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mardi 4 juin 2024

Collège de France : L’Europe démocratique N°5795 18e année

Les conférences s'inscrivent dans le cycle Europe du Collège de France 2023-2024 consacré au thème L’Europe démocratique. 

1Conférencière invitée 20 novembre 2023 : Justine Lacroix, Professeure de théorie politique, Université libre de Bruxelles 

Au cours de la dernière décennie, la montée de régimes politiques à la fois électifs et autoritaires a donné du crédit à l’idée selon laquelle l’État de droit et le respect des libertés ne seraient que les formes d’une limitation libérale de la démocratie. Ce postulat, que partagent aussi bien les critiques que de nombreux défenseurs des droits humains, peut alimenter soit le repli inconditionnel sur les droits humains contre les aléas de la démocratie, soit la revendication d’une démocratie supposée plus authentique où la volonté du peuple primerait sur les libertés individuelles. Mais il ne s’agit là que d’un contresens (ou d’un subterfuge) qui manque le sens de l’expérience démocratique, confond le peuple avec l’affirmation d’une identité homogène et rabat les droits de l’homme du seul côté du libéralisme. 

 

2 Conférence du 30 mai 2024 invité : Jan-Werner Müller, Professeur de théorie politique et d’histoire des idées, université de Princeton 

La première conférence aborde les défis pour la démocratie en Europe aujourd’hui. Elle met particulièrement l’accent sur la consolidation des structures autocratiques dans quelques États membres de l’Union européenne. La question se pose de savoir si l’UE a le devoir et les capacités de défendre la démocratie et l’État de droit, sachant qu’elle est souvent accusée d’être elle-même une institution non démocratique. Il est important, du point de vue de la théorie juridique et politique, de souligner que ce qui est en cours de destruction est non seulement l’État de droit, mais aussi la démocratie (c’est donc une erreur de qualifier les systèmes qui se construisent dans certains États de « démocraties illibérales »). Ça ne veut pas dire que la démocratie et le « libéralisme » (au sens anglo-saxon du terme) reviennent au même, mais que dans les cas des nouvelles autocraties, il est urgent de ne pas accepter de rhétorique sur leur caractère démocratique. 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

jeudi 28 octobre 2021

Réflexions sur l'Europe, le déclin et le renouveau hespérialiste par David Engels N°5738 15e année

« Cette vidéo est consacrée à la pensée de David Engels et à ses réflexions sur l’Europe. Dans cet entretien, David Engels revient sur trois de ses livres majeurs : « Le Déclin », « Que faire ? » et « Renovatio Europae ». L’entretien est donc divisé en trois parties, consacrées respectivement à ces trois livres. Après avoir exposé sa conception spenglérienne du déclin de la civilisation européenne, David Engels montre les actions à mener, individuelles et collectives, pour vivre avec ce déclin et œuvrer à un renouveau « hespérialiste » de la civilisation européenne, idée qu’il développe dans la troisième partie de l’entretien. 

Sommaire : 00:00 Première partie – Le Déclin 

21:15 Deuxième partie – Que faire ? 

 53:18 Troisième partie – Renovatio Europae » 

Jean Vinatier 

Seriatim 2021

 

vendredi 10 septembre 2021

Astérix, Tintin brûlés…dans le silence général N°5706 15e année

 Je termine la lecture passionnante du livre du journaliste américain, William L.Shirer, Le Troisième Reich, des origines à la chute: Une histoire de l'Allemagne nazie, et dans le même temps, je lis quelques articles généraux sur le Canada où brûlent des BD d’Astérix et de Tintin, un bucher établi par une membre du parti libéral de Trudeau qui, faussement, se proclame autochtone.

