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mercredi 31 août 2011

Fin d’août en France N°1009 5e année

La fin de l’été en France est lourde et nauséabonde. On ne parle déjà  plus du nombre de plus en plus élevé de pauvres et des précarités démultipliées. Fort cyniquement les politiques se disent : les pauvres votent-ils?  Et si oui dans quelle proportion? Les médias nous assomment avec l’affaire DSK : ils l’attendent avec joie à Sarcelles pour faire la fête! Étrange qu’un homme certainement coupable d’un viol ou à tout le moins d’une tentative de viol  cherche à se pavaner au lieu de jouer la carte de la discrétion. Le procureur Vance a usé de l’expression « relation sexuelle précipitée », non parce qu’il ne pouvait prouver le viol mais parce que le mensonge ou l’omission de Mme Diallo sur son entrée sur le sol américain la rendait suspecte de facto.
L’affaire Bettencourt faisait aujourd’hui la une de la presse. La  raison, la sortie du livre de la juge Prévost-Desprez dans lequel elle affirme qu’une ancienne infirmière de la milliardaire aurait dit à sa greffière que l’actuel Chef de l’État aurait reçu de l’argent liquide. Démenti de l’infirmière puis de l’Élysée. Flop ou rebondissement? Pour l’heure nous sommes en bordure du marécage. Le Président de la République pensait souffler après l’appel de quelques femmes et hommes riches à payer plus d’impôt! Patatras! La démarche, non pas des femmes et hommes les plus riches de France (Mme Bettencourt exceptée) mais des grands aisés n’abuse pas les Français. Ce n’est pas de sitôt que l’étiquette Sarkozy Président des riches le quittera! Force est simplement de constater que cette initiative n’est ni la conséquence d’une demande du parti socialiste, ni d’un journal mais le fait d’un entourage présidentiel.
Sur un plan plus politicien, les sénatoriales de septembre décideront ou pas de la convocation du Parlement en Congrès pour proposer l’adoption de cette fameuse Règle d’Or destinée à rassurer les marchés et non à garantir une stricte discipline budgétaire. La ficelle est grosse : sous le prétexte d’une réunion précipitée entre Sarkozy et Merkel qui vit les deux dirigeants s’inquiéter de leurs futures échéances électorales et qui aboutit à suggérer (fortement) que tous les pays membres de la zone euro adoptent tous cette Règle d’Or, Nicolas Sarkozy a pensé mettre les socialistes au pied du mur, un « Non » les rendant irresponsables. Espérons que la gauche et les autres élus auront le courage de briser net cette manœuvre.
Au fur et à mesure que Nicolas Sarkozy bombe le torse depuis la chute de Tripoli et qu’il songe à d’autres interventions en Syrie et en Algérie, le climat intérieur loin de le conforter dans sa nouvelle importance au sein de l’OTAN et auprès des plus bellicistes des cercles washingtoniens, pourrait le faire tanguer. Outre son échec complet sur la thématique sécuritaire dont Marseille devient le symbole avec la valse des préfets, le taux de chômage et la faible croissance ne sont-ils pas le talon d’Achille présidentiel? Les chiffres de la croissance au 3e trimestre seront moins mauvais  permettant un court répit avant que ceux du 4e trimestre ne soient connus. Si les syndicats ne montrent guère d’empressement à descendre dans la rue, le mécontentement populaire grandit. On voit s’afficher sur les murs de Paris des placards comme « endettez-vous, enrichissez-les ». Dans ce climat incertain, comble de l’ironie, c’est Laurence Parisot qui a dit et redit qu’elle suspectait des manœuvres de financiers américains contre la monnaie européenne. Tout le monde la moque mais force est de constater que son propos nullement dénué de fondement n’a été ni le fait d’aucun parti de droite comme de gauche et moins encore de la presse qui manque visiblement de journalistes d’investigation. La patronne du MEDEF bien malgré elle, apporte de l’eau au moulin de celles et de ceux qui estiment l’État et les élus de plus en plus inféodés à des groupes et des lobbies.
L’édifice est tout de même bien lézardé et l’on voit se dessiner un bouc émissaire, le financier ou l’homme d’argent. Pour toute colère, révolte, révolution, le bouc émissaire n’est-il pas un préalable?
Jean Vinatier
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