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samedi 12 mars 2011

Andrew Gavin Marshall: Wikileaks et la Guerre mondiale de l’information N°876 4e année

Ci-dessous en lien le très long article d’Andrew Gavin Marshall publié en anglais en décembre 2010 puis traduit par l’équipe de Michel Collon d’Investig’Action :

http://www.michelcollon.info/Wikileaks-et-la-Guerre-Mondiale-de.html

En Anglais :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=22278


Jean Vinatier
Copyright©SERIATIM 2011

Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto Rico), Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Pérou, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

mercredi 22 décembre 2010

Michel Collon : WikiLeaks et Cantona servent-ils à quelque chose ? N°811 4e année

Le fondateur belge du site Investig’Action, Michel Collon, fait un utile tour d’horizon autour de WikiLeaks et Cantona:




Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?
envoyé par babaluccio. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Jean Vinatier
SERIATIM 2010

Source :

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mardi 21 décembre 2010

De la Côte d’Ivoire à la Biélorussie N°809 4e année

De la Côte d’Ivoire à la Biélorussie, les élections sont mises à rude épreuve. A Abidjan, Laurent Gbagbo refuse de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara ; à Minsk le Président Loukachenko a tout simplement fait arrêter les candidats à la magistrature suprême et a ordonné le matraquage des Biélorusses protestataires. Dans le premier cas, l’ONU, l’Union européenne dont la France tonnent de la voix pour ordonner le départ de Laurent Gbagbo, dans le second cas, les chancelleries et les organisations internationales font profil bas. Ne se taisent-elles pas à l’égard de l’Egypte qui vient de renouveler son Parlement d’une manière plus que discutable ? Ne sont-elles pas discrètes pour saluer la transition pacifique en Guinée ?
La politique internationale est à géométrie variable. En Irak, en Afghanistan, les Européens et l’ONU se contentent de s’applaudir à l’émergence de la vie démocratique en pensant que leurs vœux pieux successifs modifieront comme par enchantement une situation politique épouvantable.
La France plus que l’ONU se retrouve en première ligne dans la complexe vie politique intérieure ivoirienne. La France peut-elle réclamer le respect des résultats du scrutin présidentiel alors que l’actuel Chef de l’Etat a déchiré le référendum de 2005 pour accoucher d’un traité de Lisbonne, tout juste en voie de modification et en veillant à éviter la voie référendaire en contradiction avec les articles dudit traité? Le peu de popularité dont jouit Paris dans l’ensemble des pays francophones d’Afrique et la volonté de Nicolas Sarkozy de remettre à plat la Francafrique en réduisant au minimum notre présence militaire ( à la grande joie des Américains selon WikiLeaks) tentent un homme comme Laurent Gbagbo. En actionnant la fameuse ivoirité, il s’oppose à Alassane Ouattara présenté comme l’homme appuyé par des puissances extérieures et aussi, par sa qualité d’héritier avec son frère, du royaume de Kong dont le territoire s’étendait, notamment, sur tout le nord de l’actuelle Côte d’Ivoire. La sagesse voudrait qu’on laisse à l’Organisation des Etats africains et à l’ONU le soin de trouver la solution la plus juste mais le contentieux entre Gbagbo et la classe politique française (Villepin, Sarkozy) risque bel et bien d’exacerber les tensions sans oublier que le vaincu électoral d’Abidjan et l’actuel locataire de l’Elysée sont des experts en chicanes.
En Biélorussie, le Président Loukachenko mécontente autant la Russie que les Etats européens par son comportement. Moscou cherche depuis de longues années à ramener dans son giron la Biélorussie tout comme elle parvint, non sans mal, avec l’Ukraine. Mais elle se heurte à un Loukachenko intraitable, hanté par son seul maintien au pouvoir. Les multiples révolutions financées par des organisations américaines du temps de Georges Bush au lendemain de la disparition de l’U.R.S.S n’eurent raison de lui. Le rapprochement politique cahin-caha américano-russe d’une part et la toute puissance russe énergétique sur l’Union européenne avec un rôle considérable tenu par l’Allemagne d’autre part obligent tout le monde à faire patte de velours quitte à laisser dans un coin la rhétorique démocratique.
Cependant, la mondialisation étant une spirale qui entraîne tout le monde sans exception, les démocrates comme les apprentis tyrans, Laurent Gbagbo et Alexandre Grigorievitch Loukachenko auront la part belle en montrant les ondulations des puissances « vertueuses ».
Ainsi, même si Julian Assange s’insurge contre la censure opérée par les cinq journaux dont Le Monde qui avaient promis d’éditer les câbles diplomatiques publiées par WikiLeaks, il apparaît clairement en sus de la duplicité des Etats-Unis le peu de cas, en réalité, qui est fait de la démocratie. En fait, tous les Etats sont bel et bien dévêtus de leurs ornements, ne restent que les intérêts et les stratagèmes, c’est-à-dire les secrets et les vices aux dépens des vertus de la Res Publica. C’est dire toute la froideur de notre époque.

