Info

Nouvelle adresse Seriatim
@seriatimfr
jeanvin22@gmail.com



vendredi 13 novembre 2020

Pourquoi l’Europe courtise-t-elle la révolution ? par Alastair Crooke N°5022 14e année

 « Tous les yeux sont tournés vers l’élection américaine et l’anticipation des conséquences du résultat. Mais dans l’ombre de « The Election », il y a d’autres « parties en mouvement » : L’Allemagne vient d’offrir à Washington un « accord entre amoureux » dans lequel l’Europe – avec l’Allemagne à sa tête – accepte de booster la stratégie américaine d’isolement et d’affaiblissement de la Russie et de la Chine. En retour, elle demande aux États-Unis d’accepter que l’Allemagne fasse de l’entité européenne une « puissance politique » qui serait à parité avec les États-Unis. Poutine a reconnu une telle possibilité – l’Allemagne aspirant à devenir une superpuissance – lors de son récent discours au club de Valdai.

Mais d’autres « parties en mouvement » à cet accord sont également en mouvement. Tout d’abord, le stratagème de l’Allemagne dépend de l’espoir qu’elle entretient dans une victoire de Biden, ce qui peut, ou pas, se produire. Ensuite, le président Macron cherche pour lui-même, et pour la France, à diriger l’Europe – voir plus loin à ce sujet – ceci dépendant, dans une certaine mesure, d’un Brexit « sans accord » à la fin de l’année, ce qui affaiblirait davantage une Merkel sans énergie et en déclin. La France, au contraire, prépare le « Great Reset » de l’Europe : un « espace » de règles et de valeurs, sous-tendu par un régime fiscal et d’endettement commun qui permettrait de reconstruire l’infrastructure économique de la France.

Tout cela soulève de nombreuses questions : si Trump gagne, on peut s’attendre à ce qu’il s’oppose à toute aspiration allemande – ou française – à drainer une partie de la puissance américaine, quel que soit le papier cadeau dans lequel la Ministre des affaires étrangères allemande l’enveloppe, car ce ne sera pas aux États-Unis de perdre en puissance mais plutôt à l’Europe d’en gagner pour devenir « un partenaire fort sur un pied d’égalité ». Ouille !

Suite ci-dessous :

https://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-leurope-courtise-t-elle-la-revolution

 

Jean Vinatier

Seriatim 2020

La Dette dans l’Antiquité : Entretien avec l’économiste Michael Hudson (1/4) N°5021 14e année

« L’économiste américain Michael Hudson est l’auteur de « … Et Remettez-leur leurs Dettes : Prêts, saisie et rachat de la finance de l’âge de bronze à l’année du jubilé« . John Siman a pu s’entretenir longuement avec lui à propos de son deuxième volume sur l’effondrement de l’Antiquité. »

https://www.les-crises.fr/la-dette-dans-l-antiquite-entretien-avec-l-economiste-michael-hudson-1-4/

https://www.les-crises.fr/la-dette-dans-l-antiquite-entretien-avec-l-economiste-michael-hudson-2-4/

https://www.les-crises.fr/la-dette-dans-lantiquite-entretien-avec-leconomiste-michael-hudson-3-4/

la quatrième partie bientôt sur le site Les crises

 

Jean Vinatier

 

jeudi 12 novembre 2020

Le Projet d’Anatolie du Sud-Est (GAP) : entre chantier économique colossal et outil contre-insurrectionnel inédit par Emile Bouvier N°5020 14e année

 « Le projet d’Anatolie du Sud-Est (Güneydogu Anadolu Projesi – GAP) est l’un des projets de construction de barrages les plus ambitieux et controversés dans le monde à l’heure actuelle et recouvre près de 10% du territoire turc. Le projet, qui a débuté dans les années 1960 et se poursuit toujours aujourd’hui, ambitionne l’érection de 22 barrages. Alors que le ministère turc du Développement affirme que le GAP est un projet de développement régional dont le but est d’améliorer les conditions socio-économiques des populations locales à travers l’édification d’ouvrages hydrauliques et l’accroissement des capacités en irrigation, le GAP a été critiqué pour ses effets nocifs sur l’environnement, dévastateurs pour le patrimoine historique et pernicieux pour les habitants. »

 (1/2). Le GAP, ou la rationalisation à l’extrême des ressources hydriques turques

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-Projet-d-Anatolie-du-Sud-Est-GAP-entre-chantier-economique-colossal-et-outil.html

