"Si vous ne lisez pas les journaux, vous n'êtes pas informés; si vous lisez les journaux, vous êtes mal informés" Mark Twain
dimanche 24 mars 2019
samedi 23 mars 2019
Brexit et souverainistes européens N°4653 13e année
La réunion bruxelloise ne
pouvait surprendre quant aux attendus et propositions sur les reports
élastiques du BEXIT. Il faut le répéter, Bruxelles ne veut pas de BREXIT. Brice
Couturier, hier soir sur Arte, disait tout sourire à Elisabeth Quin, que l’on
ne pouvait pas sortir de l’Union européenne et quand bien même un gouvernement
y parviendrait son pays sombrerait. Quel bel aveu d’un pro-Bruxelles qui espère
susciter l’adhésion de tel ou tel Etat
européen au nom de la liberté et au nom même de cette liberté la lui gommer si
d’aventure le peuple exprimait démocratiquement à un moment un autre choix.
Le Premier ministre
britannique, Teresa May qui apparait de plus en plus ouvertement comme hostile
à un Brexit dont elle a reçu pourtant le mandat n’est pas la seule personne à
intriguer. Les chefs de gouvernement dits souverainistes ou populistes ou
patriotes de la Pologne à l’Italie en passant par la Hongrie et l’Autriche dont
les discours ne cessent pas de dénoncer l’action bruxelloise n’ont pas fait
entendre une voix différente les 21 et 22 mars. En toute logique et en droite
ligne de leurs discours et campagnes électorales, ils eussent dû soutenir le
Brexit, contraindre la Première Britannique à tenir parole au lieu de quoi ils
s’alignent sur tous les autres et forment donc une union avec la Commission des
vingt-sept.
Les élections européennes
se dérouleront le 26 mai, une critique publique de cet alignement souverainiste
ne surprendrait pas…..
Jean Vinatier
Seriatim 2019
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vendredi 22 mars 2019
« les Etats-Unis, un danger stratégique pour la planète par Pascal Boniface » N°4652 13e année
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mercredi 20 mars 2019
Macron prépare le Waterloo des Gilets jaunes N°4651 13e année
Emmanuel Macron vient de
lancer sa grande offensive contre les Gilets jaunes qui ne sont plus que des
casseurs et dont les revendications ont disparu des écrans médiatiques
officiels. Le successeur de François Hollande tient à être l’homme de l’ordre,
l’ordre est un mot qui plait infiniment à une bourgeoisie. Et par ordre il ne
convient pas de croire que cela signifie le seul calme de la rue ou de la
campagne mais bel et bien la soumission à une puissance exécutive dans tous les
domaines.
Les Gilets jaunes sont
regardés comme des inadaptés à la félicité libérale et leurs cris sont compris
comme une incapacité à avoir le langage de moment.
La loi anticasseurs que le
Président envoie au-devant du Conseil Constitutionnel pour éviter à
l’opposition de le faire est par la démarche à la fois caricaturale et la
publicité de son comportement psychotique. Les
mesures censées terrasser les « Gilets jaunes » via la purge
de la direction de la préfecture de police de Paris voient désormais l’armée
(Sentinelle) entrer sur la scène populaire en supplétif de la police. Bien plus
important que le limogeage de tel ou tel haut fonctionnaire (même si dans ce
cas l’exécutif ne parait pas en mesurer les conséquences à venir), l’entrée sur
scène du soldat est symbolique et pourrait coûter populairement à la « grande
muette ».
Après le chaos du 16 mars,
l’opinion publique reste encore majoritairement favorable aux Gilets jaunes
(53%) ; aussi la tactique et la stratégie que le gouvernement choisira
pour écraser ce mouvement qu’il ne considère pas « social » mais une insubordination
ne supporteront pas la durée. L’on devine que l’Elysée veut faire place nette
avant les élections européennes du 26 mai prochain. Ce qui s’est passé sur les
Champs-Elysées que l’on épouse ou pas l’idée que les casseurs jouissaient de la
bienveillance du pouvoir actuel sert parfaitement le calcul d’Emmanuel Macron
qui entend nettoyer la place et rendre très accessoire tous les autres partis
politiques à l’exception de ses opposants idéaux un peu Jean-Luc Mélenchon mais
surtout Marine Le Pen lesquels doivent devancer les anciens partis afin que le
Bien et le Mal s’affichent.
Le pouvoir juge avoir
circonscrit le foyer incendie des Gilets jaunes : ni les syndicats, ni les
grèves ne viennent s’agréger à eux. Il existe cependant une inconnue celle de
la psychologie des foules ou du peuple ou d’un coup de vent extérieur…..