Jean Vinatier
Copyright©SERIATIM 2010

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jeudi 2 décembre 2010

Wikileaks: le bon grain de l’ivraie N°798 4e année

Le site de Julian Assenge a diffusé des centaines de milliers de documents relevant  de la politique du Pentagone en Iraq, en Afghanistan et quelques centaines pour les affaires étrangères des Etats-Unis. Alors ! Wikileaks : Al Quaïda d’Internet ? Julian Assenge, le Ben Laden du Web ?L’Amérique a-t-elle été victime d’un 11 septembre informatique ?
Il est intéressant de relever que les premières livraisons de Wikileaks ont moins suscité de commentaires que celle relative aux câbles et dépêches diplomatiques, à croire que découvrir des annotations supposées évidemment croustillantes sur les intimités des puissants de ce monde suffisaient à émoustiller tant le média que le lecteur. Pourtant l’intérêt est, semble-t-il, ailleurs. Certes, les écrits des diplomates américains ne contiennent aucun secret d’Etat auquel cas le site Wikileaks aurait été illico presto fermé. Néanmoins, les productions intellectuelles de ces diplomatiques sont d’abord une mine pour les historiens d’habitude contraints d’attendre 10, 20, 60 ans avant de consulter les sources et les porter à la connaissance du public ; ensuite, un formidable moyen pédagogique auprès des lycéens et des étudiants. Les enseignants en histoire et en sciences politiques pourraient établir bien des travaux à partir de ces documents. Nous avons sous les yeux, le labeur quotidien des diplomates qui nous fournit un éclairage tout à fait neuf parce que pour la première fois sans distance spatiale. Les lycéens et étudiants ont donc sous la main l’occasion assez rare de suivre l’évolution d’un ministère, de ses représentations dans un monde singulièrement désorganisé dont la principale puissance cherche un second souffle pour faire perdurer sa primature. Pour eux Wikileaks a fait œuvre utile : vies diplomatiques et outils technologiques étant alignés.
Outre l'aspect pédagogique, bien des zones d’ombres demeurent à la lecture des premières dépêches. Certains affirment que ce sont les services secrets américains, eux-mêmes, qui seraient les fournisseurs des scoops de Wikileaks, Julian Assenge serait, alors, utilisé puis diabolisé tel un nouveau Ben Laden de l’automne 2010 : un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre pour de sombres histoires de viols, on tique un peu. Doit-on croire qu’un simple soldat américain gay déprimé a pu tout enregistrer des affaires irako-afghanes sur un CD de Lady Gaga?Mise en scène ou pas ?
Si les contenus diffusés par le site ne nous apprennent rien, par exemple, sur les relations Tel-Aviv/Washington, les bases US, on a le sentiment assez désagréable que tout ce que l’on retiendrait de cette masse se résumerait : la Chine a piraté Google, l’Iran est un « état fasciste », la Russie est corrompue, autant de pays dans la ligne de mire politique des administrations Bush, Obama et contre lesquels les opinions publiques doivent être formatées.
Autre détail qui ne manque pas d’interroger : comment les mêmes médias qui ont si peu critiquer Bush lors de l’invasion en Irak peuvent se contenter de traduire ou reproduire tel ou tel document sans se livrer au moindre travail critique ? Il y a là vis-à-vis de leurs lecteurs un déficit flagrant. Est-ce, comme le disait Hubert Védrines, au micro de France-Inter parce que « la presse est dans un tel état qu’elle ne peut résister » ? Cependant, au détour d’extraits publiés par Le Monde, les Français apprendront que Nicolas Sarkozy n’hésitait pas à dénigrer le gouvernement auquel il appartenait devant des diplomates américains, une attitude bien évidemment condamnable.
Faut-il vouer aux gémonies le choix de Wikileaks ? Si les diplomates, gens de gouvernement et les « experts » haussent les épaules quand ils ne s’alarment pas de la disparition du secret diplomatique, le pékin moyen à l’occasion d’attiser pour certains un voyeurisme inintéressant, pour d’autres une curiosité appuyée sur des dépêches et des mémos. Pour le reste, tout ce qui est réellement du secret défense demeure tout à fait inaccessible. Comme l’a écrit, hier, l’historien anglais, Timothy Garton Ash, les documents plus confidentiels que secrets "relèvent de l’intérêt général", ni plus, ni moins. Pour le cas présent, la gêne occasionnée par ces fuites est tout à fait momentanée, elles indiquent tout de même que les ambassadeurs et hauts fonctionnaires américains travaillent bien plus qu’on ne le dit, font leur labeur avec conscience et qu’ils ne se distinguent en aucune façon de leurs homologues des cinq continents.
Le message de Julian Assenge n’est-il pas, que par-dessus les médias sans nerfs, seuls les citoyens sont intéressés à séparer le bon grain de l’ivraie ? Utopique ?



Jean Vinatier
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