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samedi 7 octobre 2023

La guerre d’octobre 1973 met le monde au bord du gouffre nucléaire par Henry Laurens N°5707 17e année

 « En faisant franchir aux troupes égyptiennes le canal de Suez, le 6 octobre 1973, et en déclenchant avec l’aide de la Syrie un nouveau conflit contre Israël, Anouar El-Sadate cherchait à mettre fin au statu quo né de la défaite arabe de juin 1967. Avec, comme arrière-pensée, l’idée d’impliquer les États-Unis et de lever la dépendance du Caire à l’égard de Moscou. Un pari en partie réussi mais qui provoqua une alerte nucléaire.

 

Le conflit israélo-arabe, autrement dit les guerres entre Israël et les États arabes, est constitué d’épisodes courts très violents de une à plusieurs semaines, suivis de longues périodes de latence avec éventuellement des affrontements à basse intensité. Le début des années 1960 voit la renaissance du mouvement national dans le cadre de ce qui a été appelé la « guerre froide arabe » opposant États dits « progressistes » et États dits « conservateurs ». Le dossier palestinien y est à la fois un instrument de consensus et un objet de surenchère. Le sommet arabe du Caire de janvier 1964, le premier de ce genre, fixe comme mot d’ordre la « libération de la Palestine ».

C’est le début d’un processus complexe d’imprudences et d’erreurs de calcul de la part de tous les acteurs régionaux qui conduira à la guerre de 1967 (5-10 juin). Le sommet arabe de Khartoum (29 août-1er septembre 1967) fixe le nouveau mot d’ordre : « liquider les séquelles de l’agression », c’est-à-dire récupérer les territoires occupés en juin 1967 par Israël — la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, mais aussi le Golan syrien et le Sinaï égyptien. La Jordanie et l’Égypte se montrent prêtes à accepter une solution politique qui passe par une non-belligérance et non une reconnaissance d’Israël et par une mise de côté, sans le dire, du dossier palestinien. Mais la révolution palestinienne, avec l’installation des fedayin en Jordanie puis l’élection de Yasser Arafat à la tête de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en février 1969 va remettre la Palestine sur l’échiquier diplomatique. La contradiction entre les objectifs des États et la libération de la Palestine conduit aux terribles affrontements de septembre 1970 en Jordanie, appelés Septembre noir1.

L’héritage de Nasser

Le président égyptien Gamal Abdel Nasser décédé le 28 septembre 1970 laisse à son successeur Anouar El-Sadate toute une série d’options. Il y a celle d’une solution esquissée à Khartoum, mais les Israéliens veulent un traité de paix et des annexions territoriales alors que les Américains ne sont pas prêts, contrairement à ce qu’ils ont fait en 1957, à les forcer à évacuer leurs troupes2. Il y a l’option militaire « reprendre par la force ce qui a été pris par la force », c’est-à-dire opérer un réarmement avec l’aide soviétique. Plus de 20 000 « conseillers » soviétiques sont présents en Égypte, dont une partie en position de combat, en particulier dans l’aviation et dans la défense antiaérienne. Mais Moscou ne veut pas d’une nouvelle guerre arabe avec Israël considérée comme perdue d’avance. En revanche, la présence soviétique donne au Caire un motif de marchandage avec les États-Unis.

En effet, c’est une préoccupation majeure pour l’administration de Richard Nixon. Deux écoles de pensée s’opposent à Washington. Celle du département d’État, qui pense qu’une application complète de la résolution 2423 entraînerait une réduction considérable de la présence soviétique dans la région, et celle d’Henry Kissinger, conseiller à la sécurité nationale, qui considère que plus la situation de « ni paix ni guerre » durera, plus les Arabes se rendront compte que seuls les États-Unis ont les moyens de régler le conflit. »

La suite ci-dessous :

https://orientxxi.info/magazine/la-guerre-d-octobre-1973-met-le-monde-au-bord-du-gouffre-nucleaire,6717

 

