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dimanche 24 mars 2019

« ENJEUX STRATEGIQUES AUTOUR DE L'OCEANIE » N°4656 13e année


Annonce de colloque le 26 mars 2019 à l’Ecole militaire

« Bien qu’excentrée géographiquement, l’Océanie est aujourd’hui à la croisée de nouvelles stratégies commerciales, diplomatiques et sécuritaires mondiales. La nouvelle route de la soie trans-pacifique envisagée par la Chine, le « corridor de la liberté » dessiné par l’Inde et le Japon, ou encore l’axe indo-pacifique évoqué par la France et les Etats-Unis traduisent la reconfiguration des enjeux de puissance qui est en cours autour de la région océanienne.
Ces nouvelles visions stratégiques constituent des opportunités autant que des défis pour les pays insulaires océaniens, soumis à de multiples risques liés à la vulnérabilité économique, à l’instabilité institutionnelle, aux tensions identitaires – auxquelles s’ajoutent désormais les effets dramatiques des changements climatiques et les rivalités entre grandes puissances intéressées par les ressources naturelles, notamment marines, de la région.
La France est pleinement concernée par cette recomposition des enjeux géo-stratégiques en Océanie : la présence des collectivités françaises d’Océanie et l’importance de la zone économique exclusive française dans la région font de la France « une grande puissance de l'indopacifique », comme l’affirmait le Président Macron dans son discours du 5 mai 2018 à Nouméa.
Dans ce cadre, le séminaire organisé par le CSFRS le 26 mars 2019 vise à s’interroger sur les enjeux liés à ce contexte régional en mutation et sur le rôle que la France peut ou doit désormais jouer dans la région océanienne. Il permettra de faire le bilan du projet de recherche STRAFPACC, portant sur les stratégies françaises dans le Pacifique sud face aux changements climatiques, et de considérer plus largement le positionnement économique, politique, militaire et sécuritaire de la France dans cet axe indo-pacifique émergent.
Un Panel à 3 voix :
- Approche diplomatico-climatique / Sabine Lavorel (Université Grenoble-Alpes)
- Approche économique/ Sabine Lavorel et Jean-Philippe Giraud (ANAJ-IHEDN)
- Approche sécurité / Marianne Péron-Doise (IRSEM)
Modération / Sarah Mohammed-Gaillard (INALCO)
Conclusion générale /  Hervé Dejean de la Bâtie, Ambassadeur, Secrétaire permanent pour le Pacifique Sud »
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Jean Vinatier
Seriatim 2019

« Soulèvement algérien. Réserve tunisienne, mutisme marocain par Khadija Mohsen-Finan N°4655 13e année


« Le soulèvement algérien n’a pas suscité en Tunisie ni au Maroc beaucoup de réactions. Pour des raisons différentes, les deux pays regardent ce qui se passe chez leur voisin avec une certaine prudence, voire de l’appréhension.

Si la détermination des Algériens à se mobiliser contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika est attentivement suivie par les Tunisiens et les Marocains, les classes politiques de ces deux pays s’abstiennent de commenter les développements dont elles redoutent la contagion. Elles savent que par-delà le refus de ce mandat supplémentaire auquel le président Bouteflika est candidat, c’est tout un système mis en place depuis l’indépendance en 1962 qui est aujourd’hui rejeté par des Algériens majoritairement jeunes et qui réclament le changement à cors et à cris. Cette demande qui avait été largement partagée par les populations arabes en 2011 n’a pas reçu de réponse dans les pays de la région. En Tunisie, Béji Caïd Essebssi, déjà ministre de Habib Bourguiba a réussi à imposer le retour de l’ancien régime par ses méthodes et par ses hommes. Quant au Maroc, Mohamed VI a fait croire que la Constitution modifiée en 2011 avait répondu aux attentes manifestées, quand bien même elle ne porte ni sur la concentration des pouvoirs politique et religieux entre ses mains ni sur l’équilibre de ces mêmes pouvoirs. »
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2019

