Info

Nouvelle adresse Seriatim
@seriatimfr
jeanvin22@gmail.com



mercredi 29 juillet 2015

JO 2024 Boston écoute sa population, Paris la lobotomise N°3192 9e année



Heureux comme un Bostonien, malheureux comme un Parisien…De l’autre côté de l’Atlantique, le maire de Boston a compris le peu d’enthousiasme de ses administrés pour la tenue de jeux olympiques et a en conséquence pris la décision que l’on sait. De ce côté-ci de l’Atlantique, Anne Hidalgo se pâme de démocratie quand elle n’entonne pas l’air du « j’ai les vrais chiffres » mais se garde bien d’en user sauf à avoir, au préalable nettoyer le terrain, matraqué les Parisiens en communication festive afin que lobotomisés, hébétés ceux-ci de dégoût ne s’affaissent : voilà le but ! Entre 2016 et 2025, Paris devrait supporter, en 2016 la coupe européenne de football, en 2018 les JO gays, en 2024 les Jeux Olympiques hétéros, en 2025 l’exposition universelle….Stop !
Dans Seriatim, il a été écrit, et à plusieurs reprises, que l’idée de jeux olympiques à Paris était d’une parfaite ringardise, sans audace, conventionnelle, source de dépenses et de multiples couches supplémentaires d’immondices et de bruits pour l’enrichissement de quelques groupes.
L’audace eut été que, Bruxelles, au nom l’Union européenne proposa des jeux olympiques sur tout son espace: tout n’est-il pas à deux heures d’avion…. ?


Jean Vinatier
 Seriatim2015

mardi 28 juillet 2015

Dieterich Buxtehude (1637-1707) N°3192 9e année



Je découvre avec grâce l’œuvre de ce compositeur germano-danois du XVIIe siècle

« Crimée et châtiments » N°3191 9e année



Les cris d’orfraies poussés par les officiels français, une fois la délégation parlementaire arrivée en Crimée, est d’une hypocrisie sans nom et du même tonneau que les pudibonderies pratiquées par le gouvernement vis-à-vis de Bachar Al-Assad !
Si l’exécutif français avait véritablement voulu empêcher ce déplacement, il l’aurait l’ordonné: ce qu’il ne fit évidemment pas. Pourquoi ? Nous sommes dans l’ère des petites combinaisons liées aux servilités quotidiennes. Nous savons tous qu’une grande partie du mécontentement des éleveurs français est liée à l’embargo russe. Nous n’ignorons pas plus que l’Élysée essaie désespérément de se dépêtre  des Mistral : Washington a souri dédaigneusement quand nous entendîmes les lui vendre ! Aujourd’hui l’Elysée négocie avec le kremlin pour que toute la technologie russe soit démontée mais sans bourse déliée. François Hollande en est quasiment réduit à négocier vis, écrous et boulons avec la quasi-certitude de ne pas pouvoir les marchander. Sans avoir à ajouter la situation ukrainienne calamiteuse qui réduit pratiquement à rien les accords de Minsk établis sous l’égide franco-allemande. Bref tous ces éléments font que l’expédition de parlementaires français, en dépit des quolibets politico-médiatiques, devrait servir, pense-t-on en haut lieu, à amadouer un Vladimir Poutine, censé être l’homme le plus isolé au monde. Deux jours plus tôt, il conversait et devisait avec…Barack Obama !
S’agissant stricto sensu des parlementaires français notons la présence d’Yves Pozzo di Borgo dont la famille connut la bonne fortune grâce à Alexandre Ier de Russie, reçut son titre ducal de l’avant-dernier souverain des Deux-Siciles en 1852 et rivale des Bonaparte fit bâtir le beau château de la Punta avec des vestiges du palais des Tuileries…Nonobstant cette remarque historique, les observations de nos élus tranchent avec toute la propagande déversée par nos médias : les Criméens sont heureux en Russie comme Job et cela ne passe décidément pas.
Plus largement le délire russophobe qui saisit l’ensemble des institutions de l’Union européenne et avec elle les gouvernants de ce continent est pathétique. Le jour où l’empereur du Potomac décidera de concert avec Petit Père  que l’Ukraine ne vaut pas une guerre, nous aurons triste mine, l’Europe n’étant plus qu’un espace atlantique. Certes ce jour n’est pas là tant les États-Unis sont dans la hantise de ne pas imposer leur mondialisme comme la seule et unique mondialisation et prétendre que leur mondialité est la plus humaine qui soit, il n’empêche que la Russie tient telle un roc et c’est bien cela que nos braves parlementaires constatent bras ballants sous les sarcasmes.


