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dimanche 6 juillet 2025

Qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Avec Bruno Dupré N°5726 19e année

 

« Bruno Dupré, diplomate européen, il s’exprime ici à titre personnel. Bruno Dupré est détaché par la France au service diplomatique de l’UE, le SEAE. Il y occupe la fonction de conseiller politique. Interview organisée et conduite par Pierre Verluise, docteur en Géopolitique, fondateur du Diploweb, il produit Planisphère sur Radio Notre Dame et RCF depuis septembre 2024. Cette émission a été diffusée en direct le 2 juillet 2025. Synthèse par Émilie Bourgoin, étudiante en quatrième année au BBA de l’EDHEC et alternante au sein de la cellule sûreté d’un grand groupe. Elle a la charge du suivi hebdomadaire de l’actualité des livres, revues et conférences géopolitiques comme de la rédaction des synthèses des épisodes de l’émission Planisphère pour Diploweb. »

 « Qui n’a pas été pris ces derniers temps par un certain vertige devant le désordre croissant d’un monde semble-t-il devenu fou ? Qui n’a pas été tenté de faire un pas de côté, pour se préserver ? Alors il est temps de se poser la question : Qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Et comment rebondir ? Pour y réfléchir ensemble, nous avons le plaisir de recevoir Bruno Dupré. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2025

Ukraine-Russie ce que les médias ne vous disent pas par Eric Hoesli N°5725 19e année

 Un entretien très remarquable par l’ancien patron du journal suisse Le Temps

 « Eric Hoesli est un journaliste suisse. Il a notamment été rédacteur en chef de l’Hebdo en 1996 avant de devenir le fondateur du quotidien Le Temps en 1997, puis son premier rédacteur en chef et directeur, poste qu’il a occupé jusqu’en 2005. De 2005 à 2014, il a été Directeur éditorial du groupe Edipresse puis de Tamedia et responsable des journaux romands. Il a aussi siégé au Conseil d’administration de l’agence télégraphique suisse (ats). Depuis son enfance, Eric Hoesli est captivé par le monde russe. En 2006 il a publié un livre consacré à l’histoire de la conquête russe du Caucase. Un second ouvrage, relatant l’avancée russe à travers la Sibérie et le Grand Nord est paru en mars 2018 (« L’Épopée sibérienne », Syrtes/Paulsen, Paris, 2018). »

  Jean Vinatier 

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mardi 4 juin 2024

Collège de France : L’Europe démocratique N°5795 18e année

Les conférences s'inscrivent dans le cycle Europe du Collège de France 2023-2024 consacré au thème L’Europe démocratique. 

1Conférencière invitée 20 novembre 2023 : Justine Lacroix, Professeure de théorie politique, Université libre de Bruxelles 

Au cours de la dernière décennie, la montée de régimes politiques à la fois électifs et autoritaires a donné du crédit à l’idée selon laquelle l’État de droit et le respect des libertés ne seraient que les formes d’une limitation libérale de la démocratie. Ce postulat, que partagent aussi bien les critiques que de nombreux défenseurs des droits humains, peut alimenter soit le repli inconditionnel sur les droits humains contre les aléas de la démocratie, soit la revendication d’une démocratie supposée plus authentique où la volonté du peuple primerait sur les libertés individuelles. Mais il ne s’agit là que d’un contresens (ou d’un subterfuge) qui manque le sens de l’expérience démocratique, confond le peuple avec l’affirmation d’une identité homogène et rabat les droits de l’homme du seul côté du libéralisme. 

 

2 Conférence du 30 mai 2024 invité : Jan-Werner Müller, Professeur de théorie politique et d’histoire des idées, université de Princeton 

La première conférence aborde les défis pour la démocratie en Europe aujourd’hui. Elle met particulièrement l’accent sur la consolidation des structures autocratiques dans quelques États membres de l’Union européenne. La question se pose de savoir si l’UE a le devoir et les capacités de défendre la démocratie et l’État de droit, sachant qu’elle est souvent accusée d’être elle-même une institution non démocratique. Il est important, du point de vue de la théorie juridique et politique, de souligner que ce qui est en cours de destruction est non seulement l’État de droit, mais aussi la démocratie (c’est donc une erreur de qualifier les systèmes qui se construisent dans certains États de « démocraties illibérales »). Ça ne veut pas dire que la démocratie et le « libéralisme » (au sens anglo-saxon du terme) reviennent au même, mais que dans les cas des nouvelles autocraties, il est urgent de ne pas accepter de rhétorique sur leur caractère démocratique. 

