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mardi 8 juin 2021

Joe Biden ou l’apprenti Jedi par Romuald Sciora N°5726 15e année

Dans cette correspondance de Romuald Sciora pour l’IRIS, l’auteur expose bien la route très escarpée que la démocratie américaine prend en laissant des acteurs privés exercer une censure dans le plus parfait arbitraire. Peu importe, effectivement que l’on n’aime ou pas Donald Trump, c’est le respect pour les 75 millions de ses compatriotes qui sont placés au centre de la place de Grève pour une humiliation.

Donald Trump tient le parti républicain qui ne lui reproche pas une défaite, il a subi une injustice. Dans un précédent Seriatim sur les GAFA, je soulignais le terrible message envoyé par ces derniers : placer sous leur coupe l’État américain lui-même à travers son chef élu.

Dire qu’un combat intense se déroule entre des acteurs privés dotés d’une force de frappe financière unique et l’État, fait de vous un complotiste. Et bien, justement, ne sommes-nous pas en face d’une conjuration ?

Dans quelques jours Joe Biden lancera « l’alliance des démocraties » contre contrer la Chine (pour l’heure, l’Australie essuie les premiers feux) alors même que Julian Assange croupi brisé, dans des geôles britanniques, qu’Edward Snowden vit en Russie. La Chine sourit de tant d’aveuglement dans un pays où la politique n’est pas du tout perçue avec la même évidence que dans l’espace Atlantique. Mais, bien au-delà de cela, apparaît dans l’aire démocratique qu’un le parti de la vérité est naturel. En France, LaREM espère devenir le parti anti-fakenews, aux États-Unis le parti démocrate enfourche le cheval du Bien. On voit bien, à travers, ces manifestations que les démocraties vacillent sur leurs fondements historiques : accepter l’autre, accepter les autres. Rien n’est pire que ces partis du Bien ou de la Vérité qui, en plus, abaisseront nos différences avec la Chine. Je le disais dans un autre Seriatim au sujet de la reconnaissance faciale, le problème ne sera pas que celle-ci soit le fait des États-Unis ou de la Chine, le drame sera qu’elle existera, achevant d’ôter à l’homme sa dignité.

Il y a quelques jours, le Nigeria suspendait Twitter après la censure de son Président sur le réseau. Que croyez-vous qu’il advint, le PDG de Twitter hurla à l’atteinte aux libertés…le même homme a bâillonné son POTUS, alors en exercice !

A l’occasion d’une pandémie très faiblement mortelle, on réinstalle et réimpose les passeports sans que les citoyens ne s’insurgent (surtout en France) ni d’ailleurs les entreprises lesquelles auraient pu par un front de communauté peser sur le gouvernement. Mais entre le profit, les dividendes et les libertés des salariés aussi citoyens, le PDG n’hésite pas: la tune d’abord!

Contrairement à Romulad Sciora, je ne regarde pas le Canada comme une « démocratie parlementaire et multiculturelle apaisée, à la fois empreinte de traditions et de modernité », elle est un galop d’essai grandeur nature d’une nation mondialisée via une doxa mondialiste tout au contraire de la Suisse, qui vient, sagement, de renoncer à intégrer l’Union européenne, au terme de quinze années de négociations intenses. Y entrer, tuerait sûrement, à la fois sa confédération et ses votations.

Mais je rejoins Romuald Sciora dans sa conclusion :

« Alors, avant d’aller jouer les Jedi avec une pseudo alliance des démocraties – bonjour les relents de guerre froide – qui selon moi ne ferait qu’accroître la division du monde, le président américain ferait bien tout d’abord de balayer devant sa porte.

Car si un vrai travail de refonte de la démocratie en Amérique n’est pas entrepris, si des atteintes à la liberté d’expression comme celles que viennent de commettre Twitter et Facebook se poursuivent, il se pourrait bien que la vieille République américaine ne puisse pas tenir le coup.

