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vendredi 29 juin 2018

UE migre du sommet vers le rien N°4521 12e année


Emmanuel Macron a pensé qu’en se faisant chanoine, il envelopperait toute l’Union européenne réunie ce 28 juin pour traiter de la question migratoire. Au petit matin, Donald Tusk s’époumona sur Twitter : victoire, victoire…Giuseppe Conte et le groupe de Visegrad répondirent en écho. La chancelière se montrait plus raisonnable quoique soulagée de sauver sa coalition déjà fragile. Emmanuel Macron se targue d’avoir promu une solution européenne pour l’accueil des migrants en acceptant  le volontariat de chaque membre comme principe ! Comme solution européenne, c’est étrange. Un observateur même peu avisé, regarderait cela comme un sablier renversé. Viktor Orban brandit son étendard du Non  quand l’Italie de Giuseppe Conte répétait que son pays n’était plus seul. Un peu plus tard, le Président français annonçait qu’il ne créerait pas le moindre camp d’accueil. Rome et La Valette (Malte) avertissaient de la fermeture immédiate de leurs ports. De l’autre côté de la Méditerranée, le Maghreb regardé par les Européens comme des alliés pour accepter des « hotspots » ou plateforme, fit entendre un Non général, la Libye, elle-même, sans Etat véritable est plus que frileuse. Au fil des heures, cet accord européen se détricotait à grande vitesse. Pourquoi diable, dans de telles conditions, l’Italie a-t-elle signé ? C’était d’elle qu’on attendait le grand coup. Il ne vint point. Les médias se flattaient de voir Rome et Paris parler, peine perdue, les propos présidentiels sur l’obligation des pays riverains à recevoir les migrants a généré une verte réponse du Président du Conseil. Vraiment, si c’est cela une solution européenne, il est plus urgent encore de se défaire de cette Union devenue à un chacun pour soi….. « la lèpre » se repait, les populismes ont le vent en poupe, Macron se « pantinise », Merkel se replie sur elle-même. La campagne pour les Européennes promet.



Jean Vinatier
Seriatim 2018

mardi 26 juin 2018

« Macron au Pape François : conjurons la lèpre » N°4519 12e année


Le jour même de son arrivée au Vatican pour recevoir son chanonicat honorifique de Saint Jean de Latran où il pense avoir dans le Souverain Pontife une écoute mondialiste des choses, la Reine du Royaume-Uni promulguait la loi sur le Brexit et la Cour suprême des Etats-Unis donnait raison au dispositif législatif sur l’immigration de Donald Trump1. Quand bien même, le Président français n’entendait pas regarder l’Atlantique lui tourner casaque, les craquelures et les crevasses du sol européen  suffisaient à prier qu’à Rome chez les successeurs de Saint Pierre, il y entendrait une petite musique de nuit. Sur l’accueil, le Pape François n’épargna ni le compliment, ni le sourire répété au point qu’Emmanuel Macron se permit de poser sa main sur son épaule avant de le baiser sur la joue : aurait-il trouvé son père ?
Cette parenthèse romaine entre un Pape qui succéda dans des conditions tout de même étranges à Benoit XVI et un Président français toujours en quête de posture et de séduction sans distinguer le pourquoi du comment et que seule sa vanité lui aveugle la réalité du paysage, restera, sans doute, une parenthèse quand l’Union européenne entrée dans une crise majeure dans son organisation et identitaire pour sa pérennité, arrive exsangue au sommet des 28-29 juin. Dès à présent, la chancelière allemande annonce que la réunion de cette semaine n’aura pas d’effet. Le seul élément intéressant sera de lire la réaction du ministre  CSU de l’Intérieur : s’il quitte le gouvernement, la coalition ne sera plus que balnéaire et ce sera la clef de voute de Bruxelles qui manquera de tomber avec fracas.
Dès lors, quand Emmanuel Macron se plaisait depuis un port breton à dire sa détestation de la « lèpre », c’est-à-dire de la popularité grandissante des mouvements populistes, il clouait au pilori bien des peuples européens, leur contestant de craindre pour leur identité nationale propre mais flattait et protégeait, par contre, le souci identitaire des migrants. Certains diront qu’Emmanuel Macron rêverait d’une Europe souveraine, à cela il conviendra de répondre : Qui l’a fait roi ? Celles et ceux qui prônent un monde sans frontières dont le premier modèle serait l’Union européenne, un laboratoire d’une jungle en devenir gérée par une oligarchie absolument pas bienveillante, ce serait l’Elysium  rêvé par les Illuminati de Bavière2.
Entre un Pape qui a une vue forcément mondiale de la chrétienté et qui ne considère plus l’Europe comme une terre en devenir avec ses populations actuelles et un Président français lié  officiellement aux idéaux du libéralisme, de start-nation, du no-borders, le tout sur fond de sympathie réelle pour les clans Obam/Clinton, il y avait un terrain où se rencontrer et se confier à cette différence près que le successeur de Saint-Pierre a deux mille ans derrière lui et n’agit que pour continuer l’Histoire quand Emmanuel Macron n’y croit pas, sauf en dehors d’une séquence émotion ou en prévision d’un sondage….Deux mondialistes oui mais le premier est jésuite, le second est pédant.

