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vendredi 31 juillet 2015

« Le pouvoir communicationnel de la classe des élites contre la démocratie par Thierry Brugvin » N°3197 9e année



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L’appropriation des médias par la classe des élites économiques  privées limite la démocratie par les médias. Selon l’AFP, « La presse française est dominée par deux grands groupes industriels, Lagardère et Dassault » et depuis 2004, elle a connu une « période de recomposition, importante. Ainsi, le financier Edouard de Rothschild est entré dans le capital de Libération. Le premier groupe de presse français est Hachette Filipacchi Médias (HFM), filiale de Lagardère, dirigée par Arnaud Lagardère depuis la mort de son père Jean-Luc. HFM contrôle plusieurs quotidiens régionaux – La Provence, Nice-Matin, Corse-matin – et détient Le Journal du Dimanche. Premier éditeur de presse magazine au monde, il possède de puissants magazines comme Elle, Paris Match ou Télé 7 jours. La prise de contrôle de la Socpresse, ancien empire Hersant, par le groupe industriel Dassault a marqué 2004. La Socpresse (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires) compte 70 titres autour du vaisseau amiral Le Figaro, mais aussi L’Express, L’Expansion, de solides quotidiens régionaux – La Voix du Nord, Le Progrès, Le Dauphiné Libéré -, le puissant supplément TV magazine. L’avionneur Serge Dassault, entré en 2002 dans le capital de la Socpresse, est propriétaire depuis octobre 2004 de 87%. Il a pris la première place pour l’activité presse en France, détrônant Lagardère qui reste cependant le premier éditeur français, avec plus de la moitié de son chiffre d’affaires réalisé à l’étranger. Hachette et la Socpresse publient un supplément féminin, vendu avec de nombreux titres régionaux, Version Femina (3,8 millions d’exemplaires). D’autre exemples montrent les liens des industriels avec la presse : LVMH, de Bernard Arnault, groupe mondial de luxe, contrôle six titres de presse, notamment le deuxième quotidien économique, La Tribune, Connaissance des Arts, Investir, Le Monde de la musique. A la tête d’un groupe de grande distribution (Fnac, Printemps, La Redoute) et de luxe (Gucci), le milliardaire François Pinault est propriétaire du “news magazine” Le Point, de La Recherche, de L’Histoire, du Magazine littéraire. L’autre grand quotidien économique, Les Echos, est détenu par le groupe britannique Pearson, éditeur du Financial Times. Le Monde a tissé des liens capitalistiques avec Le Nouvel Observateur, premier “news magazine” français, appartenant à Claude Perdriel qui est également un industriel »[1].
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Jean Vinatier
 Seriatim2015

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