Jean Vinatier 

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vendredi 23 février 2024

Harald Kujat : la guerre en Ukraine et le changement géopolitique N°5741 18e année

22 février 2024

« Peu avant le début de la Conférence de sécurité de Munich (MSC), l'ancien Inspecteur général de la Bundeswehr et président du Comité militaire de l'OTAN, Harald Kujat, a donné une conférence très suivie sur le thème : "La guerre en Ukraine, la rivalité des grandes puissances et l'affirmation de soi de l'Europe". L'invitation avait été lancée par le think tank "Eurasien Gesellschaft", qui se consacre, selon sa propre présentation, à une "coexistence pacifique et à des relations coopératives entre les pays de l'Eurasie". Les NachDenkSeiten étaient présents et ont filmé la conférence. Kujat, dans son discours, en plus d'une analyse complète de la situation militaire actuelle dans la guerre en Ukraine, a abordé des approches possibles de solutions, a regardé au-delà du cadre occidental-transatlantique et a également analysé le changement actuel vers un ordre mondial multipolaire ainsi que l'incapacité actuelle des élites européennes à s'adapter à ce changement. » 

Jean Vinatier 

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jeudi 5 octobre 2023

Caucase : enchevêtrements N°5706 17e année

 L’offensive menée par l’armée azérie contre la république auto-proclamée du Haut-Karabagh a été rapide et violente mettant la communauté internationale devant le fait accompli. Certains évoquent une seconde étape de la part de Bakou qui viserait à établir de facto un corridor, à travers le territoire arménien, reliant l’Azerbaïdjan à la république autonome du Nakhitchevan dont la Turquie est garante depuis le traité de Moscou (1921). Jusqu’alors l’exclave du Nakhitchevan jouissait d’une relative tranquillité quoique bordée par la Turquie, l’Iran et l’Arménie.

Le Caucase est une région explosive depuis des siècles du fait des mélanges ancestraux ou des enchevêtrements des populations, des religions, d’une géographie montagneuse rendant les communications difficiles. Le Caucase est aussi un nœud géostratégique renforcé par les abondances, pétrolifère, gazière.

A l’historique des puissances régionales qui se veulent aussi caucasiennes (Turquie, Iran, Russie) s’ajoutent celles éloignées, USA, Israël et même l’Union européenne qui appuie l’entrée de la Géorgie dans l’Otan et l’Union1. La récente inclination du premier ministre arménien, Nikol Pachinian, vers l’Otan dans un souci de rééquilibrage de ses accords avec la Russie n’abaissa pas les tensions, Moscou y voyant un lâchage en plein conflit russo-ukrainien : notons que le Président Zelenski appuie Bakou contre le Haut-Karabagh en référence au Donbass2.

 

L’enclave du Haut-Karabagh et l’exclave du Nakhitchevan résultent des découpages soviétiques à la suite des existences éphémères des multiples républiques caucasiennes socialistes nées après la chute de Nicolas II en mars 1917. La fin de l’Union soviétique en décembre 1991 ne résolut pas les problèmes, les États, arménien, azéri naquirent abrupto3. Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en mars 2000, ce dernier s’est fixé de rétablir la Russie dans sa puissance géopolitique et bien évidemment le Caucase par sa situation devenait un enjeu majeur déjà secoué par les guerres tchétchènes puis le dossier Géorgien en 2008.

 

La question que l’on pourrait se poser serait la suivante : qu’est-ce qui a incité le Président Ilham Aliev a lancé cette opération spéciale pour reprendre une terminologie russe ?

