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dimanche 27 septembre 2020

Trump et le « transfert pacifique » N°4962 14e année

Donald Trump a émis des réserves « sur le transfert pacifique» du pouvoir en cas de défaite. Cette possibilité inquiétante a, au moins le mérite, d’éclairer une situation intérieure américaine extrêmement fébrile qui nous ramène à 2016.

La défaite d’Hillary Clinton a tétanisé le camp démocrate et l’on sait que durant la période transitoire jusqu’en janvier 2017, le Président Obama ou son administration s’essaya à quelques embûches, une première dans l’histoire américaine que les historiens de demain narreront et détailleront. Ce propos pour dire que depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, chaque semaine de son mandat a été le théâtre de contestations récurrentes. Jamais depuis Abraham Lincoln l’histoire américaine n’avait connu de telles séquences politiques aussi violentes allant jusqu’à contester la légitimité du Président élu.

L’actuelle campagne présidentielle, exceptionnelle sur fond de COVID, empêche Joe Biden de s’exprimer ce qui l’avantage au vu de ses balbutiements et erreurs, et contraint Donald Trump d’écourter le nombre de manifestations ce qui le défavorise, la tribune étant pour lui une arme de première force. Nous sommes donc dans une campagne électorale complétement faussée ou biaisée comme le furent les élections municipales françaises en mars et juin dernier.

Dans ce climat dur, les deux candidats, en cas de résultats serrés, lutteront pour contester à tous les niveaux les résultats : comme Georges Bush en 2000 ? Non car il n’y avait pas ce niveau de haine entre les deux hommes politiques, les deux camps, les deux réseaux sans oublier l’ombre de Vladimir Poutine qui ferait et déferait le locataire de la Maison Blanche.

Notons sur ce point que l’on montre du doigt une Russie tirant les fils quand ceux manipulés par les Etats-Unis jusqu’à écouter les chefs d’Etat et de gouvernements alliés ne choque personne…. Nouveau délire dans un néo-maccarthysme…. ?

Logiquement le Président Trump accélèrera la nomination d’Amy Coney Barret à la Cour suprême des Etats-Unis au risque de se faire rappeler par l’opposition que Barack Obama avait renoncé à des nominations le terme de son mandat étant trop proche.

S’installe donc des tensions démocratiques que le goût pour les chicanes juridiques des Américains augmentera de plusieurs crans.

Ainsi pour suivre Nicole Bacharan dans le JDD : "Le 3 novembre, il n'est pas impossible que Trump soit annoncé vainqueur. Parce qu'on n'aura que les bulletins sortis des urnes".  Ce n'est qu'au soir du même jour que les Etats se mettront à dépouiller les votes par correspondance, ce qui peut durer plus d'une semaine. "Le résultat pourrait être inversé. Et là, Trump hurlera à la fraude." Ce qui s'est déjà vu par le passé, lors des élections présidentielles de 2000.1

Cette échéance électorale provoque des clapotis et vagues de par le monde, les États-Unis sont, pour résumer d’un trait, à la croisée de chemins, l’un sans frontière, le second avec des bornes et dans les deux cas pérenniser leur prépotence.

Est-ce à dire que le transfert pacifique du pouvoir a fait long feu ?Disons qu'une tentation éclot pour éviter ou décourager qu'un autre camp ne l'emporte sur l'autre.

Franchissons l'Atlantique et rappelons-nous qu'en France en 2017, le dernier Premier ministre de François Hollande Bernard Cazeneuve avait laissé entendre qu’en cas d’une victoire de Marine Le Pen le transfert du pouvoir pourrait être « compliqué ».

La dureté du transfert pacifique illustré aux Etats-Unis et en Europe (voir le Brexit) est, certainement, le portique d'entrée dans le post-démocratique


Jean Vinatier

Seriatim 2020

 Source :  

1-https://www.lejdd.fr/International/donald-trump-pourra-t-il-vraiment-sopposer-a-un-transfert-pacifique-du-pouvoir-sil-perd-3994386

 

samedi 26 septembre 2020

vendredi 25 septembre 2020

Colères et cliquetis N°4960 14e année

 

Les jets de clefs de restaurateurs et les appels à la désobéissance civile et pacifique lancés par des élus du sud de la France annoncent-ils des développements nouveaux et moins policés ?

Nous savons tous que les nouvelles mesures restrictives prises notamment à Paris et Marseille dureront plus de quinze jours, sans doute un mois…

Nous rentrons donc dans une spirale qui repose toujours sur le COVID : décidément ce virus est d’un grand pratique. Ne permet-il pas aussi bien au gouvernement de renforcer la cloche sur la nation comme il autorise Anne Hidalgo à bouleverser les rues parisiennes en faveur des « circulations douces » lesquelles le sont de moins en moins : bientôt on aura hâte de retrouver sa voiture, une voiture que la maire de Paris se garde bien de délaisser….. ? Du national au municipal, le COVID se révèle un merveilleux expédient à ceci près qu’à trop sévir envers des secteurs économiques le risque est accru de stopper net les « cheminées des usines ». Un pays ne se compose pas d’une multitude de villages vivant dans un périmètre de quelques kilomètres.

