon Fraser.
Ils notent que, malgré l’énormité des enjeux pour tous les Américains, une situation de déni des effets néfastes pour les États-Unis persiste chez les responsables politiques et les promoteurs des délocalisations. Les frères Hira réussissent dans leur tâche de ramener à une dure réalité, là où les illusions prévalaient.
Une étude de l’Université de Californie conclut que 14 millions d’emplois de cols blancs sont susceptibles d’être délocalisés, et ce pourrait être une estimation trop prudente. Ce ne sont pas seulement les opérateurs des centres d’appels, les services clients et les emplois de back-office qui sont concernés, mais aussi l’analyse boursière, les technologies de l’information, la comptabilité, l’architecture, l’ingénierie technique de pointe, l’information, et les services médicaux et juridiques. Les auteurs notent que ce sont les emplois du « Rêve Américain », les emplois permettant de gravir l’échelle sociale et qui génèrent l’essentiel des recettes fiscales finançant l’éducation, la santé, l’infrastructure et les systèmes de sécurité sociale.
La suppression de ces emplois représente pour les entreprises un nouvel « or des fous ». La mentalité court termiste des entreprises américaines, résultant des primes liées aux résultats trimestriels, fait que les sociétés perdent non seulement leurs meilleurs employés, leur capital humain, mais également les consommateurs qui achètent leurs produits. Les employés remplacés par des travailleurs étrangers et qui se retrouvent au chômage ou doivent effectuer des travaux moins bien rémunérés consomment moins. Ils épargnent également moins pour leur retraite et financent moins d’investissements nouveaux.
Des économistes dépourvus de réflexion supposent que de nouveaux emplois de meilleure qualité seront offerts aux Américains victimes des délocalisations. Mais ces économistes ne parviennent pas à identifier ces emplois. Les auteurs soulignent que « la feuille de route pour le retour à l’emploi des travailleurs américains délocalisés est catastrophique : Le ministère du travail indique que plus d’un travailleur sur trois dont l’emploi a été délocalisé reste au chômage, et beaucoup parmi ceux qui sont assez chanceux pour retrouver un emploi subissent des baisses de salaire importantes. De nombreux travailleurs de l’industrie dont l’emploi avait été délocalisé il y a une dizaine d’années ont suivi des formations et ont retrouvé un emploi dans le secteur informatique. Ils font maintenant face à la situation peu enviable de voir leur deuxième métier disparaître à l’étranger. »
Les économistes américains sont si inattentifs aux périls des délocalisations qu’ils ne comprennent pas que la même incitation qui conduit à déplacer la production d’un bien ou un service exportable vaut pour tous les biens et services exportables. Au 21ème siècle, l’économie n’a créé des emplois que dans les services et les biens non exportables, qui sont typique de la main-d’œuvre de pays du tiers monde.
Avant l’avènement des délocalisations, les employés étaient protégés contre le travail à bas salaire de l’étranger. Les Américains travaillaient en mettant en œuvre plus de capital, une technologie plus avancée, et leur productivité plus élevée protégeait leurs salaires également plus élevés.
La délocalisation contraint à entrer en compétition avec des travailleurs étrangers en « compromettant l’avantage comparatif des travailleurs américains par rapport aux travailleurs étrangers : leur présence physique aux États-Unis » et « en fournissant aux travailleurs étrangers les mêmes technologies. »
Le résultat, c’est une situation perdant-perdant pour les salariés américains, les entreprises américaines, et le gouvernement américain. La délocalisation a entraîné un chômage record dans les domaines de l’ingénierie et une baisse importante des inscriptions à l’université dans les disciplines techniques et scientifiques. De nombreux autres emplois sont occupés par des étrangers moins bien payés qui bénéficient de visas H-1b et L-1. Les employés américains sont licenciés après avoir été contraint de former leurs remplaçants étrangers.
Les sociétés américaines justifient leurs opérations outre-mer comme étant essentielles pour s’implanter dans les marchés émergents d’Asie. Les frères Hira estiment que cela relève de l’auto-illusion. « Il n’existe aucune preuve qu’ils seront en mesure de supplanter les entreprises locales chinoises et indiennes, qui assimilent très rapidement la technologie et le savoir-faire des usines américaines locales. En fait, les études montrent que les entreprises informatiques indiennes ont toujours supplanté leurs homologues américaines, même sur les marchés des États-Unis. Il est donc temps pour les P-D-G de commencer à s’interroger si tout ira bien lorsque leurs propres emplois seront eux aussi délocalisés »
Les auteurs notent que les implications des délocalisations sur la sécurité nationale « ont été largement ignorées. »
Les délocalisations érodent rapidement le statut de superpuissance de l’Amérique. A partir de 2002, les USA ont enregistré des déficits commerciaux avec l’Asie, le Mexique et l’Irlande, sur les produits des technologies de pointe. Étant donné que ces pays ne sont pas leaders dans ces technologies, de toute évidence ces déficits proviennent de fabrications américaines effectuées à l’étranger. En fait, les États-Unis transfèrent leur technologie, qui est rapidement adoptée, alors que dans le même temps les entreprises américaines se réduisent à un nom de marque et à une force de vente.
En annexe, les auteurs effectuent une lecture dévastatrice de trois « études » qui ont été utilisées pour faire taire les doutes existants sur les délocalisations : l’étude Global Insight (mars 2004) de l’Association des Technologies de l’Information d’Amérique, l’étude de Catherine Mann (décembre 2003 ) pour l’Institute for International Economics, et l’étude du McKinsey Global Institute (août 2003).
L’ITAA est un groupe de lobbying en faveur des délocalisations. L’ITAA a biaisé les résultats de l’étude en ne communiquant que son résumé à des journalistes ayant accepté de ne pas solliciter l’avis d’opinions extérieures avant d’écrire leurs articles.
Selon les auteurs, l’étude de Mann est une « prévision déraisonnablement optimiste basée sur une analyse fautive et une mauvaise compréhension de la technologie et de la stratégie. »
Enfin, le rapport McKinsey « doit être considéré comme un document de lobbying, mû par l’intérêt, qui présente une estimation optimiste et irréaliste de l’impact de la délocalisation et propose des solutions insuffisantes et politiquement non viables aux problèmes qui ont été identifiés. »
« Outsourcing America » est un livre important. Seuls des fous continueront de s’accrocher à l’idée que les délocalisations sont bénéfiques pour l’Amérique.

