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samedi 31 mars 2012

BRICS : les néo-westphaliens à venir? N°1137 5e année

« A eux cinq [les BRICS], ils représentent 45% de la population mondiale et pèsent un quart du PIB de la planète. Dilma Roussef, Dmitri Medvedev, Hun Jintao, Manmohan Singh et Jacob Zuma viennent de se réunir à New Delhi, à l’occasion du 4éme sommet du BRICS qui regroupe le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud. »1
François Leclerc résume bien dès le début de son article ce que représente l’ensemble des BRICS sur les plans démographique et économique. Les quelques échos que les médias français ont bien daigné rendre compte sur le sommet tenu à New-Delhi les 28 et 29 mars insistaient, naturellement, sur l’idée de création d’une institution financière, la South South Bank, qui serait en quelque sorte une contre banque mondiale et anti-FMI. Utopique ou non, ce projet indique très clairement l’agacement de plus en plus croissant de ces nouvelles puissances devant le refus américano-européen de leur accorder une place plus conséquente de leur récente élévation mercantile. Mais, le plus important est-il dans cette intention ?
Ne sommes-nous pas d’abord, dans une réunion inédite de nations différentes les unes des autres, par le continent, la civilisation, la société, la religion, l’univers spatial, qui essaieraient de se trouver un chemin vers un équilibre politique commun ? Cette réunion ne serait pas sans rappeler ce que fut Westphalie (et Osnabrück) où les diplomates d’alors (mais qui appartenaient au même continent et qui avaient la même religion et une conception juridique du « droit des gens » admise) posèrent les termes de ce qui allait devenir au XVIIIe siècle la quête de l’équilibre entre les puissances au détriment de la suprématie de l’une sur les autres dont Vergennes et Kaunitz furent les acteurs de première importance.
Le gros défi des BRICS plutôt que de fonder une banque sinon mondiale à tout le moins hémisphérique serait de chercher à se constituer en directoire de puissances politiques lequel reposerait, à terme, sur des principes évidemment politiques, philosophiques, d’urbanités communs sinon convergents à l’échelle de trois continents (Asie, Afrique, Amérique du Sud) Cette tâche, immense et périlleuse, s’inscrit, néanmoins, dans une prise de conscience née de la mondialisation dans laquelle nous ne faisons qu’entrer.
Dès aujourd’hui, les BRICS ont en face d’eux, un « monde Atlantique » (Etats-Unis/Europe) absolument pas enclin à renoncer à la supériorité acquise en 1945 et considérant l’union militaro-financière, des technologies et du soft-power comme un fer de lance sans égal non susceptible de contestation.
Sans mettre la charrue avant les bœufs, le simple fait qu’une ligne Sud-Sud se trace même en pointillée et que les principaux leaders des BRICS comprennent que le vecteur politique sera fondamental souligne le signe capital  de notre temps celui d’un nouveau monde.  
 Jean Vinatier
 Sources :
1-« Le monde vu de l’autre côté » par François Leclerc :
 « Discrètement mais fermement, le BRICS devient politique » par Philippe Grasset (revue de presse anglophone)
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