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dimanche 29 septembre 2019

« La non-épuration en France de 1943 aux années 1950: la leçon magistrale d’Annie Lacroix-Riz par Richard Labévière »N°4650 13e année

 
Commentaire/recension par Richard Labévière: «En marge de ses tentatives pour comprendre, ou plus modestement pour proposer quelques contrechamps aux discours dominants sur les crises internationales, prochetmoyen-orient.ch a choisi, cette semaine, de parler d’un livre-événement1 dont la grande presse n’a pas parlé et, sans doute, ne parlera plus davantage. Certes, le maniement de cette somme de plus de 600 pages requiert une bonne musculation, mais aussi une lecture attentive, sinon symptômale, tant le sujet sonde en profondeur l’un des virages les plus obscurs de notre histoire contemporaine. Davantage encore, l’entreprise de l’historienne Annie Lacroix-Riz constitue une leçon magistrale de politique générale. Si on ne la voit guère sur les plateaux de télévision, parce qu’elle passe plus de temps à déchiffrer les archives que dans les dîners en ville, Annie Lacroix-Riz n’est pas n’importe quelle historienne. Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Paris-7, on lui doit nombre d’ouvrages importants, notamment : Le Vatican, l’Europe et le Reich ; Le Choix de la défaite ; De Munich à Vichy ; Industriels et banquiers sous l’occupation ; Les Elites françaises – 1940/1944 ; De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine ; Aux origines du carcan européen – 1900/1960. Annie Lacroix-Riz est aujourd’hui l’un de nos grands historiens de la Seconde guerre mondiale et de ses filiations à la fois plus anciennes et tellement actuelles. Impossible de résumer l’ouvrage, mais voyons plutôt quelques-unes de ses importantes découvertes.
La suite ci-dessous : 
https://prochetmoyen-orient.ch/la-non-epuration-en-france-de-1943-aux-annees-1950-la-lecon-magistrale-dannie-lacroix-riz/
Jean Vinatier Seriatim 2019

« ALAIN DAMASIO : TECHNOLOGIE, TOUS PRISONNIERS DU TECHNO-COCON ? » N°4649 13e année

Jean Vinatier
 Seriatim 2019

samedi 28 septembre 2019

Emmanuel Todd - Les Etats-Unis, un empire en décomposition (2002) N°4649 13e année

Autour de Fernand Braudel N°4648 13e année

Comment l’histoire s’est-elle fabriquée : Fernand Braudel et l'histoire Positions de l’histoire en 1950: commentaires sur Fernand Braudel

« Quelles histoires pour la Méditerranée ? par Patrick Boucheron » N°4647 13e année

« GIEC : Le climat survivra-t-il au capitalisme ? Jouzel & Larrouturou » N°4646 13e année

vendredi 27 septembre 2019

Impeachment de Clinton à Trump via le Brexit…N°4645 13e année


Le parti démocrate a-t-il réellement cédé aux pressions de sa base électorale pour décider via Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, à lancer une procédure d’impeachment contre Donald Trump ?
En 1998-1999, on se souvient que les républicains essayèrent, sans succès, l’impeachment contre un Bill Clinton, démocrate, empêtré dans une histoire salace avec Monica Lewinski. Vingt-ans plus tard, alors que la vie politique américaine est toujours sous le coup du surgissement de Donald Trump, le choix opéré par les démocrates est bien plus risqué que du temps des républicains. Cet impeachment se justifierait par la pression qu’aurait exercée le Président Trump sur son homologue ukrainien pour connaître l’exacte corruption du fils de Joe Biden du temps où les Etats-Unis appuyaient les révolutions « orange » en bordure de la Russie et dont l’épilogue a été maïdan à Kiev. Depuis 2014, l’Ukraine s’est plus encore écartée de la moralité, jamais vit-on dans ce pays autant d’abus et de prévarication en sus d’une guerre dans le Donbass qui ne choqua pas notre petite presse avec entre temps un retour de la Crimée dans le giron russe qui horrifia les belles âmes parisiennes. L’Ukraine est passée d’un roi du chocolat (Porochenko) à un comédien (Zelensly), s’il n’y avait pas eu un si grand nombre de victimes, on rirait de cette république « Offenbach ».
Le parti démocrate est déboussolé par les succès économiques de Donald Trump, inquiet des procédures qui pourraient être lancées par la Maison Blanche contre les têtes pensantes de l’ère Obama qui impliquent également des républicains. Ce parti est aussi de plus en plus lié aux thuriféraires du communautarisme de toute nature et pour l’heure incapable de se découvrir un opposant redoutable contre le successeur de Barack Obama, au point de laisser sur le devant de leur scène le terne et balbutiant Joe Biden. Doit-on en conclure  que l’origine de cet « impeachment » serait la crainte publique d’une amoralité financière du fils aîné de Jo Biden ?  Etrange rampe de lancement de l’impeachment qui devrait sanctionner un Chef de l’Etat coupable de faire cesser la prospérité douteuse d’une famille !
Quelle que soit l’issue « impeachment », se confirme, cependant, la formidable ébullition américaine depuis l’élection de 2016. Le lancement  par l’armée et la NSA sur orbite présidentiel d’un homme jamais élu (seul point commun avec Emmanuel Macron) qui brisa d’abord ses concurrents républicains avant de clouer sur place une Hillary Clinton louée en Europe et plus particulièrement en France.
Jusqu’à présent le mandat de Donald Trump est bien perçu par une majorité de la population, beaucoup moins par les élites dont les têtes de gondole sont les GAFA. Mais tout reste très fragile. Néanmoins, on notera que le monde anglo-américain avec l’élection de Donald Trump et le référendum pro-Brexit a sifflé une fin de partie laquelle est très difficile à terminer comme nous le voyons au Royaume-Uni où la Reine elle-même est désavouée par une cour de justice se prétendant suprême. L’impeachment se situe dans la prolongation des actions que tentent sans discontinuer au nom de grands principes moraux et démocratiques une classe politique américaine, démocrate et des républicains et travers elle les avocats anglo-américains du mondialisme libertarien.

