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lundi 14 juillet 2025

«Ukraine, Russie, Europe : l’Occident en mode panique » par Jacques Baud N°5729 19e année

 "Au cœur de cette interview : 

• Guerre en Ukraine : erreurs, impasses et réalités du terrain 

• La menace russe est-elle exagérée ? 

• La France doit-elle craindre un affrontement direct ? 

• Analyse géopolitique et sortie de crise"

Jean Vinatier 

Seriatim 2025

mardi 27 mai 2025

Les dernières décennies de la Palestine ottomane par Salma Hargal N°5719 19e année

 Salma Hargal est maîtresse de conférence à SciencesPo Lyon

« La Palestine est l’une des régions les plus étudiées de l’Empire ottoman, mais cette histoire est parfois occultée par les conflits ultérieurs, qui masquent les dynamiques diverses ayant nourri l’affirmation d’une identité locale palestinienne entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

Le début du conflit israélo-palestinien est en général un récit bien connu, car pleinement ancré dans l’histoire de l’Europe. En 1917, le ministre des Affaires étrangères britanniques, Lord Balfour, énonce « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ». Cette déclaration est prononcée en pleine Première Guerre mondiale, à un moment où les Britanniques soutiennent également la révolte d’une partie des habitants des provinces arabes de l’Empire ottoman contre la souveraineté d’Istanbul. Pour ces derniers, et a fortiori les Palestiniens, la déclaration Balfour prévoit donc l’amputation illégale d’une partie des territoires arabes. Pour le mouvement sioniste qui agit depuis la fin du XIXe siècle afin d’établir un État juif en Palestine, la position britannique représente au contraire une reconnaissance ultime des droits historiques des juifs en Terre sainte.

Mais qu’est-ce que la Palestine en 1917 ? L’histoire de la Palestine est parmi les thèmes les plus étudiés de l’historiographie de l’Empire ottoman. Et bien qu’elle soit relativement peu abordée dans les débats publics sur le conflit israélo-palestinien, les perspectives divergentes sur les dernières décennies de cette province de l’Empire ottoman nourrissent autant les mythes fondateurs du sionisme que ceux du nationalisme palestinien.

Cet essai propose de revenir sur les acquis des travaux d’historiens spécialistes de l’Empire ottoman concernant l’identité territoriale palestinienne telle qu’elle se construit de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Il met en lumière le statut politique et administratif que la Palestine a acquis à la fin de la période ottomane, au moment où la lutte s’intensifie entre les Puissances chrétiennes pour l’influence en Terre sainte. Une attention particulière est portée à la façon dont les réformes centralisatrices menées par les Ottomans ont contribué au rebond économique et à l’essor démographique très important de la Palestine dans ces décennies. C’est dans ce contexte et dans ce jeu d’échelles entre l’impérial et l’international qu’on peut comprendre l’émergence d’un nouvel espace politique et les modalités complexes d’identification au local, façonnées par l’intensification des flux humains, le début de la démocratisation de l’éducation et la diffusion croissante de la culture écrite.

Le politique avec le religieux : les formes de la présence occidentale »

La suite ci-dessous :

https://laviedesidees.fr/Les-dernieres-decennies-de-la-Palestine-ottomane-6525

Salma Hargal :

 https://www.canal-u.tv/chaines/ehess/prix-de-these-islam-moyen-orient-et-mondes-musulmans-edition-2023/salma-hargal

 

Jean Vinatier

Seriatim2025

lundi 27 mai 2024

Quelle est la dimension maritime de la guerre à Gaza, de la mer Rouge à l’océan Indien ? par Kais Makhlouf et Louis Borer N°5789 18e année

 

« Les auteurs dressent un tableau documenté de la situation en mer Rouge puis dans l’océan Indien. Ils étudient ensuite les possibles liens de causalité entre les attaques Houthis en mer Rouge et le renouveau des attaques pirates dans l’océan Indien. Ce qui illustre, sur fond de guerre à Gaza, dans l’interdépendance terre / mer, le chaos des échelles et l’interconnexion des crises du temps présent. Deux cartes inédites illustrent cet article.

