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samedi 8 avril 2017

Bannissement des drapeaux et hymne national ! N°4355 11e année




Le CSA en bannissant pour les onze candidats la présence des drapeaux français et européen, en interdisant la Marseillaise fournit la preuve que l’élection présidentielle n’en n’est plus une : dénationalisation des candidats et du scrutin. Silence médiatique (la Cour)  mais très grande colère sur les réseaux sociaux (les citoyens).
Ainsi au terme d’une campagne présidentielle qui a fourni et fournira jusqu’à la veille du premier tour matière à rebondissement, il apparait clairement que l’enjeu fondamental est la souveraineté (peuple souverain et nation libre) face à l’Union européenne au sein de laquelle comme le martelait Jean-Claude Juncker qu’aucun scrutin ne saurait contrevenir à la table des lois de Bruxelles. Leurs apologètes ont mis, eux-mêmes, en avant cette opposition entre une Union au sein de laquelle il ne peut y avoir d’aménagement hormis la rupture comme le décida le Royaume-Uni et la souveraineté nationale naturellement, en tant que telle, exclue de ladite Union. C’est peu dire la dimension politique tragique et qui sait presque révolutionnaire qui accompagne ces journées de campagne.
Le choix décidé par le CSA donne un aperçu de l’effarement dans lequel se tiennent les partisans de l’Union furieux de n’avoir pu abattre François Fillon, de noter que les assauts renouvelés contre Mme Le Pen ne faiblissait en rien son assise électorale, que les coups de dague donnés à Benoît Hamon propulsaient non pas Emmanuel Macron mais Jean-Luc Mélenchon qui redécouvre d’ailleurs des vertus aux frontières et aux limitations migratoires, l’émergence de Dupont-Aignan et Asselineau hostiles à l‘euro, à l’Union européenne et à l’OTAN ! Le jeu politique est d’ores et déjà renversé, le zeppelin Macron soutenu selon tous les artifices possibles donne lui-même des signes de faiblesse : les échecs des réunions à Mayotte, à Marseille, les articles critiques plus nombreux, son immaturité et sa tactique consistant à dire oui à tout à chacun mais selon une partition différente commence à lasser.
Le pouvoir actuel quoique exsangue abat des dernières cartes en intimant au CSA de prononcer des interdits ô combien symboliques et patriotiques. Qui pouvait penser que le premier tour pourrait faire apparaître deux noms Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ? Si nul ne semble croire à cette éventualité, toujours est-il que les nervosités et inquiétudes se devinent à l’étranger et dans les réunions. Cette identité française niée par Emmanuel Macron (histoire, culture …etc.) recevra-t-elle les suffrages d’ici quinze jours ? Emmanuel Todd croit que si les élites politiques sont mauvaises, le peuple est lui médiocre. Le peuple a le choix entre onze candidats : que peut-il si la plupart sont en-deçà des enjeux ? Ne sont-ce pas élus qui adoubent des candidats ? C’est le peuple lui-même qui devrait s’approprier l’urne et le bulletin, il redeviendrait souverain et aurait la main sur la démocratie dont parle bien des constitutions françaises depuis 1789 !
Il y a une colère énorme qui n’ébouillante pas encore l’eau dormante, nous naviguons, apparemment, dans une mer des Sargasses. Surgira-t-elle ou pas ? En tout cas en bannissant drapeaux et hymne national sous le fallacieux prétexte d’un nationalisme agressif, le pouvoir, une fois encore, par la voix lamentable d’un Emmanuel Macron soumis à tout, avoue ce qu’il hait le plus : NOUS !


Jean Vinatier
Seriatim 2017

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