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lundi 6 février 2017

Made for sharing : JO 2024 ou le slogan de la soumission….N°4303 11e année





Anne Hidalgo, Valérie Pécresse, François Hollande, la classe politique, sauf le FN, les sportifs, le gouvernement s’applaudissent d’effacer la langue française pour espérer l’emporter en septembre 2017 et gagner les trente deniers de Judas pour des jeux couteux et polluants de bas empire. Les JO de 2024 sont déjà maudits et destructeurs, les serres d’Auteuil en sont les premières victimes avant les parisiens qui n’en veulent pas et ne sont pas consultés ! L’exemple est donné par ces gens complétement hors sols : ils s’en vantent et nous le crachent à la figure depuis la Tour Eiffel….
Ce choix de la langue anglaise est une insulte et une capitulation : insulte à la mémoire du baron de Coubertin, capitulation conduite, notamment, par des sportifs sponsorisés par des multinationales, Tony Estanguet en tête ce lâche, qui croient le Français, toujours langue mère refondatrice des Jeux olympiques, simple idiome local bien que parlé sur les cinq continents. Le poisson pourrit par la tête, n’est-il pas ! Qu’attendre de ces gens qui se haïssent eux-mêmes ?

Jean Vinatier
Seriatim 2017

dimanche 5 février 2017

Fillon-Juppé ou de l’abattu au battu N°4302 11e année



Ce dimanche à Lyon, se tenaient les réunions des trois champions ou les hors systèmes : Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon dit Hologramme : droite, centre, gauche. A eux trois, ils reformeraient l’échiquier politique et la presque simultanéité de leur présence respective et au même lieu sont un signe assez singulier pour rappeler aux Français que cette campagne présidentielle continuerait à surprendre. Quoi que l’on pense des trois têtes à Lyon, ils rabaissent les Républicains et les socialistes : les premiers contraints de passer le moment Fillon, abattu en plein vol, en suppliant le battu de la primaire, Alain Juppé de les conduire vers un hypothétique soleil d’Austerlitz ; les seconds  ne savent comment faire d’un caravansérail un régiment de ligne.
Ce week-end signerait donc la fin d’entités politiques mères de la Ve République avec en arrière-plan l’Union européenne quinteuse, le bouleversement considérable du revirement anglo-américain dont nous ne pouvons devenir la hauteur des vagues, la patience russe, la crispation chinoise, la poursuite de l’ambition wahhabite, les flux migratoires mais aussi ce regroupement des lobbies et oligarchies furieux que la victoire de Donald soit un virus. Quant aux médias complétement décrédibilisés, ils feignent de méconnaître le tsunami et l’imprévisibilité des réseaux sociaux. A ce titre, les divulgations des Wikileaks ont été l’étincelle sur un champ de paille planétaire.  
C’est peu dire que nous ne naviguerons pas sur la mer des Sargasses. Plus que jamais, l’envie monte de balayer d’un grand coup toutes ces bastilles, tous ces carcans d’un autre âge. Plus que jamais les citoyens auront entre leurs mains les outils politiques : ils n’étaient plus grand-chose, ils pourraient être tout. Réponse d’ici cent jours.


Jean Vinatier
Seriatim 2017

jeudi 2 février 2017

« Sort-on de l’empire ? par Minassian, Badi, Chevénement, Singaravolu N°4301 11e année

Jean Vinatier
 Seriatim 2017

En-deçà du Trump, Macron N°4300 11e année



Alors que le retrait de François Fillon deviendrait envisageable, que la gauche regimbe au « Hamon commandement », que François Bayrou n’en finit plus de poser le pour et le contre, que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon estiment l’étendue des implosions de l’UMPS, Emmanuel Macron, le mauvais ministre de l’Economie du calamiteux François Hollande rêve de son entrée à l’Elysée. Il est donc « en marche », entouré d’une quinzaine de collaborateurs âgés en moyenne d’une trentaine d’année, toutes et tous sortis des grandes écoles, rassurés de n’avoir loupé aucun graphique qui laisserait sur le bas-côté, le moindre intérêt des Français, certains en étant ainsi rassemblés d’être parfaits. Dans le zeppelin Macron, l’hydrogène est pure disent-ils. Oui, mais c’est quand même de l’hydrogène ! Je me remémore, alors, un libelle de 1789 qui leur correspond bien, intitulé Le pot aux roses ou le Parlement dévoilé:
« A beaux deniers comptants, des enfants anoblis,
Du collège, en un saut, volent aux fleurs de lys,
Là sifflant, chantant, pensant à  leurs maîtresses,
Cuirassés d’ignorance et fiers de leurs richesses,
Ces Caton de vingt-ans vont à tort et à travers,
Décider sans appel des intérêts divers »