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2023

 

lundi 20 décembre 2021

Soudan : retour sur le putsch militaire d’octobre 2021 N°5772 15e année

 « Alice Franck est maîtresse de conférences en géographie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UMR PRODIG), spécialiste du Soudan.
Elle revient pour Les clés du Moyen-Orient sur les événements politiques du pays avant et après le coup d’État, les réactions de la population soudanaise, ainsi que les réactions régionales, Russes, américaines et européennes.
Cet entretien a été réalisé mi-novembre 2021. »

 

« Le 25 octobre 2021, un putsch militaire a renversé le pouvoir en place, arrivé après la chute du régime d’Omar Al-Béchir en 2019. Comment la vie politique s’était organisée au Soudan après la révolution ?

Il faut se souvenir d’une part qu’Omar Al-Béchir est un militaire, et d’autre part que la fin du régime de Béchir a débuté par un coup d’Etat militaire identique à celui d’octobre dernier puisque ce sont des militaires proches de Béchir qui ont profité de la contestation générale du régime par les civils pour prendre le pouvoir. De grandes manifestations contre le régime de Béchir avaient débuté dès décembre 2018, faisant elles-mêmes écho à d’autres manifestations qui avaient eu lieu plusieurs mois auparavant. En avril 2019, ce sont des militaires appartenant au régime d’Omar Al-Béchir qui ont démis ce dernier. Ils n’ont pas pour autant remis le pouvoir aux civils, flouant ainsi les volontés révolutionnaires. Une fois hissés en haut de l’Etat, malgré leurs discours en faveur d’un nouveau régime, les militaires ont rapidement révélé leur visage en n’hésitant pas à user de la force contre les civils désarmés qui n’acceptaient pas cette usurpation. Malheureusement le coup d’Etat du mois dernier rappelle ce triste scénario car le 17 novembre dernier, les militaires ont à nouveau massacré les civils qui condamnaient le nouveau putsch militaire. Un bras de fer entre civils et militaires s’ouvre donc à nouveau. Chèrement payé au printemps 2019, au prix de centaines de vies innocentes, il avait contraint les militaires à partager le pouvoir : un acte constitutionnel avait été signé en août 2019 organisant une transition politique partagée entre civils et militaires avec la mise en place d’un conseil de souveraineté accueillant des membres issus des deux groupes. Le conseil de souveraineté devait être dirigé par des militaires les deux premières années de la transition puis ces derniers devaient laisser place aux civils. Entre 2019 et 2021, c’est Abdel-Fattah al-Burhane, commanditaire du putsch d’octobre 2021, qui était à sa tête.

Si ce conseil de souveraineté intégrait donc une partie militaire, le gouvernement était en revanche civil. Néanmoins, l’issue des deux ans était proche et les militaires n’entendaient pas rendre aux civils le pouvoir. Utilisant des recettes anciennes, profitant des difficultés du gouvernement aux prises avec une crise économique profonde, les militaires ont dénoncé l’action des civils en condamnant leur gestion du pays et attisé les divisions au sein de leur groupe en attirant les rebelles des régions périphériques du Soudan qui avaient laissé leurs armes et intégré le processus de transition à l’automne 2020. Cette grave crise économique tout comme les asymétries de développement ont été en partie responsables de la chute du régime de Béchir en 2019. La population avait protesté contre les pénuries et l’inflation extrêmement forte. A ce titre, il est intéressant de noter que les militaires ont immédiatement injecté des sommes d’argent importantes après leur putsch afin d’éviter la flambée des prix qui s’observe généralement après un coup d’État. Fin octobre, les prix sont restés assez stables.