Le gouvernement français dispose d’une arme bien redoutable : l’abondance monétaire et sa facilité à en retirer des marchés et auprès de la BCE pour quasiment rien. Ce débit permanent d’argent permet d’accorder des aides à qui en veut, de garantir les minimas sociaux et en somme d’empêcher de cette façon toute extension de révolte générale. Aux siècles précédents les affaires tournaient mal parce que l’Etat ou le pouvoir se retrouvait à sec, en 2020 se serait donc le contraire, il croulerait sous les écus. Certains s’alarmeront des dettes et des déficits. Mais le système général, mondial ne repose-t-il pas sur la dette infinie laquelle à l’instar de certaines banques jugées trop grosses pour faillir, évacuerait une banqueroute étatique ?

Si l’on convient que toute cette monnaie est de plus en plus de singe, il faut bien noter qu’elle s’appuie sur le consentement des Etats et des banques centrales ces dernières faisant des bourses des faux marchés au profit des algorithmes qui s’appuient sur d’autres paramètres. Ces algorithmes ont une puissance inouïe qui accroit la déconnection avec l’économie réelle. Tant qu’un acteur majeur ne cassera pas l’entente, elle perdurera rendant difficile toute révolte et moins encore une révolution.

Dans ce contexte, le gouvernement français joue sur du velours comptant sur une police, une gendarmerie, une magistrature tout à fait sévères à l’encontre de la population française : d’ailleurs a-t-on vu ou entendu un policier ou un magistrat s’alarmer des dérives autoritaires de l’exécutif ? Personne. L’individualisation de la société affaiblit la force de la colère nationale. Elle est aujourd’hui catégorielle faute d’idéologies collectives. Cette lutte catégorielle ou classe active joue actuellement dans un sens négatif. Les Gilets jaunes ont illustré complétement cette impasse nationale premièrement à accueillir, deuxièmement à inciter les autres catégories sociales à les rejoindre naturellement. Dans ce cadre, on est très peu surpris qu’une gauche véhiculant des idées anciennes s’y engouffrât pour le malheur des Gilets jaunes.

La grande tâche française consisterait donc à dépasser le cadre catégoriel pour aborder de nouveau celui de la nation comme frontière ce qui l’opposerait d’emblée à l’Union européenne farouche ennemie dans ce domaine : ne vient-elle pas de proposer via Ursula Von der Leyen dans son grand discours autour de la fausse réforme du pacte de Dublin, que les frontières seraient entre les mains d’organisations non-étatiques ? Rien n’est plus régalien et national qu’une frontière la déléguer à autrui est plus que dangereux. Pour Bruxelles qui ne se veut ni un Etat ni une puissance politique cela ne compte pas.

Le COVID est un virus, un virus totalisant qui sous couvert de santé nous placerait in fine dans une prison de la Santé. Les jets de clefs ont une symbolique forte, rendre les clefs c’est partir ! Ne vaudrait-il pas mieux les garder et créer un rapport de force novateur face à un exécutif glaçant et vicieux ? Sans nier la véracité du virus, on peut sans risque comme le fait depuis des mois le professeur Raoult, dire stop à un manichéisme dévastateur dont les colères et cliquetis français sont actuellement un écho faible et désordonné…..

 

Jean Vinatier

Seriatim 2020

 

 

jeudi 24 septembre 2020

Peur presse & masque N°4959 14e année

Nicolas Bedos appelle à passer outre les interdictions nouvelles du gouvernement concernant la résurgence du COVID tandis que les patrons de bar à Marseille et Paris poussent des cris d’orfraie craignant à juste titre la mise en péril de leur activité.

Les maires de Marseille et de Paris tirent leurs épingles du jeu en demandant pour la première un report de dix jours, pour la seconde une série de commentaires d’ailleurs raisonnables et fondés en soutien aux activités commerciales.

Quelques jours plus tôt le ministre de l’Intérieur, Darmanin plaidait pour une nouvelle réglementation de l’activité journalistique lors des manifestations : Charlie Hebdo et un certain nombre de médias ont signé une déclaration contre les mesures coercitives. L’AFP a refusé car elle estime qu’en l’approuvant elle mettrait en péril ses journalistes dans les pays musulmans. Une prise de position étonnante qui n’entraîna pas une protestation des médias desdits pays musulmans qui eussent pu considérer le choix de l’AFP comme infondé.