Jean Vinatier
 Seriatim2015


dimanche 26 juillet 2015

Grèce : les BRICS sur le mont Pagnotte N°3190 9e année



Les médias ont rapidement balayé les plans B et C d’Alexis Tsipras qui prévoyaient d’en appeler à la Russie (plan B), à la Chine (plan C) afin de soutenir la sortie de la Grèce de la zone euro. Il a été dit que Moscou et Pékin ne donnèrent pas suite à cette demande successive, une déconvenue entraînant le Premier ministre grec dans une acceptation totale des exigences de la Troïka.
Quelle est la part du vrai et de l’inexact ? Faute d’être la petite souris, nous sommes réduits à l’expectative. Si, dans Seriatim il a été suggéré qu’un avenir pouvait se découvrir dans le cas d’une sortie de la Grèce de la zone euro, il ne faut pas oublier que les joueurs d’échec et de go, russe et chinois, ont également leur part respective de vision et de calcul, stratégique, tactique. Il est vraisemblable que la Russie et la Chine ne considèrent pas le plan européen comme solide : Athènes vient de solliciter, une fois encore une aide auprès du FMI ! En Allemagne, nombreuses sont les critiques à l’encontre d’Angela Merkel pour sa faiblesse. Si l’on résumait, seule la France de François l’Audacieux se réjouirait de l’accord intervenu et n’y verrait la moindre défaillance à terme.
A la vérité, l’accord du 13 juillet, fut un non-choix et le fut, initié et commandé par une puissance étrangère, les Etats-Unis, effrayés de voir s’avancer la Russie en Europe orientale via la Grèce. Cet accord ne fut pas européen mais américain. Si Berlin avait gardé sa logique et avec, l’Europe « hanséatique », à tort ou à raison, nous eussions vu ce choix comme le fait d’une puissance de l’Europe avec sa zone d’influence, agissant selon ses intérêts propres. Au lieu de quoi, nous eûmes une soumission. Quant à la Grèce sollicitant l’aide de la Russie et de la Chine, il a manqué une volonté révolutionnaire, ce qu’attendaient précisément les deux puissances, ce franchissement du Rubicon en dépit du danger. En un mot, Alexis Tsipras n’était pas vu comme volontaire mais velléitaire. Ces événements n’empêchèrent pas Vladimir Poutine d’en jouer avec Barack Obama afin d’avancer ses propres pions dans les affaires : iranienne, syrienne, ukrainienne. Comme il a été écrit dans Seriatim, la Grèce est depuis longtemps une boule dans le jeu géopolitique et les BRICS font comme les Rois de France dans la forêt d’Halatte, ils se placent sur le mont Pagnotte d’où ils peuvent regarder la chasse sans y participer…..


Jean Vinatier
 Seriatim2015

vendredi 24 juillet 2015

Iran/Etats-Unis : « Le traité par Uri Avnery » N°3189 9e année



« Et si en fait toute la dramatisation n’était qu’une manœuvre de diversion ? Si les rusés Persans n’avaient même pas imaginé de réaliser une bombe atomique, mais en avaient agité la menace pour atteindre leurs véritables objectifs ?
Et si en fait Netanyahou s’était fait berner pour devenir involontairement le principal collaborateur des ambitions iraniennes ?
Cela parait fou ? Pas vraiment. Voyons un peu les faits.
[….]
La suite ci-dessous :



 Jean Vinatier
 Seriatim2015