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samedi 29 avril 2017

« La jouissance de Hollande - Voter Macron, c’est planifier Le Pen par Fabrice Aubert » N°4370 11e année



« FAIRE DE LA POLITIQUE, C’EST PENSER : Au lendemain d’une élection dont la campagne fut formidable et le résultat décevant, il ne faut pas « réagir » et « sur réagir » comme nous le commande les médias et les personnes bien en cour, mais il nous faut penser. Ne pas penser, c’est aller dans le sens de ceux qui nous gouvernent et nous tiennent de ce fait en laisse. Construire une pensée est plus difficile, hasardeux, complexe, déstabilisateur, car éloignée des certitudes et des réflexes, mais c’est se rapprocher de la politique, car faire de la politique c’est penser. La Révolution de 1789, n’aurait jamais eu lieu et n’aurait jamais été aussi loin, sans le recours de la pensée, celles des « philosophes des lumières », celles de « l’Encyclopédie ». L’émancipation passe par « la pensée de soi et d’autrui », dans la construction d’un imaginaire collectif de portée universelle, c’est-à-dire pouvant être reconnu, compris et adopté par tous les êtres humains semblables. C’est à ce niveau de pensée qui nous faut nous hisser collectivement.
LE CHATEAU EST PRESERVE : la révolte des paysans de notre temps, des serfs Macronisés et ubérisés, exigeant une refondation de la République, par la VIème République, a été stoppée. Pourtant la révolte grondait et était organisée de manière Révolutionnaire (La « Révolution Citoyenne »). L’espoir de retrouver le chemin des « jours heureux » animait les militants de manière enthousiasmante. Et les brèches du château étaient nombreuses (Crises sociales, écologiques, financières, économiques, politiques) à quoi s’ajoutaient les casseroles du royaume, qui touchaient les dominants. Pourtant le système a trouvé les moyens de « sauver le château » et la cour qui y vit dedans. Comprendre les raisons de cette situation est important avant que de se projeter dans l’avenir du « Que faire ? », chère à Lénine…
UNE ELECTION MACHIAVELIQUE : Machiavel est Italien, et fut conseiller du prince, mais ces préceptes sont désormais enseignés, à « science po », ce qui permet à cette école de produire des techniciens du « billard à trois bandes ». Il s’agit dans ce jeu de se servir des autres pour atteindre son objectif et avouons-le, dans cet exercice, Hollande est redoutable.
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2017

« Le 7 mai : Marine ou Merkel » N°4369 11e année




« Le 7 mai vous aurez une Présidente, Marine ou Merkel », Nicolas Dupont-Aignan a résumé d’une phrase l’enjeu du second tour, la Française ou le petit banquier de la chancelière.
Point d’orgue d’une semaine tout à fait nouvelle d’une élection présidentielle qui a vu le vainqueur du premier tour s’embourber, laissant à la manœuvre Marine Le Pen désormais alliée avec Debout la France. D’Emmanuel Macron, nous ne connaissons ni le nom de son Premier ministre, ni le nom des candidats aux futures législatives, ni son programme, ni son alliance puisque le front constitué avec le Modem relève de la fusion-acquisition. Emmanuel Macron est seul, davantage que son adversaire.
L’entrée sur scène de Nicolas Dupont-Aignan fait sauter un verrou psychologique : sera-t-il suffisant pour amener Mme Le Pen à l’Elysée ? Nul ne le sait. L’important est que la digue ait cédé. Marine Le Pen a d’ores et déjà gagné une bataille et ses adversaires Républicains le savent bien. Le pauvre secrétaire national des Républicains, Bernard Accoyer parlait d’une « trahison » lui qui venait d’appeler à voter …Macron. La Bastille UMPS s’écroule.
Le Monde titrait ce soir : « A une semaine du second tour, la fin du front républicain contre le FN » : pour que ce quotidien pro-macron en arrive à reconnaître cette situation, on imagine bien le degré de fébrilité qui les agite tous. 2017 ne devait pas être un second 2002.
Qui vote pour Macron par passion ou simple adhésion pour le second tour ? A voir, par exemple, les têtes d’Anne Hidalgo, de Martine Aubry, on mesure le degré de non-sympathie, de même chez les Républicains. Comment seront-ils devant leurs électeurs en mai-juin prochain ?
Le 7 mai Marine ou Merkel-Macron, France libre ou France territoire d’une Europe. Qu’en pensent les Français ? Difficile de le savoir. Tout le monde se cache, se tait, se dissimule : combien rient sous cape ?


