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mercredi 19 novembre 2014

“De la demi-honte d’être Français par Philippe Grasset “N°2047 8e année

« Je dis “demi-honte” comme on dit demi-mondaine, avec un “demi” sans e, parce que vraiment cette bande, le président-poire et le reste, son équipe et son opposition, toute la meute piaillant et caquetant des élites-Système dans leurs salons et sur leurs show-TV, ils ne méritent absolument pas une honte complète. Ils sont tellement détachés de la vérité française, qui est une chose qui s’embrasse sur la longue histoire de la Grande Nation, dont ils sont totalement ignorants et qu’ils sont à mille et mille lieux de seulement oser être capables d’en imaginer là-dessus, qui dépasse leur souffle et leur regard, ils sont tellement tout ça que la honte qu’ils dispensent aux autres par leur seule existence ne peut être que la moitié du sentiment ; une honte à demi-honteuse, à demi-française, à demi-tout-ce-qu’on-veut. Ils sont tellement si peu qu’ils ne parviennent à être que la moitié d’eux-mêmes ; tout ce qu’ils disent, tout ce qu’ils font, tout ce qu’ils suscitent, est aussitôt réduit au moins de moitié...
[….]
La suite ci-dessous :
http://www.dedefensa.org/article-chronique_du_19_courant_de_la_demi-honte_d_tre_fran_ais_19_11_2014.html

 
Et ensuite, le commentaire fait à cet article qui me semble bien ajusté :

A la cape, ou la juste place retrouvée ?

Alain Vité
19/11/2014

Peut-être effectivement que la France est à la cape, comme un navire empêché par une trop grosse tempête, qui ne peut que fermer les voiles pour s'épargner le vent, et espérer être encore en état au retour du calme. Toutes ces agitations du monde sont au delà des capacités d'intervention de la France. Peut-être que les gesticulations des divers dirigeants ne servent qu'à distraire les foules, "rassurer les marchés" [soupir las] et autres conventions de l'époque, avec un théâtre de Guignol permanent en attendant une époque meilleure.

D'un autre côté, peut-être que de Gaulle a été une exception amenée par les circonstances, qu'il a temporairement donné un sursaut à la France et l'a déroutée de sa médiocrité en progression depuis au moins les années 1870. Ce qu'on voit aujourd'hui dans la presse sur la Russie, n'est guère plus bête que ce qu'on lisait à l'époque sur la Prusse. Depuis les années 1970 avec l'après de-Gaulle, le pays retrouve peut-être sa trajectoire d'égaré, avançant sur son erre et précipitant toujours mieux son échouage. La France comme un canard sans tête, qui tient compagnie à Obama le "lame duck".

D'un autre côté, la pression nord-américaine - fruit démesuré et hors de contrôle de la culture anglaise, né sur une terre trop fertile pour son propre bien - ne nous laissait pas beaucoup de choix sur le long terme.

N'empêche

La Révolution française a été la captation du pouvoir par les boutiquiers du Tiers-Etat, nouvelle aristocratie de parvenus vulgaires, plus qu'un avènement de la démocratie. Il est même possible qu'en coupant autant de têtes de nobles, la France ait privé l'Europe et le monde d'une voie alternative à celle de l'anglo-saxonnisme naissant : les alliances familiales aristocratiques formaient un tissu radiculaire serré, autant dans le pays qu'avec le reste du monde. Ce tissu et ses compétences auraient pu être utilisés par la France pour garder contact et influencer les autres pays, au lieu de les horrifier tous avec nos séances de guillotine, pour déboucher sur Bonaparte, puis Waterloo.

On avait déjà commis, plus tôt, la même erreur d'excès avec les Huguenots, qui sont aller survivre et faire fortune ailleurs avec leur audace et leur inventivité. L'anglo-saxonnisme triomphant doit beaucoup à la France pour ces deux raisons au moins.

Il n'est donc pas sûr que le pays soit dans une période si exceptionnellement mauvaise aujourd'hui. Nous vivons peut-être tout simplement un rattrapage de jeu, comme une machine usée qui retrouve sa position juste. Un rattrapage de jeu est en général rapide et parfois brutal, surtout quand il n'est pas décidé, comme celui que nous connaissons.

Evidemment, tout cela est subjectif et discutable, néanmoins un fait demeure : l'histoire d'un pays est une aventure collective de longue haleine, le fruit de son passé lointain. Tout comme la vie d'un quinquagénaire est le résultat de ses choix de jeunesse, accidents de parcours ou pas, le pays actuel est le prolongement de ces époques-là, et de ses déchirures anciennes avec le reste du monde.

Hollande est là parce que l'histoire des 30 dernières années lui a pavé le chemin. On aurait pu promouvoir quelqu'un d'autre pendant tout ce temps, mais ce fut lui. Nos forces intérieures sont ce qu'elles sont et influencées comme elles le sont. Si nous avions été autrement, tout aurait été différent. Et si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle.

Nous sommes ce que nous sommes et ça vient de très loin, ça n'a pas commencé avec la French American Foundation, ni autre bricole anecdotique à l'échelle d'un pays comme le notre. Nos forces sont là aussi, mais corriger nos pires faiblesses n'en fait pas partie, et ça non plus, visiblement, n'est pas nouveau.

Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 

Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto-Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

Messe sacre de Louis XVI & Te Deum Fête de la Fédération N°2046 8e année

Un peu d’histoire en musique bien plus belle que le dernier jeu d’UBISOFT, la série Assassin’s Creed 1789, qui se prend les pieds dans les honnêtetés historiques

Messe du sacre de Louis XVI François Giroust, le 11 juin 1775



Te deum pour la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790 par François-Joseph Gossec
 



Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 
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« L’armée condamnée à vendre puis à relouer ses navires et ses avions » N°2045 8e année

L’Etat se défait donc de tout du patrimoine comme de son armée, il est vrai dans une indifférence générale, le fatalisme nous gouverne……Les élites de tous les bords, sont déjà dans l’après-France…

 « Ils vont finir par détruire complètement l’armée française telle que nous l’avons connue pour n’avoir plus qu’une société militaire privée, des mercenaires comme il en existe notamment aux États-Unis avec les psychopathes d’Academi (ex-blackwater). Au départ, c’est donc la multiplication des livres blancs visant à réduire les effectifs et les budgets qui est utilisé comme stratégie. On continue d’affaiblir les corps d’armée en réduisant toujours plus les budgets et en passant à la location, et avec le traité transatlantique puisque nous en revenons toujours à cela, les sociétés militaires privées vont enfin pouvoir s’imposer, et effectuer des missions destinées à l’armée régulière en général avec les états-d’âme en moins…Nos politiques vendent la France morceaux par morceaux, sans limite aucune, dans l’indifférence générale…
[…]
La suite ci-dessous :
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/11/19/larmee-condamnee-a-vendre-puis-a-relouer-ses-navires-et-ses-avions/

 
Jean Vinatier
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mardi 18 novembre 2014

Hidalgo petite maire….de Paris N°2044 8e année

Le refus exprimé par le Conseil de Paris au sujet du terrain sur lequel aurait dû s’ériger la Tour Triangle a soulevé l’ire de Mme Hidalgo le visage blême qui décida de déclarer le vote nul. Pour quelle raison ? Quelques conseillers de Paris (droite et gauche) ont brandi leurs bulletins de vote avant de la placer dans l’urne. Le vote étant à bulletin secret, l’édile de Paris s’est emparé de ce comportement pour s’en remettre au préfet et au tribunal de Paris. Question : les caméras veillant sur la salle du conseil, comment se fait-il que lorsque des élus choisirent pour ne je sais quelle raison imprudente de montrer bien haut leur bulletin, Madame le maire n’ait pas refusé leur vote ? N’importe quel chef de bureau de vote l’aurait fait…. Que se passera-t-il ?  Ou bien le tribunal déclarera les votes incriminés nuls au risque de donner alors la victoire aux partisans de la construction de cette tour, ou bien il décidera de refaire voter le conseil ou bien encore optera-t-il pour le maintien du résultat…..
Quel que soit le cas de figure, Mme Hidalgo se comporte publiquement comme une très petite personne. N'étant maire que par la grâce d’accords avec les Verts et les communistes, ayant un mari chef des frondeurs au sein du parti socialiste, elle ne semble pas voir la fragilité de sa position. Pour l’heure, elle se répand en arguant du fait que le motif de cette faire de la tour Triangle tiendrait dans le seul désir de NKM de lui infliger une défaite…Et quand bien même cette raison serait exacte, Mme Hidalgo oublierait-elle, une fois de plus, qu’elle est en politique, beaucoup de coups étant permis ! A vouloir revêtir des habits de probité, elle oublie comment elle traite l’affaire des serres d’Auteuil, méprise les mécontentements des commerçants des halles au bord de la révolte fiscale. A la vérité, Mme Hidalgo n’aime qu’une chose, l’adoration.
Cette manière de procéder que son prédécesseur, Bertrand Delanoë, évitait par une foule de petites combinaisons, circonvolutions et, sans doute, par l’usage des bons fonds de la mairie pour amadouer untel ou untel, elle ne l’a pas du tout. On avait déjà le pequeñito de Evry, nous avons, désormais la pequeñita de Paris……

 

Jean Vinatier
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Poutine le paria ? N°2043 8e année

