Info

Nouvelle adresse Seriatim
@seriatimfr
jeanvin22@gmail.com



vendredi 1 mai 2015

« Cette France américaine qui se renie et nous détruit par Karine Bechet-Golovko » N°3116 9e année




Depuis l’avènement d’Hugues Capet en 987 considéré par certains comme un acte hostile à l’empire romain germanique, il y a toujours eu un « parti de l’Empire » qui a pris, selon les siècles et les événements des formes et des appellations différentes mais dont l’intention était toujours l’abaissement de la France au profit d’une puissance vue comme une hégémonie bienfaisante…

« Président de la République et ministres de droite ou de gauche issus des programmes franco-américains, franc-maçonnerie dans les rangs de l'Assemblée et du Gouvernement qui défend "sa" conception républicaine, d'autant plus fortement que la "mondialisation républicaine" se trouve, par hasard et par accident ralentie ... On se croirait dans un mauvais film d'espionnage. L'on est simplement dans la France moderne et contemporaine. Cette France qui n'est plus française, qui en a même semble-t-il honte, comme d'un parent pauvre que l'on veut cacher. Et l'on comprend beaucoup mieux pourquoi la politique menée par les élites, de droite comme de gauche, ne défend pas les intérêts de notre pays. 
[….]
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
SERIATIM 2015

« Réflexion sur l’instruction publique par Hélène Nouaille » N°3115 9e année



Une belle réflexion sur l’instruction publique à travers le discours du député Pierre Daunou le 3 juillet 1793. A transmettre aux pédagogues complétements fous qui viennent de sévir avec l’approbation de Mme la ministre de l’Education : fragmentaire, communautariste ou nationale ?

« "Une égalité entière entre les esprits est une chimère"
Condorcet, La chronique du mois, n° de janvier 1793, p. 26)

« Sans doute aujourd’hui tout ce qui empêchera la tradition des connaissances de s’interrompre, tout ce qui abrègera, dans l’histoire des lettres, cet anarchique et fatal interrègne où la médiocrité s’agite avec audace, où les talents abattus se paralysent en silence, tout ce qui conservera les bienfaits et espérances du génie sera parmi nous un moyen de bonheur public, une garantie de la régénération nationale ». Pierre Daunou, député à la Convention (1), donnait, le 3 juillet 1793, un long discours sur l’instruction publique (2). Il y défendait que tous les enfants de France fussent instruits non seulement des lettres et de l’histoire (il était historien) mais des mathématiques, des arts mécaniques, des beaux-arts ou de l’art de soigner et de rétablir la santé ainsi que de l’art social (l’instruction civique) et l’activité physique (que les anciens appelaient « gymnastique ») – en toute égalité, en toute émulation, aussi, car dit-il, « je ne conçois point une grande République sans émulation…». En effet, il le constate, « quelques philosophes ont accusé l’émulation, ils ont incité à la proscrire loin des écoles nationales ; ils en ont presque voté l’extinction dans le cœur des hommes ». Pourtant, « cette opinion, démentie par l’expérience et par l’analyse de l’activité humaine, n’est pas sans doute de celles que la loi pourrait adopter et consacrer sans péril ».

Et notre député va parler aussi bien du rôle des parents dans l’éducation (qu’il s’agit de protéger et de respecter), de l’organisation des écoles (primaire, collège et supérieure) que de la réforme de l’orthographe (si si), ou de la liberté de pensée (« à l’égard des livres classiques, je voudrais que la loi en adoptât plusieurs sur le même objet, en sorte que chaque instituteur pût choisir, selon son goût et le genre particulier de ses idées »). 

Nous étions alors au début de la République (depuis le 21 septembre 1792, lendemain de la victoire de Valmy sur les armées contre-révolutionnaires prussienne et autrichienne), qu’il fallait défendre, puisqu’elle était effectivement très jeune, encore faiblement légitime et attaquée. Et Pierre Daunou la défend : « Je mets peu d’intérêt à ce que nous soyons tous pareillement disciples de Descartes ou de Newton, pourvu que nous soyons tous, le plus également possible, tolérants et républicains ». Mais, précise-t-il, avec des limites : « Vous n’êtes pas envoyés pour arrêter les comptes de l’esprit humain, pour proclamer une métaphysique constitutionnelle, pour décréter une géométrie nationale : vous sentirez, au contraire, que jamais les opinions humaines ne sont plus tolérantes et plus voisines de la sagesse, que lorsque, sans privilèges comme sans entraves, elles concourent au bonheur commun avec l’intacte puissance de la liberté, avec toute l’activité de l’émulation ». Et avec prudence : « Comme il est bien certain que nous ne voulons pas être les fondateurs d’un nouveau clergé, il conviendra d’examiner si cette hiérarchie de professeurs qu’on nous propose ne deviendrait pas bientôt, avec d’autres opinions sans doute, et avec d’autres habitudes, un clergé trop semblable à l’ancien par son organisation politique, par ses fonctions et par sa puissance ».
[….]
La suite ci-dessous :



Jean Vinatier
SERIATIM 2015

«Hackers à l’ouvrage par Nicolas Auray » N°3114 9e année



Pour la Vie des idées, Nicolas Auray propose des critiques des ouvrages de Michel Lallement, L’âge du faire et de Lagasnerie, L’art de la révolte :

« Le sociologue Michel Lallement explore l’univers des hackers en Californie, les mutations du travail qui s’y élaborent, au risque de le dépolitiser. Un autre ouvrage récent en constitue l’exact pendant : le portrait de figures contemporaines de la désobéissance restitue cette dimension politique mais perd l’ancrage social et spatial de la contestation à l’ère numérique.
[….]
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
SERIATIM 2015


« Lucy Parsons, la veuve des martyrs de Chicago par Hernando Calvo Ospina » N°3113 9e année



« Encore, en 1920, la police de Chicago considérait Lucy Gonzàles comme « plus dangereuse que mille révolutionnaires ».
Elle naquit esclave en 1853, dans un hameau du Texas, un territoire qui cinq ans auparavant faisait partie du Mexique. Elle était la fille d’une mexicaine noire et d’un indien de l’Alabama. A trois ans, elle devint orpheline. Et, à peine put-elle travailler qu’on l’envoya dans les champs de coton.
Elle se maria à 19 ans avec Albert Parsons, jeune vétéran de la guerre de sécession (1860-1864).

Ils étaient, pour ainsi dire, considérés comme un couple illégal. La mixité raciale était pratiquement interdite dans les états du sud. La participation à la vie sociale ne leur était pas facile, compte tenu qu’ils faisaient partie du petit nombre de militants autour de la question des Noirs en terres racistes. Les menaces de mort à leur encontre les obligèrent de partir à Chicago en 1873.
[…..]
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
SERIATIM 2015