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mercredi 8 juillet 2015

Grèce : l’occasion politicienne de Hollande et Valls 2017 N°3174 9e année



Où sera la Grèce d’ici quelques jours ? Pour l’heure l’exécutif français débute une campagne de communication sur deux niveaux : le premier en direction des Français, le second en direction des partis à gauche. De l’autre côté du Rhin, la chancelière allemande doit également se prémunir de toute attaque et entame, elle-aussi, un verrouillage publicitaire de son action. Tant à Paris qu’à Berlin, nul ne doit être pris en défaut : que la Grèce reste ou parte, Berlin et Paris n’auront eu de cesse jusqu’au dernier moment la défense de l’Europe. Dans cet épisode la Grèce passe de coupable à celui de victime expiatoire. Les dirigeants européens, tous dépourvus de vision,  ont l’esprit madré et roué qui les dégage de toute remise en cause.
A Paris, l’exécutif entendait faire de la question grecque une occasion de montrer à l’ensemble des partis à gauche combien il était  sur leur longueur d’onde surtout pour la campagne présidentielle de 2017. Manuel Valls aurait dû faire sourire quand il parla du respect de la voix des peuples alors même que son parti biffa le référendum de 2005. C’est donc avec une hypocrisie assumée et un brin de fébrilité mais la main gauche maitrisée que Manuel Valls se découvrit une allure en insistant sur le maintien possible de la Grèce dans la zone euro.
En direction des Français, et c’est là le discours de François Hollande, il s’agissait de les préparer à une sortie éventuelle de la Grèce de la zone euro. Là aussi le Président de la République, à la veille du 14 juillet, se devait d’être le plus rassembleur et commandeur. Même si l’on n’est que dans la manœuvre de communication, l’opinion publique est d’abord sensible à l’émotion sur laquelle on la place pour la conduire. L’opposition trop partisane de l’expulsion de la Grèce pour contrebalancer l’exécutif : elle permet donc à François Hollande de manœuvrer sans trop de gêne. Quant à Marine Le Pen, comparée à Syriza par Emmanuel Macron, décidément toujours novice, elle bénéficie sans risque politique à tenir un discours toujours identique qui l’assure d’une popularité et d’une droiture politique.
Ainsi quoique qu’il advienne, tout resterait en place……


Jean Vinatier
SERIATIM 2015

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