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lundi 26 octobre 2015

Portugal : « Coup d’Etat silencieux » ou « second front » N°4038 9e année



« Le coup d’Etat silencieux de Lisbonne par Jacques Jacques » :
« Le Portugal a été la victime ces derniers jours d’un coup d’Etat silencieux organisé par des dirigeants pro-Européens de ce pays[1]. Cet événement est particulièrement grave. Il survient alors qu’est fraiche la mémoire du coup de force réussi contre le gouvernement grec par la combinaison de pressions politiques venant de l’Eurogroupe et de pressions économiques (et financières) en provenance de la Banque Centrale Européenne. Il confirme la nature profondément anti-démocratique non seulement de la zone Euro mais aussi, et on doit le regretter, de l’Union européenne.
La suite ci-dessous :

« Un deuxième front portugais par François Leclerc »
La droite portugaise n’en revient toujours pas d’avoir perdu le pouvoir. Minoritaire au Parlement mais pas en peine d’excès verbaux, elle va jusqu’à assimiler à une « fraude électorale » la perspective d’un gouvernement socialiste soutenu par les communistes et l’extrême-gauche, une fois tentée une reconduction de la coalition de droite à l’instigation du président de la République qui n’ira pas loin. Une telle réaction n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, la fuite vers le Brésil des grandes fortunes portugaises lors de la Révolution du 25 avril 1974…
La suite ci-dessous :




Jean Vinatier
Seriatim2015


dimanche 25 octobre 2015

samedi 24 octobre 2015

Crépuscule politique VI : 2017 : le choc des paillassons ? N°4036 9e année



La visite de François Hollande en Grèce caractérise assez bien le tournant  pris par la « politique » : le voir avec Alexandre Tsipras, bras dessus, bras dessous, devisant en se promettant secours mutuel eux les enfumeurs de leur peuple respectif. S’il y a bien une histoire drôle que François Hollande a pu narrer à Alexis Tsipras c’est celle du discours du Bourget et au Premier ministre grec de lui répliquer par la blague du référendum de juillet 2015 : un hilarant moment ! Deux renégats, heureux, soulagés, roués et madrés : on ne pouvait cauchemarder image plus cruelle….
Un instant, j’ai cru la prise de sept tonnes de cannabis entreposés dans des camionnettes sagement garées dans le XVIe arrondissement comme un fait devant nécessairement précéder « la reconquête hollandaise » de la banlieue, ce qui fut tenté à La Courneuve : le moment chichon tourna court….
François Hollande est un homme qui se remet de tout, de compagne comme de la crucifixion en plein parlement européen, qui a déjà intégré l’instant des régionales de décembre prochain et établit sa stratégie pour la campagne de 2017 dont il devrait, selon lui, sortir vainqueur étant assuré qu’il affronterait Mme Le Pen. Tout glisse donc sur François Hollande : l’impopularité comme la popularité qu’il ne distingue surtout pas, tout étant moment de communication surtout avec un peuple complétement abruti.
François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé concoctent leur stratégie respective pour la présidentielle de 2017 en s’applaudissant de n’avoir in fine pour le second tour Marine Le Pen. Le Front national est, par une magie étonnante, la garantie du succès de « l’UMPS ». Cela me rappelle ce que cabalait Adolphe Thiers, au lendemain de la chute de Napoléon III, en se faisant l’avocat de la République plutôt que de la seconde restauration royale : « messieurs les possédants disait-il, choisissez un système que vous gouvernerez complétement, mandatés par une majorité qui sera la plus souvent étroite plutôt que d’avoir un symbole couronné qui vous fera toujours honte et vous retiendra ». Ce qui fut fait : l’impopularité de la IIIe République jusqu’à la guerre de 1914 fut considérable. La « République UMPS », qui a trahi tous les fondements de nos Rois et de la République au point même de rendre toute l’Histoire de France illisible, mais qui a compris que si elle voulait posséder, il lui faudrait un ennemi idéal  ce qu’est encore le Front national. Faute de pouvoir déclencher une « troisième guerre mondiale » et aucun ne se dévouant pour être un « François-Ferdinand », les combinaisons et les événements risquent bien de les décontenancer. Nul n’a oublié la manière dont s’organisa le 11 janvier : la vaste récupération d’une émotion nationale.
François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, trois a-croyants, dévêtus de toute fierté, soumis à l’ordre dominateur quel qu’il  soit, sont des paillassons qui comptent s’entrechoquer dans toute la fausseté de leur théâtre : on doute que le public-électeur s’en affole ! Marine Le Pen n’étant pas Jeanne d’Arc, faute de « gentil Dauphin » à sacrer à Reims, il est quasi certain que la France se dirige vers l’échouage quand l’Union européenne, elle, s’affaisserait sous les coups de quelques millions de migrants/réfugiés. Il est assez incroyable que ces migrants ébranlent jusqu’aux fondements de l’Union et des Etats européens alors même que si l’Union était un Etat ou que si les Etats-nations vivaient réellement, ces migrations seraient nécessairement intégrées, c’est-à-dire se soumettraient à l’ordre et aux usages des différentes nations accueillantes.
L’élection présidentielle court bien le risque d’être celle sinon de l’abdication, du moins celle du vote par défaut. Le peuple-nation sera bien démuni face aux peuples-territoires…….