Jean Vinatier
Seriatim 2017

vendredi 28 avril 2017

« Elections : où sont les clefs du futur ? par Hélène Nouaille » N°4368 11e année



« « Est-ce que Macron représente vraiment le futur de la France, ou serait-il peut-être l’un des derniers hommes d’hier ? ». Pourquoi Patrick Buchanan, journaliste, homme politique, conservateur et Républicain, ancien conseiller de Donald Reagan, pose-t-il cette question iconoclaste ? Dans une analyse postée sur son blog, il détaille la situation française et européenne – et se demande « qui détient les clef du futur ». En notant, que même si l’on pense que les mouvements dits populistes en Europe ont passé leur apogée, « les causes du mécontentement populaire qui ont engendré ces partis se renforcent ». Quelles causes ? « Un désir grandissant des peuples partout de retrouver leur souveraineté nationale et leur identité, et de rester ce qu’ils sont ». Or, dit-il Emmanuel Macron est « pro-UE, partisan de frontières ouvertes, accueillant de nouveaux immigrants et suggérant que les actes du terrorisme islamique sont le prix que la France doit payer pour une société multi-ethnique et multiculturelle ». Peu importe ici que l’on tienne sa proposition pour juste ou qu’on la réfute : il nous semble qu’il manque à cette analyse une dimension qui tient, précisément, à ce que souhaitent les Etats-Unis aujourd’hui.
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2017

François Heisbourg: « L'Europe face à la nouvelle donne stratégique » N°4367 11e année

François Heisbourg est un homme très brillant. Ses idées ne convergent pas forcément vers les miennes. Conférence fin mars 2017 Jean Vinatier
 Seriatim 2017

Gérard Araud « La relation transatlantique à l'orée d'une nouvelle présidence américaine » N°4366 11e année

Gérard Araud est ambassadeur de France près les États-Unis d'Amérique et s'est distingué par ses tweets rageurs au moment de l'élection de Donald Trump...  La conférence date de février 2017 Jean Vinatier
Seriatim 2017

Dupont-Aignan vers Marine, Mélenchon neutre, Macron Arras(sé) N°4365 11e année



Au terme d’une journée où Marine Le Pen, le FN et ses électeurs (plus de 7,6 millions de Français !) furent présentés comme des nazis par Delanoë et consorts, la promenade d’Emmanuel Macron à Oradour-sur-Glane étant le point d’orgue de cette lourde charge de cavalerie ; le soir venu, la scène du théâtre politique accueillait un Jean-Luc Mélenchon campant dans sa neutralité puis un Nicolas Dupont-Aignan annonçant au JT de France 2 son soutien à Marine Le Pen : serait-ce lui son Premier ministre en cas de victoire ? Le chef de Debout la France jusqu’à présent sourd aux sirènes se jette à l’eau dans un quitte ou double qui vaut la peine d’être noté.
Marine Le Pen réussit donc cette ouverture politique en direction de la droite. Si Nicolas Dupont-Aignan est hors Républicains, son image dépasse largement sa structure politique. A l’heure présente, son choix, au-delà d’amener une grande partie de son électorat, pèsera, certainement auprès d’une droite filloniste hésitante, tiraillée et plus largement auprès d’une opinion publique oscillante. Le second tour de la présidentielle n’est pas joué. Emmanuel Macron paie cher sa vantardise de La Rotonde : il termine cette semaine, secoué, pris entre le marteau et l’enclume de Mélenchon et de Le Pen. Le débat du 3 mai s’annonce crucial : le basculement de la fin de campagne ?
Macron et Le Pen sont ce soir à égalité de rapport de force et c’est là un point capital.


Jean Vinatier
Seriatim 2017