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samedi 11 juillet 2015

« Nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène djihadiste , Alain Chouet » N°3178 9e année



Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE répond aux questions de Marc de Miramon.
« Pour Alain Chouet […..] la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. »

La suite ci-dessous :

Jean Vinatier
SERIATIM 2015

vendredi 10 juillet 2015

Paris, déchetterie, déficit, judas d’arrondissement, candidate aux JO…. N°3177 9e année



Madame Hidalgo a renoncé depuis belle lurette à se battre contre l’ouverture des magasins le dimanche par son apologie du régime qatari, de même qu’elle a balancé dans le fossé la défense des parisiens pour complaire aux milliardaires en forçant la main sur le serres d’Auteuil, la Tour Triangle, la Samaritaine, la Poste du Louvre. Pour la Tour Triangle, elle a réussi à innover, sans doute via Jean-Louis MIssika, en dégotant 13 judas d’arrondissement : Rachida Dati, Emmanuelle Dauvergne (deux élus du VIIe arrondissement silencieuses sur le massacre du Champ de Mars pour l’Euro 2016), Pierre Lellouche, Bernard Debré, Jeanne d’Hauteserre, Jérôme Dubus, Éric Azière, Leïla Diri,  Éric Helard, Olga Johnson, Valérie Nahmias, Christian Saint-Etienne, Anne Tachene.
Madame Hidalgo est, également, incapable de conclure un conflit social qui dure depuis presque deux ans avec le personnel des piscines, de même avec celui des bibliothèques. Mais peu importe, dans sa cour d’ivoire elle veut métamorphoser sept places parisiennes pour faire…la fête ! Ni plus, ni moins !
Madame Hidalgo serait-elle une incapable ? Une marionnette ? Non, c’est la folie Hidalgo.
J’oubliais, le centre Beaugrenelle l’œuvre d’Anne Hidalgo pour les fortunés, se couvre précipitamment en échafaudages suite à la chute de baies vitrées. A quand, l’affaissement de la canopée (toujours pas réglée) ?  
Madame Hidalgo propose une consultation populaire de comédie sur la piétonisation de la rive droite puisque la question ne sera pas sur le oui ou le non mais sur  la dimension de la piétonisation. Ainsi va la mairie dispendieuse d’Hidalgo : plus de 320 millions distribués aux associations quand le déficit de la ville de Paris approche les 600 millions avec une dette en croissance. Consultation de comédie, également, pour l’organisation des Jeux Olympiques prévue en 2016 une fois la communication lancée à fond la caisse (et dans le bruit : Trocadéro, Champs de Mars, Palais de Tokyo, Invalides)
Hidalgo et sa cour se gaussent des colères parisiennes qui sont, celles, largement, de leur propre électorat : dans le Xe arrondissement, le canal Saint-Martin devenu une poubelle, les berges de Seine rive gauche une saleté, les jardins et parcs également quand le quartier Montorgeuil refuse la présence d’un McDonald’s  et les habitants de la rue de Rivoli s’insupportent des odeurs de chiche kebab. Idem pour le XIe (rue Jean-Pierre Thimbaud), les IIIe et IVe (Marais) où les riverains sont lassés par le bruit, la malpropreté….
Les Bobos se retourneraient-ils contre leur génitrice ? En réponse Madame Hidalgo et ses mignons (Missika, Broissat, Julliard) proposent la natation dans la Seine : et si les Parisiens les  mettaient dans leur eau croupie?  
La pisse, les étrons, les vomis, les concerts à répétition (comme au palais de Tokyo dès 22H30), les conflits sociaux, les insécurités, les incivilités, les 13 Judas veilleurs, la parodie de démocratie le CIO sera-t-il transporté d’enthousiasme … ?
« I Velib, I can fly » (pathétique titre d’une exposition organisée par la mairie de Paris)

Jean Vinatier
SERIATIM 2015

jeudi 9 juillet 2015

Rafale, Mistral : France attend argent N°3176 9e année



Jean-Yves Le Drian de passage à Washington aurait demandé au gouvernement américain de bien vouloir acquérir les deux Mistral. Le secrétaire d’Etat à la Guerre est resté coi et le ministre français quelque peu honteux…souhaitons-le ! Voilà où en est réduit la présidence Hollande, par aplatissement régulier et courbette quotidienne. Non contente de ne pas honorer la signature de la France en bas d’un contrat signé selon toutes les formes, elle ose, par peur de payer plus d’un milliard d’euros, supplier l’empereur du Potomac, au nom, non pas de l’alliance mais de la servilité, de régler la facture !  Le gouvernement Valls n'est pas couillu....
Quant aux Rafale, pour l’heure le Qatar ne règle pas l’acompte, de même que l’Inde. New Delhi exigerait toujours le transfert de maintenance que Serge Dassault refuse obstinément d’accorder : passera-t-il l’été ?


