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vendredi 12 septembre 2014

Ukraine-Syrie : la dernière tentation ? N°1962

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont décidé de nouvelles sanctions contre la Russie, une semaine après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les ukrainiens russophones et le gouvernement kiévien. C’est assez nouveau que de choisir le moment de l’arrêt des combats pour sévir contre une nation souveraine : que faut-il y voir ? Un refus de considérer la réalité des choses ou bien la poursuite implacable d’un but : amarrer toute l’Ukraine à l’OTAN, la fondre dans l’Union européenne ? Choix stratégique qui bafoue toute l’histoire de cette aire qui fut, pour une grande part la première Russie et sans laquelle jamais les grands-princes de Moscou n’auraient pu partir à la reconquête des terres russes sur les hordes mongoles : Kiev comptait autant que Kazan ! Mais il est vrai que s’était développé sous l’égide du grand-duché de Lituanie un immense territoire allant de la mer Baltique à la mer Noire avalant, au passage Minsk, l’Ukraine et son union avec la République couronnée de Pologne donna à cette dernière une importance réelle au point qu’elle fit et défit les Tsars pendant la période des troubles( début du XVIIe siècle) et pilla et incendia Moscou…Ce sont bien des souvenirs qui trottent dans les petites têtes gouvernantes balto-polonaises qu’une Allemagne, elle-même soucieuse de renouer avec les ères wilhelmienne et hitlérienne concernant les richesses ukrainiennes, agite. Bien évidemment les Etats-Unis s’en moquent et ne songent qu’à agrandir leur OTAN et oublient de se remémorer tous les propos mensongers tenus aux Russes depuis la fin de l’URSS. On peut parler de volonté spoliatrice de la part de ces euro-américains et ce propos n’enlève évidemment rien à l’existence réelle d’une langue et société cosaque.
A des centaines de kilomètres, les euro-américains se lancent dans une expédition contre le califat islamique officiellement pour le réduire à néant mais avec l’idée cachée d’abattre le régime syrien : une pierre deux coups ! Le défilé des gouvernants euro-américains  en Irak venus soutenir la nouvelle équipe ministérielle d’un pays détruit par ces mêmes euro-américains en 2003 a quelque chose de cynique, de tragique au vu des dizaines de milliers de victimes dont, en dernier, les chrétiens d’Orient et les Yézidis quasiment disparus des écrans médiatiques. C’est  la huitième croisade (si l’on inclut celle débutée et arrêtée en 1270 devant Tunis) et sans doute avec les mêmes erreurs de la première c’est-à-dire l’aveuglement et la plus complète méconnaissance non pas tant de la géographie que de la géographie humaine (traditions et antériorité historique) et des cultes qui s’y attachent. L’Occident n’a décidemment pas changé depuis Urbain II et ne comprend toujours pas l’Orient tout simplement parce qu’il ne le veut pas. Il n’y a qu’un seul temple de raison et de justice c’est celui d’Occident, d’Occident Atlantique pour englober les Américains.
Les forces employées par une coalition de fait pour lutter contre un califat, certes odieux mais odieux sorti, en partie de nos laboratoires. Si l’idée était effectivement d’abattre ce califat elle pourrait être jouable (et encore !!!) mais l’irrésistible envie de contrôler non plus la route des Indes mais celle de l’Eurasie entraîne par voie de conséquence les croisées sur les infinis et les bourbiers. Ainsi avec la volonté d’en finir avec le régime syrien protégé par la Russie qui vient de tirer la sonnette d’alarme, l’Iran et derrière la Chine, l’Inde pour des motifs strictement géographiques et géopolitiques. Ainsi avec cette idée dangereuse de forcer le califat, repoussé loin des champs pétroliers du Kurdistan, à entrer plus en avant en Syrie des Alaouites qu’il hait et jouerait le rôle de celui chargé d’abattre avant d’être lui-même descendu….Le monde ne se réduit pas au Chicago d’Al Capone.
Au sud de cet Orient d’Israël aux monarchies arabiques, il doit régner une sorte de stupeur, certes cachée, ne sachant pas si leurs destins ne seraient pas à terme compromis en cas de guerre lancinante et ondulante…Quant à la Turquie, elle est un peu tel le maréchal de Soubise avec sa lanterne, à chercher l’Ottoman perdu, sa politique étant en résumé à l’image de la toupie….
L’Ukraine et la Syrie sont reliées, une fois de plus et plus dangereusement que les mois précédents, les conflits se mondialisent subrepticement et sans qu’aucun des acteurs en ait la maîtrise. Sans fil d’Ariane, nous allons dans les dédales tels les somnambules…….
Un seul souverain européen aussi glorieux que le furent les Ottoniens, a réussi en Orient, parce qu’il se croisa seulement par l’habit et non par la pensée, Frédéric II de Hohenstaufen qui récupéra Jérusalem, en 1229, sans le moindre combat, un très court moment de symbiose entre l’Orient et l’Occident…..