L’élection de Donald Trump et l’arrivée au pouvoir de Teresa May sont une onde de choc que l’on peine à configurer et à admettre tant il semble invraisemblable que les deux nations les plus engagées dans une mondialisation née dans leurs laboratoires puissent au détour d’un référendum, d’une élection tourner casaque laissant une Union européenne tétanisée au point que son Président non élu, Donald Tusk estime les Etats-Unis la puissance aussi dangereuse que la Russie, la Chine et Daesh réunis! Emmanuel Macron s’est infatué de cette Europe merkélisée, merkantile et ce ne sont pas des promesses de remboursements de prothèses qui le poseront en rebelle ! Rebelle, il ne l’est point. Contestataire moins encore. Mécontent certainement. Piaffant d’impatience et trépignant parmi ses amis de « j’aime ma banque » où il peut sans problème lever des fonds depuis un pays étranger, user des fonds de son ministère pour séduire et circonvenir. Macron est un leurre et un piège. Les circonstances le placent sur une voie romaine tant les têtes roulent. Il se pense tellement politique que quoique non élu il en vient à parler de sa circonscription. Gageons que les tempes de cet ancien ministre socialiste, de sa cour de jeunes marquis égotistes bordés et langés par les puissants, rougissent en permanence ne laissant la place à aucune raison. Macron n’a pas d’ambition française, il a celle des intérêts de ceux qui le hissent sur un pavois.
Sans être laudateur de Donald Trump, convenons qu’il voudrait renouveler une page de l’idéal de l’Américain et du maintien de la prépotence de son pays. Rien de tel chez Macron qui sous couvert de nouvelles technologies et d’oboles réparties nous préparent à la soumission semblable en cela, hormis Mélenchon et Le Pen, aux autres compétiteurs de cette élection présidentielle de 2017.


Jean Vinatier
Seriatim 2017

mercredi 1 février 2017

« Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège » Jacques-Marie Bourget N°4299 11e année



« Ecrivain, journaliste et grand reporter français ayant notamment travaillé pour des journaux et magazines tels que le Canard enchaîné, Paris Match ou L’Express, et collaborant aujourd’hui avec Mediapart et Afrique Asie. 
Jacques-Marie Bourget, spécialiste des pays en conflits du Moyen-Orient, tout particulièrement de la question palestinienne dont il est lui-même l’une des victimes, après avoir été grièvement blessé par un tir de fusil M-16, revient pour nous dans cet entretien sur la libération de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes et l’entrée en vigueur du cessez le feu dans les différentes villes de Syrie. Il aborde également le traitement médiatique des conflits de la région par les grands médias français, mais aussi le rôle des dirigeants de son pays -de gauche comme de droite- dans l’aggravation de la situation en Syrie.

Reporters : La crise syrienne, et plus particulièrement les derniers développements dans la ville d’Alep, préoccupe aujourd’hui la « communauté internationale ». Quelle est votre point de vue sur la question ? Et que représente, selon vous, la libération (ou la chute, c’est selon) de la partie Est d’Alep pour la suite du conflit ?