Jean Vinatier
Seriatim 2019
mardi 19 mars 2019
lundi 18 mars 2019
« La Tefaf, toujours au sommet par Didier Rykner » N°4649 13e année
« Comme chaque année à la
Tefaf (foire de Maastricht), dès
l’ouverture ou presque, la foire bruit de rumeurs sur les plus belles œuvres
qui y sont présentées. Cette année, on y trouvait de manière unanime le tableau
de Wright of Derby présenté par Lowell Libson (ill. 1), une de ces
scènes de nocturne extraordinaires dont le peintre a le secret. L’œuvre s’est
vendue tout aussi rapidement. Selon nos informations, l’acheteur serait le
Getty, ce que le vendeur et le musée se sont pour l’instant refusés à
confirmer. Nous y reviendrons probablement dans une prochaine brève.
Parmi les autres objets qui
tenaient la vedette, outre le diorama chez Philippe Perrin dont nous avons déjà
longuement parlé (voir notre éditorial), prenait place la grande Crucifixion
de Louis Cretey (ill. 2), chez Rob Smeets, sans doute le chef-d’œuvre de
cet artiste qui n’avait pas été retrouvé pour la rétrospective de 2010 (voir l’article) et qui ne figurait à l’époque dans le
catalogue que par une photographie en noir et blanc. Cette grande toile
intéressait au moins deux musées français, mais hélas elle fut acquise presque
tout de suite par un des collectionneurs particuliers étrangers les plus
actifs, notamment dans le domaine de la peinture baroque. »
La suite ci-dessous :
Jean Vinatier
Seriatim 2019
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Pays-Bas
« Regards croisés sur la justice fiscale (Xe-XXIe siècle) : Egalité ou statuts particuliers ? » N°4648 13e année
Annonce de ce colloque
international à Amiens les 4 et 5 avril, organisé par l’université Jules Verne…
« Parce que l’impôt est un prélèvement contraint – ou, tout du
moins, pouvant se dispenser de l’accord du contribuable –, la question de sa
justice est un problème constant. Il est certes possible, sinon tentant, d’y
répondre sommairement en le considérant comme intrinsèquement injuste –
Taxation is theft – ou de juger la question vaine puisque, juste ou non,
l’impôt devra être payé – Nothing is certain but death and taxes ! Pourtant, à
l’heure où le gouvernement français s’apprête à engager plusieurs réformes de
la fiscalité, la justice fiscale semble à questionner sur plusieurs plans. Dans
ses aspects les plus concrets, elle se donne bien sûr immédiatement à voir dans
l’organisation, le fonctionnement et les réformes successives du système
fiscal. Cependant, l’incontestable technicité de la matière – souvent fantasmée
comme forcément attentatoire aux intérêts particuliers – ne doit pas dissimuler
l’importance des questions qui s’y jouent. En effet, à travers l’idée de
justice fiscale, c’est toute une conception du monde – et aujourd’hui,
particulièrement, une conception de l’État et de ses missions – qui apparaît
derrière la technique juridique. Pour saisir l’ambiguïté de cette double
dimension, l’analyse historique se révèle essentielle. Permettant d’envisager
l’évolution du système fiscal en fonction des contextes, des inflexions
politiques et des ambitions du temps, elle seule permet une analyse fine des
enjeux les plus contemporains en leur offrant la mise en perspective qu’ils
méritent. C’est donc à travers ces trois dimensions – fiscale, théorique et
historique – profondément imbriquées que l’on se propose de questionner ici la
justice fiscale. »
Jean Vinatier
Seriatim 2019
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dimanche 17 mars 2019
Acte XVIII : Macron hors-piste, Hidalgo hors Champs(Elysées) N°4647 13e année
Il était su de tout le
monde que la journée du 16 mars ne serait pas aussi calme que les précédents
samedis mais apparemment pas par le Chef de l’Etat qui jugea heureux de changer
d’air au ski ce qui, au vu de ce qui se déroula sur les Champs-Elysées
redevenus un champ d’affrontement comme en novembre et en décembre, est
aujourd’hui totalement dénoncé par tout à chacun.
Ce qui apparaît au lendemain
de l’acte XVIII des Gilets jaunes est l’impasse dans laquelle le gouvernement est.
Après avoir déroulé tout un long catalogue de caractéristiques fautives
des Gilets jaunes, de l’homophobie à l’antisémitisme en passant par la hausse
du chômage, et après avoir lancé des « casseurs », l’exécutif ne peut
compter que sur un retournement de l’opinion publique. Or, celle-ci restera
majoritairement favorable aux revendications sociales des Gilets jaunes
lesquels savent plus qu’au début que la violence, malheureusement, reste la
seule musique qu’un gouvernement autiste perçoit.
