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mercredi 22 mai 2024

Comprendre la guerre à Gaza : stratégies militaires et opinion publique avec Guillaume Ancel N°5787 18e année

« Controverse - Comprendre la guerre à Gaza: stratégies militaires et opinion publique 24 avril 2024

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Rencontre avec: Guillaume Ancel, écrivain et ancien officier français. Il a publié plusieurs livres concernant des opérations militaires extérieures au Rwanda, au Cambodge et en Bosnie. Il quitte l’armée après 20 ans de service avec le grade de lieutenant-colonel. Il est l’auteur de plusieurs livres dont notamment "Vent glacial sur Sarajevo" (Les Belles Lettres, 2017), "Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français" (Les Belles Lettres, 2018), "Un casque bleu chez les Khmers rouges. Journal d’un soldat de la paix, Cambodge 1992" (Les Belles Lettres, 2021). Il vient de publier "Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette" (Flammarion, 2024).

Modération:

Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences Po Paris, vice-présidente de l’iReMMO.

Pour acheter les livres de Guillaume Ancel, suivez les liens: "Vent glacial sur Sarajevo" (Les Belles Lettres, 2017) - https://tinyurl.com/k6muakxz "Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français" (Les Belles Lettres, 2018) - https://tinyurl.com/3rdwwvnn "Un casque bleu chez les Khmers rouges. Journal d’un soldat de la paix, Cambodge 1992" (Les Belles Lettres, 2021) - https://tinyurl.com/2yn28d88 "Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette" (Flammarion, 2024) - https://tinyurl.com/3xr54u9z »

Jean Vinatier 

Seriatim2024

samedi 4 mai 2024

Général d’armée Thierry Burkhard | Leçon inaugurale N°5776 18e année

 15 février 2024 « La Leçon inaugurale 2024 du cycle de conférence "Confrontations et recompositions stratégiques" est assurée par le Général d’armée Thierry Burkhard, Chef d’état-major des Armées. L'introduction est quand à elle menée par M. Louis Gautier, directeur de la Chaire Grands enjeux stratégiques contemporains, suivi de Mme Christine Neau-Leduc, présidente de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. » 

Jean Vinatier

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vendredi 26 mai 2023

Jacques Baud : Chine Russie, le nouvel axe du mal N°5691 17e année

 A l’occasion de la sortie du dernier ouvrage de Jacques Baud, Ukraine entre guerre et paix, aux éditions Max Milo, un passionnant entretien

 « La stratégie des États-Unis est-elle dans l’impasse ? Quelle est la conduite russe des opérations militaires ? Quand aura lieu la contre-offensive ukrainienne ? L’armement occidental fait-il vraiment la différence en Ukraine ? Qui sont les gagnants de cette guerre ? À quels bouleversements du monde sommes-nous en train d’assister depuis le 24 février 2022 ? Quelle est la réalité des pertes, côté ukrainien et côté russe ? L’industrie occidentale parvient-elle à rivaliser avec celle de la Russie en Ukraine ? Pourquoi ne cherche-t-on pas une solution négociée ? En quoi notre perception du conflit est-elle en train de desservir l’Ukraine ? Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, Jacques Baud s’appuie sur les informations des services de renseignement occidentaux et les documents américains qui ont fuité en avril 2023. Après les best-sellers Poutine, le maître du jeu ? et Opération Z, dont le travail d’analyse a été salué dans le monde entier, l’auteur revient sur la guerre en Ukraine en analysant les faits et rien que les faits. Que l’on soit pour ou contre la position de l’Ukraine, on est condamné à revenir au terrain des opérations et à analyser ce qui s’y déroule. C’est à ce prix qu’un chemin vers la paix est possible, et non en nous fondant sur des illusions. » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

mardi 14 mars 2023

Laurent Henninger : « L’Ukraine est la chair à canon de l’Occident ! » N°5652 17e année

Laurent Henninger est un historien militaire : Paris 1, IRSEM, Centre d’Etudes d’Histoire de la Défense « 

