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mardi 10 décembre 2019

« L’OTAN, le « Nixon in reverse » et le partenariat sino-russe par Jean-Sylvestre Montgrenier » N°4757 13e année



Mon commentaire :
La maxime de l’actuelle politique russe serait de devenir le lien d’équilibre entre les Etats-Unis et la Chine, d’être dans le jeu européen sans y appartenir.
La Russie , qui est une nation-monde, affirme des ambitions géopolitiques considérables alors même que sur les plans, démographique et économique, elle pâtit d’une faiblesse réelle.




« Avant de se rencontrer dans les environs de Londres les 3 et 4 décembre, les dirigeants de l’OTAN s’interrogent sur le déplacement des équilibres de puissance vers l’Asie. Ils se demandent comment répondre au défi que représente la montée de la Chine sur la scène internationale. Certains d’entre eux envisagent de retourner la Russie pour contrebalancer les ambitions de Pékin. A l’inverse de la politique du président américain Richard Nixon qui, dans les années 70, avait choisi de favoriser un rapprochement avec la Chine face à la menace de l’URSS. Mais ce "Nixon in reverse" se heurte à la force et à la profondeur des liens entre Pékin et Moscou dans le système eurasiatique.

Dans les semaines précédant le sommet de Londres (3-4 décembre 2019), d’aucuns redoutaient une nouvelle saillie de Donald Trump. In fine, c’est son homologue français qui, dressant l’acte de décès de l’OTAN, aura bousculé les formes. Ne revenons pas sur le caractère intempestif et contre-factuel d’un tel diagnostic. Les troupes américaines sont toujours en Europe, le sort de l’OTAN ne se joue pas au Kurdistan et les Alliés savent l’importance de ce système de défense. Sauf à considérer que la France aurait le monopole de l’intelligence stratégique, de l’honnêteté et du courage, il faut en tenir compte. Et la Russie, adversaire ou partenaire ? Le renforcement de la posture de défense et de dissuasion n’a pas interrompu les relations diplomatiques et les Alliés ont maintes fois affirmé leur ouverture à un « dialogue stratégique » (à certaines conditions). Le défi à venir porte en fait sur la République populaire de Chine (RPC). Venu des Etats-Unis, le thème du « Nixon in reverse » sous-tend bien des débats. L’idée serait de retourner la Russie afin de contrebalancer les ambitions et capacités de Pékin. On en trouve trace dans les propos d’Emmanuel Macron. En vérité, le scénario néglige la force des liens sino-russes et des facteurs qui sous-tendent cette quasi-alliance. »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2019

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