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dimanche 19 janvier 2014

Hollande ou la vengeance du pataud ? N°1598 7e année

Le discours de Tulle dite « la paillarde » depuis la guerre de Cent ans de François Hollande semble terminer sa conférence de presse du mardi 14 janvier par la répétition du nom de « France ». L’homme a l’usage des mots, des formules, des habiletés à l’instar de ces clercs de cour  qui plaisent autant à leurs obligés qu’à leurs rivaux  par la rhétorique et la flatterie. Si d’apparence le propos est construit, il n’obéit à aucune durée : il est là pour dire le moment en instantané mais sans profondeur, ni conviction. L’homme n’en a cure : n’ayant jamais voulu le mariage, il s’estime toujours libre de faire et de défaire, d’aller là où il lui plaît, de voyager léger sans le moindre bagage qui le contraindrait à se rappeler. François  Hollande est une girouette la culture littéraire d’un François Mitterrand en moins. A la manière dont il se sépare de Valérie Trierweiler qu’il nous a imposé en Première dame au sens propre, pour nous faire admettre son idylle avec la châtelaine de Cadreils  (Julie Gayet) avant , qui sait, aller vers une autre conquête, on a , sous les yeux, un mélange de froideur et de cynisme qui ferait paraître un Nicolas Sarkozy tout bonnement conventionnel.
Son appel à la France « Une », à son « destin » quand il n’a désavoué ni tous les discours sur la patrie en négatif, ni sur la déconstruction de l’histoire de France a tout de l’artifice au service d’idées qui combattent la nation. En serait-il de la réforme régionale qui déboule sans crier gare. Les régions françaises que nous connaissons datent de 1972 ? Elles se superposent aux départements institués en 1790 qui abolissaient les provinces d’Ancien Régime. Les régions actuelles sont donc un étage de plus dans le millefeuille administratif, établies pour complaire aux acteurs de la construction européenne. En 2014, François Hollande se propose donc de poursuivre la tâche débutée sous Pompidou en supprimant ou en regroupant telle ou telle région afin que toutes aient une taille comparable, par exemple, aux länder allemands qui prônent et financent depuis belle lurette l’Europe des régions. La proposition présidentielle apparaît donc d’abord comme un signal envoyé à la chancelière, à lui de gérer sur le plan politique la manière dont il va séparer le cas régional des départements. On n’est plus dans une politique dite de décentralisation mais de regroupement. Inévitablement se posera la question du devenir des départements lesquels se trouveront déplacés ou scindés en deux. En arrière-plan, les cas, de la fonction publique territoriale, des conseils généraux, des sénatoreries en sus des préfectures et sous-préfectures. Si l’on suit les termes présidentiels, on serait assez proche d’une révolution républicaine puisque seraient liés à la fois l’administration et la représentation locale. Sur le papier le Président aurait, à la fois pour lui et contre lui, une majorité de gauche et une majorité d’intérêts. Là où le Général de Gaulle, au terme de sa vie politique, se proposait en 1969, de veiller à la grandeur de la France libre dans une Europe libre, par une réforme territoriale audacieuse que le sénat, les socialistes et les giscardiens empêchèrent, François Hollande, en 2014, voudrait, lui, placer notre pays dépendant en conformité et sans distinction, au service des acteurs bruxellois…Ce n’est donc pas la même ambition et moins encore l’idéal. Mais, en reprenant, notamment pour des calculs électoralistes, les thématiques de son prédécesseur via le Pacte de responsabilité, il imprime ouvertement son idée d’arriver, à terme, à constituer un parti socialo-centriste libéral lequel entrerait, très bien dans l’idéologie actuelle européenne et ne choquerait pas le gouvernement allemand qui vient, justement, de se doter d’une coalition félicitée par…François Hollande. Se trouveraient, alors ringardisés, des pans entiers de la gauche et de la droite qui ne pouvant l’accepter n’auraient plus d’autre choix que s’abstenir ou de voter Front national.
Sans crier gare et au sortir de calembredaines amoureuses, François Hollande se montre un artificier redoutable : serait-ce la vengeance du pataud ?
 
Jean Vinatier
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