Le 24 février 2022, Vladimir Poutine décidait d’envahir l’Ukraine. A-t-il participé à créer la nation ukrainienne? Ses buts de guerre, la dénazification et la démilitarisation, étaient-ils tous réellement infondés ? En quoi la Grande guerre patriotique est-elle constitutive de l’identité russe et ukrainienne ? Livre noir a posé ces questions à Laurent Henninger, historien militaire. Il est notamment l’auteur de « Comprendre la guerre ». » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

samedi 4 mars 2023

Ukraine: un an du conflit russo-ukrainien par Jacques Baud N°5643 17e année

 

Jacques Baud , ancien colonel de l'armée suisse, spécialiste du renseignement et du terrorisme

 Partie 1 : 

 

Partie 2 

 

Partie 3 

 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

mercredi 16 mars 2022

Cinq points pour comprendre le pivot géopolitique de Scholz en Allemagne par Pierre Mennerat N°5832 16e année

« Le dicton allemand Aller Anfang ist schwer (chaque début est difficile) résume particulièrement bien les trois premiers mois du gouvernement Scholz. Les débuts de la coalition en feu tricolore (SPD, Bündnis 90/Die Grünen, FDP) ont sans doute été les plus périlleux de l’histoire de la république fédérale d’Allemagne depuis la réunification, dans un contexte de guerre de haute intensité sur le sol européen, de recrudescence pandémique et de changement climatique. 

L’accord de coalition négocié et conclu en novembre dernier, dont nous avions traduit et commenté de larges extraits, montrait déjà une conscience de ces trois grands défis. La lutte contre le changement climatique, la sortie de la pandémie et la fermeté face aux régimes autocratiques y figuraient en effet en bonne place. 

Si dès les premiers jours de décembre, la nouvelle coalition est apparue plus « géopolitique » que la précédente, la politique sociale ou économique n’a pas pour autant cessé d’occuper le gouvernement. Dans ces domaines, plusieurs mesures symboliques du programme ont été mises en place, et les ministres de cette coalition inédite au plan fédéral, ont pris leurs marques au pouvoir avec l’annonce de grands plans, et ont dû confronter, parfois durement, leurs principes et positions antérieures à la réalité de la gestion de leurs portefeuilles respectifs. Mais ces cent jours ont été dès le début profondément marqués par la guerre aux frontières de l’Union. L’invasion russe de l’Ukraine le 24 février a définitivement rebattu les cartes et refermé la période de grâce d’un gouvernement allemand parvenu en accéléré à «  l’âge de raison ».

1 — La première expérience du pouvoir et la lutte contre la pandémie

La pandémie avait déjà durablement bouleversé la tradition des comptes publics allemands à l’équilibre qu’incarnait la doctrine de la «  Schwarze Null ».  Le vote d’un budget correctionnel (Nachtragshaushalt) de 60 milliards d’euros le 16 décembre, soit huit jours après l’entrée en fonction du gouvernement, porté par le nouveau ministre des finances libéral Christian Lindner, a remis en question les préceptes financiers de rigueur prônés par le FDP1

De son côté, le nouveau ministre de la santé – et médecin épidémiologiste de profession – Karl Lauterbach (SPD), devenu célèbre pour ses critiques des politiques sanitaires de son prédécesseur Jens Spahn, a dû lutter avec les Länder dans un contexte épidémique instable dû à la vague de Covid-19 du variant Omicron. Fin décembre, l’objectif d’atteindre 80 % de la population vaccinée le 7 janvier avait été repoussé à la fin du mois2. Le 14 mars 2022, 76,4 % de la population a reçu au moins une dose, 75,7 % deux doses, et 57,8 % a reçu un rappel. Lothar Wieler, le directeur du Robert-Koch-Institut (RKI), l’institut de santé publique allemand, est entré en janvier en conflit avec les ministres-présidents en raccourcissant de sa propre initiative le délai de guérison. À la suite de cette petite crise de communication, Karl Lauterbach reprend la main personnellement sur ces dossiers.

2 — Des réformes phares du programme de gouvernement pour la justice sociale »

La suite ci-dessous :

https://legrandcontinent.eu/fr/2022/03/16/cinq-points-pour-comprendre-le-pivot-geopolitique-de-scholz-en-allemagne/?mc_cid=00e46adad5&mc_eid=9385cf1978

 

Jean Vinatier

Seriatim 2022

 

samedi 19 février 2022

Mali : tourner la page sans fermer le livre ? N°5806 16e année

Depuis l’annonce par Emmanuel Macron de la fin de Barkhane au Mali, personne n’a cru bon de s’interroger sur ce que pensaient les militaires français engagés dans cette guerre depuis des années et s’ils comprenaient la décision élyséenne ?