La une de Libération, « Poutine le paria » ne manquerait pas de faire sourire si elle n’illustrait pas, une fois de plus, une presse parisienne complétement avachie devant l’empereur du Potomac. Nous avons une presse « collabo » mais, sans doute moins franche que celle  qui s’épanouissait, durant l’Occupation. Celle de nos jours affecte de ne pas considérer le soft power américain tout en gardant bien de tout irrespect et le suit, en fait, servilement en tout.
N’en déplaise à untel ou untel, Vladimir Poutine n’est pas un paria : d’abord il plaît aux koalas et un homme qui sait soulever avec délicatesse ces peluches australiennes mérite des égards ; ensuite on oublie sciemment la place que le Président russe occupait  sur la photo lors du sommet de l’APEC ; enfin, tout homme honnête sachant regarder une carte et n’ignorant pas l’actualité géopolitique, celle des BRICS, constaterait bel et bien que la Russie est tout sauf isolée. D’ailleurs quelle nation peut-elle être isolée dans la mondialisation ? La Corée du Nord, elle-même, ne l’est pas….
La détestation envers Vladimir Poutine n’obéît pas depuis le début à une réflexion politique souveraine de tel ou tel Etat européen mais à une injonction délivrée par une nation étrangère qui se croit prédestinée à être le monde : d’ailleurs le jour où elle y parviendrait sait-elle quelle tuerait sa singularité et serait happée par sa propre suprématie ? Les philippiques lancées à Vladimir Poutine sont, par l’absence totale d’approche intelligente, des flèches blessantes envers la nation russe laquelle se soude au fur et à mesure que nous nous devons de la culpabiliser.
En fait, la hargne européenne envers la Russie qui ne plie pas devant l’Auguste, a pour origine une peur terrible : celle d’avoir à assumer sa propre face devant un miroir qui renverrait une image odieuse de nous-mêmes. Sans porter aux nues le Président russe et sans haïr non plus celui des Etats-Unis, il est affligeant de voir à quel état de réduction nous sommes tombés. Pendant trois jours nous fûmes assommés par l’affaire Nabila et la course-poursuite en Seine-et-Marne derrière un tigre qui était, en réalité, un chat ou même, affirme-t-on, un singe : hallucination médiatique qui nous explose en pleine face mais, apparemment, le mystère dévoilé, tout reprend sa route……
Poutine est détesté non pas parce qu’il fait des lois malheureuses contre la publicité de l’homosexualité ou qu’il surveille les ONG étrangères mais parce qu’il veille à prémunir sa nation de toute dépendance. Et c’est cette souveraineté dite qui nous heurte nous qui, depuis longtemps, avons remis en des mains extérieures tous les symboles de notre Histoire. Nous nous insupportons de voir Astérix, nous qui nous nous flattons d’être, enfin, américanisés….Nos élites ne comprennent pas pourquoi telle nation refuserait de s’en remettre à autrui pour son bien-être, sa formule bienpensante toute lisse. Gouvernés par les enfants  ou descendants de Pétain, l’idée même d’une vision autonome géopolitique et géostratégique révulse alors même que les Européens devraient, au contraire, se saisir de cette opportune modernisation du  monde via, par exemple, les BRICS. Et la démocratie me dira-t-on ? L’Occident, au sens large, est passé maître d’avaler le monde en vendant ses breloques pour des diamants. La démocratie avancée n’est guère éloignée de l’idée coloniale des XIXe et  XXe siècle. La démocratie est, désormais, un appât vidé de toute philosophie et liberté : voyez dans quel état de surveillance nous sommes placés ? Si je ne voudrais pas vivre sous le régime chinois, je n’en ignore pas le mal infini que l’Europe fit à cet empire en le contraignant à consommer de l’opium en échange du thé ! Si bien évidemment, je formule l’espérance que tous les pays auront dans l’avenir un régime représentatif et des libertés fondamentales communes à la planète entière, je sais, aussi, qu’imposer par la force pernicieuse, insidieuse, un régime se retourne fatalement contre leurs auteurs.
Vladimir Poutine n’est pas un paria, mais, nous le sommes de nous-mêmes : nous nous maudissons de ce que nous ne sommes plus. Qu’attendre de peuples européens qui conviennent d’une sorte de suicide par dose homéopathique ? Le diable que nous admettons de voir chez Vladimir Poutine, nous guide alors même  que nous nous éprenons d’une envie irrésistible de bouger, de nous agiter, de nous affoler les uns des autres. Qui est paria ?

 
Jean Vinatier
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dimanche 16 novembre 2014

