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dimanche 18 février 2024

La transition énergétique n'aura pas lieu par Jean Baptiste Fressoz N°5739 18e année

 « 16 févr. 2024 LIBRAIRIE MILLEPAGES

 Rencontre avec Jean-Baptiste Fressoz à l'occasion de la parution de "Sans transition" aux @editions_du_seuil Solidement documenté, passionnant et à bien des égards édifiant, ce livre d'histoire nous invite à nous défaire d'un bon nombre d'idées reçues, notamment celle d'une transition d'un système énergétique à un autre. Plutôt que cette succession communément admise et très instrumentalisée politiquement, Jean-Baptiste Fressoz fait la démonstration, preuves à l'appui, d'un profond syncrétisme dans la production d'énergie depuis l'aube de l'ère industrielle. Cette nouvelle histoire énergétique est un préalable indispensable pour comprendre ce qui se cache derrière les promesses de verdissement de l'économie et autres transitions énergétiques miraculeuses. » 

Jean Vinatier Seriatim2024

mercredi 14 février 2024

L’image de la puissance. La diplomatie culturelle de la France au XXe siècle par Guillaume Frantzwa N°5738 18e année

« Le prestige et la richesse de la culture française sont indéniables. Mais au début du XX¬¬e siècle, cet acquis est remis en question par plusieurs événements – notamment par la Première Guerre mondiale, qui va de pair avec les affrontements de propagande des divers ennemis en présence. Dès lors, élaborer une stratégie pour soutenir et renforcer le rayonnement culturel de la France sur l’échiquier international semble plus que jamais indispensable. Se reposant sur des structures naissantes à la Belle Époque, les pouvoirs publics et les acteurs privés se lancent alors dans une vaste entreprise : construire à l’étranger des réseaux et techniques valorisant la civilisation et les valeurs du pays des Lumières. Cela passe par la création d’instituts français et de centres de recherche, ou encore par la délocalisation de musées et l’organisation de tournées d’institutions artistiques. Ces actions permettent la circulation et la diffusion hors de nos frontières d’œuvres dans des domaines variés tels que la musique, le cinéma, le spectacle vivant, le livre, la mode, ou encore le design. Tout au long du ¬¬siècle, et encore aujourd’hui, le ministère des Affaires étrangères coordonne une grande partie de ces efforts et, partant, renforce l’attractivité de la France. Richement illustré grâce aux archives du Quai d’Orsay, cet ouvrage revient sur un siècle de soft power à la française en retraçant les grandes étapes qui ont permis l’émergence puis l’enracinement d’une diplomatie culturelle devenue le joyau de la politique extérieure de notre pays. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

dimanche 11 février 2024

Ukraine : « Lénine, Staline, Poutine la politique et l’Histoire » N°5737 18e année

 Après l’entretien accordé par Vladimir Poutine à Tucker Carlson : « Une petite leçon de philosophie politique de l'histoire Russe de l'Ukraine par Geoffrey Roberts pour "The Duran" 

Pour en savoir plus : https://www.librairie-tropiques.fr/ » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

mardi 6 février 2024

Des Nefs des folles à l’Éloge de la Folie : perspectives transculturelles au tournant du XVIe siècle par Olga Anna Duhl N°5736 18e année

 « 6 févr. 2024 

Conférence d'Olga Anna Duhl, professeure au Lafayette College (États-Unis) :https://www.chartes.psl.eu/fr/actuali...