 (2/2). Le GAP, un instrument sécuritaire majeur

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-Projet-d-Anatolie-du-Sud-Est-GAP-entre-chantier-economique-colossal-et-outil-3189.html

 

Jean Vinatier

Seriatim 2020

 

Le peuplement de l'Europe, il y a un million d'années par Marie-Noël Moncel N°5019 14e année

« Les traces les plus anciennes du peuplement de l’Europe datent de 1,4 Ma. La présence des hominidés est surtout attestée par des outillages. Les hominidés occupent surtout le sud du continent dans des environnements proches de ceux des savanes africaines et font des incursions ponctuelles dans les régions plus septentrionales lors de périodes les plus tempé-rées. Leurs comportement est proche de ceux décris en Afrique de l’Est. Alors que les plus anciens outils se trouvent en Afrique à 2,6 Ma, les traces les plus anciennes du peuplement de l’Europe sont plus tardives, datées de 1,4 Ma. La présence des hominidés est surtout attestée par des outillages et des restes osseux avec des fractures et traces de découpe. Peu de restes humains permettent de décrire ces premiers occupants, que l’on nomme Homo antecessor. Les hominidés occupent surtout le sud du continent dans des environnements proches de ceux des savanes africaines et font des incursions ponctuelles dans les régions plus septentrionales lors de périodes les plus tempérées. Leurs comportement est proche de ceux décris en Afrique de l’Est. Ils pratiquent surtout le charognage, fabriquent des outils sur galet ou utilisent des éclats bruts sur des roches locales. Ils s’installent surtout proche de points d’eau, en plein air. » Jean Vinatier
Seriatim 2020

 

lundi 9 novembre 2020

Macron à Colombey : sans fleurs ni couronne N°5017 14e année

Emmanuel Macron passera à Colombey-les-Deux-Eglises pour clore l’année de Gaulle. Le 9 novembre 1970, le Général s’effondrait, victime d’une rupture d’anévrisme.

Au terme d’une année censée rappeler l’œuvre et la présence du Général de Gaulle, constatons que tout fut dans la grande discrétion dont le COVID est en partie responsable. Mais, bien au-delà, il y a quelque chose de l’aveu à voir un successeur au fondateur de la Ve République, se contenter d’une station, d’une inclination de tête pour commémorer le cinquantenaire du décès de l’Homme du 18 juin.

Certains gémiront de l’hommage rendu ad minimum au Général de Gaulle. Je crois qu’il est plus honnête qu’Emmanuel Macron que rien ne relie à cet homme historique, ne se lance pas dans un discours bordé et rempli par les poncifs. Etant son exact opposé, qu’il le reste même dans cette obligation calendaire, il le sera sans voix.

Le hasard fait que cette halte à Colombey-Les-Deux-Eglises arrive, peu après le terme médiatique de l’élection présidentielle américaine. Il ne s’agit pas d’ici de hisser Donald Trump à la vue du Général. Il n’empêche que le 45e POTUS a axé son action politique sur le retour du souverain et de l’idéal national, entrainant aussi l’adhésion de nombre des minorités qui se sont senties admises comme citoyennes et non comme plus victimes. Il l’a fait à sa manière mais c’est le fond qui retient, ni ses foucades, ni ses tweets furibards.

Ce petit rappel avant de revenir à la France confinée entre les mains d’un pouvoir empêtré dans une gestion épidémique (et épidermique) qui tourne à l’absurde et ne suscite, au moins dans les médias et dans la classe politique, aucune critique profonde. Les Français font du confinement une occasion pour se taire et ne pas sortir démentant leur l’Histoire, offrant un contraste saisissant par rapport à l’héritage gaullien qui portait en lui la transgression et l’audace. Jamais on ne vit autant de vieux mentaux en France. Ce recroquevillement national se conjugue à d’autres maux qui pourraient être résumés par un qui sommes-nous encore ?

La France est dans le tragique mais dans un tragique petit, mesquin, étroit et apeuré aux antipodes de ce que les Français connurent à partir de 1940. Cet extraordinaire 18 juin où passionnés et ennemis irréductibles du Général durent s’y reconnaître, n’est plus qu’une croix immense, un monument rendu aride par les démissions successives au milieu d’une Champagne-Ardenne bien froide. De Gaulle est devenu touristique, l’ultime marche avant le triomphe des intempéries ?

Macron sans fleurs ni couronne…..

 

 

Jean Vinatier

Seriatim 2020