Tour Triangle la mauvaise ombre….. N°2042 8e année

Notre ville a-t-elle besoin de tours ? Non. Paris n’est ni Tokyo, ni New York, ni Dubaï : certains le regretteront, moi pas. La Tour Montparnasse et le Front de Seine sont deux plaies laissées par la période pompidolienne, est-il utile d’en ajouter une troisième ?
Depuis quelques jours, les journaux financiers, La Tribune, Les Echos, ne cessent pas de publier des articles tous favorables au projet d’UNIBAIL : c’est un secret de polichinelle, le MEDEF adore Mme Hidalgo tout comme il n’a cessé de soutenir Bertrand Delanoë, de même que Le Monde via Xavier Niel un ami de Jean-Louis Missika, autre éminence noire de l’actuelle équipe municipale. L’annonce par le député Pierre Lellouche (UMP) de voter pour cette tour alors même que son groupe fera l’inverse, symbolise parfaitement ce qu’a été l’opposition au maire du temps de Nicolas Sarkozy : d’une parfaite hypocrisie….
A chaque fois qu’un projet est avancé, c’est toujours la même rengaine : des emplois surgiront mais ils ne voleront que le temps de la construction, après quoi, descente générale…Quelques-uns avancent l’idée que cette tour attirerait un caravansérail d’entreprises ravies de quitter leurs étroits locaux, libérant ainsi de la surface habitable. L’histoire ne dit pas  quel serait le montant des loyers pratiqués par UNIBAIL, déjà grand manitou des Halles et sans aucune réputation de bienfaisance…. ? D’autres encore affirment que cette tour créait un lien entre Paris et la banlieue. Pour moi une tour a toujours symbolisée l’exact inverse : à la porte d’une ville, elle y exprime une force dissuasive…Là encore c’est un reste des projets de Delanoë rêvant de placer des tours tout autour de Paris : bref l’édile voulait-il recréer les fortifications au moment où l’on mettait en place le Grand Paris ? Chercher l’erreur……
J’allais oublier l’éternelle tarte à la crème : Paris doit dire au monde par un geste architectural (archtung!!!) sa modernité (évidemment), son ouverture (ben voyons), que la tour a été conçue pour les Parisiens (c’te blague !). Notre ville est la plus célèbre au monde, elle n’a aucunement besoin de prouver quoi que ce soit : on y vient pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle copierait. Si autant d’hommes viennent la visiter, la traverser tout au long de l’année, pense-t-on, un instant, que cette longue file humaine s’évanouirait si la Tour Triangle ne s’élevait pas ? ! C’est du foutage de gueule…
Mme Hidalgo n’a pas de majorité socialiste au conseil de Paris : elle est à ce poste via des alliances conclues avec les Verts, les  communistes. Les Verts ayant clairement pris position contre cette tour Triangle, les seules voix des communistes, des socialistes seront insuffisantes à moins que l’UMP et les centristes ne se divisent…NKM, qui n’a jamais caché ses critiques contre la Tour Montparnasse a en toute logique demander à son groupe de voter contre. Jean-Louis Missika œuvre, en coulisse, pour détacher des élus afin de satisfaire d’abord à l’orgueil de Mme Hidalgo, ensuite éviter les agacements d’UNIBAIL, société qui fait comme LVMH, la pluie et le beau temps à l’hôtel de Ville.
Dernière question : la mairie de Paris a-t-elle l’argent pour cette dépense ? Le trou de quatre cents millions n’est pas réglé, l’année prochaine ne grossira-t-il pas d’autant plus, gonflant la dette de la ville déjà à plusieurs milliards d’euros ? Et dire qu’en 2001, Delanoë avait trouvé plus de 600 millions d’euros dans lesquels il plongea ses mains bleuis pour en faire ce que l’on sait : souvent de la laideur, parfois de la médiocrité, rarement du bon…..

 

Association méritante :
http://www.contrelatourtriangle.com/

Le site pour la Tour :
http://www.tour-triangle.com/#

Un site ni oui ni non :

Autres sources :



 
Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 

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samedi 15 novembre 2014

« La république des républicains par Henri Guillemin » N°2041 8e année

Ci-dessous la vidéo n°2 d’une série de treize sur le thème de l’Autre avant-guerre (1871-1914).
Cette vidéo n°2 est très instructive sur la nature de la République qui s’installe en 1871..
« La république des riches gouvernée par des riches au bénéfice des riches »






 

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« Élisée Reclus ou l’émouvance du monde par Christophe Brun »N°2040 8e année

«Géographe de renommée internationale, Élisée Reclus (1830-1905) est indissociablement un savant, un écrivain et un poète, resté en marge de l’institutionnalisation universitaire de sa discipline. Son écriture correspond aussi à un projet politique : diffuser un savoir émancipateur auprès d’un public profane.
[….] 
La suite ci-dessous :
http://www.laviedesidees.fr/Elisee-Reclus-ou-l-emouvance-du.html

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APEC :Photo à message….N°2039 8e année


« Il n’y a pas illustration plus éloquente de la direction que prend le monde multipolaire que ce qui ressort du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Pékin.

Regardez les photos officielles de plus près. La position de chacun en dit long, surtout en Chine, où la signification symbolique a une importance capitale. Regardez qui se retrouve à la place d’honneur, juste à côté du président Xi Jinping. Regardez maintenant où on a relégué le canard boiteux chef d’État de la nation indispensable. C’est vrai que les Chinois sont aussi passés maîtres dans l’art d’envoyer un message universel. »

 
 

Source :


Jean Vinatier
SERIATIM 2014

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vendredi 14 novembre 2014

« L’erreur de calcul par Régis Debray » N°2038 8e année


« Les déclarations d’amour marquent rarement un tournant historique, mais nos annales retiendront le « j’aime l’entreprise » lancé par notre premier ministre au Mouvement des entreprises de France (Medef) un jour d’août 2014. Les cris du cœur ont leur ambiguïté. Comment interpréter celui-ci ?

Une effusion

L’apprenti Chateaubriand se tournera vers le passé. Goûter, c’est comparer. En 1945, le patronat, mis au piquet après ses compromissions avec l’occupant, vint demander l’aman au chef du gouvernement, le général de Gaulle. Lequel, peu rancunier, le lui donna. Deux républiques plus tard, le chef de gouvernement, pour excuser ses mauvaises fréquentations passées, est venu demander l’aval du patronat, qui ne le lui chipota pas. Un prêté pour un rendu. L’homme d’affaires ne se dérange plus. Il reçoit l’homme d’Etat. Les importants ont permuté.

L’émule de Bourdieu, moins sentimental, trouvera confirmation du fait que la bourgeoisie industrielle et commerciale a fauché la place de la bourgeoisie administrative et intellectuelle (qui avait elle-même, jadis, déplacé l’aristocratie foncière) au premier rang de la classe dominante. L’échelle des revenus corrigeant désormais celle des mérites, il connaît l’envie qu’inspirent aux hauts fonctionnaires les gestionnaires du privé. Normal donc que l’inspecteur des finances pantoufle à 30 et non à 60 ans. Changement de portage.