Paul Graig Roberts »



Jean Vinatier

Source de l’article traduit par Contreinfo:
1-
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3039

Source du site original : “A Greater Threat Than Terrorism”
http://www.informationclearinghouse.info/article25250.htm

Site d’Amazon :
http://www.amazon.com/Outsourcing-America-National-Reclaim-American/dp/0814408680


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lundi 19 avril 2010

Alain Joxe: « Analyse stratégique de la crise grecque » N°677 3e année

Dans un éditorial incisif, sans langue de bois, de mars 2010 publié ce jour, le directeur du CIRPES, Alain Joxe, écrit des lignes stratégiques dans lesquelles se reconnaîtront celles et ceux qui s’alarment de la mise en danger des peuples de l’Union européenne non seulement par la rapacité des banquiers, des financiers, du jeu trouble des agences de notation mais aussi par l’égoïsme des Etats, tous dirigés par des femmes, des hommes qui n’eurent de cesse de plaider pour une « Europe » qu’ils nous ont imposée en passant outre les référendums. Aujourd’hui, ils se montrent incapables ou par médiocrité ou par corruption mentale ou bien les deux d’en tenir les rênes. L’Union européenne est devenue une vache folle sous un volcan islandais.
Ci-dessous, l’éditorial d’Alain Joxe :