Jean Vinatier
SERIATIM 2015

Grèce/Allemagne : vers la tragi-démocratie ? N°3175 9e année



Ainsi les parlements, allemand et grec auront le dernier mot sur la crise grecque : quelle ironie ! Alors les dirigeants de l’Union européenne n’eurent de cesse d’abominer tout référendum parce que ce procédé en appel au peuple, les voilà, aujourd’hui, afin de se couvrir et se revêtir, enfin, d’une légitimité, s’en remettent à deux assemblées dont la singularité réside dans leur parfaite hostilité l’une pour l’autre….
Angela Merkel et Alexis Tsipras se placent donc en retrait de la pièce, la première par stratégie quand le second, pourtant renforcé par le référendum, semble aller à reculons. Telle qu’elle est l’assemblée grecque ne devrait pas dire « oui » au nom du « non », tel qu’il est le Bundestag n’aurait aucune raison de donner du lest à Angela Merkel. Et pourtant, l’histoire nous a enseigné les comportements déroutants d’une assemblée qui perd très aisément l’intérêt général pour des sentiments particuliers, une forme de veulerie, dès l’instant où l’exécutif ne semble plus décider à conclure sa propre politique.
Si nul ne peut prédire les résultats à venir, l’atmosphère générale prédominante est que le rideau tombera, non pas sur la pièce mais une première longue représentation. Quel que soit le résultat général, l’Union européenne et avec elle, l’eurozone, auront donné énormément de matières aux ultras des deux bords. Le continent européen poursuit sa période de glaciation sous laquelle la lave bout.
Tant de réunions, de coups de théâtre pour en arriver à ce dimanche, ne conforteront ni la démocratie, ni la structure technocratique européenne : la tragi-démocratie….. ?


Jean Vinatier
SERIATIM 2015

mercredi 8 juillet 2015

Grèce : l’occasion politicienne de Hollande et Valls 2017 N°3174 9e année



Où sera la Grèce d’ici quelques jours ? Pour l’heure l’exécutif français débute une campagne de communication sur deux niveaux : le premier en direction des Français, le second en direction des partis à gauche. De l’autre côté du Rhin, la chancelière allemande doit également se prémunir de toute attaque et entame, elle-aussi, un verrouillage publicitaire de son action. Tant à Paris qu’à Berlin, nul ne doit être pris en défaut : que la Grèce reste ou parte, Berlin et Paris n’auront eu de cesse jusqu’au dernier moment la défense de l’Europe. Dans cet épisode la Grèce passe de coupable à celui de victime expiatoire. Les dirigeants européens, tous dépourvus de vision,  ont l’esprit madré et roué qui les dégage de toute remise en cause.
A Paris, l’exécutif entendait faire de la question grecque une occasion de montrer à l’ensemble des partis à gauche combien il était  sur leur longueur d’onde surtout pour la campagne présidentielle de 2017. Manuel Valls aurait dû faire sourire quand il parla du respect de la voix des peuples alors même que son parti biffa le référendum de 2005. C’est donc avec une hypocrisie assumée et un brin de fébrilité mais la main gauche maitrisée que Manuel Valls se découvrit une allure en insistant sur le maintien possible de la Grèce dans la zone euro.
En direction des Français, et c’est là le discours de François Hollande, il s’agissait de les préparer à une sortie éventuelle de la Grèce de la zone euro. Là aussi le Président de la République, à la veille du 14 juillet, se devait d’être le plus rassembleur et commandeur. Même si l’on n’est que dans la manœuvre de communication, l’opinion publique est d’abord sensible à l’émotion sur laquelle on la place pour la conduire. L’opposition trop partisane de l’expulsion de la Grèce pour contrebalancer l’exécutif : elle permet donc à François Hollande de manœuvrer sans trop de gêne. Quant à Marine Le Pen, comparée à Syriza par Emmanuel Macron, décidément toujours novice, elle bénéficie sans risque politique à tenir un discours toujours identique qui l’assure d’une popularité et d’une droiture politique.
Ainsi quoique qu’il advienne, tout resterait en place……


Jean Vinatier
SERIATIM 2015