L’élève de René Rémond, à Sciences Po, pointera le retour en force du saint-simonien de 1820 chez nos esprits avancés et saluera un juste et tardif hommage du frelon aux abeilles industrieuses. Un gouvernant aux effets d’annonce sans effet, convaincu de sa condition parasitaire dans le tout-marché, passe le flambeau aux vrais producteurs de richesse. On connaît le nouvel annuaire administratif qui circule sous le manteau. A l’Elysée, le PDG de la Maison France ; à Matignon, le top management ; au Sénat, le conseil de surveillance ; et au Palais-Bourbon, un comité d’entreprise élargi.

N’appartenant à aucune des trois catégories précédentes, qu’il me soit permis de célébrer l’événement comme il le mérite : pour un changement de culture et, au fond, de civilisation. Notre premier ministre, patriote mais conséquent, aime l’entreprise parce qu’il aime la France et que la France n’abrite pas seulement, et pour son plus grand bien, des sièges sociaux de multinationales mais est devenue elle-même une grande et belle entreprise.

Aimer, c’est graviter. Changer de soleil, ce n’est pas anodin. La relation du chef politique aux chefs d’entreprises (privées, en l’occurrence, les publiques étant en peau de chagrin) n’est plus d’utilisation mais de fascination. S’il se fût contenté d’un « je vous apprécie », « je vous considère », « je vous propose une transaction d’intérêt mutuel (il faut bien produire avant de redistribuer) », ce n’eût pas été le saut de l’ange. Ce que j’ai vu à la télé, ce jour-là, c’est un enfant du siècle transi par l’illusion du siècle nouveau, l’erreur de calcul qui nous bouche la vue et s’en prend à nos vies.

L’invasion

Pris dans l’étau Eco, notre vocabulaire rétrécit. Chacun s’exprime à l’économie : il gère ses enfants, investit un lieu, s’approprie une idée, affronte un challenge, souffre d’un déficit d’image mais jouit d’un capital de relations, qu’il booste pour rester bankable et garder la cote avec les personnalités en hausse.

Quand notre ministre de la culture et de la communication (titre à intervertir : la com, c’est du lourd) reçoit un président de chaîne publique, il le somme de remonter dare-dare l’Audimat. « Les chiffres sont là, monsieur, il n’y a rien à dire d’autre. » Et surtout pas parler mission, qualité, intérêt. Un chercheur en sciences sociales se voit accorder son satisfecit d’après le nombre d’articles qu’il a publiés dans les revues anglo-saxonnes ; un ministre de l’intérieur, au nombre d’éloignements d’étrangers par an ; un préfet, au nombre d’expulsions qu’il fait dans le mois ; un agent de circulation, au nombre de contredanses qu’il a collées chaque jour ; un film, au nombre d’entrées le mercredi ; et une émission, au nombre de téléspectateurs. Nos bambins ont une valeur faciale indexée sur Facebook. Sans doute faut-il savoir compter la peine des hommes et évaluer le prix des choses.

Conclusion : s’il y a une crise économique, l’économie est si peu en crise que son ombre portée gouverne aussi bien notre intimité que l’ensemble de notre vie publique et déjà intellectuelle.

Nos champions d’une science économique plus qu’aléatoire ne connaissent de pronostic que rétrospectif et ne rient qu’en se regardant, comme les augures romains, sans faire rire personne d’autre. Leurs avis sont écoutés avec gravité sur le parvis des temples. Curieusement, leur fulgurante montée, en influence et crédibilité, est intervenue quand l’économie, qui n’occupait pas jusqu’alors toutes les conversations, s’est mise à battre de l’aile avec la crise pétrolière, à la fin des « trente glorieuses ». On me répondra que c’est quand la voiture tombe en panne que les garagistes sont le plus écoutés. C’est logique. Sauf que les mécaniciens savent en général faire repartir l’automobile.

L’assimilation

La subversion utilitariste a conduit le Quai d’Orsay vers une diplomatie axée sur la rentrée de devises et qui s’est annexé le tourisme, un morceau de roi. La balance des comptes peut expliquer les liens d’amitié renforcés de « la patrie des droits de l’homme » avec l’Arabie saoudite, où l’on décapite chaque semaine en public, au sabre, non au couteau, les coupables d’adultère ou de blasphème. Notre président fait représentant de commerce. Démarchage réussi s’il a « dopé la cote des entreprises hexagonales ». Plus grave apparaît la mise à l’alignement de nos forces armées. Elles n’ont pas seulement subi, au détriment de leurs capacités opérationnelles, de drastiques réductions budgétaires et de personnel (les armées ont depuis 1989 perdu les deux tiers de leurs effectifs). Plus qu’une diminution, c’est une dissolution par rabattement de l’institution sur le modèle entreprise, affectant au premier chef l’armée de terre. Fin du monopole de la violence légitime, banalisation de la fonction, démotivation générale et apparition, en attendant les contractors, d’un « outil de défense » en kaki de travail. Avec l’alibi du passage à l’armée de métier — catastrophe républicaine —, on fait du soldat un salarié, de l’officier un cadre sup, et de la mort au combat une faute de service donnant droit à dédommagement. On « externalise ». Les sociétés militaires privées (déjà testées pour la piraterie), sur le modèle anglo-saxon, occuperont demain le marché « sécurité ». C’est le paradoxe de ces pas en avant que de nous ramener en arrière. Notre XXIe siècle débouche sur le XVIe. Retour des condottieres. Point d’argent, point de suisses, une ombre d’armée pour une ombre d’Etat.