Le wokisme et la cancel culture poursuivent leur chemin tranquillement dans la plus complète indifférence du monde. Pas un gouvernement ne proteste sauf celui très cynique de Trudeau qui tout en déplorant cet acte estime que n’étant pas autochtone, il ne pouvait agir ! Les organisations juives se taisent alors qu’Astérix est le travail commun d’un italien (Uderzo) et d’un juif polono-ukrainien (Goscinny). Astérix est le plus bel hommage que deux étrangers devenus français rendirent à notre pays par une BD laquelle tout en prenant des libertés avec l’histoire, s’attache à faire ressortir ce que les auteurs estimaient être notre vrai caractère…On me répondra quel rapport avec le Canada ? BD vendue dans le monde entier depuis des décennies, traduite dans une foule de langues sans soulever les oppositions, baignant les jeunesses de plusieurs générations tout comme Tintin, nul ne voyait jusqu’à maintenant en quoi Astérix, Obélix et Idéfix généraient un sourd racisme, un mépris pour les Indiens…..

Qu’est-ce qui a bien pu initier, comme sous Hitler et Mao, la destruction d’ouvrages ? Les récentes découvertes de tombes d’enfants indiens situées près de collèges catholiques et protestants ont ravivé les duretés des conquêtes entreprises au XIXe siècle tant au Canada qu’aux États-Unis, contre les tribus indiennes. Depuis que Trudeau se fait le chantre du multiculturalisme à tout crin, se flatte même d’une garde montée canado-indienne (sikhs et canadiens), d’accueillir le plus possible de migrants, au point de reproduire en réduction tout l’empire britannique chez lui, de louanger la cancel culture, le wokisme, il en oublie….la question indienne jugée, apparemment, non essentielle, l’important étant de dire au monde que le monde venait au Canada ! Sauf que si le Canada reçoit bien des étrangers ceux-ci vivent chacun dans des communautés bien séparées les unes des autres, évitant tout mélange.

Si aux États-Unis, les Indiens, parqués dans des réserves, assassinés quand ils avaient du pétrole sous leurs pieds, par l’addiction forcée au whisky, ont pu obtenir à force de courage, de ténacité, un statut et même une sorte de monopole pour les casinos, le Canada (Québec inclus) ne montra guère la même complaisance. Il y a dans le silence des décennies des XIXe et XXe siècles, bien des drames, des monstruosités qu’une société canadienne bien pratiquante (protestante et catholique) a espéré enfouir profondément…sauf que les centaines de petits squelettes réapparurent. Dans le délire qui habitent les pro-cancel culture et dans la haine du « blanc » qui jusqu’alors ne s’attisait que par rapport à un étranger, le cas indien revient tel un boomerang avec ce bucher de BD bien innocentes sauf pour quelques Tintin (Congo, en Amérique, le Lotus bleu…etc) qui servent d’exutoires à des fanatismes…sans que les Indiens soient réellement consultés sur le sujet ! On est dans une dinguerie « blanche » plutôt féministe qui faisant un pot-pourri ignominieux de ce que doit être un « Blanc » qui ne devrait plus être à terme, ni un homme, ni une femme mais in fine un transsexuel fécond s’étourdit dans des transes indécentes et démentes.

La symbolique du livre détruit par le feu est terrible (revoir Fahrenheit 451 de François Truffaut). L’Inquisition mettait les ouvrages interdits à l’Index. Autrefois (avant 1789) les parlements français et anglais condamnaient un livre et son auteur à faire amende honorable à genoux quand il n’était pas privé de vie sociale, son livre étant déchiré…Hitler et Mao Zedong firent des nuits enflammées le premier pour purifier l’âme allemande, le second pour reprendre en main le parti (révolution culturelle). Brûler un livre est un acte total et ce qui vient de se produire au Canada soulèverait un scandale considérable si le monde ne se dirigeait pas vers la soumission à une surveillance générale, se ne pliait à tous les puçages, et accepte la contrainte d'un passeport pour prendre un café !!!!