Dans la mouvance de la «Nef des fous» de Sébastien Brant, les «Stultiferae naves («Les Nefs des folles»), prosimètre latin composé vers 1500 par l’imprimeur humaniste Josse Bade, offrent une perspective vétérotestamentaire de la folie du monde visant à concilier la doctrine de l’imitation du Christ et l’héritage classique. Cet effort de synthèse entraîne à son tour deux types d’adaptation culturelle : d’une part, la «Nef des folles selon les cinq sens de nature» réalisée par Jean Drouyn, qui s’inscrit dans la tradition didactique de la «Nef des fous» ; d’autre part, l’ «Éloge de la Folie» d’Erasme, chef-d’œuvre de la pensée paradoxale qui exercera une influence non négligeable sur l’esthétique humaniste renaissante. »

  Jean Vinatier 

Seriatim2024

lundi 5 février 2024

Atlas du Moyen-Orient. Aux racines de la violence N°5735 18e année

 Décembre 2023

« Présentation du livre de Pierre Blanc et Jean-Paul Chagnollaud "Atlas du Moyen-Orient. Aux racines de la violence" (Autrement, 2023)- http://tinyurl.com/mrx8kkx8 

Rencontre avec: Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités, président de l’iReMMO. Auteur de nombreux ouvrages et articles sur les relations internationales, la Méditerranée et le Moyen-Orient, dont notamment, "L’invention tragique du Moyen-Orient" (coécrit avec Pierre Blanc, Autrement, 2017), "Israël-Palestine: la défaite du vainqueur" (Actes Sud, 2017), "Israël face à Israël" (coécrit avec Pierre Blanc, Autrement, 2018) et "Moyen-Orient, idées reçues sur une région fracturée" (coécrit avec Pierre Blanc, Le Cavalier bleu, 2019), "Le rendez-vous manqué des peuples. De l’échec des révolutions populaires aux dérives populistes" (Autrement, 2022). 

Pierre Blanc, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, docteur en géopolitique, est enseignant-chercheur à Bordeaux sciences agro et à Sciences Po Bordeaux. Il est également professeur invité à l’USJ (Beyrouth), à Sciences Po Lyon, à l’Ena et au Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM). Rédacteur en chef de Confluences Méditerranée, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur les dynamiques de violence et leurs liens avec la question des ressources naturelles. Il est notamment l’auteur de "L’Invention tragique du Moyen-Orient" (avec Claire Levasseur, Autrement, 2017) et "Proche-Orient: le pouvoir, la terre et l’eau" (Presses de Sciences Po, 2012). Il a récemment publié "Géopolitique et climat" (Presses de Science Po, 2023). 

 Modération : Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences Po Paris, vice-présidente de l’iReMMO. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

Les Destructeurs, fin de l'impérialisme américain par Jean-Loup Izambert N°5734 18e année

 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

lundi 22 janvier 2024

De la déclaration Balfour au Livre blanc de 1939 : le mandat britannique sur la Palestine par Dominique Vidal N°5733 18e année

 Janvier 2017 

« De la déclaration Balfour au Livre blanc de 1939 : le mandat britannique sur la Palestine Rencontre avec : Dominique Vidal, journaliste et historien, ancien rédacteur en chef adjoint du Monde Diplomatique. Auteur de nombreux ouvrages portant notamment sur le conflit israélo-palestinien, dont Palestine : le jeu des puissants (dir., Sindbad, 2014). » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

dimanche 21 janvier 2024

De qui Charles Marche est-il le nom ? par Alain Rustenholz N°5732 18e année

 

Sur les traces de Charles Marche: de la révolution de 1848 à la guerre de Sécession 

 Site de l’auteur :

http://www.alain-rustenholz.net/2022/01/tout-tout-tout-sur-le-charles-marche-de.html