Entre de nouvelles mesures, un classement modifié des zones infectées par le virus et le serrement de vis du gouvernement contre les journalistes, le lien existe : la peur. Peur au nom du principe de précaution qui sert de paravent à des raisons, peut-être, moins avouables, peur qu’en cas de manifestations répétées les journalistes ne donnent trop d’éclat aux mécontentements divers et profonds. Peur générale aussi devant la dégradation économique précipitée par le confinement total retenu par Emmanuel Macron en mars dernier : « nous sommes en guerre ». Une guerre que les gouvernements Philippe puis Castex mènent au gré des actualités médicales et de la hantise d’explosions sociétales.

Le gouvernement ira-t-il plus loin ? Il est un fait que les gens craignent pour leur santé et que cela se traduit par une distanciation sociale et une abstention record aux dernières législatives partielles. Depuis les municipales, élections biaisées, je le crois, de façon consciente, nous voyons bien que l’exécutif poursuit son chemin comme s’il se sentait déjà dans un après ou une post-démocratie. C’est une voie dangereuse car elle se rapproche de la politique du pire.

La réaction de Nicolas Bedos fait, parait-il scandale ! Et pourquoi diable ! Il en appelle à la jouissance de la vie et à un certain bon sens. En l’Allemagne, le mouvement anti-masques est fort, en France, en dépit de sa modestie, il serait, bien évidemment, l’apanage de l’extrême droite et des complotistes. Apparemment les Français se soumettent : serait-elle une nation trop âgée (45 ans en moyenne) ? Parce qu’ils ont vu la destinée des Gilets jaunes : répression, morts, blessés à vie...et que lors du dernier tour de piste à Paris le 12 septembre, nous vîmes des parisiens applaudir le matraquage de ces derniers…..

Le COVID dans sa trame accélère sans trop se cacher la démocratie telle que nous la connaissons, accélère la distanciation des classes sociales, accélère en pire les travers de la société française où s’entremêlent rudement et pernicieusement les questions migratoires et musulmane. L’actuel Président de la République joue un jeu sur un chemin de plus en plus escarpé misant un peu trop sur l’amoncellement des désolations et des peurs pour conserver le pouvoir en 2022. d’ici là, le couvercle de la marmite sautera-t-il ?


Jean Vinatier

 Seriatim 2020

 

mercredi 23 septembre 2020

En marche Vert où ? N°4958 14e année

Rien ne va plus à la République en marche : démissions, départs, colères. Tout l’édifice macronien vacille sur son assise. Les dernières législatives partielles ont éliminé dès le premier tour leurs candidats : un désaveu cinglant sur fond de Covid et d’abstention record jusqu’à 87 %.

Le MODEM et Agir deux partis alliés à Emmanuel Macron tirent profit de cette crise d’abord par l’accueil qu’ils font aux élus déçus, ensuite parce que leur importance respective grandit au fur et à mesure que se dégrade la situation interne de LA REM.

LAREM qui se voulait ni droite ni gauche court le risque aujourd’hui d’être happé par le centre où sont précisément le MODEM, AGIR, l’UDI (cette dernière n’étant pas dans la majorité gouvernementale) lesquels s’ils s’unissaient, placeraient Emmanuel Macron dans une position de demandeur.

La montée en puissance de EELV lors des élections municipales qui espère lors des départementales et régionales de 2021 asseoir leur influence est un facteur déstabilisant pour l’Élysée. Même si les maires Verts prennent des initiatives douteuses et parfois ridicules, il y a en France, conséquence du COVID, une inquiétude très réelle autour des questions de santé et d’environnement général. Il y a chez les Français une envie de cultiver son jardin. Les Verts s’ils rêvent d’avoir la même importance que ceux d’Allemagne, ont entre leurs mains un terreau favorable et bénéficient un peu de la déception des partis historiques.

L’Elysée a trop tôt laissé dire que le second tour se ferait entre Macron et Le Pen oubliant que nombre d’électeurs ont voté contre Marine Le Pen plus que par adhésion au successeur de François Hollande. Ce refaire le match au mieux alimentera l’abstention, au pire favoriserait la candidate RN. Ce n’est pas pour rien que Marine Le Pen réfléchit à quitter la présidence du parti.

La droite très divisée entre ceux qui veulent être près de l’Élysée, ceux qui veulent sauver les apparences, ceux enfin qui s’y opposent s’affaiblit par elle-même ouvrant vers ces extrêmes des opportunités nouvelles.

La gauche est dans un état similaire à la droite et sera incapable, en l’état, de présenter une unité pour 2022.

Paradoxalement, le délitement de LAREM finit par se confondre avec les luttes intestines des autres partis laissant le Centre et les Verts comme des nouveautés.

