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mardi 19 novembre 2019

« Clochemerle à Notre-Dame par Dider Rykner » N°4722 13e année


« « Qu’il ferme sa gueule ! » Malgré les innombrables réactions qu’elle a suscitées, la tirade grossière et vulgaire du général Georgelin devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale a sans doute peu de chance de rester dans l’Histoire, sinon comme une preuve supplémentaire de l’absurdité de la loi d’exception pour restaurer Notre-Dame de Paris, et de la manière consternante dont cette affaire est menée par le pouvoir politique. »

La suite ci-dessous :

Je soumets à vos lectures d’autres articles parus tout récemment sur le site de La tribune de l’art..

« Quand la Chancellerie des Universités de Paris vend son patrimoine aux enchères... par Alexandre Lafore»

« Édouard Philippe s’apprête à violer la loi sur l’inaliénabilité des œuvres des musées »

Château de Pontchartrain vendu et bientôt divisé en appartements : monument historique !




Jean Vinatier
Seriatim 2019

lundi 18 novembre 2019

Gilets jaunes : Un an déjà ! N°4721 13e année


Hier soir la diffusion sur France 5 du documentaire, La fabrique des gilets jaunes réalisé avec la rédaction du journal Le Monde n’a pas surpris dans son entreprise d’enfermement et de réduction d’un mouvement social inédit. L’heure serait à la fin de partie.
Il est vrai que la mobilisation pour les Un an des Gilets jaunes n’a pas été très puissante et qu’il est vraisemblable que le samedi prochain sera calme.
Les Gilets jaunes métropolitains viennent de la France des campagnes, des villes sous-préfectorales, très peu des banlieues (bien différent dans les DOM-TOM). Un mouvement nullement fabriqué mais éruptif en raison de la difficulté quotidienne à aller à son travail, à vivre en famille : essence, radars omniprésents, surveillance accrue des gendarmes, éloignement des lieux….etc. La voiture, si maudite dans les villes métropolitaines (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille…etc) est ici centrale, elle est le rond-point de tout.
Tout a été dit et écrit sur les violences, les dérapages mais bien peu sur la répression : 10 000 arrestations, 5000 gardes à vue, 3000 condamnations, une dizaine de morts et une vingtaine de mutilés à vie, sans oublier toutes les fautes procédurales commises par les magistrats avec les encouragements de la Garde des Sceaux et bien sur le pardon accordé systématiquement aux policiers et gendarmes. Le quinquennat  macronien ne tient que par l’obéissance des forces de l’ordre, des juges et le calme de l’armée : les généraux se baladent beaucoup…..
Cette violence réactive, inédite, inouïe, voulue en totalité par le successeur de François Hollande a tétanisé des Gilets jaunes plutôt blancs et âgés de 40 ans et plus (les jeunes étaient une minorité presque invisible), pour la plupart ayant une activité professionnelle, payant leurs impôts, sans casier judiciaire, mariés, une bonne part ayant voté pour Emmanuel Macron. Le gouvernement a eu en face de lui une population en colère insérée socialement. Les Gilets jaunes sont, pour résumer, ce que la présidente de France-Télévision ne veut plus : des blancs de cinquante ans !
Les Gilets jaunes tout de suite traités de « beauf », de « plouc », caricaturés par les citadins « connectés » (les 1%, des cadres, des retraités, les bobos) ne pouvaient compter sur un relais social, les grandes villes dont Paris les honnissant d’entrée. Une France rurale tournant en rond autour d’un France mondialisée, mondialiste. L’éclairage d’une France fracturée et que l’on fracture encore en attisant, par exemple, l’affaire du voile et de l’islam est plus éblouissant aujourd’hui qu’hier. Tout est pire qu’en 2018, tout rentre dans le rang, les braises demeurent à la merci de la prochaine étincelle qui pourrait arriver de l’extérieur.
Chacun est dans son coin comme l’a illustré tragiquement l’immolation de l’étudiant lyonnais Anas K mais pas l’électorat minoritaire d’Emmanuel Macron qui fait bloc, vote massivement et montre mois après mois qu’on peut gouverner une démocratie sans la France d’en bas. Les conflits sociaux sont quotidiens sans que l’étendard Gilet jaune se dresse parce que chacun croit s’extirper de sa cause sans s’agréger à celle d’autrui. La solidarité brandie par Cédric Herrou, l’agriculteur passeur de migrants illégaux et avaliser par la justice, n’interviendrait-elle donc plus entre Français ? Succès absolu pour les mondialistes ? Succès pour les avocats de l’individu-roi ? Il y a bien au-delà des courroux des Gilets jaunes le tragique d’une France à la souveraineté détachée par morceau : celle militaire à l’OTAN, celle monétaire à la BCE, celle juridique à Bruxelles et à Strasbourg alors même que dans le monde se relèvent les souverainetés de grandes puissances.
Sans souveraineté entière qui sommes-nous ? Les Gilets jaunes comprennent-ils que leurs maux ont pour source l’Union européenne comme fabrique de l’ultra-libéralisme, du mondialisme ? Sans doute pas ou de manière parcellaire parce qu’il leur est répété que toute critique envers Bruxelles est un mélange de « fascisme et de racisme anti-migrant ».
Sans le vouloir, maladroitement parfois, ou en brandissant le RIC (référendum d’Initiative Citoyenne) symbole d’une démocratie locale, directe, les Gilets jaunes ont illustré pendant douze mois  les béances de la France actuelle de plus en plus  un simple territoire d’une aire géographique dite Union européenne.