Et comme je l’ai déjà écrit dans ces mêmes colonnes, son effondrement au cours des prochaines décennies pourrait entraîner une dynamique similaire à celle de la vague des révolutions qui avaient suivi sa proclamation en 1776.
 »

JV

 Romuald Sciora :

« En janvier, Facebook avait suspendu le compte de Donald Trump, sans annoncer la durée de cette sanction.

Il y a quelques jours, le couperet est tombé. Le réseau social vient de décider de fermer pour au moins deux ans le compte de l’ancien président des États-Unis.

« La décision de Facebook est une insulte aux 75 millions de personnes qui ont voté pour nous en 2020 », a aussitôt répliqué le Donald dans un communiqué, ajoutant que le géant des réseaux sociaux « ne devrait pas être autorisé à s’en tirer avec cette censure et ce muselage ».

En effet, après la récente clôture de son compte Twitter et la décision qui vient d’être prise par Facebook, on peut vraiment parler de muselage en ce qui concerne le milliardaire new-yorkais.

Certes, l’homme est détestable et ses tweets trop souvent injurieux et mensongers. Certes, son comportement et ses propos lors de l’invasion du Capitole par ses supporters sont plus que condamnables, mais ce n’est pas à Jack Dorsey, ni à Mark Zuckerberg, respectivement patrons de Twitter et de Facebook, de décider qui peut s’exprimer ou qui détient la vérité. »

La suite ci-dessous :

https://www.iris-france.org/158157-joe-biden-ou-lapprenti-jedi/

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

 

dimanche 6 janvier 2019

« Muhammadu Buhari face à Atiku Abubakar. Un duel au sommet pour la présidence du Nigeria par Benjamin Auge » N°4620 13e année


« En Afrique de l’Ouest, être le président sortant et candidat à la réélection n’assure pas la victoire. À l’instar d’autres pays de la région, le Nigeria a déjà connu une alternance en 2015. En février 2019, le président Muhammadu Buhari, candidat à sa propre succession, devra affronter une forte concurrence en raison notamment d’un bilan mitigé.
M. Buhari fut élu en 2015 en tirant profit du médiocre bilan de la présidence Goodluck Jonathan. Ce dernier avait en effet longtemps minimisé la gravité de la menace Boko Haram tout en laissant sa communauté profiter très largement du pouvoir. Perçu comme l’homme providentiel en 2015, M. Buhari a néanmoins fortement déçu par son immobilisme. En effet, il était arrivé aux affaires en capitalisant sur son image d’homme à poigne, d’ancien général qui allait mater Boko Haram ainsi que lutter sans pitié contre la corruption. Quatre ans après, l’économie est en berne, la campagne anticorruption a été décevante et Boko Haram n’a pas été défait malgré des progrès indéniables dans les zones urbaines dans l’État du Borno. De plus, les violences dans les États septentrionaux (Benue, Jigawa, Plateau) entre éleveurs et agriculteurs ont été très meurtrières[1] et la gestion répressive du Mouvement islamique du Nigeria interpelle[2]. En 2019, M. Buhari sera opposé à Atiku Abubakar, un homme politique expérimenté, deux fois vice-président, qui axe sa campagne sur la relance de l’économie, qu’il dit mieux comprendre que le président sortant, étant lui-même un des businessmen parmi les plus prospères du Nigeria. Atiku Abubakar concentre ses critiques sur une politique économique hasardeuse qui a mal su gérer les impacts de la baisse du cours du pétrole et n’a ainsi pas évité la spirale de récession puis de croissance faible. »
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2019

mardi 11 juillet 2017

Migrations : «L'Algérie n'a toujours pas de loi sur les réfugiés» N°4296 11e année



