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dimanche 10 avril 2011

UMP et PS empêtrés? N°901 4e année

Le départ du président du parti radical Jean-Louis Borloo de l’UMP a suscité les réactions unanimes des ténors de l’UMP qui l’ont fustigé. Si le parti présidentiel se fissure davantage chaque jour, le centre pourrait connaître l’engorgement dans l’étroit couloir qui est le sien : Hervé Morin, François Bayrou et Jean-Louis Borloo se frictionneront à qui mieux mieux pour in fine s’écharper dans l’indifférence française. L’UMP redoute bien davantage une candidature de Dominique de Villepin et ce même s’il n’est plus membre de l’UMP. Mais au-delà de tous les commentaires possibles sur les conséquences des actes des uns et des autres n’est-ce pas l’actuel Chef de l’Etat qui par son entêtement menacerait au premier chef l’unité de la droite? Il est assez paradoxal d’entendre tel ou tel ponte de l’UMP se lamenter d’une possible division quand chacun d’entre eux fait mine de ne pas s’affoler du rejet profond du seul nom de Sarkozy? Si l’UMP s’agrippe à ses bras au lieu de s’accorder sur un autre candidat, ne ferait-elle pas le jeu de Marine Le Pen?  En réalité, au-delà d’une élimination au soir du premier tour de son champion pour l’heure honni, l’UMP craint par dessus-tout d’exploser lors des législatives de juin 2012 et de voir filer, alors , une cinquantaine de députés vers le Front National ou de sa plate-forme de rassemblement!
Le PS n’est guère mieux loti pour avoir pondu un catalogue de mesures sans grande originalité et sans souffle faute de savoir lequel des éléphants porterait hautement la Rose : François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn dont les partisans pour certains d’entre eux ex-sarkoziens, prétendent que leur champion est, naturellement, au-dessus d’une primaire. Si un choix se faisait soyons certain que l’indiscipline et les rancœurs empêtreraient le parti socialiste alors que sur sa gauche, un Jean-Luc Mélenchon se flatte d’avoir convaincu le PC de se ranger sous sa bannière. Les Verts, faisant le pendant des centristes de droite se querelleront sous l’œil amusé d’un Cohn Bendit tout en parvenant à grappiller ce qu’il faut de voix de la gauche.
Si l’UMP continue sa fuite en avant en se plaçant sur les thématiques du Front national, le PS croit plaire en rad-soc d’obédience libérale le tout saupoudré d’un vague vernis social.
A une année de l’action présidentielle, les aveuglements et les œillères des deux grands partis de la Ve République ne rendent pas les Français pessimistes mais tout simplement furieux de ne rencontrer le moindre guide d’où le cheminement vers des votes protestataires ou l’abstention.

Jean Vinatier
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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bien analysé. La politique ce n'est ^pas un jeu de loto ou chaque boule veut sortir de la phère pour étre le vainqueur du gros lot. L'entreprise France à besoin d'étre gére avec des résultats positif et une direction collégiale faisant abstraction des dirigeant de toute obédiance de parti