Remémoration

Le monde a changé d’odeur, mais chacun peut faire comme si de rien n’était. Nous usons des mêmes substantifs. La marque s’appelle toujours France et sous le pont Mirabeau coule la Seine. Tout baigne, pas de mouron. Oui, mais qu’est-ce qu’on aime en 2015 quand on « aime la France » ? Qu’est-ce qu’on sert quand on sert l’Etat : la SNCF ou l’Europe ? Une France faite à coups d’épée n’appelle pas les mêmes tendresses qu’une France refaite à coups d’OPA, et ce n’est pas exactement le même bipède qui se réveille au son des cloches, puis du tambour, puis de BFMTV.

Quand la nation est remplacée par l’entreprise, il n’est plus question de mourir pour Total — et c’est un grand avantage pour notre bien-être à tous qu’à l’envoi de troupes puissent succéder des sanctions économiques (plus besoin d’aller jusqu’à Moscou affronter le général Hiver). Dans un monde interdépendant, qui sanctionne est bientôt sanctionné lui-même, mais peu importe, le mot a un goût de punition, qui sied à notre comique certitude de supériorité morale. L’histoire de France, pour son bonheur, n’a connu à sa tête que des sacralités par ricochet, soit des intermédiaires entre l’Eternel et l’Actuel, hommes ponts ou go-between. Entre le Ciel et la Terre pour les fils de Saint Louis. Entre le chêne de Vincennes et la base de Kourou, entre le baptême de Clovis et la bombe atomique pour de Gaulle. Entre Bruxelles et Bercy, le pacte de stabilité et les chiffres de l’Insee pour M. Hollande. Quand le monarque prend le Ciel à témoin, il a Bossuet pour visiteur du soir ; quand sa hantise est l’histoire, il a Malraux ; quand ce sont les statistiques, il a Jacques Attali.

Fascination

On comprend dès lors le mimétisme américain et que la nouvelle Europe soit un dominion, fondu dans l’Otanie, avec son commandant en chef à la Maison Blanche. Il décide, et on fait (ou alors on ne fait rien). Ce n’est que l’expression stratégique d’un glissement de terrain dans les mentalités. Les Français eux-mêmes, jadis plus originaux, ne reçoivent plus sur ce terrain d’affluent intellectuel national. Nos centres d’analyse et d’études stratégiques sont des think tanks anglo-saxons franchisés, dont les responsables, formés aux Etats-Unis, ont pour haute ambition d’être reçus au Pentagone ou au State Department (un mot de félicitation manuscrit est mis sous verre et accroché au mur). Pourquoi une position française, si c’est l’Occident qui est à défendre ? Les Etats-Unis ont perdu toutes les guerres qu’ils ont engagées depuis 1945 (un bémol pour la Corée), mais un allié loyal ne se pose pas trop de questions. Peu importent Vietnam, Somalie, Afghanistan, Irak, Libye, etc. Le décisif, c’est que notre métropole a gagné la bataille des esprits, des monnaies, des langues, des drones, des normes et des rêves — avec notre appui militant, en périphérie.

L’élite romaine parlait grec, et c’est la Rome impériale qui a hellénisé l’Occident. L’élite américaine est monolingue, et le globish est notre espéranto.

La mise sur orbite de nos nouvelles générations qui cherchent à rallier dès la sortie du lycée la patrie de Steve Jobs est la conséquence d’une osmose entre deux écosystèmes. Le nôtre, hélas, ne peut sortir gagnant de cette transfusion de valeurs, pour deux raisons simples. La première, génétique : l’économie préside en Amérique parce qu’elle a précédé l’Etat, quand c’est l’inverse en France, où l’Etat a civilisé la société civile et unifié la nation. La seconde, spirituelle : l’Amérique dispose d’une religion civile, et nous n’en avons plus. La foi biblico-patriotique domine, régule et soutient un gratte-ciel dont Wall Street n’est pas le faîte mais l’entresol. Si la démocratie américaine n’est pas une pure et simple ploutocratie, elle le doit à cette colonne vertébrale et métaphysique. On ne voit pas l’œil de Dieu sur notre euro.

Implosion

Qu’on soit coach ou président, pape à Rome ou éditeur à Paris, l’art politique consiste à transformer un tas en tout — des populations en un seul peuple, ou une bande de zigotos en membres d’une même équipe. La superstition économique a l’effet contraire : elle désagrège un tout en tas. Le premier compose, la seconde décompose. Pour créer un ensemble et l’élan qui va avec, un fédérateur se sert (si l’on peut dire) de symboles pour galvaniser et rassembler. Qu’est-ce qu’un symbole ? Un point de mire et de convergence : un pôle aimanté. Progrès, Justice, Révolution, Nation, Egalité : un invisible, impossible à photographier parce que situé au-delà de la ligne d’horizon et au-dessus de notre monde immédiat et sensible, mais qui a la vertu de relier.