Jean Vinatier
Seriatim 2019

dimanche 17 novembre 2019

« France Télévisions : Delphine Ernotte en roue libre par Régis de Castelnau » N°4720 13e année


« Madame Ernotte n’est pas gênée.
Voilà qu’elle veut nous imposer « l’affirmative action » à l’américaine. Alors on va lui rappeler ce qu’est un État de droit. D’abord, comme d’habitude elle oublie qu’elle dirige un service public (c’est nous qui le payons) qui lui impose des obligations de neutralité et de pluralisme dont on peut constater en particulier sur la question du pluralisme qu’elle s’assoit dessus absolument tous les jours. Ce comportement de propriétaire suffisant exclusivement au service de la caste est déjà d’une vulgarité difficilement supportable. Mais voilà maintenant que la dame se permet, de venir nous dire, toute armée de la supériorité morale qu’elle s’attribue, que sur ce service public qui nous appartient, elle va appliquer ses opinions personnelles et mettre en place un communautarisme illégal.
Voici ce qu’elle a twitté :

« Nous incluons désormais dans l’ensemble de nos contrats de production une clause de la diversité qui exige des sociétés de production, que leurs équipes de tournages, d’écriture, et artistiques reflètent la diversité de la société française. »

Alors on va lui rappeler quelques règles élémentaires que son arrogance et l’impunité que lui assure sa connivence avec Macron, lui ont fait perdre de vue.
 La France a une Constitution de laquelle il résulte l’égalité des citoyens devant les charges publiques. IL EST INTERDIT DE FAIRE DES DISCRIMINATIONS ENTRE LES CITOYENS. Et ces discriminations constituent autant d’infractions pénales.

La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2019

« Bloc contre bloc par Jérôme Sainte-Marie » N°4719 13e année


« [….]À quelques jours du premier anniversaire de ce mouvement et quelques semaines du déclenchement de la bataille sociale qui ne manquera pas de rythmer le débat sur la réforme des retraites, Jérôme Sainte-Marie publie à son tour un ouvrage essentiel.
Dans « Bloc contre bloc, la dynamique du macronisme » le politologue procède à une brillante analyse de la situation socio-politique dans laquelle se trouve la France au milieu du mandat présidentiel d’Emmanuel Macron.[….] »


Sources :



Jean Vinatier
Seriatim 2019

« La pratique italienne de la diplomatie au Moyen Âge tardif par Isabella Lazzarini » N°4718 13e année

Conférence de Isabella Lazzarini donnée à l'École nationale des chartes le 25 février 2014 : "La pratique italienne de la diplomatie au Moyen Âge tardif, entre communication, information et négociation" 

Isabella Lazzarini est professeur d'histoire médiévale et de paléographie à l'università degli Studi del Molise en Italie. Elle était invitée à l'École nationale des chartes par Olivier Guyotjeannin, professeur à l'École, du 1er au 28 février 2014. 
Jean Vinatier 
Seriatim 2019