Jean Vinatier 

Seriatim2024

Apprendre les langues aux machines par Benoît Sagot N°5731 18e année

« Leçon inaugurale de Benoît Sagot prononcée le 30 novembre 2023. Benoît Sagot est professeur invité sur la chaire Informatique et sciences numériques. Depuis une dizaine d'années, le terme d'« intelligence artificielle » est revenu partout sur le devant de la scène, des magazines grand public aux créateurs de start-up et aux décideurs politiques. Des progrès dans la recherche sur les réseaux de neurones, une technologie pourtant ancienne, mais aussi l'augmentation de la puissance de calcul et de masse de données disponibles, ont permis d'accélérer de façon spectaculaire les performances des systèmes d'intelligence artificielle. Au cœur de cette révolution, le traitement automatique des langues (TAL) joue un rôle central. Connu depuis longtemps au travers de la correction orthographique et de la traduction automatique, ce domaine de recherche consacré à l'analyse, la génération et la transformation de données textuelles a récemment fait la une à plusieurs reprises, notamment avec l'arrivée de ChatGPT. Pour donner quelques clefs sur ces enjeux, je présenterai brièvement plusieurs étapes importantes du développement du TAL, en montrant quels objectifs, quelles approches et quels obstacles ont jalonné l'histoire du domaine, une histoire aussi ancienne que celle de l'informatique. Cela nous permettra d'illustrer l'évolution des approches à l'œuvre au fil des décennies, symboliques puis statistiques et désormais neuronales, mais également de mieux comprendre les spécificités des données textuelles et les difficultés qu'elles ont posées au fil des décennies, et qu'elles posent souvent encore aujourd'hui. Nous nous attarderons sur les avancées les plus récentes en nous appuyant sur le cas de ChatGPT, en nous attardant sur certains des enjeux, notamment éthiques, liés à ces avancées. Nous montrerons également que ces techniques en développement si rapide renouvellent la question des places respectives de la recherche, de l'innovation et de l'ingénierie, tout en interrogeant les scientifiques sur ce qu'elles peuvent nous apprendre sur les langues et sur nous-mêmes. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

Faut-il avoir peur de l’art indien ? par Vincent Lefèvre N°5730 18e année

Dommage que le son soit si médiocre ! 

« Pour les Occidentaux, la production artistique du monde indien suscite, bien souvent, soit fascination soit incompréhension, ou encore un mélange des deux. Dans leur regard sur l’Autre, si souvent empreint de préjugés ou d’idées préconçues, ils ne retrouvent en effet ni l’exotisme simplement décoratif attribué à l’Extrême-Orient ni le «primitivisme», source d’inspiration pour la modernité, associé aux arts d’Afrique et d’Océanie. À l’exception peut-être de la période moghole qui, parce qu’elle relève en grande partie de l’Islam, semble un peu plus familière, l’art indien, de par son extraordinaire diversité, sa richesse iconographique et son exubérance (ou ce qui est perçu comme tel), déroute bien souvent un spectateur qui pense, à tort ou à raison, ne pas disposer des codes nécessaires pour l’apprécier. Pourtant, pour peu qu’on veuille bien s’en donner la peine, découvrir et comprendre les arts du monde indien et indianisé ne s’avère pas si difficile. De ce point de vue, il n’a pas semblé nécessaire de proposer un nouveau manuel présentant une histoire de l’art indien et de son développement dans le temps et de l’espace. «Le Génie de l’art indien» s’attache plutôt à donner, suivant une approche volontairement synthétique, un certain nombre de clés de lecture afin de faciliter l’appréhension globale de cette production. » 

Jean Vinatier 

Seriatim2024

jeudi 18 janvier 2024

La Chine au IIIe siècle : un monde en convulsions par Danielle Elisseeff N°5729 18e année

 "Nous sommes au IIIe siècle. L’Empire chinois des Han, dont les souverains rayonnaient sur l’Extrême-Asie depuis quatre cents ans, s’effondre. Les évolutions climatiques, les invasions, les famines et l’incurie d’une administration qui se désagrège réduisent désormais à néant l’antique puissance chinoise. Le si vaste pays n’est plus « un » ; il se partage en « Trois Royaumes » que des généraux se sont taillé par le fer et par le feu ; désormais, chacun tente vainement de supplanter les autres pour devenir empereur. Leur histoire inspirera pendant des siècles les conteurs des rues, puis - un millénaire plus tard - les narrateurs dont les œuvres caracolantes inspirent toujours cinéastes, romanciers et manga-ka. Mais une nouvelle approche s’impose aujourd’hui : loin des aventures et péripéties imaginaires, les découvertes archéologiques commencent à livrer des traces matérielles de ces décennies dont le désordre fit percevoir, à rebours, la nécessité de recréer l’unité. Les historiens chinois actuels placent en effet en ces années de chaos l’invention d’une idée nouvelle : celle de Zhongguo 中国, le « Pays du Milieu » que gère en théorie une administration fortement centralisée - c'est-à-dire la Chine unitaire qui pèse si lourd dans notre monde actuel."