Les militaires, voyant arriver à son terme leur période de présidence du conseil de souveraineté, ont ainsi agité le chiffon rouge économique ; ils ont également joué à différents niveaux sur l’appréhension de la population face à l’insécurité. Tout d’abord en profitant, relayant, voire organisant depuis des mois la montée d’une « insécurité quotidienne », au niveau des quartiers de la capitale notamment, avec un climat renforcé de petite délinquance à mettre en lien également avec les difficultés économiques. Par ailleurs dans le mois qui a précédé le putsch d’octobre, des opérations de déploiements des forces armées à Khartoum ont été menées dans le but de déjouer des tentatives de coups d’Etat, et de démanteler des cellules soudanaises de daesh faisant augmenter le climat de tension et d’appréhension des populations soudanaises à l’encontre d’un scenario de chaos. D’autant plus que le souvenir de la guerre civile qui a déchiré le Sud du pays à la suite de son indépendance en 2011, tout comme celui des guerres qu’ont connu différentes régions du pays comme le Darfour ou encore la proximité de la Libye et la crise éthiopienne actuelle, constituent des facteurs d’appréhension bien réels pour les populations civiles.

En ce sens, la présence de militaires dans la transition politique rassure d’une certaine manière une partie de la population même si cette dernière souhaite l’instauration d’un régime civil. Des tensions étaient palpables dès le début de l’association entre civils et militaires mais elles se sont accrues considérablement ces derniers mois. Conscients de la fragilité de cette alliance presque contre-nature, et doutant de la volonté réelle des militaires à abandonner le pouvoir, les civils ont appelé à sortir dans la rue pour commémorer l’anniversaire de la révolution du 21 octobre 1964, qui avait mis fin à la période militaire du général Abboud, en signe de soutien à la présence de civils au sein du régime. Des centaines de milliers de Soudanais ont répondu à cet appel et les militaires ont certainement craint d’attendre davantage pour s’emparer du pouvoir à eux seuls, face à une potentielle réorganisation de la population en soutien des civils.

Il y avait donc une certaine cohérence dans cette reprise du pouvoir par la force par les militaires… »

La suite ci-dessous :

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Entretien-avec-Alice-Franck-Retour-sur-le-putsch-militaire-d-octobre-2021-au.html

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

mardi 1 juin 2021

La guerre des 6 jours : La victoire de la stratégie N°5713 15e année

Un petit ajout à cet excellent documentaire. C'est pendant cette guerre courte que le navire américain USS Liberty fut attaqué par les israéliens coûtant la vie à de nombreux marins. Cette guerre et cet événement firent que les États-Unis s'engagèrent définitivement auprès d’Israël, jusqu'alors la Maison Blanche se montrait prudente.

JV

« Avril 1967 : le général Nasser, à la tête de l'Égypte, exige le retrait des forces de l'ONU du Sinaï et de la Bande de Gaza. Le 27 mai : il bloque le détroit de Tiran, en Mer Rouge, interdisant aux navires israéliens l'accès à Elath. Le 5 juin - 7h75 : la Knesset décide de passer à l'offensive. Moshe Dayan, ministre de la Défense, donne l'ordre au général Ytzak Rabin d'attaquer. 5 juin au soir : la moitié de l'aviation égyptienne, syrienne, jordanienne est détruite. Du 6 au 10 Juin les chars de l'armée israélienne bousculent leurs adversaires sur tous les fronts. 10 Juin Fin des combats. En moins d'une semaine, l'état hébreu triple sa superficie en occupant la Bande de gaza, le Sinaï, le Golan, la Cisjordanie, la vieille ville de Jérusalem, symbole majeur. » 

 

Jean Vinatier 

Seriatim 2021

 