Se trouvent réunis autant les cancel culture que les chantres de la sécurité totale donc de notre aliénation, pour que l’homme atomisé s’indiffère, par exemple aujourd’hui, du livre brûlé…

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2021

 

mardi 2 février 2021

COVID-1984 par Michel Weber N°5094 15e année

Michel Weber, enseignant, philosophe, se penche dans son livre sur la question du covid, "vérité (politique) du mensonge sanitaire: un fascisme numérique". Jean Vinatier 

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mardi 5 janvier 2021

Entre l’Afrique orientale et l’Inde : circulation, esclavage et commerce à l’époque moderne par Sanjay Subrahmanyam N°5068 15e année

Historien indien, professeur d'histoire économique à la chaire d'histoire indienne à l'université de Californie à Los Angeles, et professeur au Collège de France. Il prône une histoire connectée (partie de l'histoire globale). Jean Vinatier 

Seriatim 2021

 

jeudi 3 décembre 2020

« Les Téméraires » ou la Bourgogne européenne par Bart van Loo N°5035 14e année

« L'histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d’un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s’est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille. D’une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l’admiration et l’envie de toute l’Europe et surtout de Paris. À leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d’immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d’artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les œuvres ont laissé à jamais l’empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français. » Jean Vinatier

 Seriatim 2020

 

vendredi 29 mai 2020

Énergie et géopolitique : le choc des nations par Damien Ernst N°4936 14e année

« Pour sa rentrée académique 2018-19, la Haute École Robert Schuman a choisi le thème de l’énergie et ses enjeux.
 http://blogs.ulg.ac.be/damien-ernst/
Le monde de l'énergie est en guerre. C'est une guerre qui est menée sur de nombreux fronts, du Texas à l'Arabie saoudite, des salons feutrés de l'ONU et de l'Organisation Mondiale du Commerce aux conseils d'administration des majors du pétrole, des laboratoires chinois en panneaux photovoltaïques aux champs éoliens de la mer du Nord. Dans ce tumulte guerrier, chaque nation essaie de défendre ses propres intérêts, d'avancer ses pions de la manière la plus intelligente possible, sachant très bien qu'une énergie abondante et bon marché est une des clés d'une économie puissante. 
Au cours de sa conférence inaugurale, le Pr Damien Ernst décode cette guerre qui est en train de se passer sous nos yeux et que souvent, l'on ne comprend pas. Il explique à quel point la technologie pourrait changer la géopolitique de l'énergie et plonger certaines nations dans la tourmente. Il met aussi en garde contre tout espoir excessif en la technologie pour garantir un approvisionnement en énergie suffisant, tellement la soif d'énergie de nos sociétés est grande.
 Il discute également des politiques énergétiques à mettre en place en Europe pour éviter que le vieux continent ne sorte perdant de cette nouvelle guerre des ressources. » Jean Vinatier 
Seriatim 2020

mardi 22 octobre 2019

Stéphane Courtois autour de la politique de Staline : 1939-1953 N°4675 13e année

Le pacte germano-soviétique. Les enjeux et les causes d’un partage De Gaulle, Giraud, Thorez dans le jeu de Staline 1953-1956, l’impact de la « déstalinisation » en Europe centrale et orientale Jean Vinatier Seriatim 2019

mardi 2 juillet 2019

BCE : Tapie rouge pour Lagarde N°4625 13e année



Adidas mène à tout à condition d’en sortir…ainsi Christine Lagarde sera –t-elle passée du ministère de l’Economie où elle apposa sa signature au bas de l’arrangement Tapie, au FMI suite au scandale Strauss-Kahn puis ce jour à la BCE. Entre temps, elle réussit à éviter les gouttes du film judiciaire Adidas, s’offrant même le luxe de dédaigner une convocation judiciaire.
Au-delà, de ce commentaire, Emmanuel Macron est tout à fait satisfait d’avoir amené la chancelière allemande à renoncer pour son candidat à la BCE. Si la ministre allemande de la Défense, Ursula Von Der Eyen succédant à Jean-Claude Junker sauve la face, ces tractations éclairent, néanmoins, l’affaiblissement allemand et la montée en puissance du groupe de Visegrad (Europe Centrale et Orientale) qui fit échec au candidat néerlandais du « duo franco-allemand.
Du côté français, Emmanuel Macron dispose des éléments de langage à destination de son socle électoral auquel il pourra ajouter celles et ceux rassurés par une BCE sous une direction française laquelle efface donc son échec relatif aux européennes, lui permettant, aussi,  de se prétendre garant et protecteur de l’euro, une monnaie cessant, officiellement, de passer sous les fourches caudines rhénanes. Notons également qu’avec la présidence du conseil européen à l’ancien ministre belge, Charles Michel, c’est un francophone de plus aux postes clefs en sus de Mmes Von der Eyen et Lagarde : cela n’empêchera pas ces trois personnages mondialistes de se pavaner autant qu’ils le pourront en anglais.
Pendant qu’à Bruxelles, on s’écharpait sur les fonctions en devenir, à  Strasbourg, jour de l’entrée du nouveau parlement, les députés anglais du Brexit party tournèrent le dos pendant l’hymne européen. C’est un message fort envoyé à l’Union et un rappel que le Brexit se réalisera.
Apparemment la France et l’Allemagne seraient en mesure de se répartir les postes décisifs bien que les dissensions au sein de l’Union se renforcent. Les mauvais chiffres des économies, allemande, française, italienne, les tensions sociales persistantes, l’absence de vision géopolitique, le refus de se voir comme une puissance politique indépendante, l’incapacité à admettre les problématiques des flux migratoires regardées à Bruxelles, Berlin et Paris comme de simples variables d’ajustement, font que tous ces faits qui n’en excluent pas d’autres, sont naturellement explosifs.