Longtemps sans la possibilité d’écrire mais pas d’entendre ni de voir,
j’ai observé avec effarement le successeur de François Hollande se complaire en
télévangéliste version Obama (chemise blanche) pérorer pendant des heures et des heures au grès des réunions du Grand
débat national qui prirent des formats différents au fur et à mesure que
l’audience chutait. Loin de s’être épuisé Emmanuel Macron tiendrait à cette
errance jusqu’à la campagne pour les européennes, cette échéance électorale
qu’il ne peut pas perdre et pour laquelle il fera tout y compris jusqu’à
l’extrême. Quasiment paranoïaque, Emmanuel Macron voit des Russes partout, des
complots ici et là et s’insupportant de la moindre critique sur les agissements
des forces de l’ordre (Conseil de l’Europe, ONU) il « jugea insupportable
dans un droit de droit de parler de violences policières » (7 mars France
info) !!!!
Pendant ce temps, les Gilets jaunes se mobilisent semaine après semaine
avec des nombres différents ce que les médias, tous aux ordres de l’Elysée se
plaisent à noter et souligner. Cela fait quatre mois que les Gilets jaunes
battent le pavé sans être un seul instant écoutés.
Les Gilets jaunes sont là et Emmanuel Macron aimerait s’en servir pour
rassurer un électorat très minoritaire mais actif et se déplaçant jusqu’aux
urnes. Les Gilets jaunes sont là face aux hostilités des syndicats, des médias,
des « penseurs » du régime qui débitent bien des âneries avec ce
qu’il faut de pédanterie et de morgue pour qu’un jour tout ne dérape. Le degré
de nervosité du pouvoir n’est plus masqué par la carte blanche donnée aux
forces de l’ordre qui obéissent droits dans leurs bottes et se défoulent sur
les grands boulevards comme jamais ils en auraient la possibilité dans des
banlieues. C’est un défoulement également parmi des magistrats qui se frottent
les mains d’appliquer les consignes de la Garde des Sceaux, du procureur
de Paris qui incitent à garder au-delà de tout l’égalité des Français en GAV.
Il y a un défoulement malsain mais tout à fait à l’unisson pour une classe
sociale mondialisée aux réflexions mille fois plus dures et haineuses que des
aristocrates à la veille de la Révolution. C’est dans ce moment-là que l’on
mesure bien le degré de haine de la bourgeoisie pour le peuple, une détestation (qui est aussi une peur) du
peuple remonte à 1789. La bourgeoisie a eu besoin de lâcher le peuple dans le
pays pour imposer au Roi le partage du pouvoir avant de s’effarer que ce même
peuple refuse de rentrer dans le rang et la soumission. Cette classe
mondialisée bien plus déconnectée du réel que ne l’était la noblesse à la
veille de la chute de la Bastille, dispose d’outils très redoutables pour
réprimer, casser, briser. Avec Emmanuel Macron
cette classe a son héros qui trouverait sa place parmi les douze César
de Suétone, un treizième César paranoïaque persuadé de son aura, de ses
mérites, de sa gloire, de ses victoires imaginaires quand bien même ces deux
années du quinquennat ne présentent aucune réussite tant nationale
qu’internationale : tout est discours, communication illusion. Tout ce que
cette équipe parvient à faire c’est à dégouter les Français d’aller voter
sachant bien leur déroute si nos compatriotes sortaient hors de leurs gonds.
Emmanuel Macron et ses soutiens dénoncent des violences qu’eux-mêmes allument
par leurs actes, leurs propos.
Pour l’heure, Emmanuel Macron promet des « mesures fortes »
quand bien même la carte « antifa » ne semble plus utilisable et que
les Gilets jaunes, tout en maintenant les samedis, promettent des opérations
ici et là ce qui signifie qu’une guérilla entre sur la scène, la pire chose
pour un pouvoir quel qu’il soit. Le Président de la République voulait bien
écraser les Gilets jaunes avant les européennes mais les choses évoluent :
le débat national n’a pas été populaire et les rendez-vous citoyens annoncés
par l’Elysée sont rejetés par la quasi-totalité des gens questionnés. Sa
tribune dite « Renaissance » ne connut le succès, ni en France, ni en
Europe et la réplique cinglante de l’actuelle présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer anéantit tout ce qui a été dit autour du
traité d’Aix la Chapelle : Emmanuel Macron a œuvré pour le roi de
Prusse : ce n’est pas lui de dire, il doit écouter et suivre !
Si les nuages s’amoncellent au-dessus de l’Union
européenne via le BREXIT, ils sont surtout au-dessus d’Emmanuel Macron avec des
coups de tonnerre pour l’heure éloignés et l’empereur du Potomac n’est pas en
reste pour se rappeler à son bon souvenir par tweet interposé, une
communication tout sauf innocente. Emmanuel Macron n’est pas le seul à faire
les frais de la détestation, Anne Hidalgo, selon CNews, ayant voulu se rendre
sur les Champs-Elysées samedi en fin de journée, a été reconnue et chassée par
des gilets jaunes….On reconnait enfin qu’Emmanuel Macron, télévangéliste à
tendance paranoïaque et Anne Hidalgo obnubilée par l'extrême-droite, sont deux faces d’un monde exécré, sauf
par les bobos sur leurs trottinettes…
Jean Vinatier
Seriatim 2019
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