jeudi 4 juin 2020

Syrie, Libye : les échecs français N°4939 14e année


La défaite du maréchal Haftar, soutenu officiellement par l’Egypte, les Emirats arabes unis, la France et des mercenaires russes remet en selle le Gouvernement libyen d’union nationale (GNA)de Fayez al-Sarraj reconnu par l’ONU. Ce renversement de situation affaiblit la présidence Macron déjà déconfite en Syrie.
Que reste-t-il de l’héritage en mai 2017 des dossiers, syrien et libyen ? Il eut à les conduire. En juin 2020, le résultat est piteux.
En Syrie, Damas déclare Paris persona non grata avec le sourire tacite de la Russie et de la Turquie. Cet échec syrien clôt certainement toute la projection française imaginée au sortir de la Première guerre mondiale. A bien des égards, la France cesse d’être une actrice majeure en Orient.
En Libye, Paris s’est lancée en 2011 (pourquoi diable ?) dans une entreprise de renversement de Kadhafi alors même que l’Elysée l’accueillait somptueusement en 2008 ? Un Kadhafi qui était une garantie de stabilité pour une grande partie de l’arrière géopolitique français en Afrique sahélienne et qui était plus loyal qu’Alger ? En 2020, la Libye déchirée sur lequel de multiples acteurs extérieurs, Turquie, Russie, Etats-Unis, EAU sans compter les voisins immédiats (Egypte, Maghreb, Tchad, Niger, Soudan) s’activent pour en tirer profit.
La France a, au moins, deux concurrents ambitieux:
La Russie qui joue sur les deux tableaux (Haftar/Al-Sarraj) pas fâchée après la Syrie de compléter sa présence en Méditerranée, mène avec une grande habileté ses cartes géopolitiques. Moscou ne vise pas d’annexion mais le contrôle de points stratégiques et énergétiques.
La Turquie : la Libye est plus que l’ancienne Tripolitaine ottomane, c’est une porte d’entrée splendide pour renforcer ses politiques, africaine très active, méditerranéenne quand elle impose à la Grèce et à Chypre de nouveaux tracés maritimes et envers l’Union européenne pour lui signifier une limitation d’influence (Italie). Pour le moment la présence turque est limitée et les craintes de la voir peser à court terme contre la France qui combat au Sahel sont petites, tant il y a de potentats tribaux en Libye. Il lui faudrait une armée entière des moyens logistiques considérables. Pour l’heure, la Turquie s’installe à Tripoli afin d’y jouer ses cartes au milieu d’acteurs locaux, régionaux et internationaux.
La multitude des acteurs a réduit le rôle de la France (et l’Italie).
Plus qu’en Syrie, terre lointaine pour les Français, la France joue, à n’en point douter, l’une de ses dernières cartes comme puissance en Afrique sahélienne, plus proche dans notre imaginaire politique. Nos cinq mille soldats se battent dans un espace sahélien de plusieurs milliers de kilomètres avec des moyens réduits dans la dépendance totale aux américains. La lutte contre les actions de Boko Aram et consorts au nom d’une communauté, internationale et régionale attentiste pourrait être à moyen terme une humiliation militaire du fait de l’entrée sur scène de la Turquie qui amène, rappelons-le, dans ses bagages les restes de Daech…..
Que conclure après ces quelques lignes générales ? La politique française, à l’origine officiellement du renversement de Kadhafi n’a su ni tirer profit de son action, si se garantir un pré-carré, ni installer un pouvoir selon ses vues principales. En 2020, elle est noyée parmi d’autres, s’y ajoute, désormais, l’Allemagne toujours inquiète (avec raison) des mouvements d’Erdogan, l’otanien mobile, tant à la frontière avec la Grèce (où il y a un litige frontalier potentiellement grave) que sur les rives libyennes qui pourraient être un nouvel axe contre l’Europe. Bien évidemment en plus de la seule question stratégique, s’avance aussi la problématique des flux migratoires lesquels passent par l’Afrique sahélienne et transitent par la Libye. Peut-être que la seule voie restant à la France pour n’être pas minorée à Tripoli serait de garantir et de faire garantir par sa présence armée au Sahel une action régulatrice migratoire ? Sont-ce les intérêts des américains, des turcs, des russes ? Sans doute pas. Les pays du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc) en rivalité ancestrale seraient les seuls à appuyer l’Elysée à la condition que Paris puisse proposer un axe géopolitique commun : un long travail…..


