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samedi 17 février 2018

Trump et les 13 russes N°4451 12e année



Rod Rosenstein, le procureur général adjoint des Etats-Unis, a annoncé hier que l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l’implication de la Russie dans la dernière élection présidentielle aboutissait à l’interpellation de 13 russes. Une nouvelle qui transporta d’aise les médias dominants anti-Trump avant que l’on n’apprenne que les personnes citées relevaient pour la plupart de faits qui n’avaient aucun rapport avec le successeur de Barack Obama !
Bien que l’enquête du procureur spécial, Robert Mueller ne soit pas encore close, il apparait assez nettement que l’horizon constitutionnel Donald Trump s’en trouve dégagé. Les médias français ont, bien évidemment, un grand mal pour ne pas dire une réticence à envisager Donald Trump consolidé.
Que va-t-il se produire ? Sans doute le lancement de l’affaire Uranium one où Hillary Clinton est une personne clef et où encore la Russie occupe une place centrale.
Il faut bien se remémorer les conditions dans lesquelles Donald Trump est entré à la Maison Blanche : n’ayant pour tout soutien que quelques députés et sénateurs, il avait, en face de lui, outre le Président Obama, l’administration démocrate qui, et c’est un fait inouï dans l’histoire américaine, concevront leur rôle respectif comme une résistance qu’ils jugeront nécessaire assurés qu’ils auraient avec eux nombre de républicains. En l’espace de douze mois, Donald Trump a conquis un terrain politique dans une hostilité générale chez les médias dominants américains, européens et plus particulièrement français. Il a pu faire voter cette fameuse réforme fiscale que Christine Lagarde a critiqué au journal de France 2 voilà deux ou trois jours oubliant qu’elle en faisait des louanges un mois plus tôt….de l’autre côté de l’Atlantique ! Il a obtenu un consensus sur la réforme de santé ou Obamacare et engagera la grande bataille de la question migratoire dès le mois de mars. Sur le plan intérieur, Donald Trump mène donc sa barque avec logique et fermeté ce que les Américains commencent à le créditer. S’agissant de la politique étrangère, elle apparait brouillonne et conduite par foucade, saccade, brutalité. Si le tempérament de Donald Trump intrigue, il faut tenir compte, selon moi, des tensions politiques intérieures américaines, du rôle tenu par les grandes agences de renseignement dont les têtes pensantes datent pour nombre d’entre elles de l’ère Obama, d’une partie de Wall Street sensible aux arguments mondialistes. Il y a dans ce pays une atmosphère de « guerre intestine. »
D’une façon générale, Donald Trump assoit son pouvoir et peut commencer à entrevoir les élections mid-term de novembre avec plus de certitude. Un détail, à ce jour, les républicains ont amassé des dizaines de millions de dons quand les démocrates peinent à atteindre le premier million. Autre détail, CNN, média constamment hostile au Président a perdu 30% de son auditoire, a vu ses recettes publicitaires chuter et prépare des licenciements.
C’est la Russie qui reste dans des conditions à éclaircir au centre des questions et des suspicions américaines : le pouvoir russe aurait-il voulu gagner sur les deux tableaux, y-a-t-il eu au sein des élites russes des groupes concurrents ? A mon niveau, je l’ignore. Mais la Russie demeure la puissance qui empêche la réalisation du front commun anti-chinois, c’est-à-dire du monde Atlantique (donc l’Europe incluse) contre le monde asiatique. Les enjeux sont à la dimension des deux aires géographiques soit la quasi-totalité de la Terre !
Donald Trump incarnerait, à la fois, un retour au patriotisme américain  et le maintien de des Etats-Unis dans sa prépotence. Des buts qui devraient in fine ravir les financiers les plus hostiles à sa personne et ce d’autant plus que l’entrée sur la scène d’Uranium one et des mémos auront tout d’une avalanche dont l’effet boule de neige est, à ce moment, difficile, à mesurer.

Jean Vinatier
Seriatim 2018

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