LES IMPLICATIONS maritimes de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 ne se sont manifestées qu’après plusieurs semaines de conflit. Afin d’analyser l’état de la menace selon les zones considérées, un bref point de situation semble nécessaire, la guerre qui oppose le Hamas et Tsahal étant la cause de l’extension du conflit actuel en mer Rouge. Effectivement, d’après leur discours officiel, les Houthis continueront leurs actions à l’encontre des navires qui transitent dans la zone tant que les opérations israéliennes se poursuivent à Gaza. Si l’objectif est de porter atteinte aux intérêts israéliens, Israël et sa façade maritime en Méditerranée orientale sont pourtant restés relativement épargnés sur le plan maritime [1].

Toutefois, avec l’entrée des Houthis dans la guerre, le conflit a changé d’échelle géographique, basculant d’une dimension régionale à une logique mondiale, en menaçant directement les navires transitant en mer Rouge, entre le détroit de Bab el-Mandeb [2] et le canal de Suez, deux seuils stratégiques indispensables à la libre circulation d’une économie mondialisée et maritimisée, et par lesquels transitent 30 % du volume de conteneurs (15 % du commerce mondial). Parmi ces premières victimes collatérales figurent le canal de Suez, qui a annoncé une chute de près de 50 % de ses recettes et 37 % du nombre de passages. La plupart des armateurs, au premier rang desquels figurent MSC, Maersk ou la CMA-CGM, préfèrent contourner la mer Rouge par le cap de Bonne Espérance, soit un détour de 6 000 km impliquant une hausse conséquente des tarifs de fret.

La géopolitique ayant horreur du vide, l’appel d’air opérationnel et médiatique créé par le conflit en mer Rouge a délaissé l’océan Indien, où les pirates sévissent de nouveau depuis fin novembre 2023.

En dressant un tableau général de la situation en mer Rouge (première partie) et dans l’océan Indien (seconde partie), l’objectif de cet article sera, notamment, d’étudier les potentiels liens de causalité entre les attaques Houthis en mer Rouge et les attaques pirates dans l’océan Indien.

Une fois les espaces géographiques délimités, il convient d’identifier le type d’acteurs et de menaces auxquelles les navires civils et bâtiments militaires déployés sur zone sont exposés. Ainsi, il est important de distinguer les attaques Houthis [3], groupe insurgé paramilitaire pro iranien motivé par des objectifs politiques, stratégiques, symboliques et médiatiques visant les intérêts israéliens et leurs alliés, des attaques pirates - dont le mode opératoire diffère grandement - motivés par l’appât du gain, et recherchant le ratio gain/risque le plus favorable possible. Les groupes terroristes jouent dans cette équation un rôle différent. Le groupe qaïdiste Al-Shebbab assure un rôle de soutien indirect aux groupes pirates en Somalie. Alors que le chef des rebelles Houthis, Abdul-Malik al-Houthi avait annoncé mi-mars 2024 son intention d’étendre ses attaques vers l’océan Indien, donc dans une zone proche des zones de piraterie, ces distinctions sont d’autant plus importantes. »

La suite ci-dessous :

https://www.diploweb.com/Quelle-est-la-dimension-maritime-de-la-guerre-a-Gaza-de-la-mer-Rouge-a-l-ocean-Indien.html

 

Jean Vinatier

Seriatim2024

 

 

mercredi 22 mai 2024

Comprendre la guerre à Gaza : stratégies militaires et opinion publique avec Guillaume Ancel N°5787 18e année

« Controverse - Comprendre la guerre à Gaza: stratégies militaires et opinion publique 24 avril 2024

L'iReMMO vous remercie pour votre fidélité et vous rappelle que toutes les vidéos sont en libre accès.

Pour nous permettre de continuer à vous offrir des contenus gratuits, vous pouvez soutenir la chaîne: https://www.helloasso.com/association...

Rencontre avec: Guillaume Ancel, écrivain et ancien officier français. Il a publié plusieurs livres concernant des opérations militaires extérieures au Rwanda, au Cambodge et en Bosnie. Il quitte l’armée après 20 ans de service avec le grade de lieutenant-colonel. Il est l’auteur de plusieurs livres dont notamment "Vent glacial sur Sarajevo" (Les Belles Lettres, 2017), "Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français" (Les Belles Lettres, 2018), "Un casque bleu chez les Khmers rouges. Journal d’un soldat de la paix, Cambodge 1992" (Les Belles Lettres, 2021). Il vient de publier "Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette" (Flammarion, 2024).