« Après la privatisation du monde par Gaël Giraud » N°4654 13e année

samedi 23 mars 2019

Brexit et souverainistes européens N°4653 13e année


La réunion bruxelloise ne pouvait surprendre quant aux attendus et propositions sur les reports élastiques du BEXIT. Il faut le répéter, Bruxelles ne veut pas de BREXIT. Brice Couturier, hier soir sur Arte, disait tout sourire à Elisabeth Quin, que l’on ne pouvait pas sortir de l’Union européenne et quand bien même un gouvernement y parviendrait son pays sombrerait. Quel bel aveu d’un pro-Bruxelles qui espère susciter  l’adhésion de tel ou tel Etat européen au nom de la liberté et au nom même de cette liberté la lui gommer si d’aventure le peuple exprimait démocratiquement  à un moment un autre choix.
Le Premier ministre britannique, Teresa May qui apparait de plus en plus ouvertement comme hostile à un Brexit dont elle a reçu pourtant le mandat n’est pas la seule personne à intriguer. Les chefs de gouvernement dits souverainistes ou populistes ou patriotes de la Pologne à l’Italie en passant par la Hongrie et l’Autriche dont les discours ne cessent pas de dénoncer l’action bruxelloise n’ont pas fait entendre une voix différente les 21 et 22 mars. En toute logique et en droite ligne de leurs discours et campagnes électorales, ils eussent dû soutenir le Brexit, contraindre la Première Britannique à tenir parole au lieu de quoi ils s’alignent sur tous les autres et forment donc une union avec la Commission des vingt-sept.
Les élections européennes se dérouleront le 26 mai, une critique publique de cet alignement souverainiste ne  surprendrait pas…..


Jean Vinatier
Seriatim 2019

mercredi 20 mars 2019

Macron prépare le Waterloo des Gilets jaunes N°4651 13e année


Emmanuel Macron vient de lancer sa grande offensive contre les Gilets jaunes qui ne sont plus que des casseurs et dont les revendications ont disparu des écrans médiatiques officiels. Le successeur de François Hollande tient à être l’homme de l’ordre, l’ordre est un mot qui plait infiniment à une bourgeoisie. Et par ordre il ne convient pas de croire que cela signifie le seul calme de la rue ou de la campagne mais bel et bien la soumission à une puissance exécutive dans tous les domaines.
Les Gilets jaunes sont regardés comme des inadaptés à la félicité libérale et leurs cris sont compris comme une incapacité à avoir le langage de moment.
La loi anticasseurs que le Président envoie au-devant du Conseil Constitutionnel pour éviter à l’opposition de le faire est par la démarche à la fois caricaturale et la publicité de son comportement psychotique. Les  mesures censées terrasser les « Gilets jaunes » via la purge de la direction de la préfecture de police de Paris voient désormais l’armée (Sentinelle) entrer sur la scène populaire en supplétif de la police. Bien plus important que le limogeage de tel ou tel haut fonctionnaire (même si dans ce cas l’exécutif ne parait pas en mesurer les conséquences à venir), l’entrée sur scène du soldat est symbolique et pourrait coûter populairement à la « grande muette ».
Après le chaos du 16 mars, l’opinion publique reste encore majoritairement favorable aux Gilets jaunes (53%) ; aussi la tactique et la stratégie que le gouvernement choisira pour écraser ce mouvement qu’il ne considère pas « social » mais une insubordination ne supporteront pas la durée. L’on devine que l’Elysée veut faire place nette avant les élections européennes du 26 mai prochain. Ce qui s’est passé sur les Champs-Elysées que l’on épouse ou pas l’idée que les casseurs jouissaient de la bienveillance du pouvoir actuel sert parfaitement le calcul d’Emmanuel Macron qui entend nettoyer la place et rendre très accessoire tous les autres partis politiques à l’exception de ses opposants idéaux un peu Jean-Luc Mélenchon mais surtout Marine Le Pen lesquels doivent devancer les anciens partis afin que le Bien et le Mal s’affichent.
Le pouvoir juge avoir circonscrit le foyer incendie des Gilets jaunes : ni les syndicats, ni les grèves ne viennent s’agréger à eux. Il existe cependant une inconnue celle de la psychologie des foules ou du peuple ou d’un coup de vent extérieur…..

Jean Vinatier
Seriatim 2019

lundi 18 mars 2019

« La Tefaf, toujours au sommet par Didier Rykner » N°4649 13e année


« Comme chaque année à la Tefaf (foire de Maastricht), dès l’ouverture ou presque, la foire bruit de rumeurs sur les plus belles œuvres qui y sont présentées. Cette année, on y trouvait de manière unanime le tableau de Wright of Derby présenté par Lowell Libson (ill. 1), une de ces scènes de nocturne extraordinaires dont le peintre a le secret. L’œuvre s’est vendue tout aussi rapidement. Selon nos informations, l’acheteur serait le Getty, ce que le vendeur et le musée se sont pour l’instant refusés à confirmer. Nous y reviendrons probablement dans une prochaine brève.
Parmi les autres objets qui tenaient la vedette, outre le diorama chez Philippe Perrin dont nous avons déjà longuement parlé (voir notre éditorial), prenait place la grande Crucifixion de Louis Cretey (ill. 2), chez Rob Smeets, sans doute le chef-d’œuvre de cet artiste qui n’avait pas été retrouvé pour la rétrospective de 2010 (voir l’article) et qui ne figurait à l’époque dans le catalogue que par une photographie en noir et blanc. Cette grande toile intéressait au moins deux musées français, mais hélas elle fut acquise presque tout de suite par un des collectionneurs particuliers étrangers les plus actifs, notamment dans le domaine de la peinture baroque. »
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2019