« Le sort de la Grèce, est comme une caricature méditerranéenne des stratégies sociales de protection du peuple, bricolées dans les marges de l’Union Européenne qui ne prévoit rien dans ce domaine. Un état membre de l’Union et de la zone Euro ne dispose plus pour sauvegarder le niveau de vie de ses classes moyennes que de procédés détournés violant l’esprit et la lettre des traités et accords européens en vigueur. La Grèce est montrée du doigt pour avoir créé des postes de fonctionnaires plus ou moins fictifs qui servent comme en Sicile à soutenir les familles des amis dans le besoin, et la dette de l’Etat chaque fois consolidée au prix fort devient nécessairement une cause de faillite et un facteur illégal d’inflation. Mais les solutions glissantes vers où la Grèce s’est laissée entraîner sont en fait fondées sur les offres construites et organisées confidentiellement par les banques et les agences financières, qui, à la recherche du profit, poussent les débiteurs vers l’endettement croissant qui finit par être sans issue. On l’a bien vu aux USA dans le cas des subprimes : un débiteur insolvable peut devenir une source de profits financiers juteux, par les taux usuraires qu’on est en droit de proposer au souscripteur des produits obligataires dérivés qui consolident provisoirement sa dette. A la fin on le jette à la rue. Le surendettement bien géré est source de profits pour les uns, de ruine pour les autres. La Grèce, considérée comme débiteur ordinaire, a été frauduleusement aidée par Goldman Sachs à « habiller » sa dette de sorte qu’elle devienne partiellement invisible. Libellée d’abord, en 2001, en CDS (Credit Derivative Swaps) souverains (c’est à dire en produits obligataires d’Etat), elle est ensuite transformée en obligations à vingt ans lancés en 2009 par une société privée créée à cette fin, la dette grecque cesse d’apparaître au bilan de la Grèce pour figurer au bilan de la Banque d’affaires National Bank of Greece.
Le statut, l’origine et la gestion de la dette grecque sont spécifiques. La dette des autres péninsules méditerranéennes sont des montages issus d’histoires différentes. Mais dans tous les cas, à un moment précis, intervient l’offre de maquillage qui est nécessaire à masquer un temps la nature spéculative des produits dérivés. Le Portugal, l’Italie et l’Espagne risquent d’être les prochaines victimes de la rapacité usuraire des « marchés » et même la France Sarkozienne pourrait surgir au pilori, le seul pays impeccable restant alors le gouvernement allemand, en quelque sorte isolé par ses vertus et jouant « perso » contre l’Union, en période électorale, L’accord franco-allemand sur l’appel au FMI retarde ces échéances mais ne peut pas freiner sans répression et criminalisation juridique expresse les coutumes actuellement légales des spéculateurs qui entraînent les catastrophes sociales La problématique stratégique de ces évènements vient du danger de guerre civile. L’Europe en tant que telle n’est pas équipée pour faire face à la situation qui finira par placer les Etats les plus fragiles dans la situation étrange d’être pris à la gorge par des banques dont on sait qu’elles ne sont pas des systèmes souverains, capables de forcer les Etats à payer ou à défaut à les saisir par huissier, ou à les mettre en prison pour escroquerie. La question est donc de savoir si les marchés financiers vont réussir à asservir les Etats ou si au contraire les Etats plus ou moins unis dans des confédérations d’un poids suffisant, vont réussir à maîtriser les marchés dans une épreuve de force qui s’annonce.
Trois solutions :
1- L’annulation des dettes, coutume antique (l’année jubilaire des Juifs, et l’annulation des endettés de la cité des grecs pour éviter l’esclavage pour dettes ou la guerre civile) ;
2- la répression sévère des mouvements sociaux par la force, pendant la généralisation des réductions forcées de la consommation et des salaires. Les appareils d’Etats doivent se préparer alors à mener une guerre policière et militaire au profit des banques ;
3- la criminalisation des méthodes des banques et des organes financiers divers qui sont complices des escroqueries et donc préméditent au bout du processus, des crimes de guerre ou contre l’humanité...
Il faut se préparer à des combinaisons variables de ces trois procédés, à gérer avec l’intense préoccupation d’éviter la « guerre mondiale », en attendant de compléter le traité de Lisbonne par création d’un Conseil européen de Sécurité et de Protection Sociale, émanant du Parlement, et chargé de la gestion sociale de la crise. Cette institution étatique - complètement onirique cela va sans dire - doit au moins être remplacée par un état d’esprit, sous peine de voir l’Europe de l’Union, de Schengen, de l’Euro et des Candidats Balkaniques incluant l’ex-Yougoslavie s’effilocher irrémédiablement dans les troubles post-ottomans qui se profilent à l’horizon.