Le commun est en surplomb ou n’est pas. Il se trouve que les hommes ne peuvent s’unir qu’en quelque chose qui les dépasse. Sans un axe vertical, rien de solide à l’horizontale, mais du sablonneux, du liquéfié, de l’invertébré. Ségrégation et zonage. Des cases et des niches. La mise en concurrence des régions, classes d’âge, universités, mémoires, disloque tout ce que l’histoire a pu fédérer, agréger, mêler et féconder. L’Europe se meurt d’horizontalité : comme rien ne dépasse la loi du chiffre, ça tombe en morceaux (Catalogne, Irlande, Flandre, etc.). La France ne se morcelle pas en principautés mais en ghettos, réseaux, lobbies, ethnies, religions. Et tout se tient dans ce joyeux démembrement. Soixante millions de branchés, soixante millions d’esseulés, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Comme si une connexion Internet pouvait engendrer un lien de fraternité.

Aliénation

Un demi-siècle de paix européenne n’a pas aidé à dégager des caractères dans le magma des intelligences. N’ayant jamais tenu un revolver en main, ni fait leur service national, les dernières couvées de l’ENA ignorent les questions de défense. D’où leur propension à engager des guerres qu’elles ne savent comment terminer (le jour d’après n’est pas leur souci). Peu informée de l’histoire des religions et des géographies culturelles, instruite dans l’idée que l’histoire de l’humanité commence à la chute du mur de Berlin et celle de la France au D-Day, cette génération n’est pas en phase avec une actualité qui retrouve toute sa profondeur de temps. D’où ses erreurs de pronostic, notamment au Proche-Orient.

Ne lisant plus de livres enfin, désertant les théâtres, rivée à ses petites phrases, flashs, SMS et banderilles, elle s’est laissé gagner par un illettrisme réactif, malin dans la forme, bébête sur le fond. Peu d’expérience et guère de convictions : ne lui reste, pour faire carrière, qu’à s’adapter à ce qu’elle tient pour le plus réel : Paris Match et Free. Médias et business. Le suicide de la chose publique par ses célibataires, même — qui déconsidère le métier et fait fuir les meilleurs — a finalement investi Patrick Sébastien et les Bleus du soin de satisfaire aux invariants besoins de ferveur et de solidarité.

Il arrive que le business ne fasse pas le bonheur et qu’on ait besoin, à l’horizon, de grandes choses inutiles. Il arrive que des jeunes d’ici aillent faire leur service militaire ailleurs, qui en Syrie, qui en Israël, qui en Ukraine. Cela donne des frissons aux frileux. Il y a de quoi redouter, en effet, comme un cercle vicieux entre le nihilisme du gratin et le fanatisme de la « racaille ». Un chassé-croisé de phobies et de boucs émissaires entre les aliénés de l’American dream rêvant d’aller déambuler à San Francisco ou New York et les aliénés d’un califat onirique rêvant d’aller parader à Mossoul ou Rakka. Les premiers devenant étrangers à leur culture et les seconds faisant leur une lointaine folie.

Ne désespérons pas. Un retour au concret d’ici et maintenant n’est pas impossible à plus long terme, pour peu que l’héritage intellectuel des Lumières vienne à rencontrer une volonté morale. Pas demain dimanche, mais, comme on dit, le pire n’est pas toujours sûr.

Régis Debray
Ecrivain et philosophe. Une version longue de ce texte paraîtra à la fin de ce mois aux éditions du Cerf »

Source :
http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/DEBRAY/50859

 

Jean Vinatier
SERIATIM 2014

 

Internautes : Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bahamas, Bangladesh, Biélorussie, Bénin, Bolivie, Bosnie Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Cambodge, Cameroun, Canada, Chili, Chine (+Hongkong & Macao), Chypre, Colombie, Congo-Kinshasa, Corée du Sud, Costa-Rica, Côte d’Ivoire, Djibouti, EAU, Egypte, Etats-Unis (30 Etats & Puerto-Rico), Equateur, Ethiopie, Ghana, Gabon, Gambie, Géorgie, Guatemala, Guinée, Guinée, Haïti, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Islande, Israël, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Laos, Liban, Libye, Liechtenstein, Macédoine, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Maurice, Maroc, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Népal, Niger, Nigeria, Norvège, Nouvelle Zélande, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Russie, Rwanda, San Salvador, Saint-Marin, Sénégal, Serbie, Singapour, Slovénie, Somalie, Suisse, Syrie, Taiwan, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union européenne (27 dont France + DOM-TOM, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Pierre–Et-Miquelon), Ukraine, Uruguay, Vatican, Venezuela, Vietnam, Yémen

 

jeudi 13 novembre 2014

Emmanuel Todd au Club de la Presse N°2037 8e année



 
Jean Vinatier
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« Vendre un bien du domaine royal est une honte. Par Didier Rykner» N°2036 8e année

Coups de gueule de Didier Rykner, le premier quand il met en avant la  déshonorante politique de France Domaine (ministère des Finances), le second quand il expose le dévoiement des enquêtes publiques ainsi pour  les serres d’Auteuil

1-« La faillite et le déshonneur »

« Que le président de la République soit François Hollande ou Nicolas Sarkozy, une chose ne change pas : la volonté de brader son patrimoine sans aucune considération pour l’histoire de notre pays et l’intérêt de nos descendants. Une vision à court terme aussi écœurante qu’inefficace sur son objectif avoué : réduire les déficits que les mêmes ont d’ailleurs contribué à creuser.

