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vendredi 1 octobre 2021

Mélenchon, Rousseau, Zemmour : les radicalités en marche N°5719 15e année

 La radicalité de Sandrine Rousseau a obtenu des scores surprenants face à Yannick Jadot qui l’emporte in fine, à la Pyrrhus. Christiane Taubira, en son temps, entrait dans le lard et emportait bien des sympathies…jusque dans l’hémicycle de HEC Montréal. Une radicalité qui monte autant à gauche qu’à droite où Éric Zemmour, interdit de chronique sur Cnews, démultiplie ses auditoires dans ces déplacements, parlant net, franc, direct.

A croire que toute cette pression que les partis traditionnels tentaient d’en empêcher l’expulsion n’est plus tout depuis qu’un certain Emmanuel Macron entra à l’Élysée, poussé par les puissants mercanti franco-étrangers pour que rien ne bouge exception faite de leurs profits et de leurs avidités. Son quinquennat ne cessa pas d’affronter les colères populaires : Gilets jaunes, les corps de métiers…le quinquennat des malcontents !

A l’aube de la campagne présidentielle que tout annonce triste, voilà , que parcourent la France des acteurs politiques tels Sandrine Rousseau et Eric Zemmour balayant au passage des personnalités comme Anne Hidalgo, mettant à la peine Valérie Pécresse (« droite gaulliste, résistante » !!!), Xavier Bertrand, Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon, patriarche des malcontents, des furibards, surnage bien, espérant, non sans raison récupérer une partie des voix de Sandrine Rousseau…quand Anne Hidalgo soupire de dépit en regardant Jadot qui ne lui cédera en rien, compliquant même sa coalition parisienne…

Un vent se lève -t-il ? L’atomisation virale des Français depuis mars 2020 avec ici et là des soubresauts colériques mais sans union, arrive-t-elle à un tournant ? Quand Emmanuel Macron annonça le 12 juillet, ses mesures répressives contre les réfractaires au passe sanitaire, les jeunes se ruèrent non pas dans la rue mais dans les pharmacies et centres de vaccination : si le corps le plus naturellement porté vers les démonstrations politiques publiques commence par se mettre la tête dans le sable, rien ne pouvait donc retenir un pouvoir dans l’idée de prolongement du passe sanitaire….

Si dans un premier temps pour l’Élysée , l’émergence d’Éric Zemmour pouvait déséquilibrer la droite : tant mieux mais en mordant sur l’électorat de Marine Le Pen, les chances d’un second tour idéal (le bien contre le mal) s’estompaient ; idem du côté des écologistes avec la montée de Sandrine Rousseau qui vue positivement par l’équipe présidentielle, son échec rabattait les cartes de faire venir dans son escarcelle « une gauche réaliste », désormais, très très partagée entre Yannick Jadot et Anne Hidalgo en voie « d’Hamonisation » et agacée par les virevoltes macronniennes…

Bien évidemment les radicalités ne sont pas similaires selon qu’elles émanent d’un Mélenchon, d’une Rousseau ou d’un Zemmour mais chacune ayant une part identitaire dont on ne mesure pas encore la durée de résonance.

Nous sommes dans le prélude à l’élection présidentielle, car ce ne sera qu’une fois les 500 signatures obtenues que nous verrons les acteurs sur le champ de bataille. Pour l’heure, les remous, les envolées, les affirmations obéissent pour grande part à la posture mais avec ces courants profonds, sourds et qui sait sismiques.

A la veille de prendre la présidence de l’Union en janvier 2022, le pouvoir qui misait sur l’abstention et un adversaire repoussoir au second tour pour que les « bonnes gens » fassent le bon choix commence quelque peu à hoqueter. Emmanuel Macron espérait un feu d’artifice européen pour épater son électorat : mais plus d’Angela, d’autres partenaires qui voudront se démarquer, l’AUKUS qui porte un coup à la « dimension » française…quant à l’intérieur, les augmentations tarifaires (gaz, électricité, carburant…) même gelées jusqu’au second tour de la présidentielle, sont une poudrière. De plus, l’Élysée en décidant de restreindre les visas pour les pays magrébins, manœuvre politicienne au grand jour, a ce désavantage de montrer, également, que le palais court derrière Zemmour. Emmanuel Macron est-il un Louis-Philippe Ier à la merci d’une campagne des banquets des radicalités?

A voir :

Sandrine Rousseau : Bobos en auto, Prolos à vélo par Loic Chaigneau

https://www.youtube.com/watch?v=k3wHL_4RdGw

ET SI MARINE LE PEN N'ÉTAIT PAS AU SECOND TOUR ?

https://www.youtube.com/watch?v=C7sPN7JQqvE

Jean Vinatier

Seriatim 2021

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