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dimanche 14 octobre 2018

« Ce que la Russie a gagné de son intervention militaire en Syrie par Igor Delanoë » N°4549 12e année


« Voici trois ans que la Russie s’est engagée dans le conflit syrien aux côtés de Damas et de Téhéran. Au cours de cette période, son activité opérationnelle a varié sensiblement au gré des objectifs qu’elle s’est fixés sur le champ de bataille. Aujourd’hui, si la crise est loin d’être réglée, Moscou peut néanmoins déjà revendiquer un certain nombre de succès.

Tout d’abord, la Russie s’est livrée à une démonstration crédible de sa capacité à projeter un corps expéditionnaire de taille modeste au-delà de l’ex-espace postsoviétique, là où personne ne l’attendait. Par ailleurs, le champ de bataille syrien a offert à l’armée russe des conditions opérationnelles réelles, non seulement pour tester du matériel neuf en vue de leur versement à l’arsenal russe ou de leur vente à l’export, mais aussi et surtout, il a généré une formidable prise d’expérience pour les différents personnels qui ont été déployés. Enfin, en vue de l’entrée dans la phase de stabilisation du pays que Moscou appelle de ses vœux, la Russie mise sur les liens établis ces derniers mois avec les différents chefs de localités rebelles avec qui il a fallu négocier, qui une reddition, qui des échanges de prisonniers, afin d’apparaître comme un interlocuteur crédible, à défaut d’être légitime aux yeux de certains acteurs locaux.
La consolidation du régime syrien devrait rester l’axe de travail des Russes au cours des prochains mois. À ce titre, Moscou compte sur l’intégration au sein de l’armée syrienne des unités paramilitaires qu’elle a équipées et formées afin d’en faire le futur fer-de-lance de cette dernière. L’expérience et la combativité acquises par les forces loyalistes lors de ces années de guerre, sous les auspices du commandement russe et avec du matériel provenant de Russie, pourraient procurer à Moscou des retombées en termes d’image et d’influence qui dépassent le cadre syrien. »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2018

« Pourquoi le Bassin Pacifique est-il un centre du nouvel ordre mondial ? N°4548 12E année


« Par quel enchaînement le Bassin Pacifique est-il progressivement devenu le centre du nouvel ordre mondial ? D’Obama à Trump, quid du "pivot" américain sur le Pacifique ? Comment fonctionnent les organisations régionales au sein de la zone Bassin Pacifique ? L’UE peut-elle résister au processus de marginalisation qui semble à l’oeuvre ? Voici les questions posées à Jean-Louis Guibert, Daniel Haber qui viennent de publier « Le Bassin Pacifique. Centre du nouvel ordre mondial », Paris, éd. L’Harmattan, 2018.
Propos recueillis par Pierre Verluise, docteur en géopolitique, fondateur du Diploweb.com »
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2018

« Sylvio de Franceschi: Les intermittences du temps. Lire Alphonse Dupront » N°4547 12e année


« Serge Gruzinski : L’aigle et le dragon. Démesure et mondialisation au XVIe siècle » N°4546 12e année



Jean Vinatier
Seriatim2018

Bruno Dumézil Les Wizigoths N°4545 12e année

Suzanne Teillet a publié un très intéressant ouvrage intitulé : Des Goths à la nation gothique- Les origines de l’idée de nation en Occident du Ve au VIIe siècle, aux éditions Belles Lettres.

Pierre Conesa : La fabrication de l’ennemi dans les démocraties N°4544 12e année

« Edgar Morin : Nous vivons dans une époque de somnambulisme »! N°4543 12e année

Né en 1927 et toute sa tête clairvoyante !


 Jean Vinatier
 Seriatim 2018

mercredi 10 octobre 2018

Macron/Philippe : ci-git quinquennat ? N°4541 12e année


Le remaniement tel qu’il tente de se faire dans la durée et la douleur est inédit dans l’histoire de la Ve République. Jusqu’alors, les règles non écrites étaient limpides : le Premier ministre propose, le Président dispose et impose. Si par le passé il est advenu une tension, jamais le public ne le sut, on le découvrait en lisant, après, les mémoires des politiques. Aujourd’hui, même si les médias déguisent comme ils peuvent et taisent au risque de la « fake news », il apparait clairement que le Premier ministre et le Président de la République se contestent les candidats : une preuve supplémentaire de l’état de fragilité pour ne pas dire de faiblesse du Chef de l’Etat et de l’ambition accrut d’Édouard Philippe.
L’affaire Benalla, bombe à fragmentation, les petites phrases, les photos, l’absence de résultats économiques tangibles et les ministres d’État qui claquent la porte sans se soucier de l’autorité présidentielle sont une nouveauté bien malvenue dans la période dans laquelle nous pénétrons. Que pourrait-il se produire si Édouard Philippe ne cédait pas ? Ne pouvant démissionner, selon la constitution, il serait alors renvoyé par Emmanuel Macron. Si au, contraire le Président de la République acceptait le choix personnel du Premier ministre, il saurait son mandat terminé. A l’inverse si Édouard Philippe s’inclinait, il deviendrait un second Fillon d’un Président considérablement affaibli et déconsidéré.
Dans un scénario plus grave, et alors même que La République en marche a une majorité des sièges, une dissolution de la Chambre s’imposerait faute d’avoir un successeur fédérateur à Edouard Philippe  à quelques mois des élections européennes vues par Emmanuel Macron comme Sa bataille.
Le mandat de Jupiter, co-chef de la terre, chef du climat est de plus en plus suspendu.

Jean Vinatier
Seriatim 2018

dimanche 7 octobre 2018

Brett Kavanaugh nommé : Trump libre N°4540 12e année


Au terme d’une guérilla parlementaire et médiatique d’une intensité jamais égalée jusqu’alors, Brett Kavanaugh, le candidat retenu pour la Cour suprême par Donald Trump, pour succéder au juge démissionnaire Kennedy, le Sénat a opiné par 50 voix contre 48. Désormais, la Cour suprême compte une majorité de juges conservateurs, plaçant autour de l’actuel empereur du Potomac un cordon de sécurité d’autant plus important que se profile, à l’horizon les élections midterms qui si elles lui donnent au Congrès une majorité, l’autorisera à débuter une nouvelle manche contre les « globalistes/mondialistes », et cette guerre aura des répercussions jusqu’en Europe où à quelques mois d’échéances électorales et du Brexit, les dissensions fracturent le continent en plusieurs morceaux. Quant aux médias européens, les Français surtout qui ont été de toutes les adhésions aux accusations contre le candidat Kavanaugh, ils mordent leur chapeau priant tous les dieux que les démocrates l’emportent en Outre-Atlantique. On notera que Donald Trump multiplie les meetings devant des foules toujours plus nombreuses et enthousiastes alors qu’on cherche, en vain, ceux des démocrates. Pour information, celui organisé par Barack Obama en Californie n’a fait qu’un bide : 750 participants !
L’Union européenne se querellant, la France gouverné par un tyran qui ne se l’avoue pas à l’instar de ses mœurs. L’aire européenne est étonnante d’aveuglement…..quand des Trump, Poutine, Erdogan, Xi Ping se pourlèchent tandis que le Royaume-Uni souque ferme pour atteindre à bon port les ides de mars….

Jean Vinatier
Seriatim 2018