Info

Nouvelle adresse Seriatim
@seriatimfr
jeanvin22@gmail.com



Affichage des articles dont le libellé est Gréce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gréce. Afficher tous les articles

samedi 22 mai 2021

Leo Strauss : nouvelle figure du savoir N°5704 15e année

 Depuis la maison d’édition, Les Belles Lettres

« Dans la collection "Figures du savoir", vient de paraître une nouvelle monographie, consacrée au philosophie juif allemand Leo Strauss (1899-1973). Cet homme discret, aux lunettes épaisses et au regard à demi dans le vague, s'est illustré pour sa critique aiguë de l’idéal radical des Lumières et ses dérives modernes (historicisme, relativisme, progressisme et nihilisme) mais aussi pour son retour à la pensée politique grecque et, enfin, pour sa défense de l’universalité du droit naturel. Sa philosophie tient à un fil directeur : le croisement entre les héritages biblique et grec.  Strauss défend l’idée d’un conflit irréductible et fructueux entre Athènes et Jérusalem, entre philosophie et Loi, frayant la voie à un renouveau de la philosophie politique. Grâce au travail de Gérald Sfez, nous pouvons à présent cheminer à sa suite. »

 

« Gérald Sfez

Gérald Sfez, professeur honoraire de philosophie en Première Supérieure, docteur d’État en philosophie politique, est l’auteur de nombreux ouvrages sur Machiavel, sur Strauss (dont Leo Strauss, foi et raison, 2007), ainsi que sur Lyotard (notamment Logiques du vif, Lyotard en éclaireur, 2016). »

 

 

Extrait de l’ouvrage :

https://fr.calameo.com/read/0052959622982f8e0f8a5?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=Leo%20Strauss%20:%20nouvelle%20figure%20du%20savoir

 

Source :

https://www.lesbelleslettres.com/livre/4464-strauss?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=Leo%20Strauss%20:%20nouvelle%20figure%20du%20savoir

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

 

 

vendredi 17 février 2017

« Homère l’Oriental ou un regard révolutionnaire sur « L’Iliade » par Dalila Zouaioui-Becker N°4317 11e année



« Après avoir été l’objet de rares publications passées inaperçues, l’influence de l’Orient sur les épopées homériques se retrouve aujourd’hui au centre de la recherche, notamment grâce aux travaux des deux grands hellénistes, l’Allemand Walter Burkert et le Britannique Martin West. Et bouleverse les notions mêmes d’Orient et d’Occident.
Dès 1950, l’historien spécialiste de l’antiquité Hans Erich Stier se demandait ce qu’il pouvait bien y avoir dans la Grèce antique qui n’aurait pas été emprunté à l’Orient. Il dressait une liste impressionnante des emprunts matériels et spirituels grecs à un Orient marquant de son empreinte les domaines les plus divers de la vie grecque des temps archaïques1. L’Orient s’impose en tant que centre de rayonnement déterminant, dominant et « révolutionnant »2de cette période qu’on appellera « orientalisante ». Quand Stier publie son texte, les découvertes de l’archéologie sur lesquelles il se fonde, en exhumant des cultures nettement plus anciennes que celle grecque connue jusque-là, ne permettent plus aucun doute sur l’importance ainsi que sur le sens du transfert culturel qui n’a pu s’opérer que de l’Est vers l’Ouest.
Walter Burkert est sûrement celui qui a donné la meilleure vue d’ensemble sur la variété des contacts culturels révélés par l’archéologie. Parmi les nombreux exemples, il cite ce tympanon en bronze, daté du VIIIe siècle avant J. -C., aujourd’hui au musée d’Héraklion, « il est communément admis qu’il représente Zeus et les Courètes … C’est donc la plus vieille représentation du dieu suprême grec », écrit-il. Et poursuit : « Même si les livres illustrés sur la religion grecque n’osent pas la plupart du temps montrer cet Assyrien. »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2017

mercredi 1 juillet 2015

Piketty et la Grèce : vidéo N°3169 9e année



Europe-Grèce : ping-pong N°3168 9e année



On savait les journées précédents le référendum du 5 juillet sources d’annonces mais là, le rythme pris est quasiment insensé.
Tout d’abord, et c’est le point le plus fondamental, l’intervention directe d’institutions, financières, politiques toutes étrangères à la Grèce dans la réponse qu’apporterait le peuple le 5 juillet est l’exemple publique de violation de toute les souverainetés, de la démocratie par ceux-là mêmes qui nous abreuvent de propos ronflants sur la liberté, les principes politiques fondamentaux et ainsi de suite.
Ensuite, la Grèce dont le gouvernement fort de sa légitimité a compris l’atout qu’il détenait avec le référendum en fait une boule de feu assez redoutable. Alexis Tsipras se positionne comme pouvant interpréter un « Oui » comme un Non et le « Non » comme un oui. Il emmène ses adversaires dans le dédale. Voilà un homme qui a médité sur la bataille de Salamine !
Enfin, le grand désordre qui ne cesse pas de grandir, loin d’unir l’Union européenne et la zone euro, commence à les fragiliser de plus en plus. Depuis Moscou et Pékin, le spectacle est suivi quand l’empereur du Potomac n’a plus que la rodomontade et la crainte, qu’à terme, la Grèce ne demande à quitter l’OTAN. C’est bien plus cela que le sort de l’euro qui avive les craintes outre-Atlantique.
On ne le répétera pas assez, le cas de la Grèce a quitté depuis un moment le strict champ budgétaire pour être investi par la géopolitique et la géostratégie, les curseurs y sont désormais bien posés…..