Alain Joxe »¹


Jean Vinatier

Source de l’article
:
1-http://www.cirpes.net/article314.html

Source du site :
http://www.cirpes.net/rubrique51.html

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dimanche 18 avril 2010

Islande: grain de sable cendré dans la mondialisation ? N°676 3e année

L’Islande, un pays éruptif ?
L’Islande a été le premier pays ruiné par le capitalisme financier, le premier pays a refusé d’indemniser les clients étrangers des banques en faillite ; aujourd’hui, ce sont les cendres du volcan, le Eyjafjallajoekull ou Eyjafjöll, qui provoquent le chaos dans le transport aérien des personnes et des biens.
Même si on remarque un ralentissement de l’activité du volcan, l’institut météorologique islandais indique que l’éruption pourrait durer plusieurs semaines avec des vents continuant de souffler en direction de l’Europe pendant plusieurs jours.
Pour l’heure, les médias focalisent surtout l’attention des gens sur les vacanciers bloqués au départ et au retour. Cependant,
Le Figaro dresse opportunément une première liste des dommages collatéraux : manifestations sportives reportées, des concerts annulés, des sommets politiques perturbés…. Si actuellement c’est toute l’industrie du tourisme (agences de voyage, tours opérators, groupes hôteliers, agences immobilières –locations temporaires -…etc) qui est en première ligne d’autres problèmes pourraient surgir : les commerçants et les industriels s’inquiètent de l’arrêt prolongé des transports de marchandises : fruits, légumes, viandes…,biens non-consommables. Les fermetures des aéroports en perdurant, les conséquences économiques prendraient de l’ampleur : chômage technique ou chômage tout court.
La nature commande à l’homme, et c’est heureux, pourvu que cela dure : le CO2 n’est-il pas en chute libre (qu’attendent les Verts pour s’en réjouir) ?Pensons à toutes les populations qui vivent prés des aéroports : elles ne subissent plus les nuisances du trafic aérien. Le ministre Jean-Louis Borloo appelle les salariés de la SNCF à cesser la grève par solidarité : mais la solidarité avec qui ? Des vacanciers ? Ces mêmes vacanciers qui se foutent majoritairement comme d’une guigne des conditions de travail sans cesse détériorées dans de plus en plus de grandes entreprises et services publics (France Télécoms, Renault, La Poste, Education Nationale…etc) Evidemment, on comprend la crainte pour ce gouvernement, adhérant totalement à la mondialisation la plus outrancière, à affronter la colère, non pas de citoyens, mais de consommateurs furieux de ne pas jouir de l’instant T. Le tourisme de masse est une armée de sauterelles négative et à bien des égards mortelle.
Les cendres du volcan islandais devraient faire réfléchir les gens au sujet de cette mondialisation qui prétend effacer le temps, les frontières, les caractères particuliers des individus et qui les sacrifie sur l’autel de la consommation. Pense-t-on à tous les paysans africains, indiens expulsés de leurs terres (avec leurs animaux) par leurs gouvernements pour permettre à de puissants investisseurs étrangers de produire fruits et légumes en permanence, pompant, au passage, les nappes phréatiques ? A-t-on besoin de tout tout le temps ?
L’eau, la terre, le soleil, Internet sont des biens communs à tous les hommes ce que n’est pas cette mondialisation conduite par quelques centaines de grands financiers pour le profit exclusif de quelques milliers d’hommes et de femmes pour lesquels le monde est un village planétaire. Non, le monde n’est pas un village, c’est une planète.
Les cendres du Eyjafjöll (demain celles du Katla?) arrivent, peut-être, à point nommé, pour que l’on puisse remettre les pendules à l’heure pour le bien de 7 milliards d’hommes.


Jean Vinatier

Source:

1-
http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/17/01003-20100417ARTFIG00588-les-retombees-mondiales-des-cendres-d-un-volcan-islandais-.php

Cartes :
http://google-latlong.blogspot.com/2010/04/satellite-imagery-of-icelandic-volcano.html
http://www.lemonde.fr/planete/portfolio/2010/04/18/le-volcan-eyjafjoll-continue-de-cracher_1335424_3244.html


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vendredi 16 avril 2010

Jérémie Zimmermann : Haro sur Internet 2 N° 675 3e année

Le média Acrimed met en ligne la deuxième partie très instructive de l’intervention de Jérémie Zimmermann co-fondateur de la Quadrature du Net :
Voir la vidéo :
http://www.acrimed.org/article3268.html

Voir la première partie :
http://www.seriatimonline.com/2010/03/jeremie-zimmermann-haro-sur-internet.html

Ci-dessous le site de Nodula qui vous renseignera sur les parcours des têtes du ministère de la Culture :
http://www.nodula.com/Pantouflage_du_mois.html


Jean Vinatier


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Obama, Sarkozy : Ohé du B.R.I.C ! N°674 3e année

