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jeudi 4 octobre 2007

Sarkozy et les humeurs UMPistes N°46 - 1ere année

Tableau inimaginable à Neuilly sur Seine, fief des fiefs de l’actuel chef de l’Etat. Toute la France vit David Martinon, son poulain et actuel porte-parole hué par les militants UMP qui refusent de l’accueillir comme tête de liste pour les prochaines municipales aux dépens, notamment, du patron de l’UMP local, Arnaud Teullé. Martinon quitta la salle furieux et hagard !
Cette brutale réaction survient au lendemain des journées UMP tenues à Strasbourg où les critiques dans le vaste parti présidentiel conduites, notamment, par le sénateur et duc Josselin de Rohan prennent leur source principale autour de l’ouverture aux hommes de la gauche socialiste. Les noms de Jack Lang, de Julien Dray circulent dans le microcosme parisien quand on susurre ici et là qu’un nouveau gouvernement verrait le jour fin 2007 ou en janvier 2008 avec d’autres figures socialistes séduites.
Voyons d’abord que cette hausse de ton ne repose pas encore sur une conjuration ou bien une cabale. Les interrogations des élus, des militants s’axent autour du tourbillonnement présidentiel dans la mise en œuvre du quinquennat censé être une rupture à tous égards. Nicolas Sarkozy n’a garde, jusqu’à présent de s’arrêter à ces quelques cris. Il mise sur de futurs électrochocs après les municipales. Il lui plaît de les sermonner.
Première difficulté, tenir jusqu’à ce terme. Deuxième difficulté, réaliser, ensuite, véritablement lesdites réformes au triple galop, l’année 2008 étant l’extrême limite pour ce travail afin d’engager heureusement les élections présidentielles de 2012. Troisième difficulté, quels seront les résultats en mars prochain ? A priori un pouvoir exécutif ne craint pas trop une défaite dans cette élection mais nous ne sommes pas devant une équipe classique. Ce quinquennat est le fait d’un homme, qui veut être le seul jusqu’au bout. Il est envahi par la puissance de la notoriété, de la reconnaissance et croit, au final, que l’amour unanime habite chacun des électeurs de France : les laudateurs sont là, se rassure-t-il !
Autre son de cloche supplémentaire, l’affaire des tests ADN. On voit – et c’est heureux – que nombre de hauts responsables de la majorité dont Edouard Balladur, disent leur mécontentement sur ce point. Brice Hortefeux, naturellement, continue sa navette du Palais-Bourbon au Luxembourg mais un vers est bel et bien dans le fruit présidentiel.
Six mois ont passé rapidement, le fameux état de grâce prépare son hivernage. Les craquements dans la majorité présidentielle ne peuvent se dissocier des tensions entre le Président et François Fillon lequel, sans mot dire, intriguerait bien pour peloter quelques colères en interne. N’omettons pas davantage, le jeu souterrain de Michèle Alliot-Marie, presque ficelée place Beauvau mais dotée d’un solide carnet où les anciens gaullistes ne forment pas le corps principal.
Reste évidemment le peuple français auquel son nouvel élu promet de travailler plus pour gagner plus, un pouvoir d’achat protégé, une croissance suffisante pour les étancher. Le scepticisme croit désormais mais il est encore diffus, épars. Les UMPistes, élus, militants ainsi que les ralliés regroupés dans le Nouveau Centre plus les antiques socialistes dotés de maroquins forment un ensemble hétérogène et fragile parce que reposant sur la seule dynamique de Nicolas Sarkozy. A-t-il le choix ? Il s’est emparé de toutes les manettes. Au premier malaise, il y aura pléthore d’auto adoubés !
S’il n’y a pas de fumée sans feu, il n’y a pas de huées sans origine.
JV©2007

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