Quand une armée quitte un pays où elle était sans avoir obtenu la reddition ou une paix victorieuse, c’est que l’échec est patent. Si Emmanuel Macron ne pouvait pas dire publiquement l’échec, il ne peut aujourd’hui méconnaitre que les différentes structures du renseignement français ne cessèrent de tirer la sonnette d’alarme et qu’il tarda à admettre une situation de moins en moins soutenable.

Ce qui arrive à l’opération Barkhane/Takuba est une suite assez logique de l’amoindrissement de l’influence française en Afrique de l’Ouest. Déjà lors de la crise ivoirienne qui a vu la France encourager la chute de Laurent Gbagdo aujourd’hui en retour triomphal, démarrait la seconde étape de notre déclin, après celui de l’échec de la Communauté en 1960.

Laurent Gbagdo furieux de voir le jeu français, accueillit et permit l’édification de la plus grande ambassade américaine d’Afrique, un signe tout à fait révélateur qui soulignait que Washington n’acceptait plus l’Afrique de l’Ouest comme une « chasse gardée française ».

La montée en importance de l’espace sahélien c’est-à-dire des ressources énergétiques, minières, des routes sur fond de l’extension de groupes djihadistes que l’Europe ne distinguait pas des raids ancestraux entre villages, des nomades contre les sédentaires, des querelles ethniques et tribales et religieuses (animiste, musulman, chrétien) a fait que cette immense bande de plusieurs milliers de kilomètres est devenue une zone floue qui se jette dans les désordre, libyen et inter-soudanais (des désordres où France et États-Unis  y sont pour beaucoup)

Ce n’est pas tant le développement djihadiste qui a décidé la France de se retirer officiellement vers le Niger et le Tchad que le nouveau rapport de force géopolitique (Américain, Russe, Algérien, Anglais) dont on trouve la source aussi dans les évènements ukrainiens. Nul doute que l’entrée sur la scène malienne des russes via le groupe Wagner se relie à ce qui se passe à des milliers de kilomètres au nord de l’Europe. Vladimir Poutine est passé maître dans cet art de savoir frapper au cœur ou au carrefour stratégique avec précision et le minimum d’effectif (voir la Syrie et même le Kazakhstan).

Vladimir Poutine prend des gages ou des positions pour se donner des marges manœuvrières lors de négociations principalement avec les États-Unis, la Turquie. Emmanuel Macron, bloqué à la fois dans l’Union européenne et dans l’Otan, ne dispose pas de la même capacité et n’a aucun gage à se saisir. La France était dans une opération de combat contre les groupes islamistes africains, pas dans la garantie de son espace géostratégique bien démoli par Nicolas Sarkozy qui nous fit revenir dans le commandement militaire intégré et ouvrit, en même temps l’Afrique de l’Ouest à Washington…

Quelque part, la France était dans une nasse qui ne l’était apparemment pas tant que nos alliés « américains » n’avaient pas d’autres défis à relever, par exemple, contre la Chine, la Russie…Cet équilibre, désormais rompu, nous n’avions d’autre choix que celui du redéploiement en espérant que le défi logistique imposé par le départ du Mali ne soit pas une réplique de la débâcle US à Kaboul d’août dernier !

Le possible repli vers le Niger et le Tchad, deux pays fragiles, le premier avec un Président auquel on reproche ses racines libyennes avec au sud le bouillonnant Nigeria, le second surtout où Emmanuel Macron a cru devoir honorer par sa présence Mahamat Idriss Déby fils du dictateur défunt, n’est en rien une garantie pour la France.

L’exploit de la France aura été de tenir avec une moyenne de 5000 hommes un territoire aussi étendu, qu’elle le put grâce au passé colonial où elle apprit et annota et espère que cette page malienne qui se tourne ne fermera pas le livre Afrique où l’armée française veut encore avoir ses pas.

 

Jean Vinatier

Seriatim 2022