Jean Vinatier
Seriatim 2018

Notes:
1-Le congrès doit voter le projet de loi proposé par la Maison Blanche
2-Voir le film Elysium avec Jodie Foster et Matt Damon 2013

http://www.elysium-lefilm.fr/

lundi 25 juin 2018

« Liban : 40ème commémoration de la tuerie d’Ehden… parRichard Labévière » N°4518 12E année


« Quarante ans se sont écoulés depuis le massacre d’Ehden et c’est comme si cette tragédie avait eu lieu hier. Quarante ans ne pouvaient pas effacer de la mémoire un massacre aussi douloureux qui s’est imprimé dans notre histoire et notre conscience. Quarante ans que nous nous retrouvons pour commémorer les martyrs : Tony Frangieh, sa femme Véra, leur fille Jihane et une pléiade de villageois-résistants. Nous ne nous retrouvons pas pour raviver les blessures – surtout qu’on a pardonné – ni pour la recherche d’un quelconque gain politique ou populaire, mais afin de prier et témoigner de leur sacrifice et pour tirer les leçons de cette tragédie en attendant une réconciliation courageuse. Celle-ci ne peut se fonder que sur la vérité historique et une purification de la mémoire ».
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2018

dimanche 24 juin 2018

« L’Arabo-irano-musulman, nouveau « méchant » d’Hollywood par Pierre Conesa » N°4517 12e année


« Alors que le président Donald Trump est sorti de l’accord sur le nucléaire iranien, Hollywood s’emploie depuis des années à construire l’image d’un nouvel ennemi qui remplace le méchant communiste : l’Arabo-irano-musulman, un terroriste en puissance. Il arrive toutefois que quelques films échappent à la caricature.
Il ne faut jamais sous-estimer l’ignorance qui irrigue parfois les films et les séries américaines sur le monde arabe et musulman. Dans l’épisode de Homeland sur la Syrie, tourné en Afrique du Sud, les acteurs arabes locaux engagés pour faire les terroristes et sécréter de la haine devaient aussi écrire des graffitis antiaméricains dans le camp de réfugiés. Selon le Guardian britannique qui rapporte l’histoire, les artistes ont d’abord songé à décliner la proposition, « jusqu’à ce que nous réalisions que nous pouvions faire passer notre désaccord avec la série ». Ainsi, l’héroïne Carrie passe devant des graffitis en arabe qui proclament : « Homeland est raciste », « Homeland n’est pas une série », « Ne faites pas confiance à cette histoire », « Ce programme ne reflète pas la vision des artistes ». Ce fut un immense éclat de rire dans les pays arabes. Personne ne savait lire l’arabe dans l’équipe de tournage ! »
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2018


« Les centristes sont les plus hostiles à la démocratie, pas les extrémistes par David Adler » N°4516 12e année


« Les panneaux avertisseurs clignotent au rouge : La démocratie est menacée. En Europe et en Amérique du Nord, les candidats sont plus autoritaires, les systèmes de partis sont plus volatils et les citoyens sont plus hostiles aux normes et aux institutions de la démocratie libérale.
Ces tendances ont suscité un débat majeur entre ceux qui considèrent le mécontentement politique comme étant d’origine économique, culturelle ou générationnelle. Mais toutes ces explications partagent une hypothèse de base : La menace vient des extrêmes politiques.
A droite, les ethno-nationalistes et les libertaires sont accusés de soutenir la politique fasciste ; à gauche, les radicaux des campus et le soi-disant mouvement antifa sont accusés de trahir les principes libéraux. D’une manière générale, on suppose que les opinions radicales vont de pair avec le soutien à l’autoritarisme, tandis que la modération suggère une approche plus engagée du processus démocratique.
Est-ce vrai ?
Peut-être pas. Mes recherches suggèrent qu’en Europe et en Amérique du Nord, les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l’autoritarisme. »
La suite ci-dessous :



Jean Vinatier
Seriatim 2018