Sans doute, la rencontre entre l’ambition de Recep Erdogan de rapprocher les pays turcophones d’Asie (les langues, azérie et turque sont intelligibles) et la concentration des moyens militaires russes contre l’Ukraine facilitèrent cette opération, l’Arménie étant un pays faible, sans ressource énergétique ? A cela, s’ajoute l’intérêt américain qui veut en Asie, barrer les routes de la soie à la Chine, fixer la Russie en-deçà du Caucase. Or Bakou est proche, de Washington, d’Ankara, membre fondateur de l’Otan. De l’autre côté, la présidence Aliev accepte d’écouler le pétrole russe en plus du sien faisant fi des sanctions décidées par les Occidentaux, sans soulever la moindre protestation et dans le même temps devient un fournisseur en gaz aux européens, et veille à garder ses bonnes relations avec l’Iran où vivent plus de 12 millions d’azéris ; Téhéran4, de son côté soutenant l’Arménie par crainte de non-accès à la mer noire et à la Russie, son partenaire stratégique !

Sans savoir si oui ou non, l’Azerbaïdjan poursuivra ou non son objectif de corridor de Zangezur vers le Nakhitchevan, nous voyons bien se dessiner un blocage géopolitique et géostratégique, chacun des acteurs étant tenu par l’autre à moins d’enflammer l’ensemble du Caucase:

-        -La Russie ne peut intervenir directement au risque d’une représailles azérie

-       - L’Azerbaïdjan ne courra pas le risque de perdre le fructueux marché avec l’Europe,

-        -la Turquie conduisant sa politique d’influence en oscillant de deux côtés doit rester en équilibre,

-        -l’Iran, à peine, son assise régionale reconnue les BRICS et les accords avec Riyad via la Chine est trop fragile,

-       -LesÉtats-Unis qui entrent en campagne électorale, peineront à trouver des Etats prêts à envoyer au front des soldats d’une part, et d’autre part ont des arsenaux réduits par le soutien à l’Ukraine

-      - l’Union européenne complétement attachée à Washington n’est pas en position de troisième voie : la preuve en est avec le sommet de Grenade organisé dans le cadre de la CPE (Communauté politique européenne qui regroupe 50 Etats dont le Royaume-Uni et la Géorgie ) initié par Emmanuel Macron où seront absents, la Turquie et l’Azerbaïdjan.

-       -L’Arménie par le choix de son premier ministre de reconnaître le Haut-Karabagh comme entité azérie dans le même temps où s’opérait un rapprochement avec l’OTAN donne un avantage aux « Occidentaux » dont les Turcs et Azéris profitent pleinement. Mais Erevan risque gros dans cette affaire de repositionnement géostratégique entre le marteau russe (même affaibli) et l’enclume otanienne (turco-américaine) un peu trop au bon vouloir d’Ankara.

-    -La Chine qui commence tout juste à prendre ses assises en Afghanistan ne peut pas compromettre les routes de la soie. Elle se place, aujourd’hui, trop loin du front des hostilités.

 

Le Caucase ne fait pas mentir son histoire antiquement enchevêtrée qui forme, peut-être, le barrage le plus efficace pour qu’une seule puissance la gouverne totalement et durablement bien aidé par une géographie montagneuse obstacle à des escalades géostratégiques.

 

Après les événements dans le Sahel africain, s’amène celui du Caucase prouvant que les essais d’extension du conflit russo-ukrainien par des nouveaux fronts sont difficiles, escarpés5 : on ne court pas plusieurs lièvres à la fois….

 

Notes :

 

1-Le Royaume-Uni autrefois était très influente pour contrer la descente russe vers les mers chaudes : lire La mort du Vazir-Moukhtar de Iouri Tynianov (1928) récemment réédité par Gallimard

2-le soutien d’Israël au gouvernement azerbaidjanais contre l’enclave du Haut-Karabagh n’est pas sans lien avec le conflit palestinien.

3-Idem pour l’Ukraine où lors de son indépendance, la Russie ne contesta pas la possession de la Crimée à Kiev alors que son rattachement à l’Ukraine soviétique était une décision administrative de Nikita Khrouchtchev.

4- L’Azerbaïdjan et l’Iran sont d’une part de confession chiite, d’autre part l’Azerbaïdjan est vue comme territoire zoroastrien

5-Regardons ce qui se passe en Finlande  

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2023

dimanche 7 mai 2023

L’Europe est-elle prisonnière du mythe Habsbourg ? une conversation avec Caroline de Gruyter et Helen Thompson N°5678 17e année

Ce n’est pas l’Europe qui serait prisonnière du mythe Habsbourg mais plutôt l’Union européenne puisque l’on parle dans cet entretien très intéressant d’une comparaison : structure dynastique pour les Habsbourg, structure managériale pour l’Union….