Pour le Président de la République qui voudra se représenter en mai 2022 ne serait-ce que parce que la France aura alors la direction de l’Union européenne jusqu’à la fin de juin, sa stratégie et sa tactique sont soumises à rude épreuve. LAREM a fait la preuve de son entière ressemblance avec les autres partis classiques présentés comme archaïques. A partir de là, il sera très difficile de remodeler un nouveau En marche même mâtiné d’écologistes.

Le pouvoir soupire de ne plus avoir à gérer les protestations des Gilets jaunes et utilise comme il peut les restrictions de manifestation liés au COVID et de son hypothétique seconde vague. Un climat social apparemment tenu sous cloche sous laquelle couve des révoltes qui à un moment à un autre déborderont la tactique gouvernementale. La température du monde n’est pas très bonne et celle de l’Union européenne pas davantage. Le pouvoir avance sur des œufs avec un parti qui ne se croit plus et se disperse. Si en politique il est nécessaire de ne jamais dire jamais, convenons que les mois à venir seront fortement tributaires d’une situation intérieure bouillonnante et d’un environnement extérieur très crispé avec des accélérations et décélérations soudaines.


Jean Vinatier

Seriatim 2020

 

mardi 22 septembre 2020

Petit tour en Arcadie européenne N°4957 14e année

Tandis que Saint-Germain des Près n’a d’yeux que pour les coucheries/disputes des Enthoven, père et fils, qui se disputaient les charmes de Carla Bruni désormais épouse de Nicolas Sarkozy, à quelques centaines de kilomètres l’Union européenne apportait la démonstration de sa fatuité : du Royaume-Uni de Boris Johnson qui se fait un malin plaisir à brandir le No deal, à la Russie de Vladimir en passe de réussir à bien manœuvrer le cas de la Biélorussie laissant à Berlin le ridicule de Navalny quand la Turquie d’Erdogan joue à merveille la prudence germanique contre l’histrion Macron sans omettre la Chine de Xi Jiping ravit de noter qu’au terme d’une conférence virtuelle que Bruxelles était en toute hypothèse dans les choux ! Bien évidemment les États-Unis, dans la dernière ligne droite d’une campagne présidentielle qui promet d’être aussi singulière que celle de 2016, distillent ici et là ce qu’il faut de piques pour tétaniser une Europe qui n’a plus que les coups de com pour tenir le décors en place.

Le Président français qui ne cessa pas d’aller là et là avec des airs bravaches pour reprendre une place en Méditerranée orientale et plus particulièrement en Syrie, sa déconfiture libanaise de septembre semble le stopper un peu : il découvre un peu tard que l’Orient a tout sont temps et qu’à moins de débarquer avec une armée écrasante qui renverserait l’ordre, on ne gagne rien dans cette partie d’Asie à menacer, ni à sermonner : son ingérence dans la vie politique libanaise a été de toute indécence et de morgue aujourd’hui fondue comme neige au soleil. Seul lueur de cette politique sans habileté, un hypothétique achat par la Grèce de 18 Rafale français…..

Le discours de l’Union prononcé par Ursula Von der Leyen (en anglais alors même que Londres quitte l’UE!) est un monument de vanité et de projets inquiétants pour la vie démocratique lequel couronne bien piteusement une présidence allemande qui avait entre ses mains bien des outils pour monter d’un cran dans la prépotence. L’Allemagne est dans une mélasse. L’Union européenne s’affaisse même si Emmanuel Macron espère en en prenant la présidence en janvier 2022 la faire monter en chantilly, quid de sa solidité. La preuve, un sondage du Figaro indique de 40 % de ses lecteurs estime peu important de se battre pour garder l’assemblée européenne à Strasbourg...et cela au moment où la maire Vert de cette ville refuse un prix de 10 millions d’euros pour justement renforcer sa place européenne…..

Le couple franco-allemand qui n’existe qu’à Paris n’a plus que le fameux plan de relance pour illusionner :Et encore, quand Berlin mise des sommes considérables, Paris peine à grappiller ici et là les milliards pour tenir à bout de bras les entreprises. Ce n’est pas le haut commissaire au Plan qui masquera notre faiblesse et surtout pas entre les mains d’un Bayrou.

Une Union européenne à bout de souffle qui croise quand même les doigts pour que Joe Biden l’emporte le 3 novembre prochain afin de nous abrutir de discours no borders. C’est peu dire l’état de décrépitude dans lequel nous nous énervons. Des pays européens sacrifiant leur souveraineté respective pour une Union qui ne veut pas du tout les récupérer et croyant que les bras ballants et un sourire béat à toutes les émotions migratoires suffiront à son aura…...Une Union européenne droit de l’hommiste incapable d’accueillir un Julien Assange mais se courbe devant un Navalny pourtant bien suspect…. Voilà ce qu’est notre Arcadie européenne…qui esclaffe tous les grands fauves aux alentours.


Jean Vinatier

Seriatim 2020