Jean Vinatier
Seriatim 2019

samedi 10 novembre 2018

11 novembre 1918 : liesses, chansons & docu N°4572 12e année

Les fêtes de l’armistice: Scènes à Paris le 11 novembre 1918 : Bruxelles fête la fin de la Première guerre mondiale : document de 1918 « 11 novembre 1918 - Le Père la Victoire - 92 ans de l'Armistice » chanson “La marche Lorraine” musique « Paul Gesky - Ils ont rendu l'Alsace et la Lorraine (1919) » chanson « Hommage aux Poilus - Le Régiment de Sambre et Meuse - Marche militaire » « Non, Non plus de combats » chanson pacifique 1917 Jean Vinatier 
Seriatim 2018

vendredi 8 décembre 2017

Ci-gît Johnny Hallyday à Saint-Barth résident américain, exilé fiscal dans un paradis fiscal… N°4449 11e année



Que l’on ne croit pas avec ce titre provocateur me moquer de Johnny Hallyday effectivement  idole pendant soixante années (avec une longue traversée du désert terminée en 1995 grâce à Jacques Chirac) marquant ainsi plusieurs générations.
Un hommage populaire et non pas national (subtil) lui sera rendu ce samedi : depuis l’Arc de Triomphe jusqu’à la place de la Concorde les Français le salueront une dernière fois avant que son cercueil n’entre dans l’église de la Madeleine où il reposera sur un catafalque. Le Chef de l’Etat dira son mot devant un parterre de ministres, élus, vedettes quand les fans seront à l’extérieur, yeux rivés sur les écrans.
Nos gouvernants, édiles, élus et juges ne cessent pas de nous enquiquiner avec la laïcité, les crèches, les croix au-dessus d’une entrée de cimetière, les statues religieuses et voilà qu’il suffit d’une disparition pour que tous ces fatigants discours et arguties fondent comme neige au soleil : Hidalgo en église, Macron prêchant à La Madeleine façon Hollande…C’est dément  et d’autant plus que deux ou trois jours plus tôt nos dirigeants euro-français détonnaient encore contre les paradis fiscaux….Ajoutons à cela une démesure médiatique qui abîme les sentiments et les émotions simples de millions de nos compatriotes pour que cette cerise sur le gâteau nous agace.
Johnny Hallyday le gamin des Batignolles, celui qui fit chavirer la bonne société dans son pantalon en cuir sur la scène de l’Olympia en première partie du spectacle de Raymond Devos, la longue idole des jeunes s’en va entouré de cent millions de disques.
Cette semaine aura eu deux disparitions l’une littéraire, l’autre musicale, chacune a été dans une période similaire de notre histoire de France, les deux cabotinèrent, jouirent à satiété et flamboyèrent à leur façon: n’étions-nous pas en France, tous deux s’appelaient Jean.



Jean Vinatier
Seriatim 2017