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dimanche 1 avril 2012

Les adieux à la Reine N°1138 5e année

La Bastille dans un gynécée !
Le réalisateur Benoît Jacquot a bien mis en scène l’arrivée de l’événement historique au sein d’une cour qui n’ayant modifié ni ses usages ni son rythme depuis la réunion des Etats-Généraux pensait avoir repris la main face aux députés  le 11 juillet 1789 par le renvoi de Jacques Necker et l’arrivée au ministère du baron de Breteuil lequel tiendra cinq jours…
C’est donc au surgissement de l’Histoire dans un univers féminin celui de Marie-Antoinette, que Benoît Jacquot, dépassant l’ouvrage de Chantal Thomas qui mettait en avant l’acte politique de la Reine en faveur de Breteuil, emmène le spectateur. Chemin bien singulier qui ne manque pas de nous dérouter à suivre les humeurs variées de la Reine qui se passionne autant pour un départ hypothétique vers Metz que par l’attente d’un dahlia brodé,  de sa coterie qui épie et dérobe où une Sidonie Laborde (Léa Seydoux), personnage naturel, spontané, sans calcul peine à garder l’équilibre au propre comme au figuré. Il lui faudra les observations de Jacob-Nicolas Moreau (Michel Robin) figure quelque peu tutélaire  - ancien précepteur du duc de Berry  puis  historiographe du Roi dès 1774 -  pour trouver un point fixe tandis que l’organisation de la cour s’effondre en trois jours, 15-17 juillet: les domestiques disparaissent, les courtisans errent dans les couloirs du château avant de s’enfuir. Le Roi, qui n’est pas le personnage essentiel de ce film, est furtif, presque évanescent, Xavier Beauvois ne déparait donc pas en Louis XVI abasourdi. Diane Kruger en Marie-Antoinette incarne fort bien ses désordres, ses pressentiments (mauvais) qui l’envahissent : elle se réfugie, faute d’un mari à aimer, auprès de favorites ou grandes sœurs (Polignac, Lamballe, Rohan-Guéméné…. etc.) que le film transforme, à tort,  en désirs totalement saphiques. Louis XVI et Marie-Antoinette furent sans doute, le couple royal le moins passionné par « la chose » et moins encore par toute déviance. Enfants, ils furent si mal aimés !
Sidonie Laborde quittant Versailles déguisée en duchesse de Polignac, cette dernière et son époux étant revêtus d’habits de domestiques, la lectrice tout comme la favorite faisaient leurs adieux à la Reine….Benoît Jacquot signe un fort bon film, on excusera deux ou trois longueurs, et qui laisse songeur : la femme serait-elle donc un labyrinthe ?
 Jean Vinatier
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