Jacques-Marie Bourget : On ne peut parler avec froideur d’un événement aussi douloureux. Dire des « vérités » sur ce drame ce n’est pas oublier ou mépriser les victimes. Ayant, comme reporter, assisté à tant de guerres, je connais le prix du sang, celui que l’on n’évalue jamais dans les communiqués diplomatiques ou de presse. Le monde occidental a entraîné les Syriens dans un piège. Voilà près de vingt ans que les Etats-Unis et son allié Israël, tentent d’obtenir un changement de régime en Syrie. C’est-à-dire l’éclatement d’un pays qui ne peut rester tout entier sans avoir à sa tête un régime en béton. Les Occidentaux rêvent depuis longtemps de démembrer le Moyen-Orient. Mission assez facile puisque nous trouvons-là, dans des frontières tracées par les pays colons l’Angleterre et la France, une myriade de groupes religieux et ethniques où les thèmes de divisions sont multiples. Si des « printemps arabes » ont bien existé, leur vie fut brève. Je veux dire la révolte initiale et légitime de populations vivant dans des conditions économiques et de liberté indignes. Cette rébellion a été brève puisque tout de suite prise en main par des « ONG » américaines qui, elles, marchent aux consignes données par Washington et Wall Sreet. Je veux parler des machines de guerre pilotées par le milliardaire George Soros, par Madeleine Albright, avec parapluie de la CIA. Ce sont eux les parrains des « révolutions » Orange expérimentées en Serbie, puis en Géorgie avant de mettre en place un régime corrompu en Ukraine. C’est cette médecine qui a été appliquée à la Tunisie, en Egypte, en Libye et en Syrie. On alimente une juste révolte, on lui donne un coup de main. Puis, quand le pouvoir, lâché par Washington, vacille, on met en place un « processus électoral » dont on sait qu’il va porter au pouvoir les Frères Musulmans, puisque c’est la seule force politique organisée. C’est le schéma utilisé en Syrie pour abattre BacharAl-Assad. Mais ici la résistance du régime a été si farouche que la répétition de ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie n’a pas fonctionné. Pire, ce sont Al Qaïda et Daech qui ont pris la place de révoltés. Alors que faire ? Accepter de livrer une Syrie brisée à un Califat ? Choix impossible pour des démocrates, et pour les voisins de la Syrie, c’est-à-dire la Russie et l’Iran, puisqu’Israël s’accommode bien d’un islamisme « radical » qui ne lui veut aucun mal. Il fallait donc qu’Alep soit débarrassée de ses djihadistes. Et c’est ce que Bachar et ses alliées ont fait. J’allais dire ils n’avaient pas le choix. Observons que parmi les supporteurs de Bachar on trouve le Parti Communiste syrien. Ce PC qui a tant souffert de la police de la famille Assad a compris que, sans le maintien en place de ce dernier avatar de la dynastie, c’était la mort et la disparition du pays.
Le parti pris clair, et le manque flagrant d’objectivité de l’ensemble des grands medias français (mais aussi d’autres pays, arabes notamment) dans le traitement de la crise syrienne suscite l’incompréhension. La presse est-elle «libre» dans le traitement de la situation en Syrie ?
On avait cru comprendre, après les mensonges de Bush en Irak, mensonges reproduits et amplifiés par la presse, qu’une page allait se tourner. Il n’en est rien. On a les mêmes mensonges, les mêmes vidéos « dramatiques » tournées non pas à Alep, mais dans un décor en Irak. On a les « casques blancs » pris au sérieux et mis en scène. Des « journalistes citoyens » (comme si les autres ne l’étaient pas) qui ne sont rien d’autres que des djihadistes équipés de caméras et de relais Facebook. On possède les mots utiles, par exemple le journaliste doit parler de l’usage de gaz de combat, de « barils d’explosif ». Ce fameux gaz sarin, imaginé par le journal Le Monde, n’a jamais été lancé par les troupes de Bachar. C’est ce que démontrent, jusqu’à aujourd’hui, les enquêtes de l’ONU. Pour ce qui est des « barils », ça fait une image, elle est terrible, mais ces armes de fortune, si je peux dire, sont moins dangereuses qu’un bon missile ou une bombe acheté à la France ou à l’Amérique. La presse a réussi à convaincre une bonne partie du public que ces terroristes, ceux qui sont venus mitrailler, écraser des civils en Europe, que ces « rebelles syriens », étaient subitement des martyrs qu’il fallait protéger. C’est incompréhensible. Mais la presse française est moribonde, sans doute étouffée par ses mensonges.

Reporters : Quelle serait votre commentaire sur l’action politique française (de gauche comme de droite) concernant la crise syrienne ?