Le bras armé de cette politique s’appelle France Domaine, qui est chargé par le ministère des Finances de vendre les biens de l’État. C’est cette institution qui voulait louer en bail emphytéotique l’hôtel de la Marine pour en faire un hôtel et des commerces de luxe, un projet fort heureusement avorté à la suite d’un fort mouvement d’opinion auquel nous avons fortement contribué.
Hélas, ce type de bonne nouvelle est rare et nous venons d’apprendre que le pavillon de La Muette, dont il avait été
largement question dans cet article, venait d’être vendu par France Domaine à un particulier.
[….]
La suite ci-dessous :
http://www.latribunedelart.com/la-faillite-et-le-deshonneur


2-« Roland Garros : à quoi sert une enquête publique ? »

« Il fallait une sacrée dose de naïveté, reconnaissons-le, pour avoir ne serait-ce qu’un espoir, que l’enquête publique (menée par Madame Marie-Claire Eustache) sur le projet d’installation du tournoi de Roland-Garros sur les Serres d’Auteuil allait émettre, comme certaines rumeurs le disaient, un avis prenant en compte de manière forte la contre-proposition des associations.
[….]
La suite ci-dessous :
http://www.latribunedelart.com/roland-garros-a-quoi-sert-une-enquete-publique

 
Jean Vinatier
SERIATIM 2014

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mardi 11 novembre 2014

1914-2014: d’une fin à une autre N°2035 8e année

Aout 1914-Novembre 1918 ont en commun, outre les millions de morts, les foules en liesse, celles pour le départ en campagne, celles pour la fin des combats. Ces mêmes foules qui applaudirent autant d’hommes dont beaucoup ne revinrent pas, tombèrent dans les bras de ceux qui ne croyaient plus à la fin du cauchemar. Si 1914 n’était pas la première guerre mondiale, elle l’était par les masses humaines engagées, aux nations happées s’ajoutèrent celles des colonies, par l’entrée sur scène des avions, des tanks, des gaz. Les années 39-45 en furent une répétition encore plus puissante dans l’horreur par les camps de concentration et les  bombes atomiques.
Que reste-t-il aujourd’hui ? Un centenaire dont les célébrations manquèrent singulièrement d’unité et de force. Il est vrai que le XXIe siècle, s’il n’a pas encore inauguré un troisième conflit mondial, continue sur la voie des guerres, notamment, hors les lois internationales (l’invasion de l’Irak par les Américains), des désirs de conquêtes ou bien des contestations territoriales. Si nos ancêtres de 1914 et de 1939 ne savaient pas que le monde était tout connu, ceux de nos contemporains qui vantent tellement la mondialisation en ignorent la conséquence la fin de l’inconnu du monde. La mondialisation par son fait supprime la conquête, la suprématie sur l’autre. Ce que les hommes de 1914 ne connaissaient pas, ceux d’aujourd’hui n’osent pas l’admettre de peur de perdre, les uns de l’argent, les autres une prédestination universelle. Les religions du Livre qui devraient par leurs longues histoires réguler et apaiser avouent, par leurs impuissances qu’elles ne naquirent que pour de très petits hommes, des coqs de village.
1914 l’Europe était au fait de sa puissance et des innovations dans tous les domaines, certains discouraient sur les idées internationales et les solidarités par-dessus les frontières, et pourtant !
2014 le monde a cessé de grandir en ce sens que nous ne découvrons plus de nouvel espace, et les seules innovations technologiques (Internet…etc.) nous rapprochent en apparence via des réseaux qui nous font ressembler à des bancs de poissons tournant en rond. L’idée de la  non-frontière  née des outils de communication serait donc le nouvel espace et par conséquent l’inconnu si cher aux hommes : ne serait-ce pas un artifice ? Les modernités se heurtent bien souvent aux archaïsmes des institutions de la cité dont les gouvernants ne craignent qu’une seule chose : en perdre la main. Et que font-ils pour conjurer ? La guerre. Les institutions internationales éviteront, peut-être, à l’avenir des guerres entre masses mais des oligarchies veilleront à maintenir les hommes et les Etats la tête sous l’eau quand elles le jugeront, s’amusant de cette démocratie représentative dévoyée législature après législature. L’homme a-t-il grandi depuis cent ans ? Face aux fins démocratiques et aux robotisations, que pèseront les hommes ? Pourquoi célébrer 1914 ? Pourquoi évoquer le patriotisme ? Pourquoi évoquer la France ? Tout cela est en train de se réduire par ceux-là mêmes qui agitent les grands mots de nos augustes. Dès lors la commémoration n’aurait-elle pas quelque chose de presque indécent ou malhonnête ? Pourquoi tout cela alors qu’on nous retire de l’Histoire ?
 
Jean Vinatier
Copyright©SERIATIM 2014

 

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