Le 13 avril, Barack Obama en réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement, sauf Israël qui dispose de plus de 200 têtes nucléaires, pour aborder le thème de la non-prolifération nucléaire, voulait constituer une alliance qui formerait un socle légitime pour annoncer en juin prochain des sanctions dures contre l’Iran du Président Ahmadinejad. Les Présidents américain et chinois ont conversé pendant 90 minutes sur ce sujet d’où il ne sort strictement rien : Pékin a promis de parler de sanctions contre Téhéran et ni une ni deux, le président iranien a envoyé une lettre à Washington pour répéter sa disposition à continuer les pourparlers.
Le jeudi 15 avril, le sommet du B.R.I.C (Brésil, Russie, Inde, Chine) s’est tenu à Brasilia avec un invité supplémentaire, la Turquie. Le Président Lula et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan ont rappelé leur hostilité profonde à toute punition envers l’Iran. Qui peut douter que cette déclaration faite à Brasilia se fasse sans l’approbation de l’Inde et bien évidemment de la Russie et de la Chine ?
Les va-t-en-guerre américains, israéliens, européens se rendent-ils compte que leur monde perd de plus en plus de poids ? Les relations plus intimes entre Brasilia et Ankara n’accélèrent-elles pas un éloignement avec « l’Occident » ? Or, rappelons-le, le Brésil a été très proche des Etats-Unis, idem pour la Turquie, un des premiers pays signataires de l’OTAN et qui abrite, toujours, un grand nombre de bases.
Cette obsession à l’encontre de l’Iran est pathétique. Plus désespérant encore est d’entendre le Président des Etats-Unis justifier son sommet de sécurisation nucléaire par la menace que ferait peser, non plus un Etat, mais seulement un groupe de terroristes. Si nous avons bonne mémoire, dans les années cinquante, les Etats-Unis parlaient déjà du danger à laisser l’arme atomique à portée de mains de fanatiques nazis. Bref, c’est la répétition du même discours qui masque de plus en plus mal l’affaiblissement des Etats-Unis en tant que première puissance mondiale. Face à l’émergence de l’axe Sud-Sud dont le B.R.I.C est en quelque sorte le porte-étendard, le suivisme européen est navrant et la position du Président Sarkozy parfaitement lamentable : il est le plus belliciste de tous ! La France ne devrait-elle pas se rapprocher du B.R.I.C, en soutenant leurs initiatives ?Le rôle de la France n’est-il pas d’aller avec le monde qui bouge ? Sinon à quoi cela sert-il de vouloir vendre, une trentaine de Rafale à l’armée brésilienne, des navires à la Russie, de la technologie à la Chine, à l’Inde ? A rien.
Depuis Brasilia jusqu’à Pékin, en passant, désormais par Ankara, regardons cette ligne redoutable qui coupe le monde en deux !