Jean-Marie Bourget : Nicolas Sarkozy qui était, à la demande de l’émir du Qatar, devenu l’ami de Bachar a joué un grand rôle dans le départ de la guerre. Sarkozy a puni Bachar pour son refus de valider le tracé d’un pipeline, en Syrie, celui qui devait favoriser la passe du gaz du Qatar plutôt que celui venu d’Iran. C’est un des éléments. Une guerre a toujours une raison économique. Après cela, Hollande a pris le pas rythmé par Washington et Netanyahou. Le « droit » et même le « devoir d’ingérence » a été le libre passeport : il fallait écraser le tyran. Dans le même temps, Hollande embrassait les princes de la monarchie dictatoriale d’Arabie pour broyer le Yémen… Subitement les « droits de l’homme » étaient alors priés de rester au vestiaire. Imaginez qu’Hollande a voulu entrainer Obama dans un bombardement de Damas ! Heureusement, après un test, les Américains se sont rendu compte que les défenses russes, installées en Syrie, étaient telles que toute attaque était très dangereuse sinon vaine. Hollande est le portrait craché de ce Mitterrand qui, en Algérie, a actionné la guillotine ou fait donner le canon contre les villages, et fermé les yeux sur la torture.
Depuis quelques années la question palestinienne est totalement absente dans les médias occidentaux (et français). En tant que journaliste, et auteur de plusieurs ouvrages sur la Palestine, comment expliquez-vous cette situation ?
La question palestinienne est morte en même temps que les tours de Manhattan se sont écroulées. La cause, dans les discours de l’Occident, s’est confondue avec les attaques terroristes. En Europe la défense de la Palestine est devenue la bataille, presque exclusive de l’islamisme, des relais du Hamas. Tout cela conduit à une confusion, Palestine, Hamas, djihad, barbus : tous dans le même sac ! En France on a pu lire dans la presse qu’en écrasant Gaza, Israël « nous protégeait du terrorisme ». Aujourd’hui, contre les islamistes violents, on demande aux militaires et policiers, de prendre modèle sur Israël. On confond état de droit et colonisation. Et le soi-disant sursaut d’Obama, juste avant son départ, n’est qu’un geste de comédie.
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2017

Trump défie-t-il l’économie monde ? N°4298 11e année



The Donald désormais empereur du Potomac gouverne urbi et orbi par tweet  biffant d’un geste les relais médiatiques, c’est-à-dire le filtre et ce procédé n’est ni sans force, ni sans brutalité. Mais ce n’est pas cette façon d’agir et de faire qui alimente les courroux aux Etats-Unis et dans le monde anglophone. Lors de la campagne présidentielle, Donald Trump répétait ici et là qu’il abrogerait tous les traités transnationaux, qu’il veillerait à contraindre les entreprises nationales à se réinstaller, qu’il mettrait en place un protectionnisme plus performant que celui existant. Donald Trump savait bien qu’en mettant en pratique des promesses électorales, il se heurterait à tous les tenants d’une mondialisation reposant sur le mode de l’économie à flux tendu qui ne fonctionne qu’à la condition que d’un bout à l’autre de la chaine nul obstacle ne vienne ralentir ou arrêter le cheminement de la production. L’économie globale ne saurait être avec une frontière au nom de la liberté migratoire des hommes, des individualités, des capitaux, des produits. Les Etats-Unis étant le centre de l’économie-monde, il était, obligatoirement, insupportable qu’un Donald Trump batte Hillary Clinton puis applique son programme. Son décret instaurant une interdiction de territoire pour 90 jours aux ressortissants musulmans de sept pays, arabes, iranien, soudanais, somalien, sous couvert de sécuriser les Etats-Unis est assimilé à une bataille contre les flux migratoires (mur avec le Mexique). Pour les opposants à Donald Trump, c’est le moment idoine pour relancer toutes les manifestations qui eurent lieu en Amérique pendant tout l’intermède présidentiel.
S’opposent également d’un côté les multinationales, de l’autre les petites et moyennes entreprises : les premières ayant un intérêt évident à montrer des salariés-monde pour asseoir leur communication institutionnelle ; les secondes plus rétives aux traités transnationaux regardés comme nuisibles approuveraient un cadre plus protégé.
Des cercles très puissants et propriétaires des groupes de médias abreuvent les populations en les persuadant du bienfait de leur doxa alors même que s’accroissent les concentrations de richesses, les inégalités, les déséquilibres sociétaux, les déplorables conditions de travail (voir l’affaire Amazon en Ecosse). Au milieu de tout ce brouhaha : le migrant et son corollaire le nomade occidental deviennent des symboles vivants et « martyrs » de cette économie monde.
Les trumpistes de même que les lecteurs britanniques ayant voté pour le Brexit  entendent sécuriser leur identité respective et donc leur souveraineté, souveraineté incompatible dans l’économie-monde.

Jean Vinatier
Seriatim 2017