« Menaces sur la liberté d’expression par André Bellon »N°4717 13 année

« Les atteintes répétées à la liberté d’expression, fondement de l’humanisme, de la République et de la démocratie, au nom d’intérêts plus ou moins réels de telle ou telle communauté sont en train de déboucher sur un torpillage. Parmi nombre d’exemples, citons l’annulation de la pièce de théâtre « Les suppliantes » d’Eschyle, celle de la conférence à Bordeaux de Sylviane Agacinski sur la PMA, les violences empêchant la prestation de Hollande à Lille, la suppression d’un colloque sur le terrorisme à la Sorbonne, … Le principe est toujours le même : au nom des « droits » de tel ou tel groupe, il devient interdit d’exprimer une opinion qui heurterait la sensibilité des membres de celui-ci. Nous sommes évidemment loin de Voltaire qui proclamait « Même si je ne suis pas d’accord avec vous, je me battrai pour que vous ayez le droit d’exprimer votre opinion ». En fait, nous assistons, par le recoupement des actions parcellaires de ces groupes à une tentative de destruction de tous les principes universels qui semblaient avoir gagné après la seconde guerre mondiale et qui s’exprimaient dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La chose est d’ailleurs clairement affirmée par ces groupes autodésignés et qui tentent de s’imposer par la violence. Ils la théorisent même. Ainsi, un groupe « féministe » largement médiatisé par la presse bobo nous explique-t-il, sans autre forme de procès, que l’hétérosexualité est cause de la colonisation et du racisme, ainsi le Cran (Conseil représentatif des associations noires) veut-il empêcher toute utilisation de la couleur noire par les comédiens blancs, … La chose pourrait faire sourire si, au travers de multiples manifestations, n’était pas en train de naitre une police de la pensée, typique de tous les régimes totalitaires. On peut, c’est mon cas, trouver indécente la publication par Hollande d’un livre magnifiant un nouveau régime respectueux d’un Parlement qu’il a lui-même méprisé. On ne saurait empêcher son expression par la violence. Une salle vide eut été plus efficace. La démission des autorités universitaires qui annulent les conférences devant les pressions des activistes laisse mal augurer de l’exercice des libertés. On peut comprendre que l’état catastrophique de l’université après des années de politique de rigueur, la situation épouvantable des étudiants, ne poussent pas à la résistance. Il n’empêche que le dramatique ne justifie pas l’acceptation du pire. Il n’y a qu’un pas entre les violences hostile à l’expression démocratique et la dictature des nervis. La République est en cause et le moindre des paradoxes n’est pas que ce danger émane de l’Université. Sachons refuser le piège. André Bellon » Source: https://www.pouruneconstituante.fr/ Jean Vinatier Seriatim 2019

Une vie, une œuvre : Léon Bloy (1846-1917) N°4716 13e année

« Léon Bloy (1846-1917), un auteur majeur injustement méconnu. Catholique fervent, auteur de deux romans, de plusieurs essais et d´un Journal s´étalant sur près de vingt ans, Léon Bloy, semble faire partie de ce 19eme siècle qui n´a pas survécu a la modernité? Et pourtant, ce polémiste et pamphlétaire hors pair, qui aura influence des écrivains comme Celine ou Bernanos, parle a notre époque et de notre époque. Parmi les sujets de prédilection de Bloy, on trouve l´insulte inlassable des riches et des bourgeois, la caricature des auteurs a succès et sans talent du moment, la dénonciation des fausses valeurs et des vraies compromissions, la critique du règne de la bonne conscience et de l´hypocrisie, le refus radical du confort matériel et mental - autant de sujets qui demeurent actuels. »

1-Léon Bloy, le pèlerin de l’absolu- KTO 2017
2-Une vie, une œuvre : Léon Bloy (1846-1917) France Culture 1991 
Jean Vinatier Seriatim 2019

samedi 16 novembre 2019

« Histoire de la Révolution Française et Révolution dans l'histoire par François Furet » N°4715 13e année

« Enregistré le 11 février 1994 

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.
 0:00:00 - Introduction
 0:07:35 - Un apprentissage marxiste
 0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française. » Jean Vinatier
 Seriatim 2019

« Retour sur l’ineptocratie par Charles Gave » N°4714 13e année


Charles Gave est un libéral souverainiste.