Jean Vinatier


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mercredi 14 avril 2010

Elisabeth II en mai 2010 N°673 3e année

Les derniers sondages publiés indiquent que les Anglais, loin de donner la victoire soit au Labour soit au parti conservateur, pourraient par une abstention importante, empêcher toute majorité au Parlement.¹
L’attitude britannique est assez singulière pour que l’on y attache de l’importance. Avec l’Italie, le Royaume-Uni est le pays clef de l’Union européenne. Certes le royaume se tient hors de la zone euro, conserve jalousement le Commonwealth et ne s’interdit aucunement un repli dans les affaires internationales bien que le délabrement de son économie lui interdirait de peser. Ruiné ou prospère le Royaume-Uni ne doute pas de sa pérennité. Le peuple britannique fait preuve d’un conservatisme bien plus fort que ce que nous disent certains médias. Que Londres soit un « londonistan » ne peut faire oublier le nationalisme britannique ! Les sujets de la Reine jugent, non sans raison, qu’ils sont maîtres de décider ce qui est juste ou pas. En l’occurrence, les Britanniques écœurés par les différentes affaires de corruption des élus des partis, travailliste et conservateur se prépareraient à rejeter leurs élus :
« Les électeurs pensent donc que les hommes politiques ne méritent même plus d’avoir les moyens de gouverner, que l’absence d’outils puissants de l’exercice du pouvoir est préférable par conséquent. Non seulement ils pensent que le pouvoir politique est impuissant mais ils vont jusqu’à juger qu’il est préférable qu’il ne puisse même pas tenter de s’exercer d'une façon convenable. »²
A ce mépris envers les hommes politiques, s’ajoute la question religieuse à savoir l’avenir de l’Eglise anglicane. Sujet peu commenté et pourtant tout aussi explosif que la campagne électorale en cours.
Classe politique, Eglise anglicane, deux piliers institutionnels menacés d’effondrement quand le peuple envoie à travers cette campagne des signaux très puissants de son impatience.
Si aucune majorité ne se dessine, la Reine Elisabeth II aura le pouvoir de choisir le Premier ministre de son choix comme elle le fit en 1974 dans une situation nettement moins incertaine. En mai, nous aurons, peut-être, cette rencontre singulière du peuple et de son souverain formant les deux extrémités d’une chaîne historique et entre les deux une Chambre des Communes affaiblie.
Partout en Europe, nous assistons aux remontées très fortes des questions identitaires. Idem aux Etats-Unis où le mouvement Tea Party, que l’on feint de croire à Paris comme une émanation de quelques républicains excités, recèle une force plus destructrice : regardez ce qui se passe avec certains Etats qui entendent légaliser les milices pour en faire une force armée laquelle ne relèverait pas en dernier ressort de Washington. Sur fond de marasme social, les mots de « sécession » reviennent dans l’Amérique profonde, celle qui n’a jamais les honneurs des actualités et des magazines. Ce détour par les Etats-Unis est nécessaire pour que l’on voit bien que cette révolte contre le « pouvoir central » concerne tout l’ensemble anglo-américain.
Si face à la colère de tout un peuple, l’establishment n’imagine pas la Reine Elisabeth II outrepassant ses pouvoirs institutionnels, il sera quand même nécessaire qu’Elle puisse envoyer un signal fort à ses sujets : Elle est le Royaume-Uni.
En ce printemps de 2010, les peuples se réveilleraient-ils ? Sortiraient-ils de cet engourdissement ? D’Athènes, de Rome, de Paris on entend ici et là, le tocsin, Londres prendra-t-elle le relais et avec elle les Etats de l’Amérique du Nord ?

Jean Vinatier

Sources:

1-
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article7096692.ece

2-
http://www.dedefensa.org/article-colere_britannique_ils_pensent_que_nous_sommes_tous_bidon__14_04_2010.html


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mardi 13 avril 2010

Marine et Jean-Luc face aux siamois.....N°672 3e année

Jean-Marie Le Pen s’en va ! Vous ne le verrez plus se présenter ni à la tête du Front National, ni comme candidat à la Présidence de la République : Place à sa fille, Marine la plantureuse ?
Jean-Marie Le Pen, le plus parfait connaisseur de la classe politique française à égalité avec feu François Mitterrand , a fait le choix du retrait, certes en raison de son âge mais surtout par calcul.
Au risque de choquer, Jean-Marie Le Pen, malgré tous les procès d’intention, qu’on lui a fait est un homme respectueux de la démocratie et de notre devise nationale. Allons plus loin, son activisme politique a, jusqu’à présent, empêché l’émergence de groupes beaucoup plus virulents et nettement moins légalistes. Le Front national apparaît comme une formation politique bien aimable comparé à ses « cousins éloignés » présents dans un grand nombre des 27 pays de l’Union européenne.
Les dernières élections régionales marquent un tournant : voter Le Pen n’est plus infamant ! Son électorat et ses sympathisants viennent de partout sans distinction de religion, du milieu social, de l’activité professionnelle.
Les Français lassés des deux grands partis, socialiste et UMP, prennent conscience que tous les avertissements lancés depuis des années par Jean-Marie Le Pen, n’étaient pas infondés !
De l’autre côté, Jean-Luc Mélenchon a enfourché courageusement le cheval de la nouvelle gauche en rassemblant les bataillons épars tant socialistes que communistes : sera-t-il le grand rival du Front national dans les années à venir ? Si à première vue, cette observation fait sourire, n’oublions pas que la quasi-fusion idéologique des sociaux-démocrates et des umpistes aboutit à déplacer ces deux partis politiques historiques au centre de l’échiquier politique français, libérant de la sorte deux espaces, l’un à gauche, l’autre à droite ?
L’anxiété française se conjuguant avec une double crise, économico-sociale et morale, les Français auront la tentation de se porter vers des candidats aux identités très affichées afin de retrouver selon eux des repères historiques et politiques. Des candidats tels Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn sans omettre Martine Aubry et tout son entourage ne se distinguent plus vraiment: réseaux, vues géopolitiques, énarques interchangeables ainsi que leurs conseillers. C’est l’union siamoise !
Une progression de l’abstention ne jouera pas en défaveur de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, elle le sera, par contre, pour le PS et l’UMP. Sous-estimer la défiance pour ne pas dire la colère et parfois davantage contre les « élites » constitue une faute magistrale de la part des partis, socialiste et umpiste. L’opinion publique n’applaudit pas les ondulations, d’Alain Juppé, Dominique de Villepin, tant elle croit y deviner plus des querelles de harem qu’autre chose.
Et les Verts ? Ils disparaîtront ou bien se raccrocheront à tous les wagons : la seule évolution climatique qui les passionne est celle du mandat pas les oiseaux. Daniel Cohn-Bendit dans une récente interview accordée aux
Echos, n’a guère fait mystère de son cynisme…..
Prenons garde aux clapotis qui parcourent toute la France, bien des Xynthia sont en gestation..
E la nave va !!!!!!


