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lundi 4 juillet 2016

« Observations sur l’appel de vingt intellectuels eurocritiques par Annette Lacroix-Riz » N°4201 10e année



« La vision économique de long terme de l’union européenne rend dérisoire l’espoir de renégocier les traités européens affiché par « vingt intellectuels eurocritiques (Voir Le Figaro)
Car ce processus a démontré ses objectifs non pas « depuis au moins trois décennies, sur la base de traités marqués au coin du néolibéralisme alors triomphant (Acte unique, traité de Maastricht, traité de Lisbonne), ou de l’ordo-libéralisme allemand (traité de cohérence budgétaire dit « TSCG » de 2012) », mais depuis les origines. Il s’est agi, en effet d’assurer la tutelle maximale sur cette partie du monde de l’impérialisme le plus puissant, états-unien, escorté du second, l’impérialisme allemand, que les rivalités inter-impérialistes opposent cependant, à l’occasion des crises systémiques, jusqu’à la guerre générale. Le phénomène a débouché, entre autres, sur ce que Georges Gastaud qualifie « de protectionnisme » rigoureux au bénéfice exclusif de l’Allemagne et des États-Unis. Il est sans rapport aucun avec l’idéologie, la Guerre froide, le rêve de « démocratie », etc., et ne laisse aucune chance à la « réforme » à laquelle semblent croire les « vingt intellectuels eurosceptiques » qui ont signé ce manifeste.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2016

Inde, Pakistan intègrent l’OCS N°4200 10e année



Le jour même où le Royaume-Uni décidait de se séparer de l’Union européenne, deux membres éminents du Commonwealth, Inde et Pakistan signaient à Tachkent le 24 juin la procédure d’adhésion à l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).
Le Commonwealth incarné par la Reine Elisabeth II poursuit son introduction dans les nouvelles structures : après les BRICS dont est l’Afrique du Sud, c’est au tour de l’OCS. Certains voudront y voir plus qu’une coïncidence, d’autres la preuve de la perfide Albion, alors qu’il ne s’agit , en fait, que d’un pays soucieux de participer aux organisations neuves capables à terme de mieux les défendre contre d’autres prétentions hégémoniques et d’y jouer un rôle moteur.
C’est une gageure que l’Inde et le Pakistan acceptent de signer le même jour leur entrée simultanée dans l’OCS alors même que les frictions ne cessent pas, que les plaies depuis l’indépendance de l’ensemble indien ne parviennent toujours à cicatriser.
A l’opposé, quelques jours plus tard, l’Union européenne par la voix allemande décidait de prolonger les sanctions antirusses, et encourageait la Finlande à adhérer à l’OTAN sans vouloir noter qu’Helsinki devrait sans doute, mettre en place un référendum sur le maintien ou non dans l’Union européenne ?
D’un côté, en Asie, grandit une organisation de coopération, économique, sécuritaire et donc géostratégique ; de l’autre, une Union européenne s’enfermant dans la russophobie et la sinophobie car telle est la volonté de l’empire du Potomac ? Est-il étonnant alors, que l’on apprenne qu’une partie de la City ne fut pas déçue de la victoire du BREXIT, misant, semble-t-il, sur de nouveaux axes de développements asiatiques, russes et chinois ?
Le Commonwealth dispose d’une structure gouvernementale (ce qu’on sait moins) avec un ministère des affaires étrangères, ce n’est donc pas une simple adhésion que réalisent l’Inde et le Pakistan, ils engagent également l’organisation dont la Reine est le symbole. Comment ne pas croire que Londres n’a pas d’une manière ou d’une autre, plaidé en faveur de cette double entrée et d’encourager une troisième avec le Ski-Lanka ?



Jean Vinatier
Seriatim 2016

dimanche 3 juillet 2016

«De la haine de la démocratie dans l’UE par Jacques Sapir » N°4199 10e année



« Les principaux responsables de l’Union européenne se déchaînent contre la pratique des référenda, considérée comme non démocratique. Ceci peut se comprendre à la suite du référendum britannique, mais ne constitue en réalité qu’une argutie qui vise à renforcer la déclaration de Jean-Claude Juncker de janvier 2015 où il déclarait « qu’il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». En fait, si l’on regarde l’histoire des référenda depuis le traité de Maastricht, elle est effectivement édifiante :

Pays
Date
Objet
Pourcentage du vote de rejet (« non »)
Résultat politique
Danemark
1992
Traité de Maastricht
51,7%
Obligation de revoter
Danemark
2000
Adhésion à l’Euro
53,2%
Résultat accepté
Irlande
2001
Traité de Nice
53,9%
Obligation de revoter
Suède
2003
Adhésion à l’Euro
56,1%
Résultat accepté
France
2005
Constitution européenne (TCE)
54,9%
Résultat ignoré
Pays-Bas
2005
Constitution européenne (TCE)
61,5%
Résultat ignoré
Irlande
2008
Traité de Lisbonne
53,2%
Obligation de revoter
Grèce
2015
Conditions des créanciers
61,3%
Résultat ignoré

On constate que sur 8 référenda, seuls 2 ont été respectés. La pratique de l’Union européenne, et des gouvernements dans le cadre de cette Union européenne, se révèle donc largement anti-démocratique puisque remettant en cause dans 75% des cas un vote démocratiquement exprimé.
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2016

Brexit et mondialisation: gagnants et perdants N°4198 10e année



1-« Phillip Blond : «Jamais la mondialisation n'avait connu un tel rejet dans les urnes»

L’auteur britannique ne mentionne pas le rejet de la mondialisation aux Etats-Unis : ce rejet-là , illustré par l’opposition réelle aux traités libre-échangistes, bien observé par Donald Trump pourrait être la très grosse cerise sur le gâteau en novembre prochain.
L’auteur s’il affirme inconcevable de refaire un référendum, estimerait qu’une fois de nouvelles propositions avancées par Bruxelles et approuvées par le nouveau gouvernement britannique, il serait alors possible de revenir devant les électeurs….




2-“Les partis politiques français face au Brexit : qui sont les gagnants et les perdants ? »

C’est simple : Marine Le Pen la grande gagnante


Jean Vinatier
Seriatim 2016