Jean Vinatier
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lundi 7 avril 2014

Autour de la Constitution ukrainienne de Bender, 1710 N°1720 7e année

J’ai recopié la partie de l’éditorial de Jacques Berchtold, Président de la Société française d’Etude du Dix-huitième siècle, parce qu’il me semblait instructif d’avoir un éclairage historique, éclairage qui illustre une histoire ukrainienne fort complexe, à la fois, première Russie puis, après l’invasion des hordes au XIIIe siècle, l’émergence d’une patrie double, cosaque et ruthène. Les déroulements des événements depuis le refus de l’ex-Président de signer des accords particuliers avec l’Union européenne ont, jusqu’à présent, surtout mis en avant les maladresses tant ukrainiennes qu’européennes et américaine, surtout ces deux dernières qui venaient pourtant de voir échouer leurs ambitions syriennes dont bien des habitants de ce pays ont payé de leurs vies, amenant, alors, la Russie du Président Poutine à agir, sans doute, plus qu’il ne le voulait : soit le lion est tué, soit il est laissé en paix mais en aucun cas on ne le blesse…

«  A juste titre, la mémoire historique fait grand cas des apports décisifs que représentent les constitutions corse (1755), américaine (1787-1789), polonaise (1791) et française (1789-1791). Doit-on porter les projecteurs en amont sur un document de « constitution » ukrainienne de 1710 (en cette recherche d’ancêtres de « constitutions » en Europe) ? Entre 1708 et 1710, en période de grande guerre du Nord (1700-1720, parallèlement se déroulait la guerre de succession d’Espagne, 1701-1713 : note Seriatim), des responsables ukrainiens menés par Mazepa tentèrent de se dégager de l’influence russe et de se tourner vers l’allié suédois Charles XII. Le 8 juillet 1709, la bataille de Poltava avait tourné à l’avantage de l’armée de Pierre Ier au détriment des troupes suédoises combattant avec l’appui des cosaques d’Ukraine de Mazepa. Charles XII donnera sa caution au texte des Pactes et constitutions des exilés ukrainiens (mai 1710), lois et libertés de l’Armée Zaporogue, ensemble de règles, acte juridique déterminant des droits et principes de l’organisation politique. Il s’agissait d’un engagement à se libérer de la suzeraineté russe et à souscrire à des normes (seize articles). Le document témoigne de la pensée politique d’élites cosaques du début du XVIIIe siècle, de leurs aspirations à une monarchie élective parlementaire (exemple polonais : Seriatim) et à la reconnaissance de la particularité du patriotisme ukrainien. Aspirations au cosmopolitisme et aspirations patriotes s’expriment concurremment au XVIIIe siècle. Les litiges autour de telles coupures se révèlent encore vives et douloureuses en 2014. »1

 
Pour lire l’ouvrage soit en l’achetant, soit en lisant quelques extraits :
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=31651

