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dimanche 21 janvier 2024

Faut-il avoir peur de l’art indien ? par Vincent Lefèvre N°5730 18e année

Dommage que le son soit si médiocre ! 

« Pour les Occidentaux, la production artistique du monde indien suscite, bien souvent, soit fascination soit incompréhension, ou encore un mélange des deux. Dans leur regard sur l’Autre, si souvent empreint de préjugés ou d’idées préconçues, ils ne retrouvent en effet ni l’exotisme simplement décoratif attribué à l’Extrême-Orient ni le «primitivisme», source d’inspiration pour la modernité, associé aux arts d’Afrique et d’Océanie. À l’exception peut-être de la période moghole qui, parce qu’elle relève en grande partie de l’Islam, semble un peu plus familière, l’art indien, de par son extraordinaire diversité, sa richesse iconographique et son exubérance (ou ce qui est perçu comme tel), déroute bien souvent un spectateur qui pense, à tort ou à raison, ne pas disposer des codes nécessaires pour l’apprécier. Pourtant, pour peu qu’on veuille bien s’en donner la peine, découvrir et comprendre les arts du monde indien et indianisé ne s’avère pas si difficile. De ce point de vue, il n’a pas semblé nécessaire de proposer un nouveau manuel présentant une histoire de l’art indien et de son développement dans le temps et de l’espace. «Le Génie de l’art indien» s’attache plutôt à donner, suivant une approche volontairement synthétique, un certain nombre de clés de lecture afin de faciliter l’appréhension globale de cette production. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

jeudi 25 novembre 2021

Le mythe du roi caché en Amérique du Nord par Paul Chopelin N°5757 15e année

 Paul Chopelin est professeur à Lyon III et coauteur avec Tristan Martine du « Siècle des lumières en bande dessinée »1 aux éditions Karthala.

Petit extrait de sa conclusion:

"Ce nouvel avatar d’un ancien mythe eschatologique ne doit enfin pas faire perdre de vue que le véritable roi caché de l’histoire n’est autre que Donald Trump, disparu de Twitter et de Facebook par la volonté des GAFA et dont la diète médiatique n’aura qu’un temps. C’est à lui que le mouvement QAnon a assigné la mission de dévoiler «  la Vérité  ». JFK Jr n’est finalement ici qu’un témoin prestigieux, un passeur de légitimité d’une dynastie à une autre, de celle des Kennedy à celle des Trump."

L'article:

« Images spectaculaires que celles diffusées dans les médias le mardi 2 novembre 2021  : des centaines de personnes rassemblées, sous la pluie, le long de Dealey Plaza, sur les lieux de l’assassinat du président John F. Kennedy le 22 novembre 1963. Ces hommes et ces femmes ne sont pas venus se recueillir, mais attendre. Les regards scrutent l’entrée de la place, par où le cortège présidentiel était arrivé 58 ans auparavant. Sous les parapluies, quelques-uns brandissent smartphones et appareils photos, prêts à immortaliser la scène tant espérée  : le retour du fils de JFK, John Fitzgerald Kennedy Jr, «  John-John  », icône en 1963 de l’Amérique en deuil, mort dans un accident d’avion en 1999. Pour les veilleurs du 2 novembre, JFK Jr aurait en réalité survécu, attendant le bon moment pour reparaître au grand jour, dévoiler la vérité sur le grand complot pédosataniste orchestré par la Cabal et permettre à Donald Trump de retrouver son fauteuil de président légitime des États-Unis. 

On l’aura compris, ces témoins du retour de JFK Jr appartiennent à la nébuleuse complotiste du mouvement QAnon. Depuis 2017, révélations et prophéties circulent sur les réseaux sociaux, annonçant l’imminence d’un « salutaire » coup d’État qui permettrait de démanteler l’organisation criminelle qui, depuis des décennies, dirigerait dans l’ombre les États-Unis. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur ce mouvement informel et les rumeurs qu’il propage dans le monde entier1. Si beaucoup de zones d’ombre existent encore sur les origines des premiers messages, sur la structuration des échanges au sein d’une insaisissable communauté, sur la part respective de canulars, de manipulations et de croyances sincères, je voudrais pour ma part, en tant qu’historien des rapports entre politique et religions, ouvrir quelques pistes de réflexion sur la dimension prophétique et eschatologique2 du phénomène QAnon. Pour être comprise, la croyance à la survivance de JFK Jr mérite, me semble-t-il, d’être insérée dans la longue histoire des rumeurs autour du retour providentiel de personnalités occultées. »

La suite ci-dessous :

https://legrandcontinent.eu/fr/2021/11/18/le-mythe-du-roi-cache-en-amerique-du-nord/

 

Note :

1-https://www.academia.edu/10099566/Le_si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res_en_bandes_dessin%C3%A9e_De_poudre_et_de_dentelles

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

lundi 21 décembre 2020

vendredi 1 mai 2020

Rome : « L’agonie d’une République par Jean-Noël Robert » N°4901 14e année

L’antiquisant Jean-Noël Robert présente son dernier ouvrage : « L’agonie d’une république. La violence à Rome au temps de César » Editions Belles lettres, 2019
Belle intervention (dommage d’entendre une personne taper sur son clavier) sur la violence et ses incidences.  
Source : 
https://www.lesbelleslettres.com/livre/3925-l-agonie-d-une-republique



Jean Vinatier 
Seriatim 2020

lundi 27 avril 2020

Globalisation : freiner, accélérer, ruser N°4896 14e année


Josep Borell (Politique étrangère) et Dominique Strauss-Kahn (Politique internationale) publient presque de façon simultanée deux articles dessinant un panorama COVID-19.
Les deux auteurs aux idées communs rappellent aux lecteurs avec des tons différents que le globalisme ou mondialisme ne quittera pas sa route principale, en conséquence de quoi, les outils ne seront pas remisés mais observateurs des défauts des cuirasses des gouvernements nationaux et européens, il conviendrait de lever le pied, de proposer, aussi, des éléments de langage de nature à rassurer les populations par exemple éviter globalisation pour régionalisation.
Plus que jamais nous nous plaçons dans une période d’intermittence, le calme et son contraire se confondent.
Dominique Strauss-Kahn a une approche plus habile, plus travaillée aussi : on sent bien que l’ancien directeur du FMI fait avec cette publication un galop d’essai pour 2022 et tente une ligne social-globalisme/mondialisme, perturber qui sait, une candidature de Christine Lagarde….

Ci-dessous :

Josep Borell : Covid-19 : le monde d’après est déjà là

Dominique Strauss-Kahn : L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise


Jean Vinatier
Seriatim 2020