Modération:

Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences Po Paris, vice-présidente de l’iReMMO.

Pour acheter les livres de Guillaume Ancel, suivez les liens: "Vent glacial sur Sarajevo" (Les Belles Lettres, 2017) - https://tinyurl.com/k6muakxz "Rwanda, la fin du silence. Témoignage d’un officier français" (Les Belles Lettres, 2018) - https://tinyurl.com/3rdwwvnn "Un casque bleu chez les Khmers rouges. Journal d’un soldat de la paix, Cambodge 1992" (Les Belles Lettres, 2021) - https://tinyurl.com/2yn28d88 "Saint-Cyr, à l’école de la Grande Muette" (Flammarion, 2024) - https://tinyurl.com/3xr54u9z »

Jean Vinatier 

Seriatim2024

samedi 18 mai 2024

Proche-Orient : la paix a-t-elle un avenir ? par Eric Danon N°5786 18e année

 « 11 mai 2024 UNIVERSITÉ PANTHÉON-SORBONNE 

Ambassadeur de France en Israël d’août 2019 à juillet 2023, Éric Danon est aujourd’hui consultant international et membre du Conseil d’Administration de nombreuses fondations et associations. Il s'exprime ici à titre personnel. Il enseigne dans trois universités françaises ainsi qu’à la Sorbonne Abu Dhabi ; il est membre du Conseil scientifique du Diploweb.com, 1er site géopolitique francophone. 

Le conflit entre Israël et le Hamas bouleverse profondément le Proche-Orient mais sa complexité et sa radicalité interpellent bien au-delà de la région, déchainant partout passions politiques et extrémismes idéologiques. Pour autant, la paix n’est pas impossible entre des peuples destinés - et non pas condamnés - à vivre ensemble. Encore faut-il imaginer des cheminements nouveaux pour s’attaquer à l’ensemble des problèmes à régler : territoriaux certes, mais aussi identitaires, religieux, symboliques... Autrement dit, développer une approche différente des plans de paix, feuilles de route et autres processus élaborés loin de la région depuis des décennies, autour de « solutions » diplomatiques inefficientes. 

C’est ce à quoi s’attache cette conférence. Éric Danon, spécialiste des questions stratégiques et de sécurité internationale, y développe des perspectives appuyées sur son expérience d’ambassadeur de France en Israël de 2019 à 2023, enrichie d’une sensibilité familiale particulière (ses deux parents étant nés à Alexandrie et ses grands-parents à Istanbul, Rhodes, Beyrouth et Le Caire). Il s'exprime à titre personnel. 

 Éric Danon s’est spécialisé durant sa carrière diplomatique (1986-2023) dans la prospective et les questions stratégiques, la sécurité internationale et la lutte contre les menaces criminelles contemporaines, ainsi que dans la coopération / développement. Il a notamment occupé les postes de Directeur Général adjoint pour les Affaires Politiques et de Sécurité au Quai d’Orsay de 2016 à 2019, Directeur Général du Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques de 2013 à 2016, Ambassadeur pour le désarmement à Genève de 2008 à 2012, Directeur de Cabinet du ministre de la Coopération et de la francophonie en 1999-2000. 

Éric Danon est normalien (1977-82), agrégé de physique (1980), diplômé de Sciences Po Paris (1983) et ancien élève de l’ÉNA (1984-86, promotion Denis Diderot). Il est Chevalier de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du Mérite et Colonel de la réserve citoyenne de l’armée de l’air. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

mardi 14 mai 2024

Moyen-Orient , Palestine, Israël par Jean-Pierre Filiu en 2050 N°5782 18e année

 Le Moyen-Orient en 2050 Janvier 2024 

 

Comment la Palestine fut perdue – Et pourquoi Israël n’a pas gagné Mai 2024 

« Si vous estimez connaître assez du conflit israélo-palestinien pour en nourrir des opinions définitives, mieux vaut ne pas ouvrir ce livre. Vous risqueriez d’y apprendre que le sionisme fut très longtemps chrétien avant que d’être juif. Et que l’évangélisme anglo-saxon explique beaucoup plus qu’un fantasmatique "lobby juif" le soutien déterminant de la Grande-Bretagne, puis des Etats-Unis à la colonisation de la Palestine. Vous pourriez aussi découvrir que la soi-disant "solidarité arabe" avec la Palestine a justifié les rivalités entre régimes pour accaparer cette cause symbolique, quitte à massacrer les Palestiniens qui résistaient à de telles manœuvres. Ou que la dynamique factionnelle a, dès l’origine, miné et affaibli le nationalisme palestinien, culminant avec la polarisation actuelle entre le Fatah de Ramallah et le Hamas de Gaza. 