Jean Vinatier

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lundi 12 avril 2010

Renaissance polonaise N°671 3e année

Le crash de l’avion présidentiel polonais au-dessus du ciel russe de Smolensk a plongé le pays dans un état de choc : imaginez, à Dieu ne plaise, si un tel fait survenait en France ! On comprend l’émotion qui saisit les Polonais d’autant plus qu’ils commémorent, notamment, à Katyn l’exécution de plus de vingt-deux mille d’entre eux entre le 3 avril et le 13 mai 1940.
Le 7 avril le Président polonais, Lech Kaczynski, très hostile à son Premier ministre, Donald Tusk, avait refusé de se déplacer en sa compagnie, laissant Vladimir Poutine accueillir son homologue. Aujourd’hui, le fondateur de la Plate-forme civique, Donald Tusk qui repoussait en janvier dernier toute candidature à la présidence de la République, révise son opinion et se prépare, selon toute vraisemblance à succéder dans les mois à venir à Lech Kaczynski
.
La Pologne tournera une page très importante de son histoire. Donald Tusk, né à Gdansk (Dantzig) issu d’un groupe linguistique, le Kachoube, il est incontestablement le plus européen de sa génération et, preuve d’originalité, un avocat d’une alliance avec l’Allemagne et la Russie. Avec ce programme aussi intelligent et de bon sens, la Pologne sortirait, enfin, de tous les drames qui fondirent sur cette nation singulière, passée presque sans coup férir du statut de grande puissance politique (de la Baltique à la mer Noire) novatrice et tolérante au XVIe siècle à sa dislocation en trois temps au XVIIIe siècle sous l’action commune du roi de Prusse et des impératrices de Russie et d’Autriche (Catherine II, Marie-Thérèse)
Cela étant dit, une Pologne dirigée par un Donald Tusk n’irait certainement pas jusqu’à revoir ses relations avec les Etats-Unis : d’ailleurs pourquoi le ferait-il ? Berlin et Paris n’en peuvent plus de baiser la pourpre du César de Washington semblables aux Etats de l’ensemble de l’Union européenne.
Néanmoins, les sentiments exprimés par l’actuel Premier ministre polonais indiquent que la classe politique polonaise examinant d’une façon plus positive les liens énergétiques noués entre Moscou et Berlin ne lui permet pas l’inaction : ne conviendrait-il donc pas de s’inclure d’une manière ou d’une autre entre les deux capitales pour que la Pologne joue de son littoral Baltique et de sa situation géographique européenne ? La bonne santé économique polonaise tranchant véritablement avec l’affaiblissement des pays de l’Europe du Sud – France incluse -, il y a là des cartes à jouer. Feu le Président Lech Kaczynski et avec lui une grande partie des acteurs de Solidarnosc, se cramponnaient à la seule alliance américaine (voir l’affaire des antimissiles) sans ménager l’Union européenne.
La Pologne pourrait bien surprendre l’Union européenne et même qui sait impulser d’heureuses initiatives. En tout cas, force est de constater que la dynamique se situera au Centre et au Nord de l’Europe.
Dans ce moment tragique à tout point de vue, avion présidentiel qui s’écrase et cérémonies du souvenir au printemps 1940 des massacres de Katyn, de Starobielsk (Starobilsk) et de Kalinine (Tver), la Pologne renaît comme le Phœnix…

Jean Vinatier

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