Jean Vinatier
Seriatim 2020


Sources :








mercredi 27 mars 2019

Algérie l’incertitude N°4659 13e année


Sur quoi repose le pouvoir algérien depuis que le général Ahmed Gaïb Salah, chef d’Etat-major, a déclaré nécessaire d’actionner l’article 102 de la Constitution qui traite de l’incapacité du Chef de l’Etat ?
Pour Bernard Lugan un des spécialistes de l’Afrique, le régime algérien tente de gagner du temps pour s’organiser et espérer que la rue se calme.

« 1) Faire constater l’incapacité du président Bouteflika permet de vider l’abcès en  donnant une satisfaction à bon compte à une grande partie des manifestants, tout en isolant les jusqu’au-boutistes qui veulent un changement de régime et la fin du système FLN.

2) Cette décision permet de replacer l’armée au centre du pouvoir, mais une armée qui joue la carte de la légalité et qui apparait comme ressoudée, un voile ayant été mis sur ses profondes fractures.

3) Cette reconnaissance d’inaptitude  ne changera rien au fonctionnement du pouvoir puisque, quasi inconscient depuis plusieurs années, ce n’était plus Abdelaziz Bouteflika qui gouvernait.

4) Le parlement, sur proposition du  Conseil constitutionnel va  donc, à la majorité des 2/3, constater l’incapacité présidentielle et, comme le veut la Constitution, l’intérim va être assuré pour 45 jours par Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation. Puis, si au bout de ces 45 jours, l’incapacité présidentielle est confirmée, la vacance du pouvoir sera alors constatée et Abdelkader Bensalah aura 90 jours au maximum pour organiser une élection présidentielle. Donc au total, 45 jours plus 90 jours, un vrai ballon d’oxygène pour le régime alors-que le couperet du 28 avril devait marquer la fin de la présidence Bouteflika.

5) Comme Tayeb Belaiz, le président du Conseil constitutionnel, et Abdelkader Bensalah, le président du Conseil de la Nation, sont deux fidèles du clan Bouteflika, il est logique de penser qu’ils vont tout faire pour gérer la période qui s’ouvre au mieux des intérêts de ce dernier puisqu’ils en sont une composante. Ils vont être aidés en cela par l’appareil du FLN, notamment par Amar Saadani,  ancien secrétaire général du mouvement qui,  le dimanche 24 mars, a allumé la mèche du processus actuel en déclarant qu’Abdelaziz Bouteflika était le jouet du Premier ministre Ahmed Ouyahia… et que c’était ce dernier qui non seulement dirigeait l’Algérie, mais encore écrivait les lettres attribuées au président.

6) Un bouc-émissaire commode est donc trouvé et désigné à la foule, ce qui devrait permettre de sauver la tête de Saïd Bouteflika, des caciques du FLN, des oligarques et des généraux qui ont gouverné l’Algérie à leur profit, en s’appuyant sur l’ « alliance des coffres forts et des baïonnettes ».1

Benjamin Stora sur 28 minutes Arte, sans être aussi précis que Bernard Lugan semble tourner autour de la même analyse.
Un pays qui n’a jamais connu d’alternative et quand elle a failli se produire au début des années 90 avec le FIS, ce fut une guerre civile, peut faire craindre à la fois une fuite en avant et une surenchère de la rue et des opposants au régime et entre clans dudit régime. Pour la France, tout dérapage de la situation intérieure la concernerait au premier plan. Notre pays compte plusieurs millions de franco-algériens sans omettre l’histoire singulière qui nous lie des deux rives de la Méditerranée.
Aujourd’hui, le grand patron de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah est vu comme un possible futur maréchal Al-Sissi. Mais l’Egypte et l’Algérie sont-elles des nations sœurs ? Les pays arabes fonctionnent encore d’une manière – et ce n’est pas péjoratif- un peu féodale ce qui laisse entendre que les combinaisons pourraient être plus multiples et surprendre à moins que la population algérienne décide de tout renverser…..


Jean Vinatier
Seriatim 2019

1-Source : L’Afrique réelle- communiqué : « Le dernier stratagème du régime algérien peut-il réussir ? »