Jean Vinatier Seriatim

jeudi 21 décembre 2023

Loi immigration, pacte européen migratoire : la pantalonnade française N°5728 17e année

 Quand la France s’enflammait autour de la loi sur l’immigration, à Bruxelles les Vingt-sept, dont la France, s’entretenaient sur un pacte migratoire et s’accordaient sans défaillance ni italienne (Meloni) ni hongroise (Orban)… A moins de deux heures de train, le Palais-Bourbon était un théâtre des variétés mélodramatiques sous les rires narquois du RN qui s’amusait de la façon dont il avait emmené le « en même temps » présidentiel dans une nasse…Une nasse mais de comédie.

En fait, il s’agissait de faire croire aux Français que notre Etat avait encore la main sur les flux migratoires, de masquer le choix européen et de nous rejouer comme à l’époque du mariage pour tous, une illusion de souveraineté.

Que le Conseil Constitutionnel tacle ou pas cette loi votée non promulguée, nous savons tous qu’in fine, le dernier mot reviendra à l’Union européenne. Regardons bien ce qu’il en sera pour le nouveau parlement néerlandais qui a voté la reprise de sa maitrise des flux migratoires… : Bruxelles ne restera pas les bras croisés

Bien des commentateurs ont dit la victoire tactique du RN (exact), la défaite nette d’Emmanuel Macron (exact) et les sondages placent évidemment le parti de Marine Le Pen très haut (il en est ainsi à chaque fois) le sera-t-il en avril 2024 ?

Il faut bien convenir que la majorité française a acté l’acceptation du cadre fixé par l’Union européenne, seuls les partis souverainistes s’y opposent et ne recueillent que des suffrages mineurs faute de proposer un autre projet européen. Il y a les souverainistes partisans d’un FREXIT pur et dur (UPR), ceux qui mélangent problématiques migratoires et incurie européenne mais sans proposer une sortie (pas davantage de l’OTAN) (Eric Zemmour, Marine Le Pen…etc). En réalité, la situation est bloquée, la marge de manœuvre bien ferrée.

Le retournement de veste de Giorgia Meloni sans oublier les discours bonimenteurs de Viktor Orban qui manœuvre tel un Erdogan pour obtenir des choses que le public ne connait pas, ne prédispose pas l’électeur français à des sauts dans l’inconnu. Aujourd’hui, la voix souverainiste ne pourrait être entendue que dans une géographie européenne.

Tout ce brouhaha politico-médiatique avec une démission ministérielle d’Aurélien Rousseau qui a visiblement oublié la réalité bruxelloise, ne débouchera pas sur de grands changements hormis la mise en évidence de la fragilité du « en même temps » et d’un Chef de l’Etat qui enrageant de ne pas pouvoir se représenter en 2027 « attendrait » des tragédies pour avoir une modification constitutionnelle. Convenons que cela donne une ambiance mauvaise avec tout de même le mérite de faire sortir les loups des bois, ainsi, les ONG qui profitent des largesses étatiques pour « manager » les migrants (terme qui devient général puisqu’il met dans le même sac, les exilés comme les étudiants), de remontrer une gauche et une droite qui du fait européen, de l’Otan, de la doxa, libéralo-sociétale tendance wokiste sont en définitive très proche…là encore bien des illusions pour les électeurs !

 

Jean Vinatier

Seriatim 2023