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dimanche 5 mars 2017

Macron « invite à la traitrise » N°4337 11e année



« L’imposture Macron par Karine Béchet-Golovko

Difficile de sortir de ces présidentielles, même à distance, elles vous ratrappent. Il faut dire que la dernière grande nouvelle est que Macron a enfin accouhé d'un programme. Je me demande simplement ce que ça change, finalement. Car, si je ne me trompe pas, il n'a toujours pas de parti. Alors, il compte gouverner comment? En fait, il ne compte pas gouverner, mais changer les règles du jeu.

E. Macron nous a enfin fait part de ses vues pour le pays. Lui-même l'annonce, pas de révolution, mais la continuation. Donc tout ça pour ça: en marche pour ne rien changer. Si l'on regarde très rapidement son programme pour l'école, il continue sur la même lancée de ce qui justement ne fait pas la gloire de ce Gouvernement; sur le plan économique, nous tombons sous une avalanche de chiffres grandioses visant la formation professionnelle des jeunes et l'investissement dans l'économie, mais tout en faisant encore plus d'économie et en diminuant les rentrées fiscales de l'Etat. La manière dont tout cela sera financé n'est pas très claire. Sur le plan social, des réductions en vue et une lutte contre le chômage qui passe par la facilitation de rayer les demandeurs d'emploi des listes. Ici aussi, il y a continuation. Pour les retraites on retrouve du Juppé, sur la police on voit du Fillon. Etc, etc, etc. Un programme entre hollandisme, regards à droite et populisme, sans colonne vertébrale. Bref, notre cher ami a attendu que les autres aient présenté et défendu leur programme pour piocher à droite et à gauche.

Le programme de Macron est à son image: un montage de communication. Vous voulez du sécuritaire, le voici. Une dose de populisme avec les retraites et la taxe foncière. Mais surtout une grande moralisation de la vie publique et la lutte contre l'infâme népotisme.
La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
Seriatim 2017

samedi 4 mars 2017

« Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie par Bruno Guigue » N°4336 11e année



« On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que traverse la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n’est que le principal intéressé est un candidat majeur à l’élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l’argent de poche. On le savait déjà. Il n’a pas dévoilé, non plus, l’imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.
La suite ci-dessous :


Jean Vinatier
Seriatim 2017

Tibo Inshape et le syndrome de Graham N°4335 11e année

Une vidéo bouleversante de Thomas atteint de la maladie des os fantômes Jean Vinatier
 Seriatim 2017

Si Juppé revenait, Bayrou quitterait Macron ?N°4334 11e année



Chaque jour qui passe est un événement…Et c’est la droite qui domine la scène du théâtre électif. François Fillon semble plus déterminé que jamais à passer par-dessus les juges et les élus qui le quittent, pour en appeler au peuple dont il espère le rassemblement massif ce dimanche au Trocadéro. Baroud d’honneur ou bien consécration ? Dès à présent l’homme de Bordeaux, le vaincu de la primaire, revient sur bon nombre de lèvres des Républicains : Alain Juppé qui doit soutenir François Fillon et s’apprêter à le remplacer d’un seul coup d’un seul, ressort de son armoire l’armure de César.
Dimanche ou bien François Fillon réunira au moins 50 000 partisans sur l’esplanade et il continuera son chemin de croix ou bien prenant acte de cet échec aurait-il deux possibilités : ou bien appellerait-il Alain Juppé ou bien, malgré celui-ci, déciderait-il d’aller jusqu’au bout de la route !
Dans le premier cas, Alain Juppé, seul leader de la droite redistribuerait les cartes de cette campagne de plus en plus folle : il placerait nécessairement François Bayrou dans une position délicate : son électorat et ses élus étant bien plus proches du maire de Bordeaux que d’Emmanuel Macron. Combien de temps, le président du Modem résisterait-il ? Le leader d’En marche, dont la progression dans les sondages est liée au ralliement de François Bayrou dégonflerait contraignant, également, les députés socialistes à lorgner de nouveau vers Benoît Hamon.
Dans le second cas, si François Fillon se maintenait face à Alain Juppé, le président du Modem aurait plus de latitude à convaincre ses troupes de rester dans l’alliance élective avec Emmanuel Macron.
Quant à Marine Le Pen, avoir pour seul adversaire de droite non clivant Alain Juppé serait un obstacle difficile à dominer ; par contre, en cas du maintien des deux leaders, elle aurait beau jeu d’insister sur le désordre, chose que l’électorat de droite déteste par-dessus tout.
L’incertain qu’est devenue cette campagne présidentielle devenue la risée de la presse internationale est d’autant plus pénible que nous sentons bien que d’autres événements et faits surviendront bouleversant encore les forces en présence.
 Celui est écrit n’a d’autre choix que d’user des « si » et des points d’interrogation regardant le navire France aller de bâbord à tribord : mais qui tient véritablement le gouvernail….. ?


Jean Vinatier
Seriatim 2017


mercredi 1 mars 2017

« La Fontaine et “l’ombre des plaisirs par Jean-Charles Darmon » N°4333 11e année

Exposé de Jean-Charles Darmon : "La Fontaine et «l’ombre des plaisirs»: la sagesse du Jardin à l’épreuve de la Fable" Jean Vinatier
 Seriatim 2017

« La société de l’incertitude par Magali Reghezza » N°4332 11e année

Jean Vinatier
Seriatim 2017

Hollande son dernier coup d’archet ? N°4331 11e année



François Fillon et son épouse seront mis en examen le 15 mars prochain sans que cela ne modifie la volonté du vainqueur de la primaire à droite de continuer la campagne présidentielle. La droite accepte le harakiri et, comme à Azincourt se fera hacher menu. Certains quittent le champ de bataille : Bruno Le Maire quitte l’ancien premier ministre, Pierre Lellouche de même quant à l’UDI, ce parti centriste, fait ses valises. Où ira l’électorat ? Un tiers vers Macron, un tiers vers Marine Le Pen, un tiers s’abstiendra. Fin des Républicains !
Pour François Hollande et « son fils » Macron, la droite, désormais assurée de ne plus se relever, s’élargit le spectre du candidat d’En marche récupérant l’ensemble des groupuscules centristes, terreau idéal pour former le marais que l’on gouverne par admonestation. Quant à la gauche, toute l’aile vallsiste est quasiment décidée à rejoindre Emmanuel Macron, laissant à Benoît Hamon et à l’écologiste Jadot le socialisme sociétal qui sciera fort bien l’arbre politique de Jean-Luc Mélenchon. Droite détruite, gauche neutralisée, centre appâté : pour l’Elysée ne resterait donc que Marine Le Pen destinée à l’abattoir plombée par toutes les procédures judiciaires, françaises et européennes, lynchée médiatiquement  et in fine balayée par la jeunesse, le charisme et les orgasmes de fin de discours d’Emmanuel, nouveau christ hollandais.
Ita missa est ?

Jean Vinatier
Seriatim 2017

« Les poules à Macron : casse -toi ! »N°4330 11e année








Jean Vinatier
Seriatim 2017