« Mohamed Saïb Musette est sociologue et directeur de recherche au Cread. C'est un fin spécialiste du fait migratoire. Dans cet entretien, il analyse avec acuité l'évolution des mobilités humaines qui transitent par notre pays. Il souligne que l'Algérie continue de résister à la politique de l'Union européenne en matière de gestion des flux migratoires en refusant d'installer des «centres de tri» sur son territoire. Le sociologue salue les dernières mesures prises en faveur des migrants tout en les considérant insuffisantes en l'absence d'une législation claire sur les réfugiés et le droit d'asile. Le chercheur plaide pour une politique plus «offensive» en Afrique en appelant notamment à capter les compétences issues du continent africain, sachant que notre pays compte, dit-il, 8000 étudiants étrangers, dont 90% d'Africains qui sont boursiers de l'Etat algérien. »
La suite ci-dessous :


Abdelkader Messahel : «L'immigration clandestine est une menace pour la sécurité nationale»

« Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, estime que l'immigration clandestine africaine constitue «une menace pour la sécurité nationale» et annonce des «mesures urgentes pour lui faire face».
Intervenant, hier, en marge d'un atelier international sur le «Rôle de la réconciliation nationale dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme», le chef de la diplomatie abonde carrément dans le sens défendu, la veille, par Ahmed Ouyahia, dont les propos sur les migrants ont choqué plus d'un. «L'Algérie suit de près le phénomène de l'immigration clandestine des Africains pour qui l'Algérie est devenue une destination», affirme-t-il dans une déclaration à la presse.
Selon lui, le gouvernement «était en phase de prendre des mesures urgentes pour faire face à ce flux important de migrants clandestins derrière lequel se cachent des réseaux organisés et qui constitue une menace pour la sécurité nationale». La «menace, soutient-il, émane d'une mafia organisée comprenant des Algériens qui encadrent les opérations de migration clandestine vers l'Algérie après la fermeture de l'accès libyen du fait de la présence des forces étrangères et de représentants de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM)».
La suite ci-dessus :



Jean Vinatier
Seriatim 2017

mercredi 27 août 2014

« Structuration de la puissance continentale : l’Afrique occidentale hors-jeu ? » par Joseph Vincent Ntuda Ebodé N°1936 8e année

Alors que le Président Sud-Africain réalise un voyage officiel de 6 jours en Russie à l’invitation de Vladimir Poutine, la lecture de cet article, publié en 2010, apporte des éclairages instructifs  sur le Nigéria et l’Afrique du sud, deux nations aux ambitions, pour l’heure, complémentaires.
 
« Depuis le début des années 1990, la plupart des spécialistes des géo-sciences politiques africaines appréhendent la course au leadership continental en termes bipolaires : un pôle autour du Nigéria-CEDEAO et un autre autour de l’Afrique du Sud-SADC.
Quatre raisons principales justifient cette classification : la posture géopolitique des deux pays ; l’affirmation ostensible de leurs ambitions au leadership continental ; le fait qu’ils apparaissent déjà comme des puissances incontestées de leurs sous-régions respectives et l’avantage comparatif qu’ils présentent par rapport aux autres éventuels prétendants.
[…]
La suite ci-dessous :
http://www.diplomatie-presse.com/?p=1113


Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 

Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto-Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

 

lundi 19 mai 2014

« La France, l’Europe et l’Histoire » par Jacques Sapir N°1804 8e année

L’article est très bon mais je suis moins d’accord avec l’auteur sur la  germanophilie  supposée de l’actuel exécutif français. Il est d’abord et avant tout un collaborateur au service de la politique américaine. Angela Merkel contrôle de moins en moins une Allemagne travaillée par le doute et la crainte. La chancelière voit bien, également, que le rapprochement sino-russe pourrait coûter au patronat, de même que le sommet à venir des BRICS en Argentine en juillet prochain serait source d’un basculement….à moins que l’Allemagne ne les rejoigne….
Voir aussi l’article de Philippe Grasset.