La persistance de l’injustice faite au peuple palestinien n’a pas peu contribué à l’ensauvagement du monde actuel, à la militarisation des relations internationales et au naufrage de l’ONU, paralysée par Washington au profit d’Israël durant des décennies, bien avant de l’être par Moscou sur la Syrie, puis sur l’Ukraine. L’illusion qu’un tel déni pouvait perdurer indéfiniment a volé en éclat dans l’horreur de la confrontation actuelle, d’autant plus tragique qu’aucune solution militaire ne peut être apportée au défi de deux peuples vivant ensemble sur la même terre. Comprendre comment la Palestine fut perdue, et pourquoi Israël n’a pourtant pas gagné, participe dès lors d’une réflexion ouverte sur l’impératif d’une paix enfin durable au Moyen-Orient et, donc, sur le devenir de ce nouveau millénaire. » 

 

Israël, aissance d’une Nation 1897-1967 février 2014

 “Voir un documentaire sur l'Israël de 1897 à 1967 En mai 1948, l'Etat d'Israël apparaît sur la carte du Moyen-Orient, malgré l'opposition farouche de tous ses voisins arabes. Dans quel contexte historique, régional et international s'insère cet événement ? Comment le jeune Etat juif parvient-il à s'implanter dans un environnement hostile tout en poursuivant un processus de construction nationale particulièrement original ? Au travers d'un grand nombre de photos d'époque, ce documentaire est un véritable témoignage. Il raconte l'Histoire exceptionnelle de la naissance d'un Etat, Israël, un Etat moderne et indépendant : l'histoire d'une nation, née d'un rêve, taillée à la main dans la pierre biblique, modelée dans le sable du désert ; une nation chargée de la mémoire des martyrs de la Shoah et de ses fondateurs.70 années (car l'Histoire commence avant la création de l'Etat hébreu) d'une vie politique et diplomatique haletante, au cœur d'une région sensible, essentielle à la sécurité de l'Europe occidentale. » 

 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

vendredi 10 mai 2024

Tournants et tourments au Moyen-Orient vus de Gaza, Riyad, Bagdad et Téhéran N°5781 18e année

« Présentation du numéro 127 de la revue Confluences Méditerranée "Tournants au Moyen-Orient" (L'Harmattan, 2024) - https://tinyurl.com/zb5j6kk3

Rencontre avec:

Adel Bakawan, directeur du Centre français de recherche sur l’Irak (CFRI), chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (Carep). Il est l’auteur de l’article «La recomposition du Moyen-Orient: quel avenir pour l’ordre milicien?» - https://tinyurl.com/27e4ka5b

Barah Mikaïl (en ligne), professeur associé à l’Université Saint Louis – Campus de Madrid, directeur de Stractegia Consulting. Il est l’auteur de l’article «Géopolitiques méditerranéennes: tourments, tournants et aboutissants d’une région en constante ébullition» - https://tinyurl.com/y4zdfukp

Kevan Gafaïti, doctorant et chercheur associé au Centre Thucydide de l’Université Paris Panthéon-Assas. Il est l’auteur de l’article «Le rapprochement diplomatique entre l’Arabie saoudite et l’Iran: accalmie calculée ou fin de la "Fitna" du golfe Persique?» - https://tinyurl.com/4n2aptne

Hicham Mourad (en ligne), docteur en relations internationales de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il enseigne à l’université du Caire et dirige le master de relations internationales à l’université française d’Égypte (UFE). Il a publié "Arabie saoudite et Émirats arabes unis: les ambitions de la puissance" (Bibliothèque de l’iReMMO, L’Harmattan, 2020). Il est l’auteur de l’article «La métamorphose de l’alliance entre les États-Unis et l’Arabie saoudite» - https://tinyurl.com/3yce767a Modération:

Nadia Enesco, étudiante en Master de relations internationales et sécurité à Sciences Po Paris et responsable pédagogique de l’iReMMO. »

Jean Vinatier 

Seriatim2024