Jean Vinatier
Seriatim 2019

jeudi 26 septembre 2019

Jacques Chirac : il aimait les Français N°4644 13e année


Le Général de Gaulle avait une passion pour la France, Jacques Chirac l’avait  pour les Français. Valéry Giscard d’Estaing reste donc le seul vivant, en patriarche, et à mon avis le véritable dernier grand Chef d’Etat
A un François Mitterrand florentin succéda un Jacques Chirac rabelaisien, peu gaulliste davantage pompidolien sur fond de radsoc qui a offert si longtemps cet enthousiasme quand il rencontrait les Français, quand il déclenchait des élans de joie lors des salons de l’agriculture : Il y avait du gilet jaune en lui.
Sans doute se montrera-t-on critique de son action en tant que Chef de l’Etat qui ne fit rien pour sauver le septennat et relégua bien des dossiers qui aujourd’hui se retrouvent sur le devant de la scène. A l’extérieur, il usa d’une politique pragmatique avec ce sursaut quand  le Président Bush monta l’invasion de l’Irak. Ce fut son moment de gloire héla sans durée.
Jacques Chirac fut un grand maire de Paris, les réceptions à l‘Hôtel de ville ont été royales et célébrées dans le  monde et là-aussi suscita la réelle popularité des Parisiens. Il a eu à cœur de faciliter l’installation des jeunes dans la capitale.
Sa disparation causera une réelle tristesse à bon nombre de Français. Son appétit pour la vie, la table, les vins, les femmes, les paillardises, ce côté mousquetaire quand il boxa un garde israélien à Jérusalem, houspilla Marguaret Thatcher et défia le Président américain : tout cela ravit le Français Lui mort, les Français sentent confusément qu’une page aimante s’en va, en comparant la triste trilogie des successeurs (Sarkozy, Hollande, Macron). Jacques Chirac et les Français se sont aimés


Jean Vinatier
Seriatim 2019

mercredi 25 septembre 2019

Londres: la Cour suprême supérieure à la Reine ? N°4643 13e année


La presse tresse des grands lauriers à la Cour suprême d’avoir positivement considéré l’illégalité d la suspension du Parlement en oubliant le fait que cette sentence passe outre l’agrément de la Reine Elisabeth II. Le consentement donné ou pas par le monarque interdit toute contestation. Le roi anglais est symboliquement considéré comme la source suprême du droit, de la justice.
En l’espèce, la cour suprême aurait dû être saisie avant que le Premier ministre ne demande le paraphe royal, l’entreprendre après n’apparait-il pas comme un abus de pouvoir de la part de la Cour suprême et, par voie de conséquence, dans un royaume sans constitution écrite, reposant sur les seules coutumes comme une volonté de se saisir d’un niveau de pouvoir par-dessus le souverain britannique…. ? En un mot la Cour suprême était-elle compétente, une fois le "oui" de la Reine?
La question mérite en tout cas d’être soulevée et étudiée.



Jean Vinatier
Seriatim 2019