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jeudi 13 avril 2017

Jean-Luc et Marine sont heureux de vous annoncer…. N°4358 11e année



A une dizaine de jours du premier tour de l’élection présidentielle, les signaux sont plusieurs. D’un côté, nous avons les médias et les instituts de sondage qui ne cessent de juxtaposer Marine Le Pen et Emmanuel Macron, François Fillon occupant toujours la troisième place presque à égalité avec Jean-Luc Mélenchon, de l’autre, l’Elysée laisse entendre que François Hollande votera Macron (ôh surprise !) ce dernier estimant que cette échéance électorale « sentait mauvais » , c’est-à-dire en traduction, que rien ne se déroulerait comme prévu ! Et effectivement la probabilité d’un 22 avril de grande puissance n’est plus exclure, il est même assez probable. La machine a déraillé quand les bombes lancées contre François Fillon n’aboutirent pas à son retrait ; le second déraillement, c’est Emmanuel Macron lui-même, l’homme à la double alliance disant oui à tout à chacun ne fait pas la synthèse, les gens n’adhèrent pas à sa personne, son électorat potentiel restant toujours volatile; le troisième déraillement c’est la percée de Jean-Luc Mélenchon qui fédère sur sa personne, désormais, un grand pan des socialistes (Benoît Hamon est donc dépouillé sur sa droite et sur sa gauche) et s’estime, maintenant, en mesure de venir sur les plates-bandes de Marine Le Pen. Feu de paille ou grand incendie ? En tout cas avec Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen c’est le retour du discours politique, sans omettre les apports de Dupont-Aignan et Asselineau très courtisés par les médias, les deux devant prendre des électeurs à Marine Le Pen et à François Fillon et donc garantir l’ascension du zeppelin Macron. Mais voilà, le train présidentiel n’est plus sur les rails, il est en roue libre c’est presque à Dieu va ! Naturellement, les « économistes et autres prix Nobel sans oublier les grands banquiers » vitupèrent contre les programmes économiques de Le Pen et Mélenchon : comme pour le Brexit et Donald Trump avec le résultat que l’on sait ! Or la population se moque des programmes économiques auxquels elle n’entend pas grand-chose, par contre, elle écoute et reçoit cinq sur cinq la trame politique d’un candidat. Toute l’actualité donne raison à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélenchon, les deux en viennent presque à dire la même chose avec des mots, des intonations opposés,  la trame de fond étant commune : le peuple. N’est-il pas juste qu’une élection présidentielle laisse toute sa place à la politique ? A l’histoire ?  A l’avenir ? François Fillon aurait pu tenir ce rôle si les affaires n’avaient à ce point révélé un bien triste sire sur le plan personnel, un mélange d’addiction pour l’argent et de pingrerie. Or on choisit autant le programme que celui qui le porte. François Fillon peut compter sur son socle mais pas au-delà !
Quant à Macron le germanique, il a beau sourire, avoir des quasi orgasmes sur scène, il multiplie maladresse sur maladresse quand il ne commet pas d’impair sur l’histoire de France, nie notre culture, notre nation : « je ne serais plus en politique d’ici vingt-ans » « je suis un guerrier » ! Il avoue qu’il est de passage, en mission et s’affiche matamore. Le Français est peut-être républicain, il aime pourtant les règnes et les transmissions, c’est-à-dire le temps long. Macron est un oiseau migrateur sans racine, ni attache.
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen se combattront-ils pour la première place ? A moins qu’ils ne convolent en justes noces  ce qui, avouons-le serait un fameux bouquet final ! Mais les deux ont déjà le lit pris et de toute façon le dernier mot en reviendra aux électeurs, eux seuls feront ou pas cette échéance électorale un coup de tonnerre ou un coup pour rien.

Jean Vinatier
Seriatim 2017

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