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jeudi 9 mai 2024

CONTRE LE "PRÉJUGÉ DE COULEUR": LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ET LES COLONIES | MARC BELISSA, JULIEN THÉRY N°5778 18e année

« "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit" : la déclaration des droits proclamée en 1789 par la #Révolutionfrançaise impliquait l'abolition non seulement des privilèges sur lesquels reposait l'ordre d'Ancien Régime, mais aussi de l'#esclavage pratiqué dans les colonies (principalement aux Antilles et aux îles Mascareignes). Il fallut pourtant attendre l'été 1793 pour que deux commissaires de la République suppriment l'esclavage à Saint-Domingue, et le mois de février 1794 pour que la Convention montagnarde décrète l'abolition. Après Thermidor, aussi bien sous le Directoire que sous le Consulat, les anti-esclavagistes vont être pourchassés, et Napoléon finit par rétablir l'esclavage en 1802... La Révolution française et ses principes auront pourtant été associés à des événements majeurs dans les colonies, à commencer par la première révolte d'esclaves victorieuse et la première indépendance d'une entité politique noire et métisse, la République d'Haïti. Auteur d'une synthèse récemment parues aux éditions La Fabrique sur "La Révolution française et les colonies", l'historien #MarcBelissa est l'invité de #JulienThéry pour ce nouvel épisode de La Grande H., l'émission d'histoire du Média. Il évoque les spécificités de la Révolution française telle qu'elle affecte les colonies et se trouve elle-même affectée par les événements coloniaux. Son approche en termes d'histoire connectée met en valeur la dynamique des interactions des deux côtés de l'Atlantique. Montage Bérénice Sevestre. Une émission de Julien Théry Voir aussi, avec Marc Belissa, deux autres épisodes de "La grande H." :

 "Le grand méchant Robespierre"  

  • LE GRAND MÉCHANT ROBESPIERRE | « LA G...  

et "L'Histoire des révoltes populaires, des sans culottes aux gilets jaunes"    • LES RÉVOLTES POPULAIRES, DES SANS CUL...  « 

  « Jean Vinatier 

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vendredi 10 novembre 2023

Civilisations et migrations par François Héran N°5723 17e année

 Civilisations et migrations (1) : Introduction 

  Civilisations et migrations 2: Formes et périodes de colonisation 

 

 Civilisations et migrations 3: Justice et citoyenneté en situation coloniale 

Jean Vinatier 

Seriatim 2023

jeudi 5 août 2021

Eco-impérialisme, nouvelle forme du colonialisme occidental par Lipton Matthews N°5681 15e année

« L’Occident poursuit une forme de colonialisme en Afrique : l’éco-impérialisme. Il a parfaitement l’intention de se mêler des affaires intérieures des pays en voie de développement au nom de l’écologie.

Il existe un mouvement à l’échelle mondiale qui vise à éliminer de tous les secteurs de la société les résidus de l’impérialisme occidental. Partout dans le monde des monuments dédiés aux explorateurs et hommes d’État occidentaux sont renversés. Dans les pays en voie de développement, des militants ainsi que leurs alliés en Occident, affirment que les pays émergents doivent pouvoir tracer une nouvelle voie sans ingérence culturelle de ce dernier.

Pourtant, l’Occident poursuit une forme de colonialisme en Afrique : l’éco-impérialisme.

Du fait que les progressistes occidentaux apprécient cette sorte d’impérialisme, nous en entendons rarement parler. Les gens raisonnables croient vraiment que les pays en voie de développement ont droit à l’auto-détermination et pourtant le projet occidental éco-impérialiste ne s’attire pas vraiment leurs foudres. En d’autres termes, l’Occident a montré qu’il a parfaitement l’intention de se mêler des affaires intérieures des pays en voie de développement au nom de l’écologie.

De leur côté, les pays occidentaux se sont payés le luxe d’exploiter leurs ressources et leurs sources d’énergie sans qu’on leur face la leçon au sujet du changement climatique, et les pays africains devraient bénéficier du même privilège qui sont par exemple régulièrement sermonnés par l’Occident au sujet de la nécessité de réduire leurs émissions et d’utiliser des sources d’énergie plus chères et moins productives.  C’est coûteux pour ces pays et cela limite leur auto-détermination locale.

De plus, contrairement à ce qu’on entend, le changement climatique est un problème ancien et l’Histoire montre notre capacité à nous adapter à un climat imprévisible. Il n’existe pas non plus de consensus sur le fait que le CO2 soit un polluant. Ces points ne seront pas repris ici car ils sont couverts en détail dans un précédent article. Nous devons donc renoncer à la sensiblerie de ceux qui préfèreraient que les pays africains mettent leur santé financière en danger sur la base de données incertaines.

Le sujet dépasse bien entendu la question du changement climatique.

Les pesticides »

La suite ci-dessous :

https://www.contrepoints.org/2021/08/05/402805-leco-imperialisme-nouvelle-forme-du-colonialisme-occidental?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=bf4ecf1d30-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-bf4ecf1d30-114776617&mc_cid=bf4ecf1d30&mc_eid=b8b114db10

 

ou version originale :

https://mises.org/wire/eco-imperialism-wests-new-kind-colonialism

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

 

vendredi 14 mai 2021

L’histoire sombre dudécolonialisme par Marian Tupy N°5693 15e année

 «Marian L. Tupy est rédacteur en chef de HumanProgress.org et analyste politique du Center for Global Liberty and Prosperity. Ses analyses portent sur la mondialisation et le bien-être dans le monde, ainsi que sur l'économie politique de l'Europe et de l'Afrique subsaharienne. » 

 

« Le discours universitaire dominant sur la race soutient que les écarts de richesse et de puissance entre les groupes ethniques résultent de l’imposition, par un de ces groupes, de systèmes sociaux, juridiques et économiques créés pour bénéficier à celui-ci au détriment d’un autre.

Le système colonialiste est largement pointé du doigt comme l’exemple d’un système oppresseur-opprimé. Depuis la résurgence des thèses anticoloniales en Occident et la mise en accusation de « l’impérialisme européen », des militants scandent à tout va l’urgence de « décoloniser » l’éducation, la beauté, la musique, et même la santé.

Si l’on parle de résurgence et non d’émergence, c’est par ce que ce n’est pas la première fois que la colonisation européenne est accusée d’être responsable des grands écarts de développement observables entre l’Occident et le Sud.

L’histoire commence avec Karl Marx.

Marx admirait le capitalisme dans lequel il voyait la destruction du féodalisme et  l’ineptie de la vie rurale. Marx perçut tôt le problème de la concurrence dans le système capitaliste, et comprit que cette dernière faisait baisser les profits. Il expliqua que, pour rester rentables, les propriétaires d’usines amputeraient les salaires des travailleurs, ce qui conduirait finalement à l’appauvrissement continu de la classe ouvrière. Pour pallier cela, Karl Marx envisagea un système où la concurrence serait inexistante, remplacée par une planification hypercentralisée. C’était une grossière erreur, et pas la seule.

Entre la naissance de Marx en 1818 et sa mort en 1883, le salaire moyen des Britanniques a augmenté de 83 %. Si l’augmentation des salaires de la classe prolétaire anglaise était le sujet d’un vif débat, l’amélioration serait suffisante pour poser un dilemme aux marxistes : comment concilier la théorie de Marx et ce qui se produit dans la vie réelle ?

La colonisation selon Lénine »

La suite ci-dessous :

https://www.contrepoints.org/2021/05/12/397343-lhistoire-sombre-du-decolonialisme

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021