 Entretien:

« Pourriez-vous nous donner un bref aperçu de l’histoire de l’empire des Habsbourg ? Quels sont les moments clés ou les caractéristiques qui se prêtent à une comparaison avec la situation actuelle ?  

Caroline de Gruyter

Je ne suis pas une experte de l’Empire des Habsbourg ; je suis plutôt une experte de l’Europe — de l’Union Européenne, même ; mais en vivant à Vienne pendant quelques années, il y a environ 10 ans, j’ai identifié de nombreuses caractéristiques dans l’Empire des Habsbourg qui m’ont intéressé. Il a existé pendant plusieurs siècles, en couvrant de grandes parties de l’Europe centrale et même de l’Europe de l’Est. Pendant son existence, il s’est étendu de la frontière suisse jusqu’à une partie de ce qui est aujourd’hui l’Ukraine occidentale. L’empire des Habsbourg  était un État, ce que l’Union n’est pas, mais il se composait aussi d’un grand nombre de nations, de groupes linguistiques et de groupes religieux distincts, plus ou moins importants. Bien qu’il ait été gouverné de manière plutôt autocratique, il traitait tous ces groupes de manière assez libérale, tout comme l’Union aujourd’hui : un système d’État de droit dans lequel les droits des minorités et des différents groupes étaient plus ou moins garantis.

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Et même lorsque ces droits n’étaient pas garantis et que l’empereur était amené à prendre une décision, il faisait souvent faire le tour de ces différents groupes pour voir quelles étaient leurs réquisits et les lignes qu’ils ne souhaitaient pas voir franchies ; il en tenait souvent compte dans ses décisions — pourquoi ? Parce qu’il voulait conserver leur loyauté et les garder de son côté ; parce qu’ils étaient entourés de grands rivaux, la Russie, l’Empire ottoman, la France — qui essayaient constamment d’arracher des parties de l’Empire.

Helen Thompson

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Je suis d’accord avec une grande partie de ce que Caroline vient de dire ; je pense qu’il est important de voir que les Habsbourg, en tant que dynastie, ont gouverné ce qui est devenu plus tard l’Empire autrichien, puis l’Empire austro-hongrois. Leur puissance s’est renforcée au XVIe siècle, au moment où la montée de la puissance ottomane a jeté l’Europe et la politique européenne dans le désarroi.

L’empire austro-hongrois avait manifestement la prétention — et c’était un idéal plutôt qu’une réalité — d’être un espace où l’autorité pouvait s’exprimer dans un cadre cosmopolite et multinational. En un certain sens, il s’agissait même d’accueillir ces nationalismes au sein d’une unité plus large.

Et je pense que cette idée d’unité et de diversité, qui avait été un slogan des Habsbourg, constitue une partie de l’attrait que suscite l’Empire autrichien — ce qu’on a appelé le mythe de l’Autriche au XXe siècle, après sa chute. C’est quelque chose qui a ensuite été reformulé dans les différentes versions du projet européen.

Je pense que l’autre chose qu’il est important de comprendre à propos des Habsbourg, c’est que le chef de la dynastie est devenu empereur du Saint Empire romain jusqu’à sa chute au début du XIXe siècle : ils se rattachaient donc à une histoire européenne plus longue, qui remonte à la fin de l’Empire romain et à l’ascension des Carolingiens. Leur importance dérive de leur histoire par laquelle l’héritage romain se déplace d’une certaine manière de la partie occidentale de l’Europe vers les parties plus centrales et orientales du continent.

L’image de l’empire des Habsbourg comme un paradis de civilisation et de cosmopolitisme, puis comme un paradis perdu après sa chute provoquée par les nationalismes, a été popularisée par des intellectuels comme Stefan Zweig ou Joseph Roth. Justement, quel était l’équilibre entre cosmopolitisme et nationalisme au sein de l’empire ?

Il me semble que c’est beaucoup plus compliqué que l’idée qui ferait du dernier empire autrichien un bastion de cosmopolitisme détruit par le nationalisme. C’est une histoire qui est devenue très séduisante à raconter après les horreurs de la première guerre mondiale, mais elle ignore certains aspects fondamentaux des décennies des Habsbourg. Elle élude notamment la question de l’union entre l’Empire autrichien et la Hongrie, à partir de 1867, et la manière dont les autres nationalités au sein de l’empire ont été organisées politiquement.