 
Jacques Sapir :

" Deux évènements importants ont lieu en cette fin de semaine de mai, la conférence de Paris sur la situation au Nigéria[1] et la tentative de conférence de réconciliation qui se tient en Ukraine. A priori, il n’y a aucun lien entre ces deux initiatives. Et pourtant, elles éclairent d’un jour crû les faux-semblants dans lesquels la France s’enfonce. Elles éclairent la vision de notre Président, M. François Hollande, et pourquoi il commet un contresens terrible et nous fait sortir de l’Histoire.
[….]
Il faut s’interroger sur cette politique de destruction de la France, sur cette germanophilie aux relents bien sombre, sur ce discours qui nous renvoie à la période de l’occupation. Une partie de l’élite française a pris son parti du désastre militaire de juin 1940… Mais il faut tout d’abord s’y opposer. Il faudra donc, lors du scrutin européen du 25 mai, faire en sorte que pas une voix ne se porte sur le PS, sur l’UMP ou sur les partis qui sont leurs alliés dans la mise en place de ce funeste projet, l’UDI et EELV. La défaite du « bloc des 4 » européistes sera le début du renouveau, de la France et des européens. »
La suite ci-dessous :
http://russeurope.hypotheses.org/2292

 
Philippe Grasset : « L’Allemagne et l’ombre de 1981-1982 »
« […..]

« Ce qu’il faut considérer, sans aucun doute, c’est la résilience de la mauvaise humeur allemande, qui semble transgresser tous les tabous du genre, y compris l’habitude germanique de la discipline que l’excellente Merkel ne parvient plus à imposer dans les rangs. Il est vrai que même elle, l’excellente Merkel, plaide pour la politique des sanctions bien contrainte et tout aussi forcée, en dissimulant difficilement le peu de goût qu’elle en a. Lorsque nous évoquons les fameuses années 1981-1982 du débat des euromissiles où l’Alliance faillit voler en éclat, ce n’est pas gratuitement. On sent le public allemand proche de cette sorte d’envolée, qu’on qualifiera d’ailleurs d’irrationnelle (comme le fut toute la poussée antinucléaire de ces années-là) même si l’on ne manquerait pas de s’en féliciter hautement et de la juger évidemment fondée, voire légitime ; en effet, dans cet univers conduit par une raison évidemment subvertie, l’irrationalité vous a parfois, et même souvent, des allures de bon sens... Et puis, hein, tout de même, Hollande n’est pas Mitterrand ; ils sont de planètes différentes, avec Hollande en gardien de parking de troisième sous-sol, et l’on voit mal le tambour martial mais made in NATO des Français venir à la rescousse de la courageuse et travailleuse Angela.

Par conséquent, le “risque allemand” est aujourd’hui réel et, potentiellement, bien plus considérable qu’en 1981-1982, – décidément, l’analogie, une fois qu’elle s’est signalée, ne quitte plus l’esprit. On ajoutera que Poutine n’est pas le vieux débris Brejnev, la Russie n’est pas l’URSS et les régiments russes sur la frontière ukrainienne sans le moindre rapport avec les SS-20 du début des années quatre-vingts... On dira même, surprise ô surprise, qu’Obama n’est pas Reagan, ce qui revient à dire que l’ahuri acteur de série B hollywoodienne était tout de même moins mauvais que le brillant professeur de droit constitutionnel de Chicago. En d’autres mots, l’analogie s’arrête vraiment là où le danger réel commence, avec une Amérique totalement ivre d’hystérie et d’aveuglement, camée à l’inculpabilité et à l’indéfectibilité (voir par exemple le 7 mai 2011), totalement embourbée dans la paralysie de son pouvoir, emportée dans l’inconscience et l’irresponsabilité de ses petits soldats-Système, de Nuland à Samantha Power. Le Bloc BAO devrait réunir l’un ou l’autre pow-wow transatlantique, car le danger est grand d’une redoutable fracture transatlantique, une de ces fosses océaniques qu’on craignait tant lorsque la politique sérieuse la prévenait presque à coup sûr, et qui pourrait s’ouvrir béante et complètement inattendue alors que le susdit bloc BAO est convaincu par lui-même de tenir le monde dans ses mains. »

La suite ci-dessous :
http://www.dedefensa.org/article-l_allemagne_et_l_ombre_de_1981-1982_19_05_2014.html

 

Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 
Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto-Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen