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mercredi 8 juillet 2015

Dimanche : Grèce libre et Europe implosée? » N°3173 9e année



Dehors ou dedans, dimanche : c’est que l’on nous annonce au terme d’une journée longue et bêlante !
Question : si la Grèce ne faisait plus partie de la zone euro dimanche, y aurait-il encore une Union européenne, le lundi ? Voilà l’interrogation !
Marine Le Pen a eu le bon mot pour qualifier « la bande de Bruxelles » en la dénommant « secte ». Mais une « secte » de quoi et pour qui ? N’assiste-t-on pas à une autodestruction générale ? Les historiens de la fin du XXIe siècle s’interrogeront longtemps pour savoir comment un tout petit pays, la Grèce, dont le PIB est ridicule et qui connut plusieurs faillites en un siècle, a contraint la zone euro et donc l’Union européenne à prendre le risque de se fracturer ? L’intelligence n’aurait-elle pas été de rompre très vite avec Athènes au lieu de mettre en place une série de rencontres, de sommets sans la moindre conclusion. Autre question : y-a-t-il une tête pensante ? Mme Merkel que l’on imagine en novatrice d’un IVe Reich, ne prend pas le moindre risque en trainant derrière elle le Français, qu’elle n’aime pas, et qui combine à la petite semaine comme s’il gérait un congrès du parti socialiste. Nous regardons gesticuler (et non agir)  une Europe sans le moindre sens politique ni la plus petite ambition. L’empereur du Potomac s’impatiente, il pense à ses traités transatlantique et transpacifique et donc à la Chine, de ce continent, pourtant peuplé de ses créatures qu’il n’hésite pas à malmener en les espionnant puis en les incitant à s’espionner entre elles. Mais voilà les marionnettes ont les fils rouillés  et qui toutes serviles à la grandeur du Potomac n’en peuvent pas davantage.
L’Ukraine, à l’origine fer de lance de l’avancée européenne, s’enfonce dans la misère, la corruption, la guerre larvée, quand les Balkans sont secoués par les Américains pour balayer l’influence russe. La France, doucement mais avec constance s’enfonce dans l’insécurité : migrants incontrôlés, actions des pro-daech (décapitation d’un chef d’entreprise français blanc, attentats et aujourd’hui vol annoncé dans une base militaire à Miramas de considérables quantités d’explosifs…etc.), son plan vigipirate n’étant plus qu’un vain slogan… Le sud européen, Italie, Espagne, Portugal, redoute le « Non » Grec. Le Royaume –Uni, fidèle à sa politique constante, s’apprête à demeurer ou pas dans l’Union européenne où il dispose déjà d’un statut à part, au gré de son strict calcul national. Et la Grèce ? Mais si dimanche elle est déclarée Grexit elle pourrait soit nationaliser sa banque natonale et continuer à imprimer des euros ou bien à accepter les aides des BRICS  ou bien faire les deux: après tout son histoire antique ne nous apprend-t-il pas qu’elle tenait bien davantage à ses possessions asiatiques plutôt  qu’européennes : ainsi la guerre de Troie……

Jean Vinatier
SERIATIM 2015

mardi 7 juillet 2015

« Le Groenland est frappé par une vague de chaleur qui n’est pas sans nous rappeler l’événement majeur de 2012, par Philippe Soubeyrand » N°3172 9e année



« Qu’on se le dise sans attendre, une fois la crise systémique grecque momentanément repoussée à plus tard, faute d’avoir su annuler sa dette, nos dirigeants devront s’atteler à un autre dossier tout aussi brûlant, si ce n’est plus. En effet, la vague de chaleur qui frappe actuellement notre planète, et pas seulement l’Inde, le Pakistan, l’Espagne ou la France, n’arrange rien à une situation qui était pour le moins alarmante depuis longtemps, et ceci bien avant les premiers accords de Montréal en 1987 [1].
Or 28 ans après, nous sommes aujourd’hui en juillet 2015, à la veille de la conférence mondiale de la dernière chance sur le climat, la COP21, qui se tiendra à Paris d’ici le 11 décembre prochain [2], et qui nécessitera une réaction audacieuse, voire courageuse, de la part de l’ensemble de la communauté internationale. Car à défaut d’avoir su réduire de manière drastique l’ensemble de nos émissions de gaz à effet de serre du fait notamment de nos énergies fossiles, nos dirigeants devront peut-être prendre la lourde décision de quasiment tout stopper, ne maintenant en activité que ce qui demeure indispensable à la survie de l’humanité.
Car avec une concentration en CO2 (dioxyde de carbone) dans l’atmosphère qui a franchi sans surprise [3] la barre symbolique des 400 ppm (parties par million) [4], avec des concentrations en CH4 (méthane) et N2O (protoxyde d’azote) qui ne sont guère plus réjouissantes [5], avec le souvenir d’une année 2014 déclarée comme la plus chaude jamais enregistrée [6] et, plus récemment, celui d’un mois de mai 2015 d’ores et déjà confirmé comme le plus chaud jamais enregistré depuis 1880, du fait d’une anomalie de température moyenne globale de +0,87°C, sachant que pour l’ensemble des continents de l’hémisphère Nord, cette anomalie pour le mois de mai prend la seconde place du classement des mesures à +1,36°C, juste derrière l’anomalie record de mai 2012 mesurée à l’époque à +1,47°C [7], puis finalement retenue par la NOAA à +1,51°C [8], nul doute que nos dirigeants vont devoir trancher dans le marbre, sachant que cette fois-ci, ce sera pour de bon.
C’est peut-être bien là la seule chose tout aussi invraisemblable que raisonnable, à faire…
[…..]
La suite ci-dessous :



Jean Vinatier
SERIATIM 2015

lundi 6 juillet 2015

« Il n’y aura pas de GREXIT par Liliane Held-Khawam » N°3171 9e année



« Les banquiers centraux ont activement créé ces 3 dernières décennies des firmes transnationales. TOUS les investissements actuels d’envergure et intérêts de la haute finance internationale sont centrés sur ces Firmes-Etats.

Ces firmes-Etats qui trustent les pool-positions sont celles qui investissent dans le transhumanisme ou le posthumanisme. Ignorer ceci dans toute analyse d’économie publique ou géostratégique revient à se priver d’une base de réflexion fondamentale. Ces firmes-Etats ont d’ores et déjà le pouvoir mondial sur le plan économique et financier. Mais si elles veulent finaliser la création d’un espace- Etat transnational qu’elles gouvernent, elles doivent se débarrasser définitivement de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un bien ou service public.
Mais le mot public inclut les prétentions du peuple. Or, ces firmes-Etats n’ont certainement aucune intention de partager le pouvoir avec le peuple. Rappelons que les dirigeants transnationaux sont ceux-là même qui ont siphonné les compétences des uns pour les délocaliser ailleurs, jouant sur tous les tableaux pour se constituer un réservoir de l’emploi le plus vaste possible pour diminuer les prétentions salariales jusqu’à arriver à des appellations inenvisageables encore récemment : les salaires à bas coûts !
[….]
La suite ci-dessous :

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Jean Vinatier
SERIATIM 2015

dimanche 5 juillet 2015

GREXIT enclenché mardi ? N°3170 9e année



La très large victoire du « Non » au référendum devrait enclencher la mise en œuvre d’un GREXIT dès mardi, un 7 juillet, le jour même du lancement de la banque des BRICS à Oufa.
Les réactions de Berlin ne laissent planer aucun doute sur la fermeté de la chancelière. En se rendant à Paris lundi soir, elle affichera, aux yeux de l’opinion, que ce choix sera, aussi le fait « du couple franco-allemand », coupant, ainsi l’herbe sous le pied de François Hollande, qui commençait une danse à part à quelques heures du référendum. Il y a bien, ce soir une Europe sous la totale férule germanique (où sont Junker et Tusk ?) qui n’admet pas qu’un peuple puisse se prononcer. L’Union européenne change de forme et de dynamique : elle est clairement germanophile et nordique (l’Europe sérieuse et comptable). Les marchés financiers salueront, certainement, le choix de la chancelière une fois le mauvais canard éliminé des écrans.  Les marchés auront, enfin, une zone européenne complétement sous le joug de l’ultra-libéralisme et parfaitement domestiquée pour le grand avantage de l’empire du Potomac où vit la FED.
Du côté d’Athènes, le Premier ministre Alexis Tsipras a emporté, haut la main, son pari d’envoyer une réponse massive en direction de la Troika, et, sans doute, dès ce soir les imprimeries tournent pour imprimer du drachme (un billet d’euro surmonté d’un drachme). Cette victoire couperait la Grèce de la zone euro mais lui ouvrirait, alors la voie eurasiatique : Russie, Turquie, Chine. Ce danger bien perçu par Washington pourrait inciter cette puissance à proposer une aide en dollars dans le but, surtout, de rendre impossible une sortie de l’OTAN. Un général grec, mis à la retraite par George Papandréou, Fragkoulis Fragkos, a laissé entrevoir une possible entrée sur scène de militaires.
Si ce soir se conjugue deux crises, la première de la zone euro, la seconde plus géo-militaire celle de l’OTAN, il conviendrait de ne pas oublier les répercussions sur le Royaume-Uni qui devra se prononcer en 2016 sur son maintien ou pas dans l’Union européenne sachant que l’émergence du seul euro-mark ne sera pas vu d’un bon œil….  
Nuit heureuse de la démocratie mais nuit où tous les chats sont gris, au lever combien seront devenus des fauves ?



Jean Vinatier
SERIATIM 2015

mercredi 1 juillet 2015

Piketty et la Grèce : vidéo N°3169 9e année



Europe-Grèce : ping-pong N°3168 9e année



On savait les journées précédents le référendum du 5 juillet sources d’annonces mais là, le rythme pris est quasiment insensé.
Tout d’abord, et c’est le point le plus fondamental, l’intervention directe d’institutions, financières, politiques toutes étrangères à la Grèce dans la réponse qu’apporterait le peuple le 5 juillet est l’exemple publique de violation de toute les souverainetés, de la démocratie par ceux-là mêmes qui nous abreuvent de propos ronflants sur la liberté, les principes politiques fondamentaux et ainsi de suite.
Ensuite, la Grèce dont le gouvernement fort de sa légitimité a compris l’atout qu’il détenait avec le référendum en fait une boule de feu assez redoutable. Alexis Tsipras se positionne comme pouvant interpréter un « Oui » comme un Non et le « Non » comme un oui. Il emmène ses adversaires dans le dédale. Voilà un homme qui a médité sur la bataille de Salamine !
Enfin, le grand désordre qui ne cesse pas de grandir, loin d’unir l’Union européenne et la zone euro, commence à les fragiliser de plus en plus. Depuis Moscou et Pékin, le spectacle est suivi quand l’empereur du Potomac n’a plus que la rodomontade et la crainte, qu’à terme, la Grèce ne demande à quitter l’OTAN. C’est bien plus cela que le sort de l’euro qui avive les craintes outre-Atlantique.
On ne le répétera pas assez, le cas de la Grèce a quitté depuis un moment le strict champ budgétaire pour être investi par la géopolitique et la géostratégie, les curseurs y sont désormais bien posés…..

Jean Vinatier
SERIATIM 2015