« Economiste et financier, Charles Gave s’est fait connaitre du grand public en publiant un essai pamphlétaire en 2001 “ Des Lions menés par des ânes “(Éditions Robert Laffont) où il dénonçait l’Euro et ses fonctionnements monétaires. Son dernier ouvrage “Sire, surtout ne faîtes rien” aux Editions Jean-Cyrille Godefroy (2016) rassemble les meilleurs chroniques de l'IDL écrites ces dernières années. Il est fondateur et président de Gavekal (www.gavekal.com). »

« Je viens de passer une journée dans l’est de la France, invité par le Maire d’une petite commune de la Meuse, Culey, que je remercie ici. J’en suis revenu encore plus indigné que je ne l’étais en partant, tant la situation des habitants y est encore plus désastreuse que tout ce que je pouvais imaginer. Je me suis précipité en rentrant sur mon ordinateur pour écrire un compte rendu de ce petit voyage. En l’écrivant, j’ai eu la sensation que j’avais déjà tout décrit avant même d’y être allé. J’ai vérifié, et j’ai retrouvé ce texte que j’ai écrit il y a environ un an et que je reprends in extenso, n’ayant rien à y ajouter.
Que le lecteur veuille bien m’excuser de cet inhabituel accès de paresse mais parfois, nul besoin de ré-inventer la roue.

Je vais me livrer à un petit exercice de style : utiliser les écrits de deux hommes éminents qui m’ont influencé dans mon parcours intellectuel, Bastiat et Milton Friedman pour porter un diagnostic sur ce qui mine notre pays. Et qu’est que ces deux grands hommes ont en commun ? Une chose en particulier : la capacité de me faire rire en parlant d’économie tout en écrivant dans une langue superbe.
Commençons par Bastiat.
Bastiat disait que n’importe quel individu qui voulait s’approprier quelque chose avait le choix pour l’obtenir entre « travailler ou voler », et qu’il n‘y avait pas de troisième voie. Et qu’il était beaucoup plus fatigant de travailler que de voler, mais que voler pouvait être dangereux.  Et donc que le plus simple pour voler est de s’organiser pour capturer l’Etat et autoriser le vol légal, qu’il appelait « spoliation ». Voici la citation
« On est d’abord porté à penser que la Spoliation ne se manifeste que sous la forme de ces vols définis et punis par le Code. S’il en était ainsi, je donnerais, en effet, une trop grande importance sociale à des faits exceptionnels, que la conscience publique réprouve et que la loi réprime. Mais, hélas ! il y a la spoliation qui s’exerce avec le consentement de la loi, par l’opération de la loi, avec l’assentiment et souvent aux applaudissements de la société. C’est cette Spoliation seule qui peut prendre des proportions énormes, suffisantes pour altérer la distribution de la richesse dans le corps social, paralyser pour longtemps la force de nivellement qui est dans la Liberté, créer l’inégalité permanente des conditions, ouvrir le gouffre de la misère, et répandre sur le monde ce déluge de maux que des esprits superficiels attribuent à la Propriété. Le vol individuel peut être rare, sévèrement réprimé, mais la spoliation est organisée, légalisée, systématisée. »
Et pourtant à son époque le vol en bande organisée « (communément appelé socialisme) » commençait à peine à prendre son vol (si j’ose dire). Nous avons fait beaucoup de progrès depuis !
Venons-en à Milton Friedman, qui disait en riant beaucoup qu’il y avait quatre façons de dépenser de l’argent.
1-      Je peux dépenser pour moi de l’argent que j’ai gagné moi-même. En général, cet argent est bien utilisé et le montant de satisfaction très élevé.
2-      Je peux dépenser de l’argent que j’ai gagné au profit de quelqu’un d’autre. J’achète une moto de compétition pour son anniversaire à mon épouse. L’intention est là, la satisfaction peut-être pas.
3-      Je peux dépenser de l’argent que quelqu’un d’autre a gagné, mettons une subvention étatique et j’en tirerai une satisfaction certaine, mais il n’est pas certain que cet argent soit mieux dépensé que par celui qui l’a gagné, ou que je vais continuer à toucher ces subventions.
4-      Et enfin, l’argent peut être transféré de mon compte au compte de quelqu’un qui ne l’a pas gagné mais qui devra le dépenser en l’envoyant à une autre personne parce que la Loi lui a donné cette prérogative, et là c’est toujours du grand n’importe quoi.

Le but de ce petit papier est simplement de montrer qu’en utilisant l’analyse de Bastiat et la typologie de la dépense de Milton Friedman, je peux expliquer tout ce qui s’est passé en France depuis quarante ans, tout ce qui se passe aujourd’hui et prévoir sans grandes difficultés tout ce qui va se passer demain. Au travail donc.

La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2019