 Source :
1-In SFEDS, bulletin 92, Trimestriel – 3e série – avril 2014- p.1

 Suggestion :

Benoist-Méchin :
L'Ukraine, des origines à Staline, Paris, Albin Michel, 1941
L’Ukraine, le fantôme de l’Europe, Editions du Rocher/Valmonde, 1991


Jean Vinatier
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dimanche 16 mars 2014

« Crise ukrainienne : quel pilotage des événements ? » par Xavier Guilhou N°1678 7e année

«SUITE aux positions « apaisantes » de V. Poutine, aux postures vertueuses mais désunies des 28 européens [1], aux menaces molles de B. Obama, alors que l’annexion de la Crimée se concrétise, que pouvons-nous retenir de cet emballement géostratégique qui nous a ramenées sur un niveau d’alerte digne des meilleurs épisodes de la Guerre froide (1947-1990) [2] ? A priori aucun des scénarios évoqués par les chroniqueurs n’a vu le jour, ce sont d’autres hypothèses de travail qui se sont imposées pour le moment. Ce constat montre combien il est crucial de prendre du recul face aux événements, être modeste sur les analyses, ne pas se laisser subjuguer par la tyrannie des émotions [3] et ne pas oublier de revenir sur les fondamentaux géostratégiques qui sont toujours dimensionnant dans ce type de situations [4]. 
[….] »
La suite ci-dessous :
http://www.diploweb.com/Crise-ukrainienne-quel-pilotage.html

 
Jean Vinatier
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lundi 2 décembre 2013

Ukraine, Russie, Europe N°1541 6e année

Le Président Poutine se déclare prêt à participer aux négociations entre l’Ukraine et l’Union européenne alors que les pro-européens continuent à occuper la place centrale et des bâtiments d’Etat à Kiev. Les manifestants d’aujourd’hui sont-ils les descendants de ceux qui tentèrent la révolution orange, financée par les Etats-Unis via de multiples fondations et associations ? L’Ukraine est certes dans la zone d’influence russe mais elle est aussi tournée vers l’Ouest. L’histoire ukrainienne est ancienne et mouvementée. Berceau de la « première Russie » autour de Novgorod puis du Riourikides Vladimir, grand- prince de Kiev, avant que les Hordes mogols n’arasent tout sur leur passage au XIIIe siècle. Débute alors la naissance de qui allait devenir la Russie via les grand-princes de Moscou avec la même maison régnante, les Riourikides, qui s’éteindra avec le fils d’Ivan IV, Fédor Ier en 1598, laissant la place à la « période des troubles » puis à l’avénement des Romanov en 1613.
L’Ukraine entre petit à petit sous le joug du grand-duché de Lituanie qui unit à la Pologne forma un royaume ou République des Deux-Nations, très vaste allant de la mer Baltique à la mer Noire. La grande révolte antiféodale de 1648 libéra l’Ukraine de la Lituanie et de la Pologne, au profit d’un Etat cosaque dirigé par un Hetman. C’est la première existence de l’Ukraine comme état avant 1917. Russie et Autriche au XVIIIe siècle se partagèrent ce territoire. Au siècle suivant, le gouvernement russe condamna tout usage de l’ukrainien. La courte existence de la république ukrainienne (1917-1920) trouvera son épilogue quand Staline mit au point les grandes famines dans les années 30 qui dévastèrent la population.
L’Ukraine est, aujourd’hui, partagé entre une Russie eurasiatique et une situation géographique qui la place aux confluences de rivalités entre Moscou et l’Union européenne qui sert de masque aux Etats-Unis dans leur but d’endiguer la Russie. L’Ukraine est aussi partagée entre des populations tournées vers la Pologne (Ouest), l’Ukraine au centre et la Russie à l’Est. A tous les échelons l’Ukraine est un condensé d’envies et de contractions. Si Moscou ne fait guère mystère de récupérer l’Ukraine tout comme la Biélorussie, l’Union européenne non plus. Personne ne met de diplomatie de même que la classe politique ukrainienne. Le refus du Président Ianoukovitch de signer l’accord de rapprochement avec Bruxelles parce que son Parlement, la Rada, vota contre la libération de l’ancienne Première ministre, Ioulia Timochenko, incarcérée pour différents malversations et meurtre, celui du député Yevhen Chtcherban, a lancé, en un rien de temps les pro-européens dans les rues de la capitale avec une violence verbale inouïe qui ne semblait pas être naturelle mais bien répétée. Le Premier ministre ukrainien évoque un coup d’Etat : cela y ressemble ! Mais par qui ?
Une puissance suit de très près les événements, c’est l’Allemagne. Partenaire exclusif de la Russie au moins sur le plan énergétique, elle entend garder et entretenir son rôle d’Etat incontournable dans le possible basculement de l’Ukraine en direction de l’Union. Elle appréhenderait, néanmoins, une réaction russe dont la flotte stationne en Crimée, Crimée qui fut donné à l’Ukraine par l’URSS : c’est dire son potentiel sécessionniste…..
Pour la Russie, l’Ukraine est comme pour la Syrie, une ligne rouge à ne pas franchir……Ce soir le Président ukrainien s’est envolé en visite officielle en Chine : Pékin a soutenu Moscou dans le dossier syrien et vient de prendre acte de l’intrusion de  deux B-52 américains alors que la tension monte avec le Japon au sujet d’îlots aux riches potentialités. Le déplacement présidentiel de Ianoukovitch n’est donc pas si anodin….

Jean Vinatier
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vendredi 22 novembre 2013

Ukraine : satisfaction germano-russe N°1521 6e année

La non-signature par le gouvernement ukrainien des accords avec l’Union européenne réjouit la Russie et rassure l’Allemagne.
Bruxelles a oublié que la Biélorussie et l’Ukraine étaient deux lignes rouges pour la Russie au même titre que  la Syrie. La commission européenne a, également, omis, la position particulière de l’Allemagne qui est à la fois soucieuse de maintenir ses relations privilégiées avec la Russie et attentive à ce que l’élargissement de l’Union européenne ne se fasse pas aux dépens de sa géostratégie. Berlin est, en cette heure, la seule nation du continent à raisonner géopolitiquement incluant, naturellement, ses relations économiques et énergétiques. La semaine dernière, la chancelière, Mme Merkel, disait de façon presque sibylline, que la non-libération de Ioulia Timochenko était une attitude suffisante pour ne pas admettre l’Ukraine : un message presque codé adressé à Moscou !
On dit que la Russie a gagné cette manche plus par sa capacité de nuisance que par son attractivité. Il y a un peu de vrai mais oublierait-on que l’Ukraine a une bonne partie de sa population non seulement russophone mais russe ?  Si Kiev avait signé l’accord « d’union » avec l’Europe sans doute une sécession de la Crimée se serait produite, à court terme, contraignant, alors, l’Europe à agir militairement : problème avec quelle armée ? Au vu des nouvelles relations entre Washington et Moscou, l’OTAN se serait placée en retrait.
La Russie emporte une manche d’importance qui va la conforter dans ses dogmes politiques : d’abord vis-à-vis des Russes dont beaucoup sont nostalgiques de l’empire, puis d’une partie non-négligeable d’Ukrainiens qui ne gomment pas l’importance de leur pays dans la constitution de la Russie, ce long développement de la principauté de Moscou, enfin auprès des nations asiatiques autrefois inclues dans l’URSSS. L’ambition moscovite n’est ni de fermer l’Ukraine à l’Europe ni de l’enserrer dans son « hinterland » mais de lui laisser l’articulation nécessaire tel un pivot, entre l’Europe et elle, une vue politique que ne désavouera pas l’Allemagne. L’Ukraine servira, peut-être de modèle à la Russie pour les Etats caucasiens et d’Asie centrale.
Pour l’Union européenne, actuellement, sous présidence lituanienne, la perspective d’un nouvel élargissement ralentit pour ne pas dire qu’il s’arrête. Sans corpus politique, l’argument économique enrobé du discours des Droits de l’Homme a ses limites face à une Russie complétement habitée par son histoire et son identité, de même que l’Ukraine.
Berlin, Moscou et Kiev sont les trois capitales les plus satisfaites par opposition à la mine déconfite de la présidence lituanienne, pro-américaine, qui se targuait de limer les serres russes et méconnaissait la vie intérieure ukrainienne. L’Union européenne s’incline non pas tant devant la Russie que devant l’Allemagne qui affirme un peu plus son habileté jouant gagnant quelle que soit l’issue  des négociations. Face à un sud européen qui poursuit sa descente aux enfers, le nord se consolide.

Jean Vinatier
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lundi 8 juillet 2013

La Lithuanie veut l’ Euro-Amérique ! N°1405 6e année


A suivre cette Présidente, Madame Dalia Grybauskaite, qui doit enchanter M. Barroso, pourquoi diable voudrait-on négocier un traité de libre-échange, si d’entrée de jeu tout est dit et que rien ne devrait contredire l’imperium américain ? Cette brave dame qui se croit encore avant 1989, trouvera sur son chemin, Mme Merkel qui toute aussi convaincue de l’évidence étatsunienne n’oublie pas qu’elle dirige une nation de voyageurs de commerce ; qu’elle entend, aussi, rester la pièce maitresse avec Washington mais aussi Pékin et Moscou…..
Ces « négociations », si l’on peut les dénommer ainsi, nous promettent bien des larmes….
Bien évidemment, les cahiers des charges des Européens n’ont pas de secret pour l’autre côté de l’Atlantique : NSA !

« La Lituanie s’apprête à assurer la présidence du Conseil de l’Union européenne pour 6 mois. C’est juste alors que, le 14 juin, les gouvernements des 27 Etats membres de l’Union européenne (UE) ont donné mandat à la Commission européenne pour négocier avec le gouvernement des Êtats-Unis la création d’un marché commun transatlantique appelé, en anglais bien entendu, TTIP : Transatlantic Trade and Investment Partnership.
La Présidente lithuanienne, Mme Dalia Grybauskaite, interpelée sur l’affaire des écoutes américaines, a estimé que cela ne saurait freiner un projet si important pour le commerce (et bien entendu la croissance et l’emploi –défense de rire-). Elle a même ajouté qu’il n’était pas question de demander des excuses aux Êtats-Unis, tout au plus des éclaircissements techniques, car, a-t-elle fait observer, « le choix du moment de ces révélations, qui ne sont pour l’instant que des rumeurs propagées par la presse, n’est pas l’effet du hasard (...), juste avant la date prévue du lancement des négociations d’une zone de libre-échange euro-américaine. Et le fait qu’Edward Snowden [le jeune Américain qui a révélé le dispositif de surveillance mondiale Prism] se trouve à Moscou incite à faire cinq fois plus preuve de méfiance ».
Elle a ajouté que toutes les manipulations sont possibles de la part de Vladimir Poutine à cause de qui « la Russie connaît moins de démocratie et moins de respect des droits de l’homme …N’attendez pas de ma présidence de l’Union que l’on critique nos amis américains ».
On croit comprendre que, dans sa vision des choses, l’affaire Snowden aurait pu être montée de toutes pièces par Moscou comme aux beaux temps de la guerre froide. En tous cas, le discours de Mme Dalia Grybauskaite n’aurait pas déparé à cette époque ! Espérons que cela ne présage pas la montée des affrontements. En tout, qu’on le veuille ou pas, cela nous engage. »1

Source:
1-http://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article737

 
Jean Vinatier
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