Jean Vinatier
Seriatim2015


vendredi 23 octobre 2015

Climat intérieur VI : migrants et gens du voyage N°4035 9e année



Il est, sans doute, trop tôt, pour savoir si les événements de Moirans seront ou pas le détonateur d’une grande peur, c’est-à-dire de l’émergence de la colère furieuse et incontrôlée ; à moins que ce soit l’affaire du jet loué par le ministère de l’Intérieur pour transporter depuis Calais jusqu’à quelque part en France quelques immigrants ; ou bien le combat entre deux bandes rivales en gare de Montargis. L’état mental français tient assez bien entre les migrants et les gens du voyage en ce sens que les Français, eux-mêmes, commencent à se persuader qu’ils se transforment pour être dans un cas comme dans l’autre. Psychologiquement, le Français est atteint mais face à un mur celui de la conscience qui ne lui appartient plus : elle est entre les mains d’une élite qui se définit comme une aristocratie et qui impose à une nation de s’effriter, de se déconstruire au profit d’une « Pensée », d’un but « Européen », d’une « église libérale mondialisante ».
Si les Français devaient se rassurer, ils ne pourraient se tourner en direction de l’Allemagne de Mme Merkel, cette dernière venant de commettre plusieurs impairs et notamment, en se rendant auprès du Président Erdogan, véritable toupie tyrannique, étourdissante qui n’est pas loin de se croire revenu dans un moment néo-ottoman : prenant pied en Europe, s’entremêlant dans l’Orient et réussissant à soutenir les groupes djihadistes au nom de la guerre « sainte contre Bachar Al-Assad » tout en bombardant les Kurdes sans que ni la chancelière allemande, ni l’Union européenne, ni aucune ONG ne protestent ! Il est bien certain que l’état allemand intérieur, s’il ne se compare pas encore avec celui de la France, à au moins un point en commun celui de la torpeur lourde, de celle qui devrez enclencher les mouvements mais qui, in fine, tétanise.
Si les Français devaient trouver quelque assurance, ce serait en définitive en direction du Royaume-Uni engagé dans la campagne pour contre la sortie de l’Union européenne, ce serait aussi vis-à-vis de la Russie, pour l’heure un bloc. Royaume-Uni et Russie sont à un carrefour politique et nationaliste : le peuple anglais pencherait bien pour la sortie tandis que la City plaiderait pour l’inverse ; quand celui de Russie retrouve une dimension impériale qui associe assez habilement le souvenir soviétique du Président Poutine et l’histoire tsariste des Russes. Ce sont deux peuples debouts, deux peuples du continent européen mais excentrés, la proue et la poupe d’un navire qui menace de se briser en son centre, l’Europe continentale, faute, justement de « peuple » et de souveraineté :

une Europe continentale démocratique déboussolée à la fois migrante et/ou gens du voyage…..







Jean Vinatier
Seriatim2015