On pourrait dire que l’Empire austro-hongrois a été une réussite considérable en matière d’accommodement de certaines nationalités — et il l’a certainement été par rapport à ce qui a suivi l’Empire austro- hongrois pendant l’entre-deux-guerres. Je pense néanmoins que la question de la Hongrie complique considérablement les choses. D’une certaine manière, c’est aussi le problème posé par la relation de l’Autriche avec l’Allemagne — derrière l’idée de l’Autriche, il y a un idéal supranational, le pangermanisme, qui constitue une force déstabilisatrice au sein de l’empire.

Ce sont les questions qui intéressent particulièrement Joseph Roth. Je ne pense pas qu’il ait eu une vision aussi romantique de l’empire austro-hongrois que celle qui est parfois présentée ; il le regrette, parce qu’il comprend ce qu’il a perdu ; et il le comprend en relation avec la question juive. Mais je ne pense pas qu’il ait jamais vraiment cru que la partie autrichienne était, à la base, libre de tout nationalisme — que celui-ci soit autrichien ou allemand d’ailleurs. »

La suite ci-dessous:

https://legrandcontinent.eu/fr/2023/05/06/leurope-est-elle-prisonniere-du-mythe-habsbourg-une-conversation-avec-caroline-de-gruyter-et-helen-thompson/

Jean Vinatier

Seriatim 2023

 

 

mardi 21 mars 2023

L’Europe penche à l’Est - Quelles conséquences pour l’Allemagne et la France ? N°5654 17e année

 16 mars 2023:

 « L’Europe penche à l’Est - Quelles conséquences pour l’Allemagne et la France ? table ronde hybride avec 𝐃𝐚𝐯𝐢𝐝 𝐂𝐚𝐝𝐢𝐞𝐫, enseignant à l’Université de Groningue (Pays-Bas), 𝐃𝐚𝐧𝐢𝐞𝐥 𝐇𝐞𝐠𝐞𝐝𝐮̈𝐬, chercheur au German Marshall Fund, 𝐉𝐚𝐜𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐑𝐮𝐩𝐧𝐢𝐤, directeur de recherche émérite à Sciences Po, 𝐃𝐚𝐯𝐢𝐝 𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭 (mod.), professeur de droit public à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, président de l’ARRI 

La guerre de la Russie en Ukraine a bouleversé les équilibres en Europe et renforcé l’influence du pôle oriental qui, contrairement à l’Europe occidentale, a été lucide sur le caractère impérial de la Russie. Outre cette autorité morale, les pays de l‘Est jouent un rôle important dans le contexte actuel en soutenant l’Ukraine financièrement et en accueillant des réfugiés ukrainiens. Avec le statut de candidat accordé à l’Ukraine et la Moldavie, l’élargissement de l’Europe à l’Est se poursuit. Le centre de gravité de l’Union européenne se déplace-t-il vers l’Est ? Quelles en seraient les conséquences pour l’Europe et les relations franco-allemandes, déjà mises à l’épreuve par des récents sujets de discorde ? 

En coopération avec l'𝐀𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐑𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐞𝐭 𝐑𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞𝐬 (ARRI), 𝐁𝐨𝐮𝐥𝐞𝐯𝐚𝐫𝐝 𝐄𝐱𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 et l'𝐎𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

samedi 4 mars 2023

Ukraine: un an du conflit russo-ukrainien par Jacques Baud N°5643 17e année

 

Jacques Baud , ancien colonel de l'armée suisse, spécialiste du renseignement et du terrorisme

 Partie 1 : 

 

Partie 2 

 

Partie 3 

 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

mardi 28 février 2023

Le « socialisme » mitterrandien ou l’invention du néolibéralisme d’État 1981- 1986, par Rémy Herrera N°5642 17e année

 Rémy Herrera, Chercheur au CNRS (Centre d’Économie de la Sorbonne) Séminaire Marx au 21ème siècle Paris.

 Sorbonne 30 septembre 2020 

 

Le GEMDEV est un réseau pluridisciplinaire et interuniversitaire de formations et d’équipes de recherche sur le développement et la mondialisation.

https://www.gemdev.org/28456

Jean Vinatier 

Seriatim 2023