Jean Vinatier
SERIATIM 2015

samedi 27 juin 2015

Grèce : de Bruxelles à Oufa N°3163 9e année



Juillet serait-il le mois de l’émancipation : 4 juillet 1776, 14 juillet 1789, 5 juillet 2015 ?
Alexis Tsipras a pris tout le monde par surprise en appelant le peuple Grec à se prononcer par référendum sur les dernières propositions de l’Eurogroupe. Si le référendum ne porte pas sur l’euro, il est bien évident que les oppositions (en Grèce, en Europe, au FMI) martèleront comme un seul homme qu’il s’agit bel et bien de sa félicité. D’ici le 5 juillet, chaque journée sera caniculaire. L’entrée de la politique sur un sujet que Bruxelles et le FMI désespéraient de cantonner à la seule rigueur comptable, les fait éructer.
Jean-Claude Junker a dit qu’un vote populaire ne pourrait jamais aller contre les traités européens : les Français, Hollandais, Irlandais en savent quelque chose. Mais jusqu’à présent Bruxelles trouvait des dirigeants suffisamment corrompus (Sarkozy) pour jouer le rôle du méchant face à leur propre peuple. Avec Alexis Tsipras, le scénario s’arrête.
Nous arrivons à cette situation parce que l’Allemagne, Bruxelles et le FMI ne surent qu’abasourdir les négociateurs grecs arrivés devant eux au lendemain de leur victoire électorale. La France n’a joué aucun rôle sauf à minauder devant Angela Merkel. François Hollande tout occupé à peaufiner le14 juillet qu’il veut placer en suite de la manifestation officielle du 11 janvier, risque bien d’avoir une sacré gueule de bois le 6 juillet au matin….
Pour l’heure, il est de bon ton de cataloguer les combinaisons sur lesquelles Alexis Tsipras écrirait sa partition après le 5 juillet en oubliant le sommet des BRICS à Oufa, en Russie, les 9/10 juillet. L’Eurogroupe, en excluant le ministre des finances de Grèce et en ignorant l’événement eurasien, affiche le plus parfait aveuglement. Si le « Oui » l’emportait entraînant la démission de Tsipras et de nouvelles élections avec, peut-être, son retour, Bruxelles serait toujours dans l’impasse. Regardons-bien les choses en face, Bruxelles ne maitrise plus le calendrier géopolitique, celui du temps, ce qu’Athènes, en dépit de tous les sarcasmes répandus par nos médias, n’a jamais négligé. Le rapprochement avec la Russie en est un : le contrat gazier. Il ne manquerait plus qu’une déclaration commune d’intention sino-russe ou bien des BRICS, assurant  à la Grèce un avenir monétaire et commercial dans un cadre différent…..
Bruxelles n’a jamais accepté le choix des électeurs grecs en janvier dernier, n’a pas digéré que Tsipras applique son programme : en un mot il n’était pas bien-pensant comme François Hollande, qui renia tout.  Sans  gêne aucune, Junker et Moscovici (socialiste ?) ont reçu ouvertement les partis opposés à Syriza et à l’ANEL : il leur faudra faire vite pour organiser un « il pleut sur Santiago » (nom de code pour le coup d’Etat au Chili en 1973), rédiger un nouveau projet d’accord d’ici mardi mais sans paraître céder sur le fond, le tout reposant sur une communication stratégique et perfide.
Le FMI ne se démarque pas officiellement de Bruxelles mais Christine Lagarde prépare sa campagne pour un second mandat et, de toute évidence, ne peut ni ne pourra sauver, à la fois, le dollar et l’euro. La victoire du « NON » l’obligerait à abattre plus vite ses cartes en faveur du billet vert sachant les décisions qui seraient prises à Oufa, l’installation des institutions financières des BRICS affichant les convergences, russe, chinoise et indienne. Quant à l’Europe plus naine qu’une naine politique, elle a les yeux rivés sur des livres de la dette, ne s’occupant qu’à s’assurer le service des huissiers et autres aide-chicane : la zone euro de l’Union européenne en est là  ignorant que la régulation migratoire tient de moins en moins : d’ici à ce que les vacanciers de Ramatuelle voient surgir des cargos au lieu des yachts…..
Bravo pour le geste gaullien d’Alexis Tsipras, la flamme